Coeurs brûlés
Note moyenne
3,7
135 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

18 critiques spectateurs

5
3 critiques
4
5 critiques
3
5 critiques
2
5 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2025
Premier titre (1930) réalisé par Josef Sternberg avec Marlène Dietrich comme vedette à avoir été présenté sur le sol nord américain ( " l'ange bleu" réalisé avant " Morocco" en Allemagne sera projeté après aux usa).

C'est donc avec ce film que Dietrich, recrutée par la Paramount pour concurrencer Greta Garbo ( vedette de la MGM), lança sa carrière américaine et les six collaborations avec Sternberg.

Dietrich donne la réplique à Gary Cooper dans cette histoire d'amour fou entre deux exilés volontaires, dont les hasards de la vie font se rencontrer au Maroc.

Exotique et d'une très grande réussite, les deux acteurs vedettes deployent un charme exceptionnel. Dietrich se montre de surcroît d'une modernité exceptionnelle et crève l'écran.

Certains commentateurs professionnels expriment leur interrogation sur les raisons qui poussent le personnage incarné par Dietrich à tomber amoureuse d'un Cooper incarnant " un légionnaire maladroit qui ne passe pas sous les portes sans se baisser".

Quand on suit le personnage dans son rôle de séducteur ( de nombreuses femmes, tant du cru que parmi les occidentales sont en pâmoison devant Cooper), sans parler de l'aura permanente de l'acteur lui-même des années 1930 jusqu'au années 1950, on ne peut qu'être étonné devant ce genre de remarque.

Notons enfin que Sternberg ( réalisateur phare de la période du cinéma muet et des années 1930 ) n' avait pas comme personne une très bonne réputation.

De nombreux acteurs de premier ordre ( Cooper notamment) ne voulaient plus travailler avec lui en raison d'un caractère ombrageux et caractériel. Sa réputation explique sans doute pour partie la fin précipitée de son admirable carrière ( dont " Coeurs brûlés" est une des pièces maîtresses).
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2023
Un mélodrame exotique et gracieux où l’amour de Marlene pour le légionnaire Gary Cooper se révèle plus grand que le Maroc tout entier, et le suivra par-delà le Sahara. La scène finale est sublime.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2023
A l’inverse de Don Jose, il ne va pas déserter pour elle!!
Même avec son regard oblique très aguicheur…..
Mais elle va quand même choisir la passion à l’amour dans un dernier baiser d’honneur. Celui qui veut tout dire sauf l’engagement.
Il faut aimer un rythme lent, peu de péripéties mais un récit qui se concentre sur la relation des cœurs.
Pas mal
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mars 2020
Je trouve ce film relativement ennuyeux aujourd'hui. Je n'exclu pas la possibilité de l'avoir vu dans de mauvaises conditions, et qu'il était plus impressionant à l'époque. Mais aujourd'hui je vois un film assez banal, des acteurs correctes sans plus,... Et une narration vraiment ennuyante.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2020
Drame sentimental qui fît de Marlene Dietrich une star aux États-Unis, ce long-métrage de Josef von Sterberg est à découvrir car l'interprétation du casting est vraiment excellente, les décors particulièrement soignés et la mise en scène ne manque pas d'élégance. Dommage tout de même que le scénario propose une histoire d'amour finalement assez banale, car cela empêche cette oeuvre d'être vraiment marquante.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2019
Splendide film qui franchit allègrement ses 90 ans sans aucun dégâts ! Derrière la romance sentimentale , Sternberg dresse un étonnant portrait de femme qui choisit son destin, embrasse les dames en frac et drague SON légionnaire, bel orgueilleux qui préférera fuir que d’avouer son amour. Tragédie racinienne entre trois êtres, élégants et beaux, qui s’aimeront à contretemps et passeront à côté du bonheur pour une longue descente vers… Dans un Maroc aux décors extravagants, avec des ombres magnifiques, les premiers travellings magistraux, des dialogues rares et acérés comme des passes d’armes, une Marlène Dietrich au firmament, Josef von Sternberg réussit un film d’anthologie qui inspirera bien des réalisateurs, dont l’immense Visconti.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2018
Sur le bateau qui l'amène au Maroc, Amy Jolly (Marlene Dietrich), artiste de cabaret, fait la connaissance de La Bessière (Adolphe Menjou), un riche esthète qui s'entiche d'elle. Mais la chanteuse, qui semble fuir un lourd passé, repousse ses avances et lui préfère Tom Brown (Gary Cooper), un beau légionnaire.
Tom Brown est envoyé au combat par un adjudant jaloux dont il avait séduit l'épouse. Son escouade est prise sous le feu ennemi. De lourdes pertes sont annoncées. Amy Jolly se résout à épouser La Bessière. Mais Tom Brown a survécu.

Morocco (parfois diffusé en France sous le titre Cœurs brûlés) est le deuxième des sept films tournés par von Sternberg avec "la" Dietrich, le premier à Hollywood avant même la diffusion aux États-Unis de L'Ange bleu. La Paramount avait repéré l'actrice berlinoise et l'avait mise sous contrat avec son réalisateur pour concurrencer Greta Garbo signée par MGM.

"Morocco" vaudra à Dietrich une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice en 1931 et une notoriété mondiale. Utilisant tout le potentiel de sa star, Sternberg fait d'une bluette un drame antique. La "scandaleuse de Berlin" (c'est le titre du film de Billy Wilder dont elle jouera le rôle titre vingt ans plus tard) joue avec un étonnant modernisme le rôle d'une femme libre. Son numéro de cabaret est un morceau d'anthologie. En queue-de-pie et haut-de-forme, elle embrasse à pleine bouche une spectatrice (c'est dit-on le premier baiser lesbien de l'histoire du cinéma) et, renversant les stéréotypes, drague Gary Cooper, la pose alanguie, la fleur à la boutonnière.

Alors que le cinéma parlant en est à peine à ses balbutiements, "Morocco" utilise les dialogues et le son avec une étonnante maîtrise. Mais ce qui frappe peut-être le plus aujourd'hui, c'est l'utilisation des décors. L'action de "Morocco" est censée se dérouler au Maroc. Un Maroc reconstitué en carton pâte sous le soleil de Californie. Une reconstitution qui d'ailleurs n'a pas la prétention de leurrer le spectateur. Mais ce Maghreb fantasmé, où l'on aperçoit en arrière-plan l'ombre d'un minaret, la silhouette d'un chameau, une moukère voilée, inspirera aussi bien le cinéma américain (Casablanca) que français ("La Bandera", "Pépé le Moko", "La Maison du Maltais"...).
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2017
Dans le genre "je t'aime, moi non plus" Morocco livre une passion brûlante sous la chaleur marocaine entre une artiste un peu paumée, venue "se suicider" au Maroc dans cet enfer et un légionnaire. L'histoire est assez universelle, un couple qui se tourne autour pendant tout le film, mais le cadre colonial, avec l'ambiance marocaine, Gary Cooper permet de donner un côté colonial assez frais et appréciable.

Les rues marocaine avec les femmes voilées dans les alcôves qui regardent passer les légionnaires plein de poussière qui s'en vont ensuite dépenser leur solde au café, ça a un charme fou.
Après le couple manquait peut-être d'un peu alchimie qui aurait pu rendre la passion entre Dietrich et Cooper plus brûlante, là ils disent qu'ils s'aiment, mais ça ne se ressent pas forcément tant que cela à l'image (un peu certes, mais pas tant que ça).

Reste que le petit jeu où ils se tournent autour pendant 1h30 reste rafraichissant et que la fin annoncée bien en amont allie à la fois le cocasse au tragique, avec peut-être un soupçon d'ironie.

Un petit film sympa.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2016
Un film sauvé par la radieuse Marlene Dietrich, mais ça ne suffit à un faire un grand film.
La romance entre les deux personnages principaux m'a laissé de marbre.
Les deux acteurs sont bons, même si c'est Marlene Dietrich qui clairement tire le film vers le haut.
Les décors et les costumes font preuve d'un bon réalisme pour voir que le film date des années 30.
D'une manière générale, il ne se passait vraiment pas grand chose dans ce film et on a tendance à s'ennuyer. Josef von Sternberg ne m'a pas séduit sur ce film.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2015
Un film sur l'amour fou entre un légionnaire sorti de nulle part et une chanteuse de beuglant. Voilà qui pourrait donner n'importe quoi, sauf qu'ici c'est complètement transcendé. Une photographie magnifique, il faut voir ces jeu d'ombres au début, de longs travelling comme Sternberg les adorait, une belle musique (Marlene chantant "Lorsque tout est fini…"), Et puis les acteurs sont fabuleux, Marlène bien sûr, mais aussi Gary Cooper jouant un jeu inhabituel et désinvolte. L'histoire est moins schématique qu'on ne pourrait le penser : si la jalousie de Cooper l'égare, on notera que Marlène respecte son richissime bienfaiteur, lequel n'hésite pas par amour pour elle à la rapprocher de Cooper. Notons aussi Le baiser sur la bouche que donne Marlène à une spectatrice du cabaret et qui est probablement le premier baiser lesbien public montré au cinéma. Des situations complexes, intelligentes et osées qui disparaîtront pendant 30 ans du cinéma américain avec le Code Hays. Quant à la fin, on peut en penser ce qu'on n'en veut mais qu'on ne vienne pas me dire que ce n'est pas sublime !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 29 juillet 2014
Les films manquaient de cohérence dans le montage à cette époque ce film en est l'illustration avec souvent des scènes qui s'arrêtent aux moments intéressants. Le film tire surtout avantage de la présence de Marlène Dietrich et d'une certaine qualité d'images.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 août 2013
Comme souvent ce n’est pas le film le plus connu d’un réalisateur réputé qui est son meilleur. Lorsque on a vu, admiré, adoré les 7 films de Von Sternberg / Marlène Dietrich c’est ‘’Morroco’’ que l’on place en premier pour toutes sortes de qualité mais surtout pour un classicisme digne de notre grand Racine avec des images exprimant les non dits d’une beauté cinématographique absolue. Seul compte ce qu’on appelle communément le ‘’coup de foudre’’ qui va crescendo jusque au plan final qu’on n’ose espérer tant il est sublime. Les dialogues sont rares, ils n’en ont que plus de force et les 3 acteurs parfaits. Nul homme à 30 ans ne peut prétendre être plus séduisant que Gary Cooper et nulle femme, du même age, plus troublante que Marlène Diétrich filmée par son amant au plus fort de leur passion. A cause du sujet romantique en diable, Morocco est un ‘’film de femme’’ et les spectatrices y sont plus sensibles que les spectateurs ce qui empéche nullement les hommes cinéphiles d’être admiratifs devant l’écran. Adolphe Menjou est fort loin d'être ridicule et la façon dont Amy l’embrasse après avoir pris sa décision en serait révélatrice s’il en était besoin. Marlène est étonnante, sa façon de jouer et de séduire est unique, sa réputation n’est pas vaine , les prochaines décennies ne l’oublieront pas. Les décors artificiels reflètent à merveille la nature même de l'art du cinéaste qui rend plus vrai que vrai la réalité, on est aussi loin géographiquement du Maroc que l'on est proche de l'impalpable; Il n’y a pas plus beau film sur la passion amoureuse, 6 étoiles.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2012
Marlène n’a rarement été aussi belle que dans ce film ou Gary Cooper n'en finit pas de se déplier et de raser de la pointe de ses cheveux sous nos regards effrayés le haut des chambranles.

Ah il l'aime Josef sa belle et il le montre en lui offrant le secret des dominations et des dépendances gravitationnelles entre hommes et femmes.

Une virilité féminine s'affirme sous un chapeau claque choisissant ses futures proies dans une froideur presque indélébile.

La sublime malgré ses crises de dominances est touchée par Eros parachutant son propre clone, un légionnaire sans repères durables préférant les frivolités de la taverne et l'indécis des combats au repos du guerrier.

En entretenant perpetuellement une liberté la belle montre soudain un besoin de soumission inassouvi en contemplant chez l'autre les inconvénients de son propre reflet.

La belle se voit au miroir, devient blessée en visualisant ses propres concepts d'indifférences, elle subit à son tour les leçons de tous les désagréments d'un désintérêt.

La froideur des sentiments se renvoie sa propre image.

Pas grand-chose d'autre à dire sur ce film daté sauf la prestigieuse scène finale montrant une convertie se soumettant pieds nus au devenir de son homme en le suivant au pas sur la braise d'un sable lumineux dans des roulements de tambours sans musiques. Quel final !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 août 2010
Marlene Dietrich une nouvelle fois meneuse de revue déchirée entre deux amours. A voir pour le traitement du noir et blanc de Sternberg; et pour l'image sociale de la femme et des marocains colonisés.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2009
Un film dominé par la prestation remarquable de la grande Marlène. Pour le reste, il faudra oublier le scénario colonialiste et parfois douteux. Reste la scène finale où Marlène suit un Gary Cooper plus transparent que jamais, pieds nus dans le sable. Un film dont on peut se passer.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse