Petra
Note moyenne
3,3
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21 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 mai 2019
C'est l'histoire d'un mec....pervers narcissique autour duquel se cristallise une histoire qui finit mal.
Ce qui en fait un scénario un peu ennuyeux.
Par contre le jeu des acteurs est super, les décors sont magnifiques, la campagne est belle.
Donc, pas mal !
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mai 2019
Depuis le magnifique La soledad, l'espagnol Jaime Rosales n'en finit pas de décevoir, de Un tir dans la tête à La belle jeunesse. Petra commence pourtant bien avec sa construction en chapitres, dans un ordre non chronologique et une mise en scène aux lents travellings qui semble aérer l'espace. Nous sommes dans un mélodrame, un peu distancié, rien à voir donc avec la magnificence d'un Sirk ou l'exubérance d'un Almodovar. Ce dernier aurait d'ailleurs pu tourner le scénario de Petra et il en aurait sans doute fait un monument délectable de kitsch et de baroque. Ce n'est assurément pas le tempérament de Jaime Rosales qui, pris par les multiples rebondissements, livre une production proche du ridicule, chaque révélation de (fausse) paternité ajoutant un élément à une narration aussi chargée qu'un feuilleton à l'eau de rose (ou de rosse si l'on considère la cruauté de l'ensemble). Après plusieurs morts violentes, il y a soit le choix d'en rire ou celui de hausser les épaules d'agacement. Et pourtant, dans ce marécage rendu prétentieux par une réalisation finalement répétitive et un récit englué dans les ellipses, il y a une actrice splendide : Barbara Lennie, vue dernièrement dans Everybody knows et surtout dans Notre enfant. A elle seule, elle sauve le film de la noyade et même du grotesque.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2019
Tous deux espagnols, Pedro Almodovar et Jaime Rosales sont, cinématographiquement parlant, très éloignés l’un de l’autre : autant le premier se complaît dans l’outrance et l’exubérance sous toutes ses formes, autant le second choisit le plus souvent d’aller à l’essentiel avec une réalisation très sèche, sans afféterie inutile, avec des cadrages toujours millimétrés et des dialogues qui sonnent vrai. "Petra" est son 6ème long métrage, 5 d’entre eux ayant été sélectionnés dans deux des sections parallèles du Festival de Cannes, Un Certain Regard ("La soledad" et "La belle jeunesse") et la Quinzaine des Réalisateurs ("Les heures du jour", "Un tir dans la tête" et "Petra"). Bien aidé par une distribution très solide et le grand talent de Hélène Louvart, sa Directrice de la photographie, Jaime Rosales nous gratifie d’un film déroutant et passionnant, mêlant la recherche de soi et la rédemption ainsi que la lutte entre le bien et le mal. Une fois de plus, il fait preuve d’une grande inventivité dans sa manière de filmer et il y ajoute, cette fois ci, un montage d’une grande intelligence. De toute évidence, un très grand réalisateur dont on s’étonne qu’il n’ait encore jamais eu droit à la compétition cannoise.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2019
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs il y a un an, « Petra » est un drame espagnol construit en chapitres et monté dans le désordre. « Petra » est une femme artiste. Elle intègre une résidence d’artiste auprès d’un grand plasticien. Elle est surtout venue ici pour découvrir qui est son père. Cette tragédie familiale va aller de révélations en révélations. Malgré la juste performance des comédiens, la rapidité des rebondissements en fait un drame outrancier. Chaque protagoniste à un secret qui le lie à un autre. Nous aurions préférés une mise en scène plus linéaire afin de laisser davantage de place aux personnages, actuellement résignés au rang d’automate.
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In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2019
Cinq des six longs-métrages réalisés par Jaime Rosales ont été présentés à Cannes, soit à Un certain regard – La soledad (2007) et La belle jeunesse (2014), soit à la Quinzaine des réalisateurs – Las horas del día (2003), Rêve et silence (2012) et donc Petra lors de l’édition 2018 du festival cannois. Comme les précédentes réalisations de ce cinéaste espagnol, Petra obéit à un schéma narratif singulier, intrigant accompagné d’un travail formel fort intéressant.
Jaime Rosales fait le récit d’un drame familial qui fait de Petra une sorte de télénovela haut de gamme dans son écriture et sa réalisation. Le personnage-titre interprété par Bárbara Lennie se lance dans la recherche de son père après le décès de sa mère. Des filiations et rapports complexes, des secrets de famille liant certains protagonistes, des meurtres symboliques ou pas servent de révélateurs à une narration dense. Et si par son titre Petra nous renvoie aux Larmes amères de Petra von Kant, les larmes pleines d’amertume versées par l’actrice espagnole ne sont pas à rapprocher de celles de son aînée allemande, Margit Carstensen, dans le beau film réalisé en 1972 par R.W. Fassbinder.
Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 octobre 2018
Petra est une stagiaire chez son idole. Mais ce n'est pas l'art qui l'amène chez lui, sinon la vérité, un passée inconnu qui faudrait mettre en lumière. Chaque révélation déclenchera une malédiction qui poursuivra les personnages. Le destin leur guette, ils essayeront de l'évader, de l'esquiver, vainement. Les échos de la tragédie grecque se mélangent avec un goût romantique, chaque titre de chapitre nous prévient de ce qui va se passer.

Rosales s'échappe du conventionnalisme narratif pour nous présenter un récit désordonné, fait qui réveille notre curiosité. L'introduction de l'histoire apparaît comme un flash-back à moitié du film, puis le dénouement est montré avant la fin pour qu'on se demande comment a-t-on pu arriver a ce point-là. Des ressources en principe simples mais qui arrivent à élever la qualité du film grâce à son efficacité. En plus, Rosales parcours encore une fois avec sa caméra les scènes, il laisse que les dialogues se développent hors du cadre, on tombe sur l'action pour qu'elle abandonne l'image encore une fois dans ce parcours. On dirait que le paysage devient si important que la trame, comme si celle-ci n'était qu'une trouvaille momentanée, passagère, fortuite.

Le gros souci de Petra c'est qu'il ne fait pas justice au cinéma de son créateur. Ces dernières quinze années Rosales a touché des sujets beaucoup plus sensibles et intéressants d'une manière transgressive. Las horas del día racontait l'ennuyante vie d'un commerçant dont sa seule motivation c'était le meurtre. Les référents artistiques et politiques de Rosales étaient claires dès la première victime: une chauffeuse de taxi en hommage au chef d'oeuvre Tu ne tueras point de Kieslowski. Il essayait de montrer au public une possible origine de la violence dès son début sur l'écran.

La soledad et Un tir dans la tête parlaient du terrorisme dès deux points de vue différents: Le premier utilisait un écran divisé pour décrire la douleur des victimes. Le deuxième, moitié voyeurisme, moitié fausse reportage journalistique, suivait de loin la vie quotidienne du terroriste, en relation, encore, au sujet de Las horas del día. Rêve et silence est son film le plus poétique. Des images noir et blanc très bien cadrés qui essayaient d'extraire la beauté du deuil d'une famille. Le film était, comme son titre nous annonce, chargé des images oniriques et marqué par un manque de dialogues. Finalement, La belle jeunesse s'approchait du documentaire créant un portrait d'une classe prolétaire victime d'un système européen cruel et impitoyable. Le film, en plus, incorporait les nouvelles technologies dans le métrage d'une manière impeccable.

Et voici qu'on arrive à Petra. Une famille bourgeoise catalane et la recherche d'un père: ici on est très loin de l'engagement, de la politique, de la critique qui définie le cinéma de Rosales. On ne peut rien reprocher au film: Il est très bien réalisé, très bien écrit, très bien monté et très bien joué. Malheureusement, la sensation que le film est hors-de-lieu dans la filmographie de Rosales persiste une fois fini. Petra est un bon film, malgré tout. Tout simplement on préfère Rosales quand il raconte des autres histoires, celles qui le reste de cinéastes espagnoles n'osent pas raconter.

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