Les Garçons sauvages
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100 critiques spectateurs

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Scénario Catastrophe
Scénario Catastrophe

36 abonnés 156 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2018
Ce film détonne complètement dans le paysage cinématographique actuel. Il inscrit ses propres réalités et nous plonge dans cet univers hors-norme. La BO est transcendante et apporte un vrai plus à ce film visuellement fabuleux : les moments en couleur sont sublimes et les NB fonctionnent aussi biens. Finalement, ce film ressemble à un livre, c'est un conte, une voix off intervient quelques fois et les voix des personnages, rajoutées sur les images, semblent lointaines, translucides. En fait, ce qui pourrait ressembler à des défauts dans d'autres films sont ici de réelles plus-values. Les décors, les costumes et les attributs corporels, les plantes arborent un aspect " carton-pâte", artisanal, ce qui renforce l'effet plastique du film. On a l'impression de rentrer dans une oeuvre de David Altmejd, aux confluences entre corps et choses. Citons par exemple la scène du tribunal où le réalisateur dépasse toute représentation classique et réaliste de ce lieu. ce film est tellement inventif et dépasse le cinéma, c'est à ne pas louper, c'est fantastique !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 mars 2018
Pour avoir lu les critiques dithyrambiques de la presse unanime, je m'attendais à être dérouté, surpris, et pourquoi pas choqué par ces "Garçons sauvages"... Las ! Ni déroute, ni surprise (et il faut bien plus que cela pour me choquer). Seulement une accumulation de références de Franju à Pasolini, et une plongée dans l'eau plus terne que trouble des fantasmes de Mandico, visiblement fasciné par le sordide, l'humiliation et la taille des sexes d'hommes. Il n'y a pas de propos dans ce film qui joue à choquer le bourgeois. C'est sans intérêt.
Eric W
Eric W

13 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2018
j'ai adoré ce film! Sur le moment du visionnage: stupeur, etonnement, interrogation. Ce film fait partie des films ouverts dont on on sort en se demandant: Bon faisons le point et cherchons une explication! Après le choc esthétique de cet OFNI vraiment original dans le cinéma français, je vais me risquer a vous livrer mon interpretation toute personnelle et sujette à critiques. spoiler: Le sujet principal me semble etre un voyage initiatique pour résoudre le problème de la violence des hommes qui commencent dès l'adolescence, surtout dans ce film où les ados sont des gosses de riches complètement dépravés! La solution métaphorique trouvée ici est un voyage partant de cet état de violence machiste vers une métamorphose féminine, porteuse de douceur. Un film donc très féministe qui incite les hommes à accepter une part plus féminine! La transition de l'univers réel violent vers cette île féminine remplie de chaleur, de sensualité et de douceur, se fait un bateau dont le capitaine (un mâle qui n'a de féminité qu'un seul sein) essaye une rééducation très répressive. En même temps, les jeunes garçons semblent éprouver une attirance vers cet homme (pourquoi? Non parce qu'ils auraient des penchants gay, mais qu'ils commencent a se transformer en filles grâce à une nourriture provenant de l'île féminine: les fruits poilus sans doute bourrés d'hormones femmes). En débarquant sur cette île paradisiaque et sensuelle, la métamorphose opère et les garçons deviennent filles et perdent donc leur défauts mâles, sauf un qui a du mal à accepter cette transformation, et qui va donc remplacer le capitaine (tué sur l'île) la fin du film nous montre donc ces jeunes femmes partir de l'île (après avoir vaincu une attaque de marins par leurs charmes vénéneux) et retourner vers le monde réel pour adoucir le monde des hommes violents par leurs charmes et leurs séductions qui jouera un rôle régulateur de la violence (voir modèle de société des singes Bonobos!)
Donc à vous de réagir sur cette analyse et ce ressenti qui est tout personnel.
Larry T.
Larry T.

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 octobre 2019
J’y suis allé avec l’enthousiasme d’une nouvelle rencontre avec un cinéma en marge, original, singulier. J’en suis parti au bout d’une heure du supplice que je me suis imposé pour donner sa chance au produit. La violence complaisante et un érotisme de posture soutenus par une voix-off ridicule de prétention, nous plongent contre notre gré dans une vacuité éjaculatoire malsaine.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2018
Avec Bertrand Mandico, abordons ce premier film scène après scène, car sauvage est l'escapade qui mène à la résurrection. Larguons les amarres dans l'au-delà, car voilà la fin malgré l'arrivée probable d'un sein. Évitons de finir comme des vieux cons, les garçons sauvages s'offrent à vous, alors restons polis messieurs-dames et admirons devant nous cette métamorphose exceptionnelle. Toi aussi, rentre dans cette jungle qui borne la plage et admire cette orgie inoubliable.
Boulevardducinema.com
Benedicte B
Benedicte B

15 abonnés 52 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mars 2018
A la limite du film expérimental des années 60-70, ce film nous propose une logorrhée sans fin de grosses couilles mal degrossies. voix off, images approximatives, sujet assez trouble... Pour moi, un des 1er mauvais moments de 2018
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 mars 2018
Ce film sort de l'ordinaire, mais ça ne l'empêche pas d'être mauvais. Un scénario ridicule, voire de mauvais goût; des images laides à l'esthétisme bancal (certains mettent en valeur le noir et blanc, pour ma part, je l'ai trouvé particulièrement moche, surtout par rapport à des films sortis récemment comme "l'étreinte du serpent"). Et c'est très mal joué, Vimala Pons en tête, on n'y croit pas une seule seconde.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 mars 2018
Grosse claque formelle et véritable miracle de l'industrie cinématographique française. Il me semblait impossible de trouver des financements pour expérimenter le cinéma en France, impossible de passer des commissions sur la promesse du cinéma en tant qu'Art. Les garçons sauvages, c'est une succession de plans, d'images sidérantes. Alors oui, on pourra reprocher au récit de ne pas être hyper captivant mais c'est peut être le prix à payer pour mieux explorer l'Art filmique. A voir !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mars 2018
Ce film aura un impact sur son spectateur, c'est vraiment de l'art, la recherche des acteurs et du directeur se sent. Les garçons sauvages s'inscrit en plus dans un contexte politique actuel plutôt spéciale, avec l'affaire Weinstein... Je pense qu'il marquera l'histoire du cinéma.
SaintPauly
SaintPauly

19 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2018
«Les Garçons Sauvages» est Le Cercle des Poètes Disparus sur LSD ou Sa Majesté des Mouches sur mescaline car il nous amène sur son trip explicite.

Heureusement, le réalisateur Bertrand Mandico a opté de faire simple avec l'histoire parce que comme ça, même avec l'orgie d'images qui nous submergent, on peut quand même suit le fil du début jusqu'à la fin.

Aux coeurs des Garçons Sauvages on trouve la question du gendre car le scénario enlevé les artifices et les redresse, puis il prendre les torts et les adresse avec une poésie simple et directe.

Soit prévenu, Les Garçons Sauvages est over the top, mais tellement over the top qu'il frôle le paradis.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mars 2018
Cinq jeunes garçons adeptes d’ultraviolence et fous de Shakespeare comme d’autres sont dingues de Beethoven se retrouvent en séjour de réhabilitation pour leurs exactions, à la merci d’un capitaine sadique et de son chien sur un bateau puis sur une île mystérieuse, heureusement il y a Trevor pour les guider, leur Dieu de violence à la forme du crâne de diamant de Hirst. On va s’en tenir là pour le résumé, tenter d’analyser en cours de visionnage les garçons sauvages m’a fait le même effet que d’essayer d’arrêter avec mes tripes un train en marche.

Le premier film de Bertrand Mandico, après vingt ans de carrière et plusieurs dizaines de courts/moyens métrages, réussit le trip pop sado-maso à deux pas d’El Topo de Jodorowsky, Eraser Head de Lynch ou encore Belladonna d’Eiichi Yamamoto. Un produit transgenre halluciné, constamment agité d’une musique new wave (soundtrack de l’année/20) qui ressemble à un film subversif des années 60 rendant hommage aux années 30, visant bien plus à faire atteindre un état de transe psychédélique à son public qu’à se rattacher à toute forme de narration plus conventionnelle. Dix personnes se sont enfui à mi-chemin de la salle comble dans laquelle la projection à eu lieu, dix autres ont dû racheter un ticket dès le générique lancé. On adule ou on rejette en bloc, sans demi mesure possible. Il faut affronter le ridicule qui ne l’est pas tant du premier degré affirmé dans ses dialogues (enregistrés à part dans une diction suave murmurant à un micro crane), aussi sérieux qu’un vieux film catalogué science-fiction fauché regardé dans un demi-sommeil fiévreux. Ce microcosme ciné et bibliophile fait de sang, de pisse, de rhum et de carton pâte est, pour dire le moins, un parti pris atypique dans l’hexagone.

Les garçons sauvages impose d’emblée son anormalité en normalité, le travail sur l’image dans un noir et blanc stylisé jusqu’au capiteux avec ses fonds projetés fait de chaque plans une vignette portant ce récit étrange avec une créativité visuelle qui ferait passer pour aride la direction artistique du Dracula de Coppola. Dans ce furieux écrin rétro qui ne retombe jamais vraiment – on reprochera un troisième quart un peu mollasson qui est la seule trace des « erreurs » typique d’un premier film qui ne sait pas toujours où couper – Mandico épanche une soif d’île luxuriante peuplée de Docteur Moreau, de Vendredi et de tête de porc sur un pieu : Sa majesté des mouches en tête (le livre autant que le film de Peter Brook), l’île sauvage redevient ce territoire non civilisé dans lequel l’humain rencontre sa nature animale, mais la libération n’est pas que sociétale, elle est avant tout sexuelle… Bon de qui je me fous, on ne va pas prendre de pincette, j’ai rarement vu un film aussi énervé du cul !

C’est facile, allez sur la page « Liste de paraphilies » sur Wikipedia, prenez en vingt au hasard que vous listez dans un tableau de cinq colonnes par quatre et cochez à chaque fois que vous en voyez une à l’écran : on atteint le bingo avant la moitié du film. Plus révolté de la monogamie que du Bounty, nos garçons vont vivre ce récit d’initiation en hors-piste, périple tour à tour macho et féministe énervé où l’exploration de la sexualité et du genre devient un labyrinthe avec un minotaure à casquette de marin. Tout ou presque est une déclinaison d’organe génital, d’une voile de bateau aux allures de scrotum à des buissons à gambettes, et me poussez pas à épiloguer sur les bites d’amarrage ! Une esthétique allant du symbole signifiant à la grivoiserie régressive pour un résultat solide et homogène, qui fait des garçons sauvages le one-shot de génie décomplexé qu’il est : bien dans ses pompes et jamais à côté de la plaque, pour peu qu’on admette que son propos vient d’une dimension qui n’est pas la nôtre. Rien n’est crypto gay, tout est cryptique et gay, et la nuance est fine comme l’anatomie tatouée et mordue du capitaine est généreuse.

Reste que si l’expérience dans la terra incognita Bertand Mandico est hautement recommandable aux amateurs de cinéma expérimental, d’autant plus qu’il n’est pas cagneux et que la quantité de prouesses visuelles de même qu’un brin d’humour et de désinvolture en font un bonbon vénéneux particulièrement acide et plaisant, fruit (poilu ?) de milliers d’heures de travail et d’innovations maitrisées, je regrette (pour pinailler) qu’il ait échoué à faire en sorte que chaque garçon représente un caractère, comme le réussit le livre de Golding, résultant que seuls Anaël Snoek et Diane Rouxel arrivent à faire quelque chose dans les deux heures que mettent leurs personnages à ôter leurs masques. Quoi ? Des actrices ? Les filles sont des garçons parfois, l’anglais et le français sont alternés, le noir et blanc stylisé et la couleur délavé aussi, tout est bon pour brouiller les frontières.

Epuisant, enivrant, captivant, dégénéré, iconoclaste, impossible de rester insensible à la centrifugeuse Mandico qui déferle avec la force d’un cyclone tropical dans la séance de défeuillage d’une pub Tahiti douche. Obéissant à ses désirs : esthétiques, réflexifs, philosophique, vitaux et génitaux, la fable des Garçons sauvage fera date dans le culte du bizarre. A ne pas mettre dans toute les mains, ça colle en séchant.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mars 2018
Prêts pour une expérience rimbaldo-baudelairienne ? Les garçons sauvages a pour premier mérite de nous transporter dans un paysage cinématographique différent, dans un pays de luxuriante luxure bien éloigné des intérieurs bourgeois si souvent utilisés dans les productions françaises. Cap sur l'aventure et sur la démesure, vers des contrées imaginaires le plus souvent réservées à la littérature. C'est un film pour les yeux plus que pour le cerveau, et alors ? Alors, justement, on aurait aimé que les splendeurs et les audaces visuelles soient soutenues par des dialogues un peu moins ineptes et des voix off moins sentencieuses. Cet OFNI, saturé de nombreuses influences cinématographiques, picturales et littéraires, a toutefois sa propre personnalité, sa véritable originalité, avec son pari un peu fou de faire jouer ces garçons sauvages par de jeunes actrices, tentative couronnée de succès et haut la main. Le côté fantastique, bricolé avec les moyens du bord, et rappelant les innovations du cinéma muet, fait oublier les défauts de ce film inclassable qui va jusqu'au bout de ses ambitions, aussi extrêmes et délicieusement déraisonnables fussent-elles. Ce n'est pas rien dans une production cinématographique dominée par les recettes prémâchées destinées à plaire au plus grand nombre. Les garçons sauvages est l'antithèse du cinéma dominant et en cela le film de Bertrand Mandico est très précieux.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 mars 2018
Rares sont les films qui repoussent les limites des attentes d'un spectateur pour offrir quelque chose de nouveau, de plus sensoriel et expérimental quitte à perdre une partie du public en le déroutant totalement. Des cinéastes comme David Lynch et Alejandro Jodorowsky ont cependant érigé en cheval de bataille le fait qu'un film soit plus une oeuvre à vivre qu'à comprendre, un voyage mystique pour l'esprit utilisant les multiples artifices offerts par un format cinéma qui laisse une assez grande marge de manoeuvre à ces artistes adeptes du surréalisme.
Pour son premier long-métrage, Bertrand Mandico plonge allègrement dans cette mouvance du 7ème art en livrant un film inclassable, empruntant aussi bien au cinéma d'aventure des séries B des années 60-70 qu'au trip sensoriel en passant par l'érotisme dévergondé. "Les garçons sauvages" n'est pourtant pas une oeuvre vide de sens. En suivant l'étrange voyage de 5 jeunes garçons (tous incarnés par des actrices, la transformation est assez bluffante) dans un parcours initiatique teinté de plaisir et de violence, Mandico explore les limites du genre sexuel et trouble totalement nos repères entre imagerie sexuelle repoussante et intérêt déconcertant pour cet univers à la fois cradingue et étincelant. Si les premiers instants du film laisse craindre une excursion impénétrable dans l'esprit d'un cinéaste auto-centré sur ses propres pulsions, la suite relève admirablement le niveau à travers cette aventure hypnotique où le bizarre surgit à tout instant. De plus, le côté aventure apporte un certain attrait au film qui le rend d'autant plus mystérieux mais qui permet à l'histoire de trouver une certaine cohérence dans cette longue route vers des territoires inconnus. Le film n'échappe pas à quelques moments qui flirtent avec le ridicule mais il trouve un certain équilibre dans sa narration qui rend l'ensemble assez homogène.
L'effet recherché est là, "Les garçons sauvages" pousse à l'immersion la plus totale grâce à des effets de mise en scène astucieux et beaux et à des thématiques qui mériteraient qu'on s'y attarde bien plus longtemps que ne le laisse entendre le premier visionnage (le rôle des hommes et des femmes dans notre monde, la nature même des membres de chacun des deux sexes, ...).
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2018
Un choc narratif et visuel, qui transcende ses influences (Cocteau, Vigo, Jules Verne...) pour s'imposer comme le premier long métrage le plus fascinant depuis longtemps. Quant à son casting bluffant, il est restera dans les annales... Un chef-d’œuvre !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mars 2018
D'ors et déjà le meilleur film de l'année, rien de moins ; ou le plus utile de l'année. L'onirisme du film est prenant, faisant intégralement partie du propos sur, disons le vite, les sexes. Remarquable d'actualité, il ose traiter le sujet loin des clichés de l'homme ou de la femme, loin des représentations ordinaires des rapports de séduction vu revus pour ne traiter que de ce qui se trame en deçà, du corps, quoi, de la matière qui nous constitue. Dans son univers très personnel, le réalisateur arrive à proposer une pensée sur les sexes pour peux qu'on arrive à dépasser le malaise qui, je n'en doute pas, saisira plus d'un rabat-joie malgré enthousiasme captivant et un brin délirant de ce premier long-métrage.
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