Tully
Note moyenne
3,4
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129 critiques spectateurs

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Hélène D.
Hélène D.

37 abonnés 100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2018
Enorme surprise ce film! Tres bien construit. Une fin epoustouflante. Excellente charlize theron ( dans sa transformation et son jeu d’actrice). À voir absolument.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 juillet 2018
Actrices incroyable !
Histoire banale
Mais l’émotion est quand même la !
À voir pour la performance et le lien des actrices
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juillet 2018
un film que je suis allé voir pour charlize theron , magnifique et talentueuse , mais franchement ce film est ennuyeux , charlize theron fait ce qu ' elle peut , il ne suffit pas de '' l ' enlaidir '' pour faire un bon film , la fin surprenante mais un peu artificielle ne suffit pas !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 juillet 2018
Un jeu d'acteur parfait, une réalisation au top et un scénario surprenant (ne ratez pas la fin!), Tully a fait plaisir en cette saison où les films moyens abondent au cinéma.
Bravo à Charlie Theron, cette fille mérite son rang d'actrice géniale !
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juillet 2018
De quoi parle très exactement Jason Reitman, sinon de la fatigue extrême d’une femme au foyer croulant sous les tâches familiales et ménagères, quand le mari se contente d’assurer une subsistance pécuniaire et quelques menus bisous le soir à son retour ! La femme rêve alors de sa jeunesse qu’elle va retrouver un soir d’escapade en compagnie de Tully, censée être la nounou de nuit. Mais à force de copinage nocturne, les deux femmes ne font plus qu’une dans l’harmonie d’un foyer qui par cette alchimie retrouve un peu de sa bonne tenue. Je crois que l’on comprend assez vite de quoi parle le réalisateur sans réelle visibilité sur l’avenir ( scénario appauvri ? ) au point de répéter lourdement des scènes qui n’en finissent pas . Cette insistance démonstrative Charlize Theron a bien du mal à la contenir dans l’empâtement naturel de sa silhouette contrariée par celle de la fameuse Tully tout aussi bien interprétée par Mackenzie Davis. Heureusement que les femmes sont là !
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juillet 2018
Pour son septième long-métrage, Jason Reitman renouvelle sa collaboration avec Diablo Cody pour une nouvelle exploration des affres de la féminité et c'est ici la maternité qui en prend pour son grade. Une maternité que le film égratigne et éloigne des images de bonheur habituelles du cinéma américain pour nous montrer en Marlo, mère de trois enfants dont un nouveau-né, une femme épuisée ayant perdue de sa vitalité au fil des ans. L'arrivée de Tully, nounou de nuit, dans la vie de Marlo va alors changer les choses. Si l'idée de casser certaines idées reçues sur la maternité est bienvenue (à l'instar du traitement de la grossesse dans "Juno"), le fait est que "Tully" déroule un récit bien trop classique pour être pleinement apprécié. Diablo Cody, dont la fantaisie et le ton frais disparaissait déjà dans "Young Adult" semble être beaucoup plus sage, en témoigne ce film indépendant exhibant fièrement toutes ses ficelles de film indépendant en cochant les cases qu'il faut là où il faut. Reposant sur une ficelle narrative prévisible, "Tully" ménage cependant quelques séquences réussies, notamment grâce à Charlize Theron. L'actrice, portant le film sur ses épaules, livre une prestation touchante, prouvant une fois de plus qu'elle a une sacrée palette de jeu. Rien que pour elle, "Tully" mérite le coup d’œil.
Laurette S
Laurette S

33 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2018
Voilà un film qui cache habilement son jeu, grâce à une construction et à une sorte de fantastique diffus dont on ne comprend le sens qu'au moment du virage final. On croit d'abord à un énième évocation de cette condition féminine à l'ancienne: mère de famille éreintée par les grossesses, mari indisponible, monotonie d'un quotidien mortellement répétitif . Marlo, belle femme usée, mère dévouée mais au bord de la crise de nerfs n'a guère de solution devant elle. Et pourtant son frère qui l'a connue au temps de son éclat voudrait qu'elle le retrouve et lui offre pour cela l'aide d'une nounou de nuit. Entre ces deux femmes si semblables et si différentes dans leur physique, leur mode de vie, une complicité se noue qui semble redonner à Marlo l'énergie nécessaire pour continuer. Mais qui est réellement cette Tully ? Le dénouement est ambigu et tant mieux. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il donne au film une profondeur à laquelle on ne s'attendait pas. Actrices parfaites.
Abus Dangereux
Abus Dangereux

69 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2018
Marlo, maintenant mère de trois enfants, en pleine dépression post partum trouve de l’aide auprès d’une jeune femme, aide de nuit. Tully, donc, va s’avérer être un soutien moral et physique tout à fait inespéré et exceptionnel. La complicité des deux femmes et leurs discussions à bâtons rompus vont permettre d’aborder des thèmes souvent traités (affrontement du temps qui passe, rêves de jeunesse envolés, concilier rôle de mère et vie de femme, etc….). Et c’est une astuce scénaristique qui va permettre au film d’être passionnant dans sa deuxième partie. D’autant plus, qu’encore une fois Charlize Theron avec ses 18 kilos de plus, est excellente et Mackenzie Davis se révèle être bien plus qu’une faire valoir. Et toujours beaucoup de délicatesse de la part de Jason Reitman dans sa façon d’aborder son sujet, qui est donc transcendé par l’habile scenario de Diablo Cody. A voir. Vraiment à voir.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2018
Lorsque l'équipe du très bon "Juno" décide de se réunir on ne peut qu'être attiré par leur nouveau film. N'arrivant pas au même niveau que leur première collaboration "Tully" dépeint la dépression grandissante d'une mère de famille qui essaie par tous les moyens de réussir à maintenir le cap, mais pour reprendre pied, elle va devoir faire appel à une nounou de nuit qui va la bouleverser. L'histoire est assez sombre, triste et montre des sujets que l'on ose peu abordés comme l'allaitement, le manque de sommeil à l'arrivée d'un nouveau né, les journées répétitives et enfermées dans une maison, la dépression post-partum, tous ces sujets que l'on cache facilement et qui pourtant ont besoin d'être traité afin que les femmes ne sentent pas seules dans ces moments-là. Du coup, ce n'est pas très réjouissant mais on arrive à comprendre ce que vit Marlo et le bien que lui apporte cette nounou de nuit. La réalisation est classique, la bande son est très années 80, et les acteurs sont touchants. Charlize Theron endosse bien son personnage et ne nous laisse pas indifférent. Même si on n'est pas au niveau du très bon "Juno", Tully", nous fait bien réfléchir sur un sujet qui touche une grande partie de la population.
blacktide
blacktide

79 abonnés 795 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2018
Hier encore... Avoir vingt ans, c’est voir la vie de l’avant, en rose et sans bleus, un idéalisme qui te pousse à croire, à rêver, du moins encore un peu. Puis le temps passe. Ton corps s’épuise, ton corps se tasse. Il accouche de ses rêves de jadis, de ces jeunes pousses à faire grandir. Le corps déformé, les mains dans la terre, tu creuses, tu te crèves en jardinage. Tes illusions s’écaillent, se cassent, pour ne te laisser qu’avec des regrets. Tu aimerais que nous puissions revenir en arrière, au bon vieux temps, mais il est trop tard. Le temps court, oui qu’il est court. Tout le monde te le dit : les plus jolies fleurs ternissent et se fanent. Alors tu fermes les yeux et dans tes rêves, tu pars. Loin des couches et des biberons, jolie petite histoire. Dors maintenant. Dors et fais pas ch... maman.

Balavoine avait-il tort ? A-ya a-ya a-ya, le bébé crie, le sommeil de sa mère tremble et se fend. Dieu que c’est beau, pas vraiment. Tully, le nouveau-né de Jason Reitman, semble en explorer l’envers du berceau, de ces nuits sans sommeil et de ces mères abîmées par la fatigue. Dans ce quotidien d’hyper activité, de pipi et pas de lit, d’épuisement dans le bonheur, il y a cette tension permanente, cet Enfer où rien ne semble avoir une fin. Femme au bord de la crise de nerfs, il y a de quoi. Car derrière les difficultés et les instants magiques qui s’en suivent, le cinéma s’est toujours contenté de lisser les choses, de les simplifier, d’élever la naissance comme un simple accomplissement, sans jamais véritablement évoquer cette peur dans la maternité. Tully s’y confronte, à ce mal-être, à cette sensation d’impossible, à cet épuisement devenu dépression. L’enfant, Problemos. La solution : la sous-traitance de la tutute.

Mais Tully est avant tout une œuvre sur ce temps perdu, cette jeunesse disparue. Une histoire de rêve coulé : devenir une sirène, épouser la forme de l’eau et de nos rêves, ou se noyer, sans nageoires, dans cette eau-de-vie journalière. Comme si le fait de donner la vie engendrait irrémédiablement un sacrifice personnel ; l’abandon de la nôtre en tant que parents. Tully agit comme un rappel, un acte de nostalgie. De mélancolie plutôt. Tully est un miroir, une introspection, un souvenir qui t’enlace pour te faire avancer, et accepter ta réalité. Une remise en question où la femme questionne son état de mère, et où le passé questionne le présent : qu’es-tu devenu ? Puisque Tully est construit sur une confrontation, celle entre cette jouvence passée, de fraîcheur et de volontés, et cet âge « défloré », fané, de crises et d’angoisses.

Et pourtant, avec le temps, tout s’en va, y compris les doutes et les regrets. Tully est cette nounou embryonnaire, cette transition nécessaire (par le complémentaire), vers l’épanouissement, le pardon et l’acceptation de soi. Car chez Jason Reitman, outre cette bienveillance innée, tout n’est qu’une question de phases : de l’adolescence sacrifiée dans Juno à l’adulte infantilisé dans Young Adult (« adulescence »), Tully englobe une maternité « rejetée », et toutes les joies qu’induit la naissance d’un rejeton tout mignon. Seule constante, une Femme forte comme pilier à réparer.

Charlize Theron y insuffle ainsi une sincérité à toute épreuve, élevant son personnage dans la banalité du quotidien : ne baissant jamais les bras, elle est cette mère dépassée par la cadence des jours. Et une étape de vie à franchir, d’un âge à l’autre : grandir un peu, vieillir, faire ses adieux au passé et voir la vie du bon côté. Celui où le magnifique sourire et le regard illuminé de Mackenzie Davis apaisent et font guise de berceuse pour bébé. Oui, Brille, brille petite étoile/ Dans la nuit qui se dévoile/ Tout là-haut au firmament/ Tu scintilles comme un diamant/ Brille, brille petite étoile. Et il faut dire que la sublime photographie fait quant à elle une parfaite « protection » pour des nuits pleines de douceurs.

La mise à nu a quelque chose ici d’universel. Une simplicité si commune qu’elle parvient à nous percer à jour, à nous émouvoir sans sa pyrotechnie de larmes. Tully est beaucoup de choses à la fois : un visage mouvant, réaliste et sans artifice, sur lequel s’inscrivent les cicatrices du temps, et la tragi-comédie de la vie. Et pourtant, au cœur de ces échecs et imperfections naturelles, subsiste la grâce de quelques instants : des enfants qu’on brosse pour de l’affection, un câlin et un « Je t’aime maman ». Le regard en sourire, la tendresse au coin de l’œil, les êtres se rapprochent. Puisqu’au final, rien ne vaut la banale beauté d’un écouteur partagé.

Où sont-ils à présent?
À présent
Mes vingt ans

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Grégouch M
Grégouch M

61 abonnés 858 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2018
On oscille tout du long avec légèreté entre la tendresse, le rire et la fatalité. une introspection in situ dans la vie "passionnante" d'une femme de foyer. Un peu de voyeurisme et de cruauté quotidienne (toujours avec légèreté) pour rendre le film plus âpre malgré un sujet qui pourrait paraitre "plat".
Les performances des deux comédiennes sont épatantes, et le twist final plutôt intéressant, fin et léger comme toujours.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juillet 2018
Charlize Theron quadragénaire et maman de 3 jeunes enfants dont un singulier
ne s'en sors plus et est au bout du rouleau.
son frère lui propose d'engager une nounou de nuit interprétée par la brillantissime et
pétillante Mackenzie Davis pour la soulager. Cette rencontre et cette aide miraculeuse
vont transformer à jamais l'héroïne qui semble retrouver une vie harmonieuse.
les deux actrices principales sont extraordinaires et sont en adéquation totale.
le film vu en V-O-S-T est rempli de fortes émotions sans jamais tomber dans la facilité ni les clichés.
une très très belle oeuvre.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 juillet 2018
Tully est l’histoire d’une famille de classe moyenne américaine dans laquelle la mère, Marlo (impressionnante comme d’habitude Charlize Terron), doit faire face à la naissance d’un troisième enfant. Complètement débordée et avec un mari souvent absent, elle est contrainte de recruter une nounou de nuit. C’est ainsi que débarque dans sa vie Tully (Mackenzie Davis), une sorte de Marie Poppins, qui va changer et améliorer le quotidien de Marlo. Méfiante d’un premier abord, Marlo va se lier progressivement d’amitié avec Tully. On suit ce quotidien jusqu’au rebondissement final. On peut dire que l’intérêt du film repose pour beaucoup sur le twist final. S’il n’existait pas, le film serait une banale comédie familiale reposant sur ces deux actrices principales avec quelques moments faisant sourire. Pas un chef-d’œuvre, mais un film sympathique.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2018
C’est une maman aux abords de la quarantaine, totalement déprimée. Elle va accoucher de son troisième enfant, elle gère comme elle peut son fils borderline et violent, et supporte tant bien que mal le quotidien mélancolique dans lequel elle s’est laissée enfermer. Rares sont au cinéma les portraits de mère à la limite du burnout. Ils sont d’autant plus rares que le cinéma américain a tendance à offrir de la famille une image souvent très normative, où la maternité est mise en exergue contre le vent et la tyrannie de l’organisation de la société. Sur l’initiative de son frère très envahissant, une nounou de nuit prend place dans la maison.

« Tully » est un film délicat et agréable. La musique qui accompagne ce récit hautement spirituel accentue la doucereuse impression d’une femme qui se reconstruit et reprend goût à la vie. On regarde avec tendresse cette famille ordinaire, qui se débat face aux problèmes d’éducation de leurs enfants, au manque d’argent et à la pénurie des désirs. La réalisation ne verse jamais dans la dérision ou le misérabilisme. Les dialogues sont justes, la mise en scène, certes un peu conventionnelle, n’abuse pas des effets de tire-larmes. Le film est empathique de sorte que cette mère, forte et perdue à la fois, se prête à toutes les identifications de ses spectateurs.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2018
Au vu du résumé, on se demande s’il y a matière à faire un film de plus d’1h30 sur une maman débordée et sa nounou de nuit (je ne sais pas si ça existe dans la réalité mais si ce n’est pas le cas, c’est peut-être une idée à creuser !) mais c’est mal connaitre Jason Reitman qui, avec « Juno » ou « Yong Adult », avait déjà prouvé qu’il n’est nul besoin d’aller chercher des histoires compliquées ou improbables pur faire des bons films. Il nous offre avec « Tully » un film bien réalisé, bien scénarisé et qui n’a pas besoin de plus d’une minute pour nous faire entrer de plein pied dans le sujet. Après un générique plein de tendresse, on entre au cœur d’une famille très classique, avec juste un enfant un peu différent, un peu « particulier » comme le disent pudiquement tous ceux qui l’entourent. Montage dynamique, bonne utilisation des sons (les cris de bébés deviennent une agression dés qu’on les pousse un petit peu en volume !), bande originale discrète (à part un best of ultra rapide et saccadé de Cindy Lauper, très réussi). Par la répétition infinie des gestes quotidiens, filmés et montés de façon rapide, le ton est donné et l’épuisement de Marlo devient très vite très concret aux yeux (et aux oreilles) des spectateurs. Rien à redire, dans le genre sobre et efficace, Reitman fait le job. Les seconds rôles sont très bien tenus et très crédibles, notamment Ron Livingston parfait en père lui aussi épuisé, mais qui a trouvé comme échappatoire la boulot et les jeux vidéos. Il campe un mari aimant, visiblement soucieux de bien faire mais qui, en quelques phrases, dit tout du décalage qui est le sien vis-à-vis du burn-out qui guette son épouse. spoiler: Dés qu’il rentre du travail, devant une maman épuisée il remarque que les enfants ont leur portable à table, comme un tout petit reproche de rien du tout. Ou, s’il reste seul avec ses enfants, il déclare que sa femme les avait laissés « sans surveillance » avant de se reprendre.
Il y a quelque chose de touchant dans cette maladresse masculine et qui sonne juste. Mackenzie Davis est une nounou de 26 ans qui représente tout ce que Marlo voudrait être, ou redevenir : mince, optimisme, un peu délurée, efficace, jamais fatiguée, adorable avec le bébé. Ce personnage intrigue, on ne sait rien d’elle, elle semble presque trop belle pour être vraie et c’est en partie ce qui me mettait un peu mal à l’aise pendant le film, mais avec le recul, je comprend mieux ce parti-pris et Mackenzie Davis est très juste, très bien. Mais honnêtement, c’est surtout Charlize Theron qui m’a impressionné, et bouleversé aussi. La mine défaite, avec 10kg en plus (par rapport à la pub Dior, j’entends !), épuisée et au bout du rouleau, elle m’a serré le cœur à plusieurs reprise tant sa détresse à l’écran était palpable. Sa fatigue, ses nerfs en pelote, on pourrait presque les toucher du doigt en tendant la main vers l’écran ! Une vraie performance que d’incarner une femme si ordinaire, pétrie de sentiments si ordinaires, et d’en faire un rôle presque extraordinaire ! Le scénario de « Tully » est bien plus lourd de sens que ce qu’on imagine au départ. Au vu du résumé on se dit que c’est une sorte de « Mary Poppins » post moderne (les chansons en moins !) mais on se trompe lourdement. spoiler: La dépression post-partum (sujet de moins en moins tabou, fort heureusement),
le burn-out maternel et ce qu’on appelle « la charge mentale », c’est ça le cœur de « Tully ». Cette nounou qui débarque et tente de soulager une mère qui n’en peux plus, c’est un trompe l’œil, une solution temporaire, un sparadrap sur un membre gangréné, ça ne règle rien du tout, ça soulage juste un peu, juste quelques temps mais le problème est toujours là et finit par rattraper Marlo, de façon terriblement douloureuse. spoiler: Le rebondissement final, que j’avoue n’avoir deviné que très tard, nous force à relire le film à postériori et à y trouver après coup tout le sens que Jason Reitman à voulu y mettre. Ce film n’est pas ce qu’il parait être, c’est une sorte de bombe à retardement et c’est une fois la séance finie qu’il prend tout son sens et suscite la réflexion.
Et c’est une réflexion essentielle que « Tully » suscite, elle nous interroge sur nous, que nous soyons des femmes ou non, que nous soyons des mères ou non. Là où le scénario apparait un petit peu excessif, c’est qu’il a cru bon d’ajouter à la fratrie un petit garçon difficile, différent, qui a du mal à s’adapter à la vie en société, qui pique des crises et cela ajoute à l’épuisement maternel. On pourrait penser que c’est l’élément déclencheur du burn-out, et que peut-être, avec un enfant moins difficile les choses auraient pu mieux tourner. Le message de Reitman aurait été tout aussi fort et crédible avec une famille sans cette particularité, qui n’était pas nécessaire et qui peut brouiller un peu son message. Mais c’est à peu près le seul bémol que je mets à « Tully », un film très réussi sur un sujet aussi banal qu’essentiel.
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