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    Sunset
    note moyenne
    2,7
    166 notes dont 36 critiques
    répartition des 36 critiques par note
    1 critique
    7 critiques
    9 critiques
    11 critiques
    8 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Sunset ?

    36 critiques spectateurs

    dominique P.
    dominique P.

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    1,0
    Publiée le 22 mars 2019
    C'est une grande déception. En effet, je me faisais une joie de voir ce film, le sujet étant très intéressant. Au final, quel pensum ! En plus c'est très long (2 h 20) ! C'est très pénible à visionner, c'est très dur, très lourd et assez confus. Ce fut pour moi une vraie corvée ce visionnage. Alors oui les décors, les costumes sont très beaux et les acteurs jouent bien mais c'est tout. La façon dont est fait le film et tout ce qui s'y passe, c'est assez détestable en fin de compte.
    Yves G.
    Yves G.

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    1,0
    Publiée le 5 mai 2019
    En 1913 à Budapest, Irisz Leiter est à la recherche de ses origines. Ses parents sont morts dans l’incendie de leur chapellerie qui, depuis lors, est dirigée par un capitaine d’industrie cynique et sans scrupule, Oszkár Brill. La jeune Irisz réclame sinon sa part d’héritage, du moins un emploi que M. Brill lui refuse. La raison de son refus se révèle à Irisz progressivement : un vif désaccord a opposé le frère d’Irisz, Kálmán, au repreneur de l’affaire de ses parents. Kálmán a disparu, prenant la tête d’une bande de jeunes révolutionnaires. Irisz part à sa recherche. On se souvient du précédent film de László Nemes et du choc qu’il avait causé à Cannes en 2015. Le Fils de Saul qui filmait de l’intérieur, à travers les yeux d’un membre d’un Sonderkommando, l’horreur d’Auschwitz. Le Fils de Saul reposait sur un mode opératoire très particulier : des longs plans séquences au plus près de son personnage, une caméra myope, sans focale, incapable de distinguer une image nette à plus d’un mètre, une bande son saturée de bruit et de cris. Sunset reproduit exactement le même procédé. Comme dans Le Fils de Saul, la caméra ne quitte pas Irisz. Comme dans Le Fils de Saul, les plans-séquences d’une incroyable virtuosité se succèdent, certains dépassant la dizaine de minutes. Comme dans Le Fils de Saul, on voit le monde à travers les yeux myopes d’Irisz : un grand flou et beaucoup de bruit. Autant ce procédé était pertinent pour Auschwitz, autant il ne l’est guère pour filmer la fin d’une époque, ce flamboyant crépuscule de l’empire austro-hongrois qui allait s’écrouler un an plus tard dans les tranchées de la Première guerre mondiale. Car, une fois qu’on aura compris que « tout est chaos » (ainsi que l’avait chanté une Mylène Farmer désenchantée), les cent-soixante deux minutes du film sont bien longues. Elles le sont d’autant plus que László Nemes ne nous facilite pas la tâche en nous entraînant dans une histoire rocambolesque et touffue dont on a tôt fait de décrocher. On est vite perdus, comme on l’est par exemple à la lecture des romans de Thomas Pynchon ou de Don DeLillo. Pour certains c’est le signe d’un génie ; pour d’autres d’une fumisterie
    poet75
    poet75

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    1,5
    Publiée le 21 mars 2019
    Pourquoi changer de recette ? Le procédé qu’avait utilisé le hongrois László Nemes dans « Le Fils de Saul » en 2015, un procédé qui était censé mettre le spectateur en immersion dans la réalité d’Auschwitz (rien que ça, comme si cela était possible !), ce procédé, le cinéaste le réitère pour, cette fois, proposer une plongée dans la supposée réalité de Budapest à la veille de la Première Guerre mondiale. Nous voilà donc, du fait d’une méthode qui consiste à ne jamais quitter un personnage, collant aux basques d’une jeune femme du nom d’Irisz Leiter de retour dans la capitale hongroise et tentant d’obtenir un emploi dans un prestigieux magasin de chapeaux dont ses parents, comme on l’apprend rapidement, furent autrefois les propriétaires. Cette requête se heurte au refus du nouveau patron, Oszkar Brill, qui, néanmoins, curieusement, s’attache à la jeune fille. Celle-ci découvre, petit à petit, d’une part que son frère s’est compromis dans une tentative d’assassinat de Brill, d’autre part qu’il s’est engagé dans un groupe séditieux recourant volontiers à des agissements violents. Difficile d’en dire plus, non pas parce qu’il faut éviter de dévoiler l’intrigue du film, mais parce que celle-ci reste, en fin de compte, assez énigmatique. À force de filmer son héroïne, son visage et sa nuque, une héroïne jouée par une actrice pour le moins inexpressive, et en laissant souvent les décors et l’environnement dans le flou, c’est le film lui-même qui devient complètement indistinct. Le résultat de tout ça, c’est que, alors que plus d’une scène devrait susciter de l’émotion, le spectateur risque, au contraire, de rester totalement impavide et de s’ennuyer ferme. Non, décidément, la méthode Nemes ne produit pas de résultat emballant !
    Christoblog
    Christoblog

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    2,0
    Publiée le 21 mars 2019
    Dans Sunset, Laszlo Nemes reprend exactement les mêmes techniques que dans Le fils de Saul : caméra toujours très proche du visage du personnage principal, absence de profondeur de champ exacerbée, bande-son hyper-travaillée au point de paraître parfois artificielle, confusion volontaire dans la narration. Alors que le sujet de son film précédent se prêtait admirablement bien à ses effets qui concourent tous à obscurcir et rendre flou (au propre comme au figuré) le hors champ, celui de Sunset aurait eu à l'inverse besoin d'éclaircissements. On ne comprend en effet pas grand-chose à cette histoire de chapelière qui cherche son frère à Budapest, alors que l'Empire austro-hongrois entame son déclin. Il est question de drame familial passé, de persécution des Juifs, de terrorisme anarchiste (je crois) et sûrement d'autres choses qui m'ont échappées. Si on accepte donc de ne pas tout comprendre d'un film, disons-même de ne pas en comprendre la plus grande partie, alors Sunset pourra impressionner par son formalisme brillant et ses qualités de mise en scène exceptionnelles. Peut-être certains pourront se laisser pénétrer par ce manque d'intrigue et cette narration atmosphérique, qui ne possède toutefois pas le pouvoir de fascination quasi-mystique que certains autres grands réalisateurs ont su porter à l'écran (Tarkowski, Angelopoulos). Je me suis ennuyé.
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 20 mars 2019
    Le dernier plan séquence de Sunset est somptueux avec cette caméra qui chemine dans les boyaux des tranchées de la guerre de 14 pour se terminer sur un visage où se lit toute la détresse d'une fin du monde. Et c'est bien de cela que nous entretient Laszlo Nemes dans son deuxième long-métrage, après le choc du Fils de Saul. Sa méthode est restée la même avec ces deuxièmes plans presque systématiquement flous où l'on devine une agitation extrême. Dans Sunset, il s'agit du Budapest de 1914, perle de l'empire austro-hongrois qui rivalise d'élégance avec Vienne. Et du point de vue formel, le film est une merveille d'esthétisme et de raffinement (à noter aussi un époustouflant travail sur le son), pour mieux montrer combien les parfums de la décadence sont souvent les plus suaves. "Votre chapeau, s'il vous plait", telle est sans doute la phrase que l'on entend le plus souvent dans Sunset, tant ces dames, notamment, rivalisent pour porter le couvre-chef le plus excentrique qui soit. L'idée de donner le premier rôle à une chapellerie et à l'une de ses modistes est excellente car on y croise la meilleure société, du genre de celles qui dansent sur un volcan. Cette atmosphère très Mitteleuropa est magnifiquement rendue par Laszlo Nemes, c'est un fait indéniable, mais il faut bien en venir à ce qui cloche dans le film et il ne faut qu'une petite heure pour s'en rendre compte (soit même pas la moitié de la durée totale) : c'est le scénario. Malgré de bonnes bases de départ, celui-ci s'égare en effet dans une confusion qui ne se démentira plus où l'on devine des complots et des faux-semblants sans pour autant pouvoir les éclaircir. On a le sentiment très net que cette opacité est volontaire pour borner une époque qui se ment à elle-même. Mais le grand perdant, c'est le spectateur, qui cherche à comprendre les pistes du récit et n'est pas loin de trouver toutes les richesses du film assez vaines, en définitive. Mais pas complètement, quand même, parce que le talent de Nemes est irréfutable, mais on attend de lui à l'avenir qu'il rende ses intrigues aussi fluides que ses images. Et ce sera alors chapeau bas, à nouveau !
    selenie
    selenie

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    3,0
    Publiée le 21 mars 2019
    Première chose, Nemes filme son héroïne comme "Le Fils de Saul" (2015), en gros plan la suivant à chaque instant poussant l'immersion à son paroxysme. On salue le travail remarquable sur les décors et les costumes, visuellement le film est magnifique. Malheureusement le scénario est un vrai capharnaüm ! Bref ça part dans tous les sens sans qu'il n'y ait jamais de tenants et aboutissants. Pourtant oui on comprend le propos du cinéaste, certe on saisit la métaphore sur la destruction d'une civilisation, donc oui Irisz Leiter n'est qu'une simple messagère, témoin à l'insu de son plein gré de la fin d'un monde... Mais la moindre des choses était néanmoins d'offrir une ligne directrice fiable, une intrigue plus ou moins solide, un intérêt légitime à une simple histoire, bref on aurait aimé un minimum de cohérence et d'enjeu. Dommage... Site : Selenie
    AZZZO
    AZZZO

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    5,0
    Publiée le 25 mars 2019
    Il ne faut pas s'y tromper, ce n'est pas d'une histoire de chapeau ou de frère retrouvé dont parle ce film mais de la Hongrie. Dans une époque qui ne se nourrit que d'explicite, le travail du réalisateur sera forcément jugé incompréhensible et ennuyeux. Pourtant ce film est un bijou. Dans la forme tout d'abord, car on retrouve les plans serrés, les lumières crépusculaires et les ambiances sonores du "Fils de Saul". Laszlo Nemes est en cela une personnalité artistique unique. Sur le fond également car c'est un film métaphorique subtil, à la façon de l'Underground d'Emir Kusturica. Cette demoiselle en quête de son identité aurait pu s'appeler Leitha, elle se nomme Leiter. Elle incarne la Hongrie d'avant-guerre, tiraillée entre la délicatesse de cette boutique viennoise et la violence de ce frère insoumis. Cisleithanie vs Transleithanie. Vienne vs Budapest. Unité vs nationalismes. Et au bout, le triomphe du nationalisme, l'implosion... et la guerre. C'est un film qui parle autant du passé de la Hongrie que de son présent, de l'histoire de notre continent que de ce qui l'attend. A condition de le comprendre...
    Blog Be French
    Blog Be French

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    3,5
    Publiée le 25 novembre 2018
    Seulement deux longs métrages à son actif et déjà une patte qui en impose... Laslo Nemes fait partie de ceux qui s'approprient l'Histoire pour créer une œuvre cinématographique. Après Le Fils de Saul, Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2016, le cinéaste hongrois est donc de retour avec Sunset. Le récit a lieu à Budapest, en 1913. Irisz Leiter rêve de travailler dans le célèbre magasin de chapeaux, autrefois tenu par ses parents. Mais ce retour en Hongrie entraînera son lot de secrets, de révélations et d'événements chaotiques... Nemes reprend le dispositif filmique de son premier film : une caméra immersive collée à son personnage. Un procédé qui permet d'entretenir le mystère, tout en livrant une expérience sonore envoûtante au spectateur. Niveau mise en scène et direction d'acteurs, le réalisateur hongrois maîtrise son sujet. Et que dire du travail du directeur de la photographie ? Matyas ERDÉLY accomplit un travail remarquable sur ce jeu entre lumière et obscurité profonde. Les reproches iront sûrement du côté du scénario... À vouloir trop en dire sur le tumulte de l'époque, Nemes se perd sur les multiples enjeux abordés tout au long du film. Mais ne vous y trompez pas... Sunset est un vrai objet de cinéma et une fable cruelle sur l’état du monde à l'aube de la Première Guerre Mondiale.
    Hervé L
    Hervé L

    Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 384 critiques

    2,0
    Publiée le 7 avril 2019
    De très belles images une belle lumière mais un scénario décousu incompréhensible et l on suit une modiste bebette mais têtue à la recherche de son frère criminel et assassin sans rien comprendre des motifs bref très très ennuyeux
    Gfa Cro
    Gfa Cro

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    4,5
    Publiée le 19 juin 2019
    Vu et avis le 20190328 J ai étonnement apprécié. Peut être que j avais envie d y croire, mais il me semble que le film fonctionne bien. C est sur qu il est difficile de croire qu il y ait autant de monde qui parle aussi peu autour d une même histoire. Ce n est même pas qu ils soient tous taiseux (ce qui en effet aurait été improbable), c est qu ils ne parlent pas de tout ce qui a trait à la famille leiter, encore que avec lili, on découvre sur la fin qu il y a d autres secrets. C est intelligent, bien fait, prenant, agréable et intéressant. J ai dit étonnement apprécié car je n aurais pas pensé pouvoir apprécier d un film aussi irrésolu (sans explication, avec les intrigues développées durant le film qui n ont pas de piste d explication - en tout cas à mes yeux). Après avoir pris mon billet, j ai vu que c était le même réalisateur que le fils de Saul. Les deux sont très proches : une personne très déterminée qui erre dans un espace assez réduit en quête de quelque chose et quasiment rien de ce qui se passe autour n importe, des gens qui flottent au milieu d autres gens. Mais la ou le fils de daim est lourd, grave et pesant, on a l impression que le film est démonstratif et prétentieux. Dans celui-là, tout au long du fil, on a l impression qu il y a une histoire, qu il se passe des choses, que l histoire évolue, cela donne du coup l impression que les film est au service de son histoire. En réalité, la seule histoire qui est racontée est les esquisses sur le passé de la famille. Sur l histoire contemporaine à l époque du film, il n y a quasiment pas d évolution de l histoire. A chaque fois qu elle découvre qu il y a quelque chose qu elle ne sait pas, il n y a jamais de réponse à ses questions.
    nadège P.
    nadège P.

    Suivre son activité 102 abonnés Lire ses 538 critiques

    1,0
    Publiée le 23 mars 2019
    Je rejoins la majorité des critiques à savoir que ce film est pénible à suivre, désagréable. Que ce soit l'héroïne principale ou nous spectateurs, on est désorientés dans ce fourbis en plein Budapest à cette époque, juste un an avant la grande guerre. De surcroît, cela dure 2 h 20, donc la pénibilité est longue et grande malheureusement. A éviter.
    montecristo59
    montecristo59

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    1,5
    Publiée le 9 avril 2019
    L.Nemez a voulu se colleter aux prémisses balkaniques du premier grand embrasement industriel mondial, en se servant du petit bout de sa lorgnette comme il l'avait fait dans "Le fils de Saul". Cette fois, il prend pour prétexte le retour vers ses origines d'une orpheline cherchant à comprendre les ressorts de sa propre saga familiale hongroise. Je le dis clairement, autant son parti-pris avait pour moi fonctionné dans son premier opus, autant cette fois il m'a profondément ennuyé, voire agacé. Dans "Le fils de Saul", l'ambiance kafkaïenne des camps de la mort s'imposait à l'écran avec un sentiment d'urgence à survivre, presque idéalement servi par le procédé qui consiste à nous donner systématiquement à voir la vie "à hauteur d'homme". Mais c'est sans doute à cause de la mort omniprésente (par définition dans les KZ) que ça fonctionnait.... Ici, l'impossibilité d'une mise en perspective, générée par un procédé qui confine cette fois au tic, nous met dans l'impossibilité de comprendre quoi que ce soit au propos. On sort de là comme d'un magma décousu, quoique plutôt bien léché sur le plan esthétique, et la dernière scène dans les tranchées allemandes nous assène la conviction qu'on n'a décidément rien compris, sinon au film, du moins aux intentions de l'auteur. J'ai failli m'endormir, puis partir avant la fin. Je n'ai fait ni l'un ni l'autre mais il s'en est fallu de très peu...
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

    Suivre son activité 181 abonnés Lire ses 1 775 critiques

    4,0
    Publiée le 21 mai 2019
    En deux longs-métrages, Laszlo Nemes a su définir ce qui faisait son expression cinématographique : une focalisation resserrée sur le protagoniste principal, un goût pour la reconstitution minimaliste de l’Histoire où la simple évolution de ce même protagoniste au sein de l’espace doit suffire à engendrer une impression de réel, un recours aux plans longs qui embrassent l’ampleur d’une action sans en organiser ni la logique ni la dynamique par le biais d’effets de montage. Sous la forme d’un processus, son cinéma est donc à la fois très enfermé sur lui-même et s’ouvre pourtant aux hasards que le destin individuel rencontre. Ce destin, c’est la machine sociétale en pleine expansion, c’est le fracas des constructions humaines porteuses de destruction, c’est l’errance d’un être au sein de cette Histoire, perdu dans la recherche d’un lien familial à restaurer. Sunset capte le déchirement d’une famille sur fond de déchirement politique : le parcours d’Irisz Leiter dans un empire austro-hongrois en pleine décadence pose la question de la fraternité dans un monde rongé par la conspiration et les rivalités intestines. Encore une fois, le titre annonce le point de vue prédominant qui n’est donc pas strictement celui d’Irisz mais celui du crépuscule, période pendant laquelle le soleil embrase l’horizon de ses rayons rouges. On est en droit de penser que le soleil sur le déclin, c’est la belle Irisz qui envoûte chaque scène par sa grâce naturelle et rayonnante. Le plan-séquence qui vient clore le métrage témoigne d’ailleurs de la mort de la constellation solaire, réduite à un visage plein de boue enterré tout au fond d’un boyau. Nemes est très fort pour donner vie à une période historique qu’il ne reconstruit pas de manière classique, mais qu’il épouse par le corps de son actrice. Malgré quelques longueurs centrales qui, si elles n’attentent guère au ravissement du spectateur devant une beauté ambiante, nuisent quelque peu à la dynamique de l’ensemble, Sunset confirme l’immense talent de son cinéaste Laszlo Nemes, dont la future réalisation est attendue avec impatience.
    vidalger
    vidalger

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    2,5
    Publiée le 22 mars 2019
    Trop, c'est trop. Alors que j'avais beaucoup aimé "le Fils de Saül", tant par l'originalité du sujet que par l'absolue maitrise technique de son réalisateur, il me parait bien difficile de crier au chef d'œuvre pour ce deuxième film si laborieux. L'abondance de décors magnifiques, la pléthore de costumes remarquables, la finesse de la reconstitution historique de la Budapest du "monde d'hier" à la veille de la première guerre mondiale aboutissent à une conséquence inverse du but recherché. On ne voit que ça, au risque de se perdre dans une histoire confuse - il m'a fallu une heure et demi pour commencer à discerner de la cohérence et comprendre quelque chose - pas très bien portée par ailleurs par une héroïne principale au charisme douteux. Le flou des objectifs, la fumée régulière qui envahit l'écran plongent peu à peu le spectateur dans un brouillard qui n'aide pas à maintenir son attention éveillée. Après tant de "teasing", la chute n'apparaitra finalement pas bien originale. Tout ça pour ça ! Comme si, le réalisateur si justement distingué dès son premier film avait disposé soudain de tous les moyens du grand cinéma mais qu'il n'avait pas les épaules assez solides pour assumer. Enfin, on peut trouver bizarre ce dernier plan-séquence - magnifique au demeurant - dans les tranchées du nouveau monde, sauf à donner un coup de chapeau à Monsieur Kubrick. Si c'est ça, c'est pas mal !
    norman06
    norman06

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    3,5
    Publiée le 29 avril 2019
    Fidèle à son filmage scrutant un personnage déterminé cerné par la caméra, Nemes se meut avec subtilité dans un autre cadre historique et réalise une œuvre difficile mais fascinante. Il est ici plus proche de Bergman que de Bresson. Moins consensuel que son premier film, mais tout aussi fascinant, cet opus confirme l'importance d'un cinéaste majeur.
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