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Un visiteur
3,0
Publiée le 2 avril 2018
Bjr un joli "petit" film plaidoyer contre la guerre mais en version très soft On est loin des chefs d'oeuvre du genre "Le Pont", "Les Sentiers de la Gloire", "Voyage au Bout de l'Enfer", "Apocalypse Now"....et j'en passe. Là , on reste didactique, scolaire on prend en compte le point de vue de tous sans tirer à boulets rouges sur l'armée dont le juge militaire incarne la rigidité, la droiture mais aussi l'humanité. Rien de radical, pas trop d'images chocs et le héros rebelle à aussi sa part d'ombre. N'a t'il pas agi aussi par dépit amoureux? bref...on évite l'engagé frontal on est un peu dans une certaine torpeur comme le film tourné en pleine chaleur. C'est un film soigné, bien réalisé, avec deux acteurs 5 étoiles qui ne forcent pas outre mesure étant talentueux à la base. On dirait presque une commande pour qu'un maximum de collégiens, lycéens puissent aller le voir sans que cela ne provoque des vagues et permette un joli débat après....rien que pour cela c'est bien fait.
pas mauvais mais pas extra non plus. il y a une jolie histoire, une belle réalisation et des acteurs qui jouent très bien mais il manque quelques chose, de l'émotions je crois bien pour le classé de bon. ce ne sera pas le film qui restera gravé dans la tête.
Un film qui honore la Mémoire de l'Histoire et qui rend bien compte de ce que peuvent être les honneurs et les fausses récompenses destinés à manipuler les hommes sous couvert de sentiment patriotique. Ce film nous livre un point de vue humain, militairement désengagé, sur le premier conflit mondial et sur les guerres en général. La relation entre l'homme et le chien va entre autre renvoyer à celle qui lie les commandants à leurs soldats... On comprendra le fond de l'histoire seulement à la fin du film et l'histoire personnelle de Morlac va aussi pouvoir permettre le rachat de son ''affront à la Nation", le juge militaire en fin de carrière campé par François Cluzet l'a bien compris, lui qui aura l'intelligence du coeur, cette intelligence dont le défaut peut avoir des conséquences dramatiques. Ce film met aussi en avant la fraternité. On pense aux destins brisés, aux abus et aux injustices générés par les guerres, tout en retrouvant l'ambiance intimiste des films de Jean Becker, qui est bien présente aussi dans le roman de Jean-Christophe Rufin et que le film donne aussi l'envie de lire.
« Le Collier rouge » par son écriture soignée et sa réalisation qui l’est tout autant, aura déjà un sérieux atout dans son sac pour nous séduire... Jean Becker arrive mine de rien à rendre très réaliste cette tranche de vie, cette mise entre parenthèse pour ce soldat prisonnier durant la guerre 14-18 ! L’atmosphère des tranchées est plus que vraie, la reconstitution historique ne fait pas semblant comme souvent, et ce récit en devenant une enquête menée par ce juge enquêteur, devient petit à petit de plus en plus prenant et intrigant. François Cluzet et Nicolas Devauchelle forment un tandem plutôt humain, et le premier des deux en sortant de sa carapace, nous offre même une composition qui évolue de bout en bout ! Et l’idée de nous raconter le cheminement de ce soldat emprisonné sous forme de flash-backs révélateurs, en fait un fil conducteur auquel on s’accroche de plus en plus au fur et à mesure que le film avance ! Alors même si un certain académisme doublé d’une mise en scène un peu trop classique ou rangée, peut toujours gêner un tant soit peu, il n’en reste pas moins que la sincérité du jeu des acteurs et l’intérêt de l’un pour l’autre qui s’en dégage, auront bien raison de quelques défauts apparents... Le chien bien présent a quant à lui, toute son importance et même bien plus quand on y pense ! Une bonne réflexion sur la guerre, sur ses règles et ses enjeux, que l’on pourra toujours méditer en sortant de cette séance.
Passionné par Grande Guerre, je ne pouvais pas ne pas aller voir « Le collier rouge » … qui s’avère être très mauvais ! Lantier (François Cluzet), jeune militaire « par vocation » idéaliste mais dubitatif dès 1919 vis-à-vis de sa carrière et de son rôle de juge face à un crime de lèse-république commis le 14 juillet 1919 par Morlac (Nicolas Devauchelle) qui n’est qu’un simple paysan parti en guerre « par obligation » après quelques mois car soutien de famille. Un simple paysan mais capable de lire en une seule nuit « Les trois mousquetaires » et le lendemain d’écouter un texte de Goethe et une citation de JJ Rousseau de la bouche de la belle Valentine (Sophie Verbeeck) et de partir ainsi à la guerre profondément antimilitariste ! La mère et la sœur de Valentine sont mortes de la rougeole (toute ressemblance avec …) et son père disparu n’est ni moins qu’un juif allemand, membre de l’Internationale Ouvrière et pacifiste, et elle-même prône le slogan « Ni Dieu, ni maître », ce qui ne l’empêche nullement - en grande pionnière de l’écologie bobo – d’élever ses chèvres et de vendre ses fromages sur le marché sans jamais être embêtée par les villageois dont la ferveur « patriotique » ne semble jamais avoir existée ! Mieux, l’argument essentiel retenu par le juge Lantier qui est curieusement seul devant cette affaire singulière, est tiré des dires de l’idiot du village ! Bref une histoire en totale inadéquation pour l’époque du fait d’une vision « actuelle » de la Grande guerre avec des termes tels « la boucherie », « les marchands de canons », « l’héroïsme, la bravoure … ces conneries » … une scène de fraternisation entre les Bulgares et les Russes heureux d’apprendre l’abdication du Tsar, fraternisation déclenchée par l’entonnement de l’Internationale … reprise en chœur par les soldats français ! Le film est simple avec quelques flash-backs pour quand même montrer des scènes de guerre et je ne parlerais que très rapidement de la dernière scène qui est cul-cul à souhait avec un grand zoom arrière sur la petite maison (dans la prairie) de Valentine dont seule la lumière de la porte d’entrée reste allumée. Quelques points positifs : 1) La mention (et je crois que c’est la première fois) du rôle des amanites dans la Grande Guerre mais surement pas comme dit ici dans les tranchées des Dardanelles. 2) Le traumatisme subi par Lantier lors de la bataille de la Somme trop souvent oubliée face à la bataille de Verdun alors qu’elle fut une véritable boucherie pour les « boches », les français et surtout les soldats du Commonwealth. 3) Le chien qui est très bien dressé et « maquillé » grâce au système VHX sauf erreur de ma part. 4) Un soin constant apporté au décor … mais qui est presque trop fait « pour » avec une impression de neuf, un manque de patine, de poussière … Bref c’est un téléfilm à l’eau de rose pour les personnes pas à cheval sur l’Histoire et antimilitaristes … du grand n’importe quoi si on replace dans le contexte de la Grande Guerre et l’immédiat après-guerre. Mr Jean Becker, vous nous aviez habitué à beaucoup plus de subtilités dans vos films !
on a du mal à croire qu'un tel film ( scénario tarabiscoté, dialogues erratiques, réalisation hésitant entre vieillot, académique et amateur, sentant le low cost et le baclé à chaque seconde, et surtout interprétation désastreuse ) réussisse aujourd'hui à être distribué en salle, quand tant de bons films atterrissent directement en VAD, DVD ou plateformes internet. Et pourtant ! mystère ! mais... serais-je naïf ?
Un très joli film sur l’histoire d’un héros de guerre « grande gueule », emprisonné pour déshonneur de la nation, un juge venu en province démêler l’affaire et une femme cultivée mais qui se tue au labeur de la terre...
Les acteurs Nicolas Duvauchelle et François Cluzet sont admirables et charismatiques.
Le décor d’une France profonde, oubliée, écrasée sous une chaleur accablante et un chien qui porte un mystérieux collier rouge...
Samedi 31 mars 2018 : mon épouse et moi avons beaucoup aimé le "Collier Rouge". Même si le sujet de la Grande Guerre a été déjà maintes fois abordé au cinéma, les notions de valeurs humaines, de loyauté et d'amour sont traités dans ce film.
Une adaptation fidèle du très beau roman de Jean-Christophe Rufin. Le film est bien réalisé et bien joué, cependant les émotions manquent un peu à l'appel.
La critique de la presse moyenne dans un AlloCiné était tellement mauvaise (2,2) que je suis allé voir ce film avec beaucoup d’appréhensions. Ce fut finalement une bonne surprise et j’ai trouvé le film bon. C’est le meilleur film de Jean Becker depuis l’été meurtrier. Cela montre une fois deux plus le fossé entre les critiques de la presse et les critiques du public. Si Arnaud Depleshin avait réalisé ce film, il aurait eu de bonnes critiques, mais ce n’est que Jean Becker qui a mauvaise presse (le film de Depleshin les fantômes d’Ismael a eu 4,0 par la presse et 2,2 par le public, moi j’avais noté 0,5). Il y a une bonne intrigue, avec une fin surprenante, une belle histoire romanesque et le juge militaire joué par François Cluzet est plein de profondeur et d’humanité. La reconstitution des années d’après guerre est très bien faite, de même que les flashs backs de la guerre. Bref un film qui mérite d’être vu.
Un film remarquable en tous points. Cette brillante adaptation du roman de Jean-Christophe Rufin est servie par une réalisation sobre et élégante. Les acteurs, formidables, nous transportent dans une France d'après guerre où survivants des tranchées tentant de redonner sens à leur vie se heurtent au "réel" de l'arrière. Ce film mérite vraiment le détour, n'hésitez pas !
Très beau film de Jean Becker, rien de surprenant, une confirmation. Avec son acteur - 35 ans en arrière, déjà, dans l'été meurtrier, Francois Cluzet est impeccable, immense. C'est toujours l'été ici, mais sans Isabelle Adjani.... C' est avec Nicolas Duvauchelle, donc deux pointures, que ce film nous replonge en 1919 soit 101 ans avant - un siècle...quoi :!! C'est un beau scénario, émouvant par les reconstitutions de combats terribles, notamment corps à corps, et surtout cette histoire de fidélité presque surnaturelle entre le chien et son maître. De très belles lumières, et des images splendides. Par moments, le scénario apparait mince, et une certaine lenteur, rien de dramatique. Un beau film !!**
un peu trop sobre dans les effets et la narration en flashbacks , l'histoire 'est belle et intéressante mais je n'ai pas ressenti d'émotions dans les relations ni l'atmosphère pesante d'après guerre .