Les Garçons sauvages
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100 critiques spectateurs

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dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 avril 2018
Cinq adolescents issus de la bourgeoisie et rompus à tous les vices assassinent leur professeur de français. Confiés à un capitaine aux méthodes répressives, ils échouent sur une île sauvage recouverte par une étrange végétation et où vit le docteur Séverin...

Les garçons sauvages est une fable fantastique française de Bertrand Mandico dont c'est le premier long métrage.
Il s'agit d'un film très original et vraiment particulier, vendu par une talentueuse bande annonce. Confier le rôle des 5 garçons à 5 actrices (on comprend mieux pourquoi à la fin du film...) et le rôle du capitaine (Sam Louwyck) au "clone à maxi rouflaquettes" de Lemmy Killminster est déjà révélateur de la démarche.

Burroughs écrivait en 1973 dans son livre Les garçons sauvages: " Des adolescents guérilleros, rompus à toutes les armes du sexe et de la drogue, dévasteront la terre".
Si nous n'en sommes pas encore là, le film se situe à la croisée des mondes de William Burroughs, Jean Genet, Jean Cocteau et Jules Verne.

Ce mélange étonnant débouche sur un film "hyper sexué" qui nous montre une société où l'homme, contrairement à la femme, est responsable de toutes les violences physique et de toutes les exactions. Cela donne un film très original qui chahute un peu le paysage cinématographique actuel.
La réalisation passe du noir et blanc à la couleur comme dans les films de Koji Wakamtsu.
Ceux qui chercheront une parenté avec d'autres mauvais garçons tels qu'Alex et ses "droogies" (Orange mécanique) en seront pour leurs frais.

A titre personnel, j'ai trouvé toutefois pas mal de défauts au film à commencer par sa durée excessive (1h50). Mandico vient du court métrage et son insistance à faire durer certaines scènes est un peu vaine sur le plan narratif.
De même, le jeu des actrices est loin d'être inoubliable. Elles en "font des tonnes" à commencer par Vimala Pons (Jean-Louis) et on flirte parfois avec le ridicule.

Le propos sexué est appuyé... il l'est même un peu trop et de façon constante dans ses réminiscences de symboles phalliques et érotiques.

spoiler: Quant on voit Jean-Louis et Romuald perdre leur "service 3 pièces" sur la plage (ils se transforment en femme après avoir bu de l'eau et mangé des fruits de l'Ile), on a quand même très envie de rire. Certains des protagonistes ne sont pourvus que d'un seul sein et conservent leurs attributs masculins...quant leur volonté de rester un homme est la plus forte...


Le film se termine sur un dernier conseil du docteur Séverin, interprété par Elisa Lowensohn: "Ne soyez jamais vulgaire ".
C'est un peu le contraire de ce qui a été montré dans le film...

Le film a été tourné à la Réunion.

Il ne devrait laisser personne indifférent.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 février 2018
Un style de cinéma étrange qui plaira sans doute à certains ou le mot "plaisir" est uniquement utilisé pour nous anoncer une orgie... J'ai eu la malchance de m'emballer sur le synopsis au quel il ne faut surtout pas faire confiance. Durant la rencontre après séance le réalisateur a eu du mal à nous expliquer le propos de son film.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 février 2018
Étrange film, à la fois somptueux d’un point de vue purement esthétique et totalement creux du point de vue du contenu.
Formellement, on ne peut rêver mieux que la photographie superbe dont ce film est doté : le plus souvent en noir et blanc avec, parfois, de rapides plans en couleurs réalisés au moyen de filtres qui leur donnent une apparence déconcertante et onirique. Beaucoup des décors sont également étonnants, fascinants, avec cependant quelques ratés (les attributs masculins ne m’ont pas semblé très réussis, par exemple !!!).
Quoi qu’il en soit, la beauté esthétique du film n’est mise au service que d’une histoire très décevante, une histoire prétentieuse mais, en vérité, insignifiante. Cinq garçons de bonne famille s’étant conduits de façon scélérate sont envoyés sur une île en compagnie d’un capitaine chargé de les dresser. Arrivés à destination, les garçons découvrent un lieu marqué d’érotisme, une île gouvernée par une femme sortie d’on ne sait où et qui exerce sur eux un pouvoir magique de transformation, de métamorphose.
Que dire ? Tout le film est construit comme une sorte de cauchemar gorgé de brutalité et d’érotisme plus ou moins sordide. spoiler: Rien de très affriolant dans tout ça, même quand on découvre le pot aux roses et que les prétendus garçons en mutation, perdant leur virilité, dévoilent des charmes inattendus (d’autant plus que, comme nous le révèle la liste des interprètes, les supposés garçons sont joués par… des actrices)
. Voilà pour les vaines audaces de ce film qui essaie de dissimuler comme il peut, sous des dehors séduisants, sa stupéfiante inanité.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2018
Réalisateur d'une quinzaine de court-métrages, Bertand Mandico n'avait jamais réalisé de long métrage avant "Les garçons sauvages". Ce film qu'on peut qualifier d'OFNI (objet filmé non identifié) va, c'est certain, surprendre et, sans doute, choquer plus d'un spectateur. Manifestement, le réalisateur a tenu à laisser libre cours à ses obsessions : les sexes d'homme, l'urine, les seins, une certaine forme de violence, la confusion des sexes, etc. Allo, papa Sigmund, êtes vous en ligne ? Bien que le titre du film reprenne le titre d'un roman de William S. Burroughs, il n'en est pas l'adaptation. Tourné à la Réunion, "Les garçons sauvages" est un film qui ne se raconte pas et qui soulève plein d'interrogations. Tout juste peut-on dire que l'histoire tourne autour de 5 jeunes hommes dont la violence éclate dans la scène d'ouverture et qu'un capitaine hollandais va emmener dans son bateau, se faisant fort de supprimer chez eux la violence qui les habite. Les influences cinématographiques sont nombreuses : on pense à Franju, à Cocteau, à Buñuel, à Raoul Ruiz, à Pasolini, à d'autres encore. Il y a parfois de grosses maladresses, telle une scène beaucoup, beaucoup trop longue au cours de laquelle on voit des hommes s'embrasser et se bagarrer sur fond d'une chanson de Nina Hagen. Mais, par ailleurs, réussite majeur du film, l'image et la lumière de ce film, très majoritairement en noir et blanc, sont d'une très grande beauté.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2018
On y retrouve bien ce mix entre le film d'aventures et le film fantastique mais le film recèle au sein de sa narration et de sa fabrication un autre tour, un poil plus roublard. J'ai découvert ce film à travers sa bande-annonce, et je dois dire que l'impact visuel de ses différentes images est déjà très fort. Mais il y avait dans le ton des acteurs un truc qui me gênait. Ils jouaient un peu faux et le ton était parfois mal assuré, mais je me disais que ça faisait partie du délire, et qu'une fois dans l'ambiance, ça ne me dérangerai pas tant que ça. Et pour cause, j'ai compris à la faveur d'un gros rebondissement que c'était dû à la nature même des comédiens. Un choix plutôt audacieux donc, qui va dans le sens de la thématique que voulait traiter Bertrand Mandico, et qui est là encore bien dans l'air du temps : la fin de la norme hétérosexuelle. Bon, c'est un mythe qui n'existe que dans certains cercles intellectuels, mais qui occupe une part de plus en plus dominante dans les médias. Le sujet est ma foi plutôt bien traité, avec un côté agaçant, un peu bobo et parfois même un peu flou, mais ça n'envahit pas trop la portée du film. En soi, «Les garçons sauvages» reste un film d'auteur aux tics parfois agaçants, son maniérisme formel se révélant parfois à double tranchant, avec des plans contemplatifs pour ne rien dire ou bien des séquences trop longues (comme la bataille dans les plumes sur la plage qui vire presque à la partouze). En gros, il faut déjà être réceptif à ce genre de cinéma, ou plutôt d'expérience comme on aime à dire (ou pour employer une autre phrase bien clichée, il faut s'ouvrir à l'univers de son créateur). Alors visuellement, ça donne des images bluffantes, rarement vues dans le cinéma français mais aussi au cinéma tout court. La photo est magnifique, le parti-pris de la jungle et son climat tropical en noir et blanc rend plutôt bien, ce format Super 16 est un peu rétro et colle bien à l'univers du film, il y a les irruptions de la couleur, aux bons moments et avec des choix graphiques forts, bref, c'est clairement un film, qui, formellement, fait preuve d'une belle identité. Reste que le fond, lui, est un peu plus diffus. On met du temps à comprendre où il veut en venir, à la fin, on reste encore un peu dans le flou, quand bien même l'ambiance fantastique sied à merveille au film. Alors, grand film qui réfléchit sur les genres ou bien petite arnaque intellectuelle destinée à des happy few ? Difficile à dire tant le propos se détache de la forme. Difficile à dire aussi parce que le tout ne fait qu'effleurer le thème, osant parfois quelques fulgurances, mais d'un point de vue philosophique, ça reste léger. Un film de festival qui mérite toutefois d'être vu, de part son expérience visuelle assez bluffante, qui propose une BO également remarquable, avec un gros travail sur le son et le bruit en général, un film à la lisière de l’expérimentation et de l'essai philosophique, un film qui tranche avec le reste de la production hexagonale. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 janvier 2018
Et le prix du film le plus obscène de l’année est attribué à Bertrand Mandico pour son long-métrage Les Garçons Sauvages. Avant la projection, le cinéaste nous indique qu’il avait envie de voir ce film alors il l’a réalisé. Nous on ne sait pas si on aurait souhaité le voir. En effet, la splendide photographie qui alterne les couleurs psychédéliques et les différentes nuances de noir et blanc ont de quoi nous charmer. Mais sous cette mise en scène se cache le fantasme d’un pervers sexuel qui retrouve tous ses désirs les plus enfouis. Nous allons suivre cinq adolescents, qui font vraisemblablement penser à ceux d’Orange Mécanique avec une forte note de Pier Paolo Pasolini. Repris en main par un Capitaine, ils vont échouer sur une île sauvage et se métamorphoser peu à peu… Si le conte aurait pu poser la question du genre, il est gâché par ce trop plein d’outrage. Viol sur une vieille dame, sadomasochisme avec des prépubères, éjaculation sur un cheval, étranglements, sexe tatoué et démesuré, orgie avec la nature, urine à gogo et divers échanges bizarroïdes mis en scène sous acide, le film va assez loin pour faire quitter de nombreuses personnes dans la salle. Les moins sensibles resteront avec ce sentiment perplexe qu’il finira bien par en découler quelque chose de bon. Oui, Les Garçons Sauvages a au moins de quoi faire réagir. Deux heures plus tard, le film nous sort un conseil bidon pour les femmes qui ne doivent jamais être vulgaire. Euh, ce qu’on vient de voir est tout à fait l’inverse…
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
VMLPARIS
VMLPARIS

13 abonnés 5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 décembre 2017
Ce film est une vraie punition. C’est un ramassis de mauvais goût et de vulgarité.
Un cauchemar. Les cinq filles qui jouent ces cinq "garçons sauvages" ne sont absolument pas crédibles, comme tout le reste d’ailleurs...Un film à fuir absolument...
Christophe M
Christophe M

3 abonnés 23 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 novembre 2017
#ffsarlat2017 il n'y pas de honte à faire ce genre de film... Le noir est blanc est superbe... Mais c'est extrêmement vulgaire... La moral me semble douteuse... Les garçons sauvages experience experimentation raté du moins pour moi...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 octobre 2017
Premier format long imagé provocateur et réussi pour Bertrand Mandico, peut-être un peu trop long 8/10
JackFost
JackFost

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2018
Au milieu de l'océan de films actuels qui se suivent et se ressemblent, tout ce qui ose sortir du lot mérite qu'on y prête attention et il s'agit ici d'un film extrêmement singulier à plus d'un titre.

L'univers de Bertrand Mandico est assez proche de celui de Jean Cocteau, avec une bonne dose d'érotisme à la Borowczyk en plus. Ses courts métrages avaient déjà illustré son immense talent de conteur onirique et son premier long métrage ne trahit pas ses origines.

Bien que tourné en pellicule Super 16 mm en noir et blanc, quelques plans en couleurs surgissent périodiquement, tels des fruits colorés nés des "montées de sève du film", pour reprendre les mots du réalisateur. Par souci d'économie et surtout d'authenticité, les effets spéciaux sont tous réalisés au moment du tournage au moyen de double-expositions et de rétroprojections. Visuellement, l'ensemble fonctionne parfaitement et prouve qu'il n'est pas nécessaire de consacrer un an à une post-production numérique du moment qu'on a du talent.

Le film est porté par des actrices toutes plus formidables les unes que les autres. Mandico offre d'ailleurs à sa muse Elina Löwensohn son rôle le plus marquant. Mentions spéciales à Anaël Snoek, bluffante dans le rôle de Tanguy et Vimala Pons, méconnaissable en Jean-Louis.

La bande originale relève elle aussi du génie mais mon incapacité à commenter la musique m'oblige à m'arrêter là. Disons simplement qu'elle participe pleinement à donner vie à cet univers étrange et envoûtant. N'oubliez pas de danser un peu sur la musique du générique de fin en quittant la salle.

En conclusion, Les Garçons Sauvages est une pépite riche et foisonnante qui fait fi des tabous socioculturels et des tendances actuelles en matière de productions cinématographies. Bertrand Mandico nous offre un grand moment de cinéma à même de raviver les flammes des cinéphiles déçus par les trop nombreuses productions formatées récentes. Vivement la sortie nationale, j'ai déjà hâte d'y retourner.

PS : Si vous vous demandez si le film a un lien avec le livre éponyme de William S. Burroughs, la réponse est : oui et non. Non car il ne s'agit pas d'une adaptation de ce livre très bizarre et de toute façon parfaitement inadaptable au cinéma. Oui, car on y retrouve un peu le même esprit, sa violence, sa sexualité et son désir de liberté.
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