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Charlotte28
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3,5
Publiée le 29 janvier 2021
Certains pourront reprocher une certaine incohérence à des décisions d'enquête mais tant de faits divers nous ont prouvé la nonchalance voire l'incompétence des services concernés que même s'il y a à redire cinématographiquement, la vraisemblance n'est malheureusement pas altérée en réalité. Cependant la mise en scène démarre lourdement bien qu'elle parvienne rapidement à intriguer en installant un climat de suspense latent. Soutenu par un excellent Yves Montand qui nous embarque dans sa quête de vérité, ce pamphlet politique dresse un portrait glaçant des arcanes du pouvoir et des manipulations d’État. Captivant.
Le film a vieilli mais conserve tout son attrait. Largement inspiré de l'assassinat de Kennedy en 1963, le scénario nous permet de suivre le procureur Volney qui reprend toute l'enquête sur la mort du président Jary depuis le début. Ce qui aurait dû être fait après le rapport peu convaincant de la commission Warren, mais c'est une autre histoire... Austère et rigoureux, Yves Montand campe un procureur déterminé qui donne tout pour atteindre la vérité, au mépris du danger. Le système qu'il combat s'arcboute et contre-attaque : la menace rôde en permanence autour de l'équipe du procureur. Passionnant à suivre, le film est aussi l'occasion de découvrir une reconstitution de l'expérience de Milgram sur la soumission à l'autorité. Il en résulte une vision pessimiste bien que réaliste sur les liens entre le pouvoir et la population.
Un procureur enquêtant sur l’assassinat d’un Président met à jour au fil de son enquête une machination concernant les plus hautes instances de l’Etat dans ce thriller avec précision par le réalisateur Henri Verneuil. Plus intriguant que réellement captivant notamment lorsque le récit par ses pistes convoque les théories sur la banalité du mal, l’intrigue par ses soubresauts et ses ressorts parfaitement huilés tient en haleine jusqu’à son brutal dénouement.
Inspiré de l'assassinat de JFK, I... comme Icare est un magnifique thriller porté par le grand Yves Montand. J'avais déjà vu le film étant gamin et des souvenirs qu'il me restait ce n'était uniquement la fin qui pour moi, à l'époque, m'avait littéralement scotché (spoiler: car oui pour moi voir le personnage principal mourir à la fin d'un film était inconcevable et j'étais beaucoup trop jeune pour comprendre le titre du film et la référence au mythe d'Icare ). Mais ayant grandi depuis, j'ai pu pleinement apprécié le re-visionnage de ce film qui est pour moi un pur chef-d'oeuvre du film policier français. Tout est maîtrisé d'une main de maître par Henri Verneuil. La réalisation, le scénario, le suspense, le rythme... Le tout porté par un Yves Montand dans un des ses plus beaux rôles et magnifiquement mis en musique par Ennio Morricone. Certaines scènes sont d'une redoutable efficacité comme la scène de l'expérience scientifique et bien sûr la fameuse scène finale qui je trouve est d'une beauté effroyable. Bref, vous l'aurez compris, ce film est un incontournable du policier français et je défie quiconque de ne pas se laisser prendre par cette enquête ô combien passionnante. En un mot : magistrale.
Le titre du film ne trouve sa justification qu’en toute fin de métrage à travers le mythe d’Icare. Ici, cette figure mythique vient symboliser le rôle du procureur Henri Volney interprété à l’écran par Yves Montand. L’histoire, coécrite avec Didier Decoin, et les personnages mis en scène par Henri Verneuil sont purement fictifs mais ne relèvent pas d’un quelconque mythe. Pour effacer tout potentiel doute en la matière, le cinéaste met en scène et filme l’assassinat du président d’un pays non nommé. Cette introduction puis son développement renvoie à l’assassinat de John F. Kennedy. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/lumiere2023/#ICI
Probablement un de mes films préférés. Le parallèle avec la mort de Kennedy est incroyable. Et la célèbre scène du test psychologique inoubliable. A regarder de temps en temps, on ne s'en lasse jamais! Du grand cinéma.
Un film solide signé Verneuil . Du cinéma populaire qui parle d un complot contre l État et inspiré du meurtre de JFK . Que dire sur cette oeuvre que j avais découvert devant ma télé un dimanche soir et qui m a profondément marqué. Montand tout d abord en véritable acharné de la vérité. Il est tout simplement magistral dans ce rôle. La mise en scène ensuite qui nous passionne et la dernière scène est inoubliable. Un grand film .
Voici un des meilleurs films d’Henri Verneuil, capable de réussir de bons films dans un bon nombre de genre opposés. Ici le film politique, très nettement influencé pour le thème choisi, autant par l’assassinat de G. F. Kennedy (les deux tueurs, le complot politique) que par la prise de pouvoir par Pinochet au Chili des années 1970. Henri Verneuil n’a pas non plus été indifférent au cinéma américain des années 70 (les films de Clint Eastwood pour le polar des grandes villes) ou par celui des films politiques de cette même période. De même, pour la scène d’exécution du tueur dans le restaurant, on pense au Parrain de Coppola. Verneuil parvient à nous tenir en haleine de bout en bout, sans le moindre ennui avec un certain suspens. La musique d’Ennio Morricone sied parfaitement à la narration du film. I comme Icare n’hésite pas à changer de rythme et verser de temps à autre vers une approche documentaire très réussie (voir l’expérience sur la soumission à l’autorité du psycho-sociologue Milgram, reportée avec la plus grande précision). Yves Montand fournit une de ses meilleures performances à la fois habitée et sobre. La façon dont Verneuil donne l’image des grands ensembles d’habitation des villes des années 70 est très bien vue. Un film de genre particulièrement réussi qui a bien vieilli, bien qu’ils soit très nettement inféodé aux années 1970.
Un film français à l'américaine, tel est le premier constat que l'on peut tirer. Un film clairement inspiré (notamment en ce qui concerne sa scène d'ouverture) de l'assassinat de John Kennedy en 1963. Même les décors font penser aux géantes métropoles américaines, avec toutes ces hautes tours. Verneuil nous mets encore au sol avec ce scénario d'une pure merveille , une enquête géante , et un Montand extra . Les seconds rôles eux aussi ont une énorme importance . Ont n'oublie pas la merveilleuse musique de Morricone . Un film que je vous conseille tellement qu'il est attachant et à suivre
Sur ce sujet politique , qui rappelle l affaire Kennedy , Henri Verneuil nous met en scène un thriller efficace au thème toujours d actualité et dans lequel Yves Montand est excellent . Un grand film !
Un excellent film policier de Verneuil, et toujours aussi subversif. Le scénario est impeccable, tout comme le jeu des acteurs, Montand en tête, vraiment impressionnant. Le réalisateur a aussi su enrichir son film de propos pertinents bien que non en rapport direct avec l'intrigue, comme le passage de l'étude sociologique mené par les professeurs. Seul petit bé-mol: certaines scènes, notamment celles de meurtres, sont vraiment mal faites: les moyens de l'époque n'étant pas ceux d'aujourd'hui, peut-être aurait-il mieux valu suggérer que mal montrer. Pour autant, il s'agit quand même d'un très bon film, policier et politique. A voir
Dans un esprit pouvant évoquer celui de Costa-Gavras, Henri Verneuil s'essaya en 1979 au film politique avec ce long-métrage racontant l'enquête mené par un procureur acharné (Yves Montand) autour de l'assassinat du président d'un pays imaginaire. spoiler: Ses investigations aboutiront progressivement au dévoilement d'un complot d'État. S'il n'est pas exempt de quelques maladresses, ce film passionnant vaut surtout pour son atmosphère si particulière. Tourné dans la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, au cœur de ses tours contemporaines et de ses avenues vides, le long-métrage – par ailleurs connu pour sa description de l'expérience de Milgram – est censé de dérouler dans un état qu'on imagine situé en Amérique du Nord. Avec une musique prenante signée Ennio Morricone. Original et intéressant.
Dans une ambiance très "américaine" Verneuil revisite à sa façon l'assassinat de JFK. Le propos est passionnant en bien des points, mais il se retrouve parfois "plombé" par des facilités dans la mise en scène. Coté acteur, Montand pour ne citer que lui est excellent.
Toute ressemblance avec un assassinat perpétré à Dallas le 22 novembre 1963 est intentionnellement voulu. Par cette fiction politique, Henri Verneuil dissèque la réalité et dénonce avec vigueur les rouages d’un pouvoir quel qu’il soit à (faire) commettre des actes meurtriers. A relever au milieu de cette enquête, une reconstitution de l’expérience scientifique dite de Milgram proprement stupéfiante datant du début des années soixante. Malgré plusieurs incohérences ou erreurs de raccords, « I ...comme Icare » fait partie de ces films qui suscite un intérêt à aller approfondir les questions soulevées par l’intelligence de son scénario. Yves Montant interprète à la perfection la ténacité de ce procureur à découvrir coûte que coûte l’effroyable vérité, quitte à s'en brûler les ailes.