Les heures sombres
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Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2018
Le 9 mai 1940, l'opposition retire sa confiance à Neville Chamberlain, le Premier ministre britannique. Le lendemain, Sir Winston Churchill le remplace, forme avec Attlee, Halifax et Chamberlain un cabinet d'union nationale et prononce à la Chambre un discours resté célèbre. Son programme : faire la guerre alors que les membres de son cabinet, craignant la défaite de la France et l'isolement du Royaume-Uni sont favorables à une paix séparée avec Hitler.
Les Heures sombres raconte le premier mois de son gouvernement jusqu'à l'évacuation de Dunkerque et son discours du 4 juin "We shall fight on the beaches". Pendant ces vingt-cinq jours, l'optimisme de Churchill, qui n'imaginait pas une percée aussi rapide des Panzer allemands, est mis à mal et sa détermination à mener la guerre envers et contre tout souvent ébranlée.

Les critiques ont parfois été cinglantes envers ces "Heures sombres". Elles ont dénoncé le chauvinisme de ce biopic construit tout entier à la gloire du Lion britannique. Elles lui ont reproché sa longueur excessive (plus de deux heures), son classicisme (une narration platement chronologique sur un rythme monotone alternant des scènes de boudoir - Churchill et sa femme remarquablement interprétée par la toujours parfaite Kristin Scott-Thomas - et des joutes oratoires épiques - Churchill à la Chambre déclamant ses discours les plus célèbres), son héros grimé sous un maquillage écrasant qui cabotine et marmonne, son scénario sans surprise, son éclairage crépusculaire...

Elles n'avaient pas tout à fait tort. "Les Heures sombres" a tous ces défauts-là. Pour autant, elles ne m'ont pas dissuadé d'aller le voir. Je me suis laissé emporter par cette histoire dont je connaissais certes les grandes lignes, mais pas les détails. Je ne savais pas que Churchill avait été nommé le 10 mai contre l'avis des caciques de son parti et contre celui du roi. Je me trompais sur les termes exacts de son discours du 13 mai, croyant qu'il y promettait du sang, de la sueur et des larmes alors que l'expression exacte est "blood, toil [labeur], tears and sweat". J'ignorais que le Cabinet de guerre avait été divisé sur l'opportunité de lancer des négociations secrètes. Je ne connaissais pas les détails de l'opération "Dynamo" qui permis de sortir les soldats britanniques - et français - de la nasse de Dunkerque et le rôle qui joua la garnison de Calais.

Une scène m'a ému qui pourtant, sur le papier, et quand je la raconte, sonne faux : celle où l'on voit Churchill prendre le métro (on se souvient du malheureux Balladur dans la même situation) et tester l'opinion de ses concitoyens muets de stupeur et de respect devant l'apparition de leur Premier ministre.

Vous me direz qu'on ne vas pas au cinéma pour prendre des cours de rattrapage en histoire. Et vous aurez raison. Pour autant, après l'oubliable "Chuchill" et l'inoubliable "Dunkerque", ces "Heures sombres" mérite sa place, honorable, dans l'histoire de cette époque et le regard qu'on porte sur elles.
Jake S.
Jake S.

87 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2018
Un bon biopic en réponse au film de Christopher Nolan sorti un peu plus tôt en 2017, "Dunkerque". "Les Heures sombres" nous dévoile ce moment crucial au Royaume-Uni lorsque les troupes alliées sont battues en France et que les soldats britanniques se retrouvent coincés sur les plages du Nord-Pas-de-Calais, dépourvus de tout moyen de transport pour être rapatriés. Les enjeux de cette guerre ayant déjà été évoqués une bonne centaine de fois, le film se concentre sur l'aspect décisionnaire du parlement britannique et surtout du cabinet de guerre formé par Winston Churchill en ces temps difficiles. Les enjeux sont bien expliqués et il n'y a pas de défauts majeurs dans le scénario. Gary Oldman nous livre une prestation de qualité et a bien su se mettre dans le personnage. spoiler: La scène du métro reste pour moi la plus mémorable.
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2018
Deuxième « biopic » (car trois semaines de la vie d'une figure historique, pour moi ce n'est en pas un) sur Winston Churchill en à peine un an, même si celui-ci a beaucoup plus fait l'événement que son prédécesseur. N'ayant pas vu ce dernier je me garderais bien de faire une quelconque comparaison, mais pour ce qui est de ces « Heures sombres », la tentative est plutôt réussie. D'abord, il y a une vraie ampleur, une réelle volonté chez Joe Wright d'aller au-delà d'une biographie classique, faisant preuve de beaucoup d'audace dans la mise en scène et le choix des décors, le montage étant à ce titre assez exemplaire, la fluidité avec laquelle on passe d'un lieu à un autre, travelling brillant à la clé, étant un régal. C'est également la volonté d'être précis et « complet » historiquement qui séduit : tous les éléments capitaux sont pris en compte, des doutes grandissants de Churchill aux manœuvres politiciennes pour l'amener dans une voie désastreuse, sans oublier la relation primordiale franco-anglaise, notamment concernant la situation dans notre bel hexagone. Sans oublier un mélange de figures célèbres et d'autres beaucoup plus anonymes, bel équilibre trouvé par le réalisateur, notamment à travers la personnalité d'Elizabeth Layton, secrétaire aussi charmante que fidèle au « Lion », incarné avec ferveur et présence par un Gary Oldman presque méconnaissable : gros, gros travail des maquilleurs. Sans oublier la séquence dans le métro, excellent moment de cinéma aussi cocasse qu'humain : clairement ma scène préférée. Après, ne vous attendez pas à un début de remise en cause de la statue du Commandeur ou une vision révolutionnaire de la Seconde Guerre mondiale, mais les choix de Wright se justifient tous, avec talent et réussite, même la période (l'entrée en guerre de l'Angleterre avec sa nomination au poste de Premier Ministre) semblant être le meilleur choix possible pour explorer au plus près la personnalité de Churchill : une réussite.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 835 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2018
« Les Heures Sombres », le film de Joe Wright, se concentre sur une période très courte de la guerre : le mois de mai 1940 qui commence avec l’invasion de la Belgique et se termine par le succès quasi-miraculeux de l’Opération Dynamo (dont on apprend qu’elle tient son nom d’un ventilateur !), une période ultra critique qui décidera de la suite de la guerre sur le front de l’Ouest. Le film de Wright ne partait pas gagnant car il y a moins d’un an était proposé « Churchill », un autre film mettant en scène le plus célèbre Prime Minister britannique à un tout autre moment de la guerre, tout aussi crucial d’ailleurs. Le film de Joe Wright allait devoir soutenir la comparaison, et la relative déception du film de 2017 aurait pu, paradoxalement, le desservir : pourquoi se coltiner un second film sur Churchill si on a été déçu par le premier ? Et bien, « Les Heures Sombres » remporte la timbale quasiment sans combattre ! Mieux scénarisé et plus créatif techniquement, il nous offre une leçon d’histoire (et de courage) accessible, claire et bien fichue. Le film dure 2 heures et honnêtement, on ne voit pas passer le temps. Techniquement, même si on peut lui trouver quelques défauts comme une musique omniprésente et sans imagination, force est de reconnaitre que Joe Wright n’est pas manchot avec une caméra. Il aime des traveling horizontaux et verticaux (voire vertigineux), il a compris qu’il n’est nul besoin de montrer beaucoup de scène de guerre pour faire toucher du doigt les tragédies qu’elle provoque. Il a quelques bonnes idées, comme celle de la lumière rouge, quelques gros plans intéressants, une façon dynamique de filmer les discours, (et ce n’est pas facile de rendre dynamique un long monologue). En résumé et pour faire court, malgré un montage classique (à base de calendrier, pas très inventif !) et un une bonne dose de classicisme dans sa manière de tourner, il réussi son film, c’est indéniable. La reconstitution est très soignée mais c’est le minimum aujourd’hui pour un film historique. Il faut dire que l’action se concentre que dans une poignée d’endroits, nous ne sommes pas dans la grande fresque qui en met plein la vue. Le scénario des « Heures Sombres » a la bonne idée d’être ultra resserré sur un temps très court, histoire de nous faire toucher du doigt l’urgence de la situation et la nervosité, pour ne pas dire la panique, qui a saisi le monde politique britannique en mai 1940. Il arrive même (presque) à créer un suspens là il y n’y en a pas, puisque tout le monde sait que Churchill ne se laissera pas imposer des négociations avec l’Allemagne : « We shall never surrender ». Ce que le film de Joe Wright appréhende très bien, et rend très bien à l’écran c’est la nervosité incroyable qui a amené le parti conservateur britannique et imaginer qu’il pourrait s’en tirer à bon compte en négociant une paix séparée avec Hitler. Fallait il être désespéré au point d’imaginer qu’Hitler allait respecter une éventuelle parole donnée après l’avoir vu trahir une par une toutes celles donnée auparavant à Munich ? Vu de 2018, l’obstination de Chamberlain et Halifax à vouloir négocier avec Hitler semblent d’une naïveté totale et incompréhensible. Mais on ne la comprend que si l’on touche du doigt la Peur avec un P majuscule qui étreint la Grande Bretagne, la peur d’être envahie et de voir fleurir les croix gammées dans les rues de Londres, la peur de perdre l’intégralité de son armée sur les plages de Dunkerque, la peur de disparaitre purement et simplement. Churchill lui-même semble par moment céder à cette panique, lorsque Calais tombe, lorsque qu’il supplie Roosevelt de lui venir en aide, en vain. Faire de Churchill un homme qui doute était nécessaire, pour ne pas tomber dans le piège du manichéisme. Je trouve que « les Heures sombres » est le parfait complément au film de Christopher Nolan « Dunkerque ». « Dunkerque » était un pur film de guerre, il était formidable et il ne lui manquait qu’une chose, un contexte historique clair. « Les Heures sombres » offre toute la lumière sur ce contexte, sur les enjeux et se pose en parfait complément historique : une guerre se gagne sur le terrain et en coulisse, et « le miracle de Dunkerque », longtemps négligé par le cinéma, méritait bien ce double éclairage. Pour ce qui concerne le casting, c’est surtout de Gary Oldman qu’il faut parler car son personnage écrasant met de facto sa performance sur le devant de la scène. D’abord, il faut souligner qu’il est méconnaissable et qu’il a abordé ce rôle exactement comme il fallait : en évitant d’en faire des tonnes. On le sait Churchill était imbuvable, gros buveur, capable de colères injustes et sujet également à des épisodes dépressifs, bref, une espèce de monstre de charisme difficile à appréhender pour un acteur. Oldman est pile comme il faut. Autour de lui, les seconds rôles sont bien tenus mais écrasés par le rôle titre, c’était inévitable. Que ce soit Kristin Scott Thomas (rôle pas assez étoffé), Bob Mendelsohn (pas assez… bègue), Lily James (un peu trop sous exploité aussi) ou bien encore Stephen Dillane, ils font de leur mieux pour faire vivre des personnages satellites, en orbite autour d’une étoile qui finit par les rendre difficilement visibles ! « Les Heures Sombres » est un film dont je me suis un peu méfié, et j’ai eu bien tort, je le reconnais volontiers. Il nous montre un Churchill qui va dans le sens de l’Histoire, avec une dose de courage politique bien supérieure à la moyenne là où le film de Jonathan Teplitzky l’année dernière le montrait quasi défaitiste et opposé au Débarquement. L’existence de ces deux films prouve au moins une chose, un homme politique peut être tour à tour tout et son contraire, avoir des éclairs de génies puis faire des erreurs de jugements terribles et, malgré tout, entrer dans l’Histoire par la Grande Porte.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

221 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2024
" Les Heures sombres " (Darkest Hour), film historique britannico-américain réalisé par Joe Wright, sorti en 2017.
Un biopic partiel qui se concentre sur les premiers jours de l'accession de Winston Churchill au poste de premier ministre en 1940. Une nomination dans un contexte difficile en cette fin de printemps 1940, où la France est au bord de la capitulation face à l'Allemagne et où l'armée britannique se retrouve coincée dans la poche de Dunkerque.
Un contexte politique tendue, où, comme en France, les parlementaires se divisent en deux camps, ceux qui sont pour négocier avec l'ennemi et ceux qui sont pour continuer le combat et résister jusqu'au bout.
Après avoir vu le "De Gaulle" de 2020 avec Lambert Wilson le parallèle est parfait pour ces deux films, un biopic partiel couvrant presque la même période, l'interprétation d'un personnage historique et un effet miroir entre les deux pays, De Gaulle perdra face aux défaitistes et ira d'ailleurs chercher un soutien auprès de Churchill, qui lui parviendra à incarner la résistance plus rapidement dans sons pays. Le film " Le discours d'un roi " viendra compléter ce triptyque historique.
Auquel on peut aussi ajouter le "Dunkerque" de Nolan, de quoi croiser ses connaissances pour les amateurs d'histoire.
Un film bien réalisé et interprété, une belle reconstitution aux enjeux politiques et géopolitique prenante.
Avec Gary Oldman, Lily James, Kristin Scott Thomas et Ben Mendelsohn. Le film est bien accueilli par la critique, notamment pour la prestation de Gary Oldman qui reçoit l'Oscar du meilleur acteur en 2018.
Un film bien fait et instructif sur cette période délicate de la guerre.
Samuel L.
Samuel L.

9 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2018
Film exceptionnel, tant sur le plan historique que sur le plan cinématographique. Un gary oldman méconnaissable et épatant, des frissons durant la casi totalité du film..
Et j’ai constaté tout cela en regardant le film en V.F, alors imaginez en V.O!
L’oscar attend gary oldman...
fab2285
fab2285

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2018
Belle prestation de Gary Oldman dans le rôle de Churchill.On fait vite le lien avec Dunkerque de Nolan.On a même envie que le film nous montre toute cette période de guerre avec Churchill au commande.
Passionnant de bout en bout.
Heureusement qu’il y a eu des personnes comme ça,que serions-nous aujourd’hui sinon !!!
EricDebarnot
EricDebarnot

240 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2018
"Les Heures Sombres" est un film qui a tout pour que je le déteste : c'est un biopic, célébrant sans vergogne les vertus exceptionnelles du peuple anglais, interprété par un (grand) acteur grimé pour ressembler le plus possible à son personnage, qui en fait des tonnes dans un rôle forcément oscarisable. Pire, le tâcheron Joe Wright se surpasse avec une mise en scène enflée et gonflante, sensée rajouter un maximum de lyrisme et de spectaculaire dans ce qui n'est a priori qu'une histoire de mots et de capacité à convaincre les autres. Bref, un bon concurrent en ce début d'année au titre de film le plus détestable du premier trimestre. Et puis, non, en fait : "les Heures Sombres" fonctionne parfaitement, traite même bien son sujet, avec un vrai respect du travail sur le langage, qu'il soit écrit (ces télégrammes, ces préparations de discours) ou parlé (les fameux discours, donc) : Gary Oldman est évidemment excellent, mais pas plus que l'ensemble du casting, impeccable, qui fait finalement honneur à la direction d'acteur de Wright (qui marque des points dans ce domaine...), et soulève l'enthousiasme du spectateur comme on imagine que Churchill enflamma la ferveur des députés et du peuple anglais en cette année 40, année de désespoir absolu où il fallu bien se résoudre à faire la guerre à l'horreur nazie. Il est finalement plus facile que je le pensais d'ignorer la laideur de la mise en scène qui ne recule devant aucune stupidité pour attirer le chaland (ah, ces plans absurdes de plongée sur les théâtres politiques ou guerriers !), ainsi que l'utilisation généralement pavlovienne de la musique (à une ou deux exceptions près où le silence béni se fait pour honorer la pensée et les mots), pour se passionner devant cette jolie leçon d'histoire et d'intelligence (politique et autre). Recommandé, donc, malgré tout !
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2018
Ce nouveau biopic sur Churchill se détachait par le choix audacieux d'engager Gary Oldman dans le rôle du premier ministre britannique, un choix qui a attisé ma curiosité et m'a poussé à voir le film en salle. Sans surprise, Gary Oldman est méconnaissable et redonne presque vie à Churchill par son interprétation, même si j'avoue ne pas être très fan de ces "rôles à performance" calibrés pour les oscars. Le problème du film selon moi, c'est qu'il ne propose pas grand chose en dehors de la prestation, encore une fois très convaincante, de Gary Oldman. La mise en scène, malgré quelques fulgurances, reste majoritairement illustratrice et Joe Wright montre rapidement ses limites en tant que metteur en scène. Au niveau du scénario, l'idée de centrer le film sur l'opération dynamo me plaisait mais l'intrigue reste beaucoup trop linéaire et convenue. Le film est presque étouffé par un classicisme qui bride son inventivité et se voit obligé de romancer et de prendre des libertés historiques un peu grossières pour étoffer son histoire. La figure de Churchill n'est pas réellement remise en question, le film préférant délivrer une morale aussi simpliste que réductrice et de jouer à fond la carte du patriotisme. On est à des années lumières du travail de Spielberg sur le grand film qu'est "Lincoln" alors que "Les heures sombres", sans un être un mauvais film, reste à mon sens trop plat et beaucoup trop lisse pour représenter un réel intérêt.
frederic-briones.com
frederic-briones.com

25 abonnés 98 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2018
Mon premier ciné de l'année !
Et quel film ! Et par dessus tout, quelle performance d'acteur.
Une tension permanente, un doute (légitime) d'un homme à l'orée de jeter tout un pays dans la guerre...
Un homme compliqué, que dis-je, complexe, enflammé et emporté, doté d'une faconde et parfois d'une vraie arrogance, conscient d'appartenir qui envoie ceux qui n'en sont pas mourir pour elle...
Bref, un homme, un vrai, qui doute, qui craint, qui redoute...
Et tout cela, Gary Oldman nous le fait vivre et sentir en s'effaçant si bien derrière le rôle qu'on est là face à une vraie Grande performance d'acteur...
ET d'un film qui fait le contrepoint de l'opération dynamo mise en scène l'année dernière par C.Nolan.
UN film très fort, tenu par ses acteurs plus que par une réalisation un peu classique, mais très élégante.
benzinemag.net
benzinemag.net

41 abonnés 257 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 janvier 2018
Soyons brefs : mise en scène inexistante, scénario d’une platitude sans nom avec l’impression d’être face à un docu-fiction à caractère pédagogique plutôt que devant une œuvre de cinéma. La performance de Gary Oldman – méconnaissable, forcément – a plus à voir avec un numéro d’imitation que d’acteur. Lui et son personnage sont de tous les plans, filmés jusqu’à l’écœurement… au lit, à son bureau, aux WC, en train de boire, manger ou de fumer et bien sûr dans ses célèbres discours au Parlement, tentant coûte que coûte de défendre son projet de résistance face à l’envahisseur Hitler.

Deux heures interminables dans la pénombre du parlement et de cette station de métro transformée en PC de guerre où se tenaient Winston Churchill et son état major, deux heures à la gloire d’un Churchill héroïque traité sans la moindre nuance comme dans cette scène où il décide de prendre le métro pour aller sonder les citoyens britanniques sur la conduite à tenir face à l’ennemi. So ridiculous ! A l’image de ce film où aucun personnage n’existe vraiment à coté de cette figure trop imposante qu’est Churchill.
François-Xavier C.
François-Xavier C.

10 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2018
Excellent biobic qui tient en haleine sur cette période de mai 1940 en GB. Gary Oldman est magistral et méconnaissable. Un peu trop de lyrisme parfois (épisode du métro notamment) mais sans doute assez proche de la réalité politique historique et du personnage, y compris dans son intimité. Du très bon cinéma.
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2018
Un film historique passionnant, Gary Oldman est méconnaissable et est excellent. L’histoire prend aux tripes. De temps en temps on a un vrai film digne de ce nom au cinéma et celui ci en fait partie.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2018
Une réalisation solide et surtout une grosse performance de Gary Oldman, on assiste à un tournant historique dans les pantoufles du premier ministre. Ceux qui ne s'intéressent pas spécialement à l'histoire pourront au moins apprécier quelques moments cocasses. Sur le plan historique c'est aussi intéressant mais je me méfie des raccourcis et des approximations des scénarios de films .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 janvier 2018
Un superbe film, très éclairant sur le rôle respectif des différents protagonistes, tour à tour drôle et grave. Une superbe interprétation de Gary Oldman incarnant Winston Churchill dans ses imperfections qui font son charme. On ne voit pas passer les deux heures !
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