Un Amour impossible
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286 critiques spectateurs

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Rolling!
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0,5
Publiée le 10 novembre 2018
Chantal adulte explique l’aveuglement et la passivité de sa mère (Rachel) par le choc des cultures et des milieux sociaux. C’est son point de vue et elle est libre de le défendre. Mais le film nous décrit surtout son père (Philippe) comme un pervers narcissique, caractéristique qu’on peut trouver dans tous les milieux sociaux, et qui justifie à lui seul son comportement sadique sans qu’il soit forcément pertinent de le réduire ou de le généraliser à un écrasement social. Son père est un malade, il a trouvé cette faille chez Rachel, et il va donc en faire son arme destructrice. Dans d’autres contextes il en aurait utilisé une autre, pourvu qu’elle vise à creuser une faiblesse jusqu’à la rendre culpabilisante. Rachel spoiler: n’y résiste pas
et c’est là que j’ai décroché du film. Comment une femme suffisamment forte et intelligente comme elle peut-elle se laisser séduire, impressionner spoiler: puis malmener
par un type pareil, sans même spoiler: qu’il n’y ait de menaces physiques
? Comment peut-elle ne pas être dégoûtée spoiler: qu’il puisse la toucher encore
? Je veux bien que l’amour reste un mystère, mais lorsqu’il engloutit la fierté et la dignité de l’autre, alors on peut se poser des questions sur la responsabilité des événements. Quand, au début de leur liaison, Philippe spoiler: reprend Rachel à propos d’une faute de grammaire
, il était déjà temps pour elle de claquer la porte. Le reste n’est qu’un crescendo lamentable de vexations odieuses et insupportables pour Rachel et pour quelques spectateurs comme moi, si j’en crois le nombre de Oh… de compassion mais aussi d’incompréhension qui se sont élevés chaque fois dans la salle. J’ai donc fini par me détacher de ce drame familial où la perversité du père est trop flagrante (le portrait de Philippe est sans nuances), et la passivité de la mère trop mal justifiée par l’amour, qu’on ne peut tout de même pas ramener à toutes les sauces et rendre responsable de tout. Virginie Efira était le meilleur choix pour le film. Egale à sa propre incarnation ambivalente, elle révèle avec grand talent les forces et les faiblesses du personnage. Au final, je me suis rarement senti aussi agacé et mal à l’aise en regardant un film. A la télé j’aurais zappé. PS : le plan sur la foufoune de Virginie Efira ou de sa doublure est probablement le mieux cadré du film. Comme quoi, quand on veut s’appliquer, on peut :)
gonin.robert
gonin.robert

5 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2018
Je n'ai pas lu le livre de Christine angot aussi je me suis laissé porter par le film et comme la mère superbement jouée par Virginie efira je n'ai pas deviner l'horreur qui apparaît au fil du temps.
DamienZ
DamienZ

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2018
Un Amour Impossible, une adaptation de l’œuvre de Christine Angot, parfaitement mis en scène par Catherine Corsini est un beau film relatant avec beaucoup d'empathie les différents protagonistes de cette famille. Catherine Corsini évite de juger dans la facilité certains personnages torturés. C'est film digne, sensible avec des actrices remarquables (mentions spéciales pour Virginie Efira et Camille Berthomier). Les sujets sont graves et douloureux mais la réalisatrice les filment avec talent.
Carol S
Carol S

18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2018
J'ai déjà publié un avis sur la page du Masque et la plume; je le complète ici. Le cinéma de Corsini ne fait pas les pieds au mur, il est réaliste et profond. En revanche, la maîtrise de la réalisation s'accomplit de film en film ; elle est au 7e art, ce que la peinture à l'huile est à l'aquarelle : une eau-forte, chargeant les images d'une substance charnelle qui nous imprègne durablement. Même avec un narrateur, UN AMOUR IMPOSSIBLE s'émancipe de la littérature pour donner un corps visuel au récit d'Angot. Cette flamboyance sobre enveloppe tout le film, prenant le temps d'en développer avec fluidité chaque étape : l'histoire d'amour, très belle, renoirdienne par ses différents cadres naturels et sa lumière, la maternité et la vie quotidienne, les séquences de ruptures et de désillusion qu'il faut bien digérer pour survivre, de cette mère subissant l'imperceptible métamorphose du temps. Tout l'inverse de sa fille, déclinée en plusieurs actrices hétérogènes, une personnalité qui se révolte, avance par éllipses et par bonds, à la mesure des terribles vérités qui vont se révéler. La jeunesse est ici montrée dans son caractère sophiste, intellectuelle qui tente "d'expliquer" à la "génération d'avant" l'origine sociologique de son conditionnement. C'est évidemment pathétique et renvoie les deux destinées dans une unité opaque : L'amour impossible n'est-il pas, en définitive, celui de saisir et d'embrasser le sens d'une vie qui les emporte et les dépasse ?... Merveilleuse Virginie Efira, toute d'intériorité et de gravité insondable, au service de cette mère insubmersible, parfait Niels Schneider dans la séduction et la cruauté distante du père irrésolu ; nul besoin de transgression dans la réalisation, elle est le COEUR même du film - comme de tous ceux de Catherine Corsini.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2018
Adaptation du roman phare de Christine Angot, "Un amour impossible" est un film fleuve qui retrace l'ensemble d'une vie. C'est étonnamment dense, percutant et fort. Les thématiques centrales vont au delà des histoires d'amour romanesques habituelles ; elles sont sous-jacentes et intrinsèquement liées aux tripes des personnages. Mais surtout, "Un amour impossible" offre sans doute le plus grand rôle à Virginie Efira qui se montre ici bouleversante.
L'histoire démarre à la fin des années 50 à Châteauroux où une jeune dactylographe fait la connaissance d'un jeune homme charmant. Ensemble, ils vont vivre un amour passionnel et fougueux, et ce, jusqu'à ce que la jeune femme tombe enceinte. Cet événement va révéler la nature ambiguë de son amant, refusant de se marier et d'assumer ses responsabilités paternelles.
Dieu sait que je ne supporte pas la personnalité publique qu'est devenue Christine Angot, mais il faut admettre que son histoire, aussi transformée soit elle pour le cinéma, est saisissante par ses portraits de femmes fortes et ses sujets très sensibles. C'est un film fleuve qui retrace quasiment toute une vie, de sa rencontre avec cet homme qui aura une emprise néfaste sur elle à ses vieux jours, confrontée aux questionnements de sa fille unique devenue adulte. C'est un film rare car il interpelle par sa représentation de la relation homme/femme mais aussi mère/fille, en prenant le temps de complexifier les relations sans craindre les longueurs, et ça marche ! La dangerosité toxique de cette histoire n'est pas expliquée ou mise en avant ; j'ai moi-même pris du temps à mettre des mots sur ce qui était racontée. Tout est très subtilement tissé et narré, sans pathos, via des scènes de la vie quotidienne jonchées d'ellipses, sortant d'une autre époque, ce qui semble apporter une distance à l'action alors que ces thèmes sont encore au gout du jour et tendent à l'universalité. Au départ, on peut mettre un certain temps à accepter la voix off monotone mais on se rend compte que la distance d'une narratrice est nécessaire face à la tragédie sous-jacente qui n'est pas mis en scène.
Je pense que "Un amour impossible" ne serait rien sans l'incroyable performance de Virginie Efira qui campe son meilleur rôle, le plus riche et subtil qu'elle a eu à interpréter jusque là. De ses 25 à ses 65 ans, elle est bluffante dans ce rôle de mère célibataire empiergée dans les vices de cet homme à l'apparence parfaite. Elle est juste, naturelle, solaire et torturée et interprète une palette d'émotions foisonnante et prouve une bonne fois pour toute qu'elle est une très grande actrice. Niels Schneider, dans le rôle de l'amant, se colle aussi à un personnage très complexe, un pervers-narcissique qui ne fait que tromper nos attentes de spectateur. Il est dérangeant et à la fois assez hypnotisant.
J'ai personnellement moins accroché avec la dernière partie qui se passe de nos jours où la fille unique demande des réponses à sa mère qui s'est reconstruite. J'ai trop vu Christine Angot et son tempérament infernal et ça m'a totalement sorti de ces deux heures de vie quotidienne frustrées. Au delà de l'incohérence temporelle qui rend ce dénouement impossible, on a des explications face aux silences qui ont précédés et, à mes yeux, ça altère la force brute du propos. Mais c'est aussi une manière de parler à voix haute de ce qui a toujours été refoulé. En cela, "Un amour impossible" est un acte vif qui règle ses comptes, extraordinairement féministe et cruellement touchant.
Elisabeth P.
Elisabeth P.

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2018
Ce portrait d’une femme digne, courageuse et moderne pour son temps, est une épopée délicate et tragique qui fait naître une intense émotion. Le film est ample, lyrique, profond autant sur le fond que sur la forme. Il y a de la complexité dans les rapports humains qu’il décrit et de l’intelligence et de la subtilité dans le regard posé sur cette histoire par Catherine Corsini. La mise en scène est fluide et brillante. L’interprétation est dingue, Virginie Efira magistrale de bout en bout, Niels Schneider élégant, doux et toxique à souhait , et toutes les filles qui forment le personnage composite de Chantal absolument parfaites. Bref ce film m’a impressionné et touché durablement. Ne le rater pas !
byeny
byeny

5 abonnés 42 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 novembre 2018
Un vrai mélo. Une fresque sur 3 générations qui ne nous emmène nulle part si ce n'est dans le sordide. Un film écrit par une femme, réalisé par une femme, joué par des femmes. L'homme est mis à distance, n'apparait que par sa voix sporadique. On y retrouve tout ce que l'on veut y trouver. Un vrai roman à l'eau de rose. Le film est une vraieune psychanalyse où le spectateur est impuissant. On ne sait pas où on nous amène. Qu'est-ce que ce film veut-il nous apprendre ?
Beaucoup de fantasmes de l'hystérique/écochée Christine Angot qui signe ici un roman avec de nombreux éléments de sa propre biographie. Qu'en penser ??
A éviter sauf si vous adorez le mélo et/ou sauf si vous voulez vous replonger dans les années 50
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 novembre 2018
Plus glauque que ça tu vie n'est que trahison,manipulation,sadisme,inceste...et se termine par la maladie d'alzheimer .trop c'est trop ,l'univers de Christine Angot n'est que négatif .c'est long surtout à la fin où la fille tente d'expliquer à sa mère qu'elle a été victime de la lutte des classes !!! On parle d'un film d'amour ,en fait c'est un film sans amour puisqu'il est impossible de s'aimer à 2 ,un aimant et l'autre se demande comment Virginie Efira a pu aller salir sa belle image dans une telle histoire même si elle donne tout ce qu'elle peut.
scrabble
scrabble

36 abonnés 467 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 novembre 2018
comment faire un film sans vie, sans émotion avec une mise en scène inexistante et d’une longueur insupportable, un scénario plat et qui a remporté les éloges des critiques !!!! et bien c’est le film par excellence
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 novembre 2018
Alors là, je n'ai pas compris ou tout cela voulait aboutir avec ce film. On a pratiquement deux heures très intéressantes, avançant au fil du temps, dans des époques bien retranscrites, avec une vraie histoire et ... tout d'un coup, on est projeté dans un "présent" et là catastrophe. L'actrice qui joue la fille est complètement HS, tout devient quelconque, cliché, moralisateur et ça ne suit pas du tout mais alors pas du tout avec le reste. J'avais pourtant passé un bon moment en voyant grandir cette petite avec une histoire très difficile entre ses parents, tout était assez profond voire touchant. L'ensemble des acteurs sont très convaincants, Virginie Efira me réconcilie avec son jeu depuis un certain temps et cela s'est confirmé ici, l'ambiance générale est réussie, etc. Ca m'a moi même rappelé mon histoire personnelle car c'est un petit peu ce qu'il m'est arrivé donc raison de plus pour être imprégné de la chose. On passe par beaucoup d'émotion, on voit ce petit monde évolué et surtout on découvre de A & Z cette histoire d'amour. Donc en soit, jusqu'à ce que la fille soit ado, tout roulait et puis vint le drame comme dit plus haut ... je n'ai même pas envie de faire de commentaire supplémentaire car tout ce qui se passe dans le "présent" est selon moi un gâchis et surtout en trop. Mais bon, il en faut pour tout les goûts, ça plaira surement à certains. Pas à moi. Donc pour moi ça a vraiment tout gâché ... mais bon, c'est comme ça. 11/20.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 novembre 2018
En sortant de la séance je me suis retrouvé place de Clichy avec l'impression troublante de croiser dans la rue les mêmes âmes perdues que dans le film en essayant d'identifier la présence des blessures secrètes parmi les inconnus que je croisais.
Ce film de Catherine Corsini intègre une véritable maîtrise du temps et du cadre avec des acteurs formidables ! Bravo. Les plans de la fin à la trinité sont heureux. Il s’agit d’un récit qui nous transporte et nous transforme.
Un pur chef d’œuvre.
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2018
mélo sensible et délicat ou la sublime Virginie étincelle dans le rôle de la mère. la réalisation certes ultra classique est d'un réalisme étincelant , même si le film dure plus de deux heures on est pris et on vibre a cette histoire dramatique et pourtant merveilleuse . un rôle de femme comme il en existe peu, un éblouissant cinéma, un film généreux , comme un petit miracle dans le cinéma français.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2018
Adaptation du roman de Christine Angot, un amour impossible est plutôt une bonne surprise. On pourra trouver la mise en scène trop classique, reprocher au film son manque d'audace narrative comme stylistique mais curieusement c'est grâce à cette absence de fioriture que le long métrage réussi à donner vie aux mots maux de l'auteur. En préférant la sobriété au pathos,Catherine Corsini livre un film à la fois élégant et émouvant dominée par l'interprétation remarquable de Virginie Efira. Au delà du thème social et de la question de l'inceste, un amour impossible est surtout un très beau portrait de femme et c'est déjà pas mal !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 novembre 2018
MAGNIFIQUE ! C'est une histoire qui marque, le film est long mais je n'ai pas vu le temps passer tellement on est pris par cette histoire. Les acteurs sont exceptionnels. Le sujet concerne plus de gens qu'on ne pense. A voir sans hésiter.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2018
Au moment de sa parution en 2015, le roman éponyme, ou plutôt l’autofiction, de Christine Angot avait été autant complimentée par les uns que honnie par les autres. Les premiers estimaient qu’on avait affaire à « une romancière captivante et implacable » (critique de l’Express) tandis que les seconds déploraient « une écriture (…) spectaculairement catastrophique » (critique du Figaro). Tout ce monde se trouvera peut-être d’accord aujourd’hui pour admettre que l’adaptation du livre au cinéma par Catherine Corsini est de haute tenue.
Car, quoi qu’on pense des qualités littéraires supposées de Christine Angot, il faut convenir que ce qu’elle a entrepris de relater n’a non seulement rien de banal mais mérite la plus grande attention. Le crime, car c’est bien d’un crime dont il est question dans cette histoire, ce crime qui a pu se perpétrer sans être aussitôt repéré, ce crime n’a pas seulement un caractère privé, il est le fruit abject d’un système qui pervertit les relations, conduisant au mépris d’autrui ceux qui se considèrent comme des êtres supérieurs au point d’estimer avoir tous les droits.
Il ne s’agit pas seulement de répéter que l’amour rend aveugle. Le récit de Christine Angot, parfaitement adapté par Catherine Corsini, va beaucoup plus profond dans les plaies du monde qu’en se contentant d’illustrer ce lieu commun. Pourtant, c’est vrai que Rachel (Virginie Efira), tombée sous le charme de Philippe (Niels Schneider), semble totalement aveuglée par sa passion. Le beau parleur qui, dès leurs premiers échanges, cherche à délester Rachel de sa foi en Dieu en lui faisant lire Nietzsche, son auteur de prédilection, ne tarde pas à parvenir à ses fins. Certes, il prend la précaution, dès le début de leur relation, d’indiquer à Rachel que jamais il ne l’épousera. Il lui dit aussi qu’il n’a nullement l’intention de végéter à Châteauroux, la ville où ils se sont rencontrés. Mais déjà, plus sournoisement, il laisse entrevoir son antisémitisme, ses préjugés de classe, sa suffisance, son désir d’être riche. « Si tu étais riche, ose-t-il avouer à Rachel, je reconsidérerais peut-être ma position et envisagerais un mariage avec toi ! ».
Cet homme, il faudra bien du temps et bien des souffrances à Rachel pour percevoir son vrai visage. Le film se déroule, en effet, sur un grand nombre d’années (et il faut saluer la qualité des costumes et des maquillages qui rendent crédible cette fuite du temps). Quand Philippe se décide à quitter Rachel pour voler de ses propres ailes et courir vers ses ambitions, la jeune femme découvre qu’elle est enceinte. Elle donne naissance à Chantal et, dès lors, cherche à renouer contact avec le père afin qu’il reconnaisse l’enfant et lui donne son nom. Ce combat pour sa fille, elle devra le mener longtemps, sans imaginer une seconde, bien entendu, à quel point il sera funeste à l’enfant. Car, périodiquement, parfois après plusieurs années d’absence, le père réapparaît, d’abord assez indifférent à sa progéniture puis, au contraire, l’enfant ayant grandi et étant devenue adolescente, s’intéressant à elle au point de l’emmener régulièrement séjourner en sa compagnie. Il finit d’ailleurs aussi par accepter de la reconnaître. Or, à partir du jour où Philippe accepte de s’occuper de sa fille, les relations entre cette dernière et sa mère se modifient. Elles deviennent de plus en plus compliquées, de plus en plus tendues. Il faudra pourtant bien du temps pour que la vérité éclate, pour que le vrai visage d’un père indigne, malade d’orgueil, se révèle au grand jour. Terrible divulgation. On ne peut rien imaginer de pire.
Loin d’être un banal mélodrame, le film de Catherine Corsini met en évidence le système pervers qui peut s’établir dans les relations humaines au point de donner à certains un sentiment d’impunité qui les rend capables des pires exactions. Il donne aussi au personnage formidablement jouée par Virginie Efira une grande noblesse. Ni son aveuglement ni ses souffrances ni ses multiples épreuves n’y changent rien : il semble n’y avoir en elle pas une once de haine.
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