Le Faux Coupable
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Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 avril 2018
Film déroutant par rapport aux autres films d’Hitchcock car le scénario suit une histoire vraie avec peu de suspense.
Plusieurs thèmes sont traités :
- l’erreur sur l’identité
- la faiblesse des témoignages humains
- la machine infernale de la police et de la justice
- l’erreur judiciaire
- le transfert de la charge de la preuve
- le transfert de culpabilité
- la folie
- la prière à Dieu comme dernier recours
La réalisation est très soignée avec le recours au clair-obscur dans une veine expressionniste alors qu’on est déjà en 1956.
Les barreaux du guichet de l’assurance vie annonce les barreaux de la cellule.
Henri Fonda campe un faux coupable idéal avec des yeux perdus et incrédules. Son personnage essaie de trouver une solution alors que le sort s’acharne contre lui. Sa femme, interprétée par Vera Miles (Psycho, La prisonnière du désert, L‘homme qui tua Liberty Valance) sombre dans la folie alors que les témoins qui pourraient innocenter son mari se révèlent disparus les uns après les autres. Un peu misogyne tout de même.
Seul le recours à la prière semble efficace alors que de nombreux éléments religieux sont présents dans le film.
On suit l’action dans un New York des années 1950 où le couple se débat dans des problèmes d’argent. Le salaire du musicien campé par Fonda ne semble pas suffire à couvrir les frais dentaires de sa femme qui culpabilise d’avoir à se faire arracher les quatre dents de sagesse. Cette auto-culpabilisation va la rendre folle quand elle se croira persécutée dans la machine judiciaire.
Pas de rebondissement ou de course poursuite. Hitchcock inattendu dans le réalisme où la tension est absente.
Musique de Bernard Hermann moins inspirée que dans Vertigo ou Psycho.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 avril 2025
Hitchcock mit beaucoup de lui-même et de sa préoccupation thématique qu'est celle de l'homme innocent accusé à tort dans " The wrong man" (1957).

Tout comme " la loi du silence" cet opus de Hitchcock ne fut pas un succès public. Il est vrai que le scénario tiré d'un fait réel survenu en 1953 aux usa, ne correspond pas aux attentes du spectateur qui se rend en salle pour voir un film à suspens ou le cinéaste anglais est passé maître.

Essentiellement psychologique, " le faux coupable" est pourtant ( selon moi) une des très grandes réussites de son auteur.

A sa sortie (1957), cet opus de Hitchcock fût largement défendu par certains futurs cinéastes de la nouvelle vague française. Truffaut considéra " le faux coupable" comme le meilleur film de Hitchcock et Godard en écrivit le plus grand bien.

Ici Hitchcock montre la fragilité des témoignages, la part d'injustice de la justice et surtout part essentielle de son regard, les conséquences traumatiques graves que cela peut prendre pour les victimes de ces dysfonctionnements institutionnels.

C'est réalisé de main de maître, passionnant de bout en bout, avec une fin bouleversante. Henry Fonda domine la distribution et interprète un des plus grands rôles de sa carrière.

" Le faux coupable" est peut-être la réalisation la plus sous estimée du cinéaste.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2015
Certainement le film d’Hitchcock que je préfère. Avec une intrigue rendue à sa plus simple expression le cinéaste déploie tout son génie de la mise en scène. L’art du réalisateur réside dans l’exploration minutieuse de chaque détail vécu par son personnage, Balestrero, victime d’une erreur judiciaire, et qui finit par porter sur lui le masque de la culpabilité alors qu’il n’en est rien, ce qui est d’autant plus effrayant. Hitchcock, sous la forme d’un film noir, nous fait vivre quasiment en temps réel l’oppression de son personnage principal qui est en elle-même le vrai moteur de l’intrigue. Le moindre regard ou objet vu à travers lui prend parfois une dimension surréelle, jusqu’à ce plan incroyable, décadré, où la caméra va et vient plusieurs fois en panoramique sur le visage d’Henry Fonda accentuant toutes les pertes de repères de Balestrero. Le choc psychologique qui en résulte sur sa femme va la plonger dans une sorte de schizophrénie. Une fatalité qui en appelle une autre malgré finalement l’arrestation du vrai coupable. Et c’est tout l’intérêt de ce portrait de gens ordinaires que le maître se plaît à entraîner dans de sombres recoins au-delà de toute raison. La partition musicale de Bernard Herrmann ne fait que nous plonger encore davantage dans ce trouble.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2013
Film référence sur le thème de l'innocent qui devient coupable sauf qu'ici pas d'humour comme plus tard il y en aura dans la Mort aux trousses. Filmé comme un documentaire, on y verra même pas de caméo, de façon à ne pas perturber ce sombre récit. Henry Fonda incarne parfaitement cet homme qui se sait innocent mais qui reste troublé par ce qui lui arrive au point qu'il se croit lui même coupable. Sa femme deviendra folle, incarnée par Vera Miles. Il y a une belle phorographie dans les rues de New York et quelques effets sympas (le coup de la caméra qui bouge de façon sphérique dans la prison). Cependant on aura connu un travail plus admiratif du Maître, cela reste un bon film mais pas un chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 avril 2018
Un des films que je connais le moins d’Alfred Hitchcock, le maître des chefs-d’œuvre du retournement de situation et suspense garanti tel « Psychose », « Sueurs froides », l’effrayant « Les oiseaux », l’émouvant de romantisme « Fenêtre sur cour ». La mise en scène est lente et l’intrigue dramatique, basé sur une vraisemblable affaire rocambolesque d’un homme accusé à tort d’être l’auteur d’un délit de vol qu’il n’a pas commis, le fait de n’avoir rien à se reprocher, il ne peut être jugé d’une condamnation à la place d’un autre, les nerfs sont mis à rude épreuve, la probabilité du double de ressemblance comme le véritable bandit était imminente, bon film.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2022
A part Fonda qui joue bien l'innocent accusé à tort, le reste est ennuyeux et même assez loupé : l'épouse dépressive et paranoïaque, le miracle dû à la prière (!) et le vrai coupable très mauvais sosie. Encore un Hitchcock qui a très mal vieilli.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 juillet 2012
Un homme pris malencontreusement pour un autre, c'est un motif récurrent chez Hitchcock. "Le Faux Coupable" demeure néanmoins un film à part dans sa filmographie, relatant une histoire vraie. Ce genre de film a, aujourd'hui, souvent tendance à simplement reprendre un fait divers pour en tirer un long-métrage, sans trop de peine. Ici, Hitchcock rend son affaire (quelque part entre Kafka et Fritz Lang) cinématographique au possible : dès que Henry Fonda (parfait) sort de son club, il se retrouve cerné par deux policiers, qui ne faisaient que passer... Le début d'une descente aux enfers, qui réserve de grands moments de cinéma (le montage de la scène à la banque, la séquence en prison), portée par une musique étonnamment jazzy de Bernard Herrmann. "Le Faux Coupable" est un des films les plus oubliés d'Hitchcock, assez injustement par ailleurs, même s'il est vrai que la deuxième partie du film a des faiblesses (le personnage féminin et l'interprétation un peu "too much" qu'en fait Vera Miles), comme si Hitchcock s'intéressait un peu moins à l'affaire (si l'on excepte un grandiose jeu de surimpression vers la fin du film). "Le Faux Coupable" est également assez notable pour le rapport d'Hitchcock à son personnage principal : il ne le juge pas, n'ironise pas à son égard, semble presque bienveillant envers lui ; c'est assez rare pour être souligné...
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2011
En 1956, Alfred Hitchcock signe un film (comme "The Paradine Case") ayant pour cadre principal un tribunal! On y voit un homme, incarnè de façon admirable par Henry Fonda, traînè en justice parce qu'il ressemble à un autre homme qui s'est rendu coupable de vol! Les jurès, pour leur part, n'ont aucun doute sur sa culpabilitè du suspect et ils estiment même inconvenant que l'avocat de la dèfense demande un contre-interrogatoire! Un vice de forme amène l'annulation du procès et donne un temps de rèpit à l'accusè pour prouver son innocence! A un premier niveau, "The Wrong Man" utilise superbement la camèra subjective puis dèveloppe une rèflexion sur la culpabilitè de l'homme! il faut souligner ègalement la composition surprenante de Vera Miles qu'on a longtemps cantonèe dans les productions mineures! Dans le rôle de l'èpouse, elle y est remarquable! Ce magicien du suspense qu'ètait Hitchcock, celui par qui les innocents se comportent comme des coupables, a signè ici un beau film kafkaïen avec un Fonda impèrial...
lillois
lillois

124 abonnés 454 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Fait unique, Alfred Hitchcock s’adresse à nous. Il introduit le récit qui va nous être relaté. Tout, nous dit-il, y est véridique (précision utile puisqu’on pourrait aisément croire cette histoire écrite pour lui tant le thème abordé est familier de son oeuvre). Pour des exigences cinématographiques, sa mise en scène ne prend pas le parti absolu du héros, à tel point qu’on en vient à se demander malgré tout s’il n’est pas réellement coupable (solution de facilité pour avoir un beau revirement). Mais rappelons-nous les mots du maître : tout s’est réellement produit ainsi. De plus le titre s’avère sans équivoque. "Le faux coupable" projette donc un honnête citoyen dans une tourmente judiciaire. Un jour de janvier 1953, Manny Balestrero est identifié par erreur par une succession de personnes (belle façon d’illustrer les facéties de la mémoire humaine qui accepte une réalité approchante en lieu et place d’une vérité). Interrogé puis placé en détention, une lourde condamnation pour hold-up se profile. Aidé par sa femme Rose et un avocat interprété avec conviction par Anthony Quayle, il lui incombe d’apporter au plus vite la preuve de son innocence, mais le sort s’acharne... Le scénario défie les lois de la probabilité. Les séquences dramatiques entre Henry Fonda et Vera Miles sont assez nombreuses et le ton grave. On voit la dégradation progressive de l’état de santé mental de son épouse. Hitchcock cède même à la tentation du sentimentalisme dans une courte scène avec Bob et son père. Au final se déroule sous nos yeux un drame à visage humain, profondément injuste et duquel échappe tout contrôle. Ce long-métrage à part dans une filmographie fournie présente avantages et défauts. Si les acteurs principaux sont excellents et que quelques plans sont créatifs (le regard de Manny derrière sa porte de cellule ; superposition d’images), le rythme n’est pas assez soutenu. J’ai vu plus de vingt-cinq Hitchcock, très franchement celui-ci n’est pas celui qui m’a le plus passionné.
Scofield
Scofield

37 abonnés 941 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2025
Après "L'inconnu du du Nord Express" (1951) où Hitchcock nous propose quelques éléments tirés par les cheveux, il remet un couche avec ce film de 1957 où les facilités scénaristiques sont de nouveau de sortie. Il est encore concevable que l'accusé ressemble au vrai coupable, mais quand ... spoiler: les écritures des 2 protagonistes se ressemblent et qu'ils font la même faute d'orthographe, ça craint. A côté de ça, 2 témoins sont comme par hasard morts. Ajoutons y que l'épouse de l'accusé devient folle.
Ce polar est tout de même correct et ça fait plaisir de revoir Henry Fonda. Il faut malgré tout féliciter Hitchcock pour son travail de bonne qualité.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 mars 2015
Un film différent dans la filmographie d'Hitchcock, avec une approche plus documentaire, pour instaurer véritablement un mal à l'aise pour le spectateur qui doit "supporter" les accusations sur le personnage, brillamment incarné par Henry Fonda. Henry Fonda, complètement abattu, propose une interprétation magistrale, développant un sentiment d'impuissance dans cette machine infernale. L’identification du spectateur pour ce personnage est inévitable et totalement humaine. Dans l'analyse en lien, on analyse les modalités véritables de ce mal à l'aise, comment fait Hitchcock pour rendre le spectateur totalement mal à l'aise (on étudie le travail des scénaristes, le travail de structure, le jeu de Fonda, la réalisation de Hitchcock et les partitions musicales de Herrmann). Belle réflexion sur la culpabilité des hommes, la fragilité des témoignages avec des constats amers et cruels, le film parvient à émouvoir le spectateur.
Virginie.maestro
Virginie.maestro

39 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2012
Pas mal du tout , avec un henry fonda trop trop touchant! Surmen l'uns de ses meilleurs rôles cinématographiques, henry fonda m'a profondément touché dans ce film! Un film qui ne laissera personne indemne dès son exit. Voyez le si vous ne l'avez pas encore vu, ce film est de plus tiré d'une histoire vraie!!! Bluffant!
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 624 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 avril 2020
Voilà un film qui ne brille pas par un suspense haletant que l'on connait dans d'autre œuvres du maitre. Peut-être est-ce du à un scénario trop calqué sur la réalité de la vie de tous les jours ; même si être condamné pour des crimes que l'on a pas commis doit être épouvantable à vivre. Cela fait donc un peu trop fait divers et pas assez alambiqué pour qu'on y adhère. Si en plus à cela on ajoute qu'au US il y a plus de condamné injustement que partout ailleurs dans le monde, ce film parait vraiment banal.
A voir à la rigueur par les férus de Hitchcock.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mars 2023
Inspiré d’une histoire vraie, ce long-métrage d’Alfred Hitchcock est sorti en 1956. Tourné en noir et blanc, ce qui renforce le caractère sombre du drame, ce film retrace l’histoire d’un homme victime d’une erreur judiciaire. Henry Fonda prouve ici tout son talent en interprétant avec sensibilité cet individu isolé qui perd pied peu à peu. Il s’agit d’une œuvre à part dans la filmographie du réalisateur britannique, en raison notamment de l’absence totale d’humour et de romance ; ce dernier a même renoncé à son caméo habituel préférant faire une apparition en tant que narrateur dans les premières minutes. Bref, un drame social plus qu’un thriller.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 décembre 2025
Hitchcock s’associe à Henry Fonda pour mettre en scène un fait divers réel.

Un musicien de jazz est accusé à tort d’une série de braquage. Pour cet homme honnête et sa famille c’est le début d’une longue descente aux enfers, à mesure que le système judiciaire se referme sur lui.

« Le maître du suspense » met en scène son schéma phare : celui d’un citoyen intègre et sans histoires, plongé malgré lui dans un environnement immoral, qui le dépasse.

Le film a une approche documentaire de la mise en scène et extrêmement précise dans la reconstitution de cette affaire, en tournant sur les lieux réels ou en faisant appel comme figurants à des protagonistes de l’affaire.

Un Hitchcock mémorable pour cette collaboration entre ce metteur en scène et ce comédien légendaires. Un film plutôt mineur dans la période américaine du maître, mais qui influencera des cinéaste en Europe et notamment les réalisateurs de la Nouvelle Vague française, dans cette approche naturaliste et documentaire du sujet.
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