Je suis passée à côté de ce film. Peut être le thème , vu et revu? Les acteurs jouent très bien mais l'histoire ne m'a pas embarquée... des longueurs, pas vraiment d'intrigue ...
Chronique pré-adolescente couillue, le film navigue entre deux eaux: l'ambition trashouille à la Larry Clark (ados, sexe, drogue, alcool et violence) en version light et la chronique légère, douce amère, d'un parcours initiatique un peu hard pour le genre. Et Jonah Hill parvient à trouver un bel équilibre en rendant attachant un petit personnage qui impressionne. Avec sa galerie de personnages plus vrais que nature, tout droit sortis des 90's, le film est un véritable saut dans le temps dont la véracité force le respect. Divertissant et ambitieux, aérien mais consistant, léger et grave à la fois, c'est un pari réussi qui sort nettement des sentiers battus!
Dans les années 90 vers Los Angeles, un jeune garçon de 13 ans grandit entre son grand frère et sa mère… On le voit, prendre son envol à l’extérieur, progressivement adopté par une bande, adepte du skateboard, dans un environnement urbain « ingrat » ….
Avec beaucoup de subtilité le réalisateur parvient à nous immerger dans ce monde de tous les dangers pour ce jeune ado qui y trouve sa raison de vivre et l’aide à grandir…. Même la Maman semble découvrir les preuves des valeurs et de la fraternité qui entourent son fils Stevie. Un film superbe où la finesse et la subtilité ne masquent pas l’émotion. On peut être surpris par le parti-prix de l’image, souvent peu lumineuse et « sale » ; peut-être le réalisateur veut-il souligner la dureté et la laideur du paysage urbain ? La bande son accompagne notre incursion dans l’univers de ces jeunes skate-boarders. Sera dans mes 10 films de l’année…...
Le thème de ce film c'est l'adolescence dans les années 90 à Los Angeles. Cela se passe visiblement pendant les vacances scolaires. Le jeune garçon de 13 ans, perdu entre une mère souvent absente et un grand frère de 17 ans caractériel et violent, va trouver refuge pendant la journée au sein d'un groupe de skateurs. Avec eux, il va découvrir "ses premières fois" : première clope, premier verre d'alcool, premier baiser (des filles gravitent autour de ces skateurs). Il se sent bien avec eux et oublie un peu ses soucis familiaux. Le souci c'est que la mère et le frère ne vont pas apprécier ses nouvelles fréquentations. Cette histoire est touchante et sensible. C'est une réussite. J'aurai bien passé plus de temps dans l'ambiance de ce film (oui il ne dure que 1 h 20).
Un joli film, rien à dire. Ceux qui se plaignent qu'il ne se passe pas grand-chose n'ont visiblement pas compris que le but ici est de faire un film de ressenti, de restituer une époque, et pas de raconter quelque chose. Et de ce point de vue c'est parfaitement réussi: la reconstitution des années 90 est bluffante, avec notamment l'idée assez géniale de filmer en 4/3. Les acteurs sont épatants, étonnants de naturel, et pour moi qui ait connu des gens comme Fuckshit ou Ray à l'époque je dois dire que j'avais vraiment l'impression de voir de vieux souvenirs à l'écran. Alors, la naissance d'un grand cinéaste? Il faut voir, car le récit étant ici à l'évidence autobiographique, il est plus facile de raconter l'histoire de façon crédible vu qu'elle a été vécue. On va donc attendre le second film pour juger la faculté à faire oeuvre de fiction, mais ce premier film lui est un coup de maître.
Une bande-son qui donne envie d'enfourcher son skate et d'arpenter les rues. C'est grisant d'être témoin d'une tranche de vie, sans le schéma habituel d'un film teenage.
J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce film. Le cinéma est un art qui doit (entre autres) faire vibrer et là Jonah Hill a visé juste. Tout commence par l’atmosphère des années 90. C’est une totale réussite. Que ce soit par la musique avec une bande originale fantastique, le fait que ce soit ingénieusement tourné en 4:3, sans oublier le grain d’image bien particulier, on est plongé dans le passé. Une bouffée nostalgique enivrante. Après, l’histoire n’est certes pas révolutionnaire, le gamin sans repère qui va trainer avec une bande pas toujours fréquentable, mais c’est tellement bien fait. Sunny Suljic du haut de ses 13 ans à un talent immense. Il va nous permettre une totale identification. Ce gamin influençable qui veut juste être accepté et être « cool ». Cela va être assez dense et on n’a pas le temps de s’ennuyer. Avec son regard, tout devient extraordinaire. Plus le temps passait, plus j’étais à dedans. On va rire, mais aussi avoir peur pour lui. C’est une expérience émotionnellement riche. Les acteurs qui entourent Sunny Suljic aussi sont très doué. Son grand frère joué par Lucas Hedges a un grand impact sur le film même s’il n’est pas souvent présent. C’est un acteur qui a le vent en poupe en 2019 après BEN IS BACK et BOY ERASED. Ceux de la bande, notamment Na-kel Smith et Olan Prenatt, font leur premier film mais rajoutent une touche authentique qui rend ces moments mémorables. Pour l’anecdote, de base je ne suis pas fan de skate mais dans ce contexte ça passe très bien.
Comment devenir un homme, être "cool" aux yeux du monde ? C'est ce que Stevie veut être et en intégrant ce groupe de skateurs, il arrive à se créer son propre caractère. Il imite ses pères et se fait accepter dans la bande en devenant un peu le "thug". Il fume, il boit, il a des relations avec une fille, il se bat... Tout ça à 13 ans. On s'attache au personnage et même si on aime le voir devenir ce petit homme, on voudrait aussi lui dire de se calmer.... et c'est exactement ce qui se passe à la fin.
Très beau film, un portrait attachant d'un pré-ado en quête de solidarité dans le milieu des skateurs d'une banlieue américaine dans les années 90. Une intrigue forte et des scènes mémorables, comme celle de sa rage qui explose contre sa mère qui le couvre de honte devant ses potes alors qu'elle ne cherche qu'à le protéger. Une très belle histoire d'émancipation et de courage aussi contre les violences familiales. Bande-son également au top.
J'ai passé un bon moment, j'avais en tête que le scénario n'était pas le principal de ce film. On se sent bien dans les 90's avec les vêtements, les musiques, le grain de la péloch et le format carré (qu'on oublie vite). C'était chouette les années 90, on a le sentiment qu'on était plus libres qu'aujourd'hui, comme le jeune héros du film qui est très attachant.
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1,0
Publiée le 5 août 2020
En plus de n'avoir aucune intrigue et de s'éterniser 90's est un film d'une heure et demie qui semble durer 3 heures et qui est horriblement réalisé. Quand Stevie rejoint un gang de rue il apprend à se droguer, enfreindre les lois et avoir des relations sexuelles en tant que avec quelqu'un qui peut ou non être un adulte mais qui est beaucoup plus âgé et deux fois plus grand. Il aime le gang car c'est un film glorifiant la culture des gangs. Les personnages sont dépeints de manière irréaliste comme n'ayant pas de travail. Juste du skate et de la fête sans conséquences autres qu'un accident. La mère horrifiée par ce qui est arrivé à son fils fait des bascules inexplicables et encourage le gang à fraterniser avec son fils à l'hôpital où il se remet de l'accident. Tout est irréaliste à la fin : Les mauvaises décisions conduisent au bonheur semble dire le film. Il y a de la place pour un bon film dépeignant de manière réaliste la vie des gangs de rue dans les années 1990 à Los Angeles mais ce n'est pas 90's. Le pire film que j'ai vu de depuis des années...