Sans faire partie des grands films de Sir Alfred, La Loi du silence est un grand thriller assez méconnu au scénario solide et intelligent. Remarquable de bout en bout avec un formidable Montgomery Clift, le suspense est présent jusqu'à la dernière seconde du film.
Est-ce vraiment Hitchcock qui a scénarisé ce film ? C'est foncièrement saugrenu par moments, à l'image de la musique : par exemple, au début, Dimitri Tiomkin reprend maladroitement le Die Irae que Berlioz lui-même avait récupéré (et encore plus tard Kubrick) - mais où est Bernard Hermann ! Quant au reste, si ce n'est l'incroyable présence de Montgomery Clift, c'est quelque peu raté, et pas seulement parce que le film a mal vieilli. L'idée de départ était pourtant intéressante, c'est dommage.
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1,0
Publiée le 10 mai 2021
Tourné au Québec le prêtre Michael Logan (Montgomery Clift) fait avouer à un homme qu'il a assassiné un autre homme. Selon les lois de l'église Logan ne peut pas dire à la police ce qu'il sait. Il finit par être accusé du meurtre lui-même parce qu'il ne peut pas expliquer où il se trouvait au moment du meurtre. Il était avec une femme mariée (Anne Baxter) qui est amoureuse de lui et il va être jugé pour meurtre. Doit-il rompre ses vœux et révéler l'identité du tueur ce n'est pas une mauvaise idée mais ce film est ennuyeux. Il est tourné dans un noir et blanc austère malgré les publicités du studio qui disent qu'il a été tourné dans un Québec coloré. La musique est presque ininterrompue pendant la première moitié du film ce qui ne correspond pas du tout au contenu. Clift était un grand acteur mais il est terrible ici. Baxter est la seule raison de voir ce film. Elle est formidable dans son rôle donnant une meilleure performance que ce film ne le mérite. Mais dans l'ensemble Alfred Hitchcock n'avait pas le cœur à le faire et cela se voit. C'est dommage car l'histoire était prometteuse...
Le synopsis est gonflé!!!! Un prêtre accusé de meurtre et qui ne peut se disculper qu'en avouant sa relation avec une femme mariée....... Mais le prêtre qui connaît l'assassin ne peut l'avouer sans trahir le secret de la confession. Une idée de départ particulèrement retors!!!! Mais de cette relation sentimentale il en est tout juste question (la petite scène de rendez-vous d'amour dans le kiosque.....) tant les évènements provoqués par cette mort amènent leur lot de film noir et de mystère. Clift est étonnant de résignation et le final complètement inattendu avec son suspense très original. Vraiment bien
Dans la ville de Québec, un avocat est tué. L’assassin se réfugie à l’église, et se confesse à un prêtre catholique. Ce dernier se retrouve alors écrasé par le secret de la confession, d’autant plus que les circonstances vont faire de lui le suspect idéal ! « I Confess » dispose ainsi d’un point de départ original pour l’époque, et en tout cas toujours efficace vu d’aujourd’hui. Car même si le film ne figure pas parmi les grands classiques hitchcockiens, il demeure très intéressant. En premier lieu, le choix de tourner à Québec est assez rafraîchissant. Certes le contexte canadien est à peine exploité dans le scénario (on y entend quelques phrases en français, sans influence sur l’intrigue), mais les décors et surtout les églises de la ville sont joliment filmés. C’est surtout le concept du film, et le protagoniste, qui cristalliseront les enjeux. Montgomery Clift incarne avec sensibilité cette homme accablé, qui pensait avoir trouvé le salut avec la foi et les ordres, pour se rendre compte qu’ils lui imposent une bien terrible épreuve ! Les seconds rôles ne sont pas reste, tandis que la mise en scène de Hitchcock offre de beaux moments de suspense, et quelques scènes assez fines (les interrogatoires notamment).
Un prêtre est-il prêt à respecter le principe du secret de la confession, au risque d’y sacrifier sa vie. Un film noir tortueux, parfois un peu poussif, mais servi par la mise en scène brillante d’Hitchcock qui nous offre de bons moments de suspense, et porté par l’interprétation excellente de Montgomery Clift en prêtre tourmenté.
Montgomery Cliff est parfait dans ce rôle de prêtre. sa grande intériorité permet de traduire les dilemmes et troubles de son personnage. Le couple maudit qu'il forme avec Anne Baxter est touchant comme toute histoire d'amour tragique. C'est un Hitchcock très émouvant et un suspense impeccablement ficelé.
Un film intéressant sur le thème religieux du secret dans le confessionnal mélangé avec du suspense dirigé par Sir Alfred Hitchcock en 1951 !! On peux peut ètre dire que "La loi du silence" est une oeuvre mineure dans la longue carrière du cinéaste parce qu'il a fait mieux (surtout après) mais l'intrigue est palpitante a suivre. Un soir, vers 23 heures 30, un homme est assassiné par un criminel qui se rendra juste après à l'église se confesser auprès du prètre qui écoute les détails mais, de coutume, garde secret par la loi de l'église . Le lendemain matin, il se rend sur les lieux faire les prières et croise son ex compagne quand il était dans le civil ce qui n'échappe pas à l'inspecteur de police d'un oeil surtout qu'après , des témoins révèlent à la police que le tueur avait un habit de curé et la, on plonge dans la paranoia, le questionnement, comme sait si bien faire le maitre. Long métrage que j'ai bien aimé suivre, beaucoup de suspenses , une musique qui reflète bien les émotions signé Dimitri Tiomkin et les cadrages de caméras posés ou il faut pour raconter l'intrigue. Montgomery Clift est remarquable dans la peau du curé avec d'excellents comédiens à ses cotés comme Anne Baxter ou Karl Malden. A voir.
Le maitre a tellement produit que l'on est passé à côté d'un film comme celui-ci. Certes ce n'est pas un chef-d'œuvre, mais on ne peut y trouver aucun défaut majeur. Le cœur du suspens est bien sûr que le nom de l'assassin est très vite connu, mais révélé… en confession. A un prêtre qui a un passé, comme tout le monde. Va-t-il tenir sa parole? Baxter et Clift font le job, le scénario maintien l'incertitude jusqu'au passage au tribunal. Le rythme est un peu lent, mais la mise en scène est riche et alterne scènes de confrontations avec de gros plans pour sonder les intentions des personnages. Et pour un peu, on se croirait presque dans la ville de Québec pour de vrai! TV vo - mai 2024
Il y a ici, comme dans le faux coupable un éloignement du cinéma purement Hitchcockien, bien sur, il y a le thème de l'accusé à tort et de la rédemption, les faux semblants et la vérité. Le film s'inscrit comme dans une série noire, le film est sombre, dès les premières images, sombre par son histoire aussi, même si l'on devine par qui arrivera la rédemption, on est curieux de voir comme l'abbé va se sortir de se traquenard. Celui-ci joué par le beau Montgomery CLIFT que l'on ne peut pas vraiment qualifier d'expressionniste, tant il joue toutes les scènes sur le même registre, Hitchcock qui aime faire passer les émotions, ou des messages à travers le regard de ses acteurs, à là, un peu de mal à trouver matière à nous surprendre. L'acteur vedette semble perdu, rare sont les moments où ses expressions diffèrent; il est accusé de meurtre, et il reste quasi impassible. Le film mérite le détour pour découvrir une nouvelle facette dans la filmographie du réalisateur, mais ce n'est pas celui-là qui le portera au firmament des grands d'Hollywood.
La Loi du Silence , bien que ne rentrant pas dans la liste officielle des chefs d'oeuvre du Maître, il est urgent de reconsidérer ce film comme une pièce maîtresse dans sa filmographie. Pour ses premiers plans Langiens et la beauté de sa photo toute en contraste et bien sur pour la présence habitée et éblouissante d'intensité de Monty Clift dont l'aura est telle qu'il rend ,et c'est le principal problème du film, la performance d'Anne Baxter totalement insignifiante et saturée de fadeur.
“La loi du silence” ou “I confess” dans son titre original décrit le soir d’un meurtre où un homme revêtu d’une soutane abat un avocat pour lui dérober son argent. La même nuit, le meurtrier se confesse auprès du père Michael Logan, sur qui vont se porter les soupçons. Ce dernier va devoir se défendre en procès après avoir été arrêté. Mais le père doit se taire car est lié par le secret de la confession. Oeuvre méconnue d’Alfred Hitchcock, “La loi du silence” n’en est pas moins intéressante. Le réalisateur pousse la réflexion de l’engagement spirituel au plus haut en l’opposant avec la volonté de s’innocenter. Le casting n’est peut-être pas charismatique, mais le lent exercice de marcher sur les codes de la moralité est palpitant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un nouveau suspense hitchcockien, encore plus psychologique peut-être que sa moyenne ordinaire, jouant habilement sur la question des mensonges et silences qui viennent nourrir l'engrenage fatal. A cet égard, la figure de Montgomery Clift se prête magnifiquement à l'exercice, traduisant les tourments intérieurs du personnage dans la moindre de ses expressions. Les autres acteurs sont également bien employés, avec des interactions très travaillées et un équilibre global qui rend chaque scène aussi utile qu'importante pour l'histoire. Subtilement amené mais sans grands effets de mise en scène, le dénouement est redoutable d'efficacité.