I... comme Icare
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Jimmyc
Jimmyc

182 abonnés 147 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2013
I comme Icare signé Henri Verneuil en 1979 est une oeuvre s'inspirant de l 'assassinat de JFK... Il s'agit là d 'un thriller extrêmement bien mené, Yves Montand incarne le procureur Henri Volney homme intègre qui fera s'écrouler tel un château de carte une organisation implacable nommée " Minos " fomentée par le gouvernement qui a pour but d'exécuter l'honnêteté sous toutes ses formes .. La mise en scène dénonce la manipulation de l'homme par l'homme tout en gardant en son centre l'aspect politique du récit sans toutefois alourdir celle-ci de part un excès de véracité en ses propos et cela afin de garder à son oeuvre une trame policière...Le film se déroule dans un pays fictif, qui évoque cependant les Etats-Unis d 'Amérique ..L'ombre de John Fitzgerald Kennedy est représentée ici par le Président Marc Jarry... La minutieuse enquête démarre après l'assassinat de celui-ci dont le nom de code était " opération Zénith ", elle est dirigée par le procureur et son équipe de flics tenaces. Lors de son investigation, il rencontre un psychologue expérimentant la notion de soumission vis à vis de l'autorité. Il s'apercevra, alors que sa réaction au traitement de choc par électricité ( fictive ) d'un patient à un autre sera presque identique à celle de Karl-Erich Daslow ( le supposé ) tireur du Président, dont le rapport de soumission était bien plus grand ... ( nous découvrons à ce moment précis que l'homme quelque il soit peut-être amené contre sa volonté à réagir de manière tardive ). De rencontres en enquêtes, Henri Volney réussit à relier les affaires entre elles tout en éliminant les faux rapports, les faux témoins, les photos truquées ainsi que les fausses douilles. Il reconstitue petit à petit ce vaste puzzle avec adresse en réunissant plusieurs preuves dont une bande magnétique appartenant à Richard Mallory, directeur des activités secrètes aux services spéciaux qui met à jour Ce complot politique. En plus de cela, la cassette audio contient les instructions sur une opération baptisée " I comme Icare " dont le contrat doit-être exécuté avant minuit... Le film de Henri Verneuil montre du doigt la dangerosité de certains politiciens et met en évidence les conspirations de ceux-ci pour accéder au pouvoir. La bande originale signée Ennio Morricone accompagne l'enquête de Yves Montand tel le sifflement d'une balle fracassant une vitre pour atteindre l'intégrité et l'honnêteté en la personne du Procureur lors de ce final mémorable à l 'instar de Icare se brûlant les ailes en se rapprochant du soleil qui est vérité...Une très belle réussite...
this is my movies

821 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2016
Thriller politique passionnant et assez intense, ce film un peu oublié est une évocation à peine cachée de l'assassinat de JFK, à voir en complément du chef d'oeuvre de O. Stone. Ici, Y. Montand est le procureur teigneux qui réfute la version officielle et qui va enquêter de manière élaborée et minutieuse sur le complot. Si les pièces du puzzle sont assez simples à s'imbriquer et qu'on peut se demander comment, après 1 an d'enquête, il ne s'était rendu compte de rien, le film est rythmé et nous offre quelques séquences mémorables, la plus connue étant celle de l'expérience de Milgram (mais bon sang qu'elle est longue et statique). La mise en scène de H. Verneuil est parfois ronflante mais les acteurs apportent beaucoup de tempo et le choix des décors est pertinent. Une scène finale inoubliable qui vous scotche à votre fauteuil et vous laisse KO, surtout avec la musique, magnifique, d'E. Morricone. Un film engagé, qui vous fait réfléchir et qui s'avère bien plus subversif qu'attendu. D'autres critiques sur
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 306 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2024
Qui pourra encore dire (à moins d'un plaisir réjouissant pour le sarcasme) qu'il ne voit pas à quoi cet "I comme Icare" fait allusion ? Avec des yeux d'aujourd'hui, on pourrait trouver un scénario peut-être un peu trop appuyé, les méthodes pour liquider ceux qui s'approchent trop près de la grande vérité ayant changé (du moins, en Europe) mais le film de Verneuil, en cette fin des années 70 frappait juste. Les instructions données sur des cassettes audios dont les fréquences étaient déformées, les faux tireurs en guise de leurre pour amener sur toutes les pistes, sauf la bonne, la liquidation physique de témoins... rien n'est fictif ici. Le film est immense, Yves Montand est immense et, par ricochet, tous les autres acteurs les sont aussi. S'il y en a qui sont encore (sans doute péniblement) debout à l'heure actuelle, j'aimerais beaucoup voir la tronche de tous ceux qui lui ont vomi dessus pendant des années quand ils voient qu'aujourd'hui, Verneuil bénéficie enfin du crédit dont il aurait toujours dû bénéficier.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2023
Qu'arrivera-t-il au procureur intrèpide qui approche la vèritè de trop près ? Pour le savoir il vous suffit de (re)dècouvrir l'excellent thriller politique d'Henri Verneuil! Une oeuvre ambitieuse pour le crack du box-office des seventies! Seulement, il ne s'agit pas uniquement de concevoir une histoire passionnante de bout en bout sur la cèlèbritè d'une star comme Yves Montand! En rèalitè, il faut que le scènario fonctionne sur deux heures d'enquête et de rèflexion entre meurtres maquillès en suicide et tueurs abattus! Et pour fonctionner, "I comme Icare" (1979) fonctionne! Le mode de de narration reste celui du suspense mais avec du rythme et du style! Montand est parfait en procureur seul contre tous et les seconds rôles sont impeccables (Pierre Vernier, Roland Blanche...). Un grand film de Verneuil qui, bien avant le "J.F.K" (1991) d'Oliver Stone, transposait intelligemment et brillamment l'affaire Kennedy en imaginant un gigantesque complot! A noter la formidable musique d'Ennio Morricone ...
Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2017
Jusqu’à maintenant j’avais toujours été un peu déçu par les Verneuil que j’avais visionné. Je me lance avec une conviction moyenne dans I comme Icare, et puis finalement je me retrouve devant un bon film, avec une enquête solide et un sérieux louable.
Le métrage reste assez académique sur la forme certes, et comme la plupart des Verneuil a pris un petit coup de vieux. C’est assez présent dans l’image, dans les décors, dans une mise en scène un peu classique (même si certaines séquences sont brillantes comme la fin), mais si c’est parfois vraiment gênant, ici ce n’est pas si problématique. Le film s’inspire en effet clairement de l’assassinat de Kennedy, et on aurait presque l’impression d’assister à une reconstitution du temps, une sorte de documentaire avec de fait un grain et un son typique. La musique en revanche est très bonne, et donne beaucoup de relief aux images et aux événements.
Le casting est emmené par un très convaincant Yves Montand. Autour, peu de stars, mais de bons interprètes, et réellement Montand prouve qu’il est un acteur talentueux, et a fortiori ici dans un rôle dramatique. On croise beaucoup de personnages qui parfois font des apparitions assez brèves, il est le fil conducteur du métrage, et outre l’acteur, saluons aussi une écriture précise et attrayante du héros.
Le scénario est clairement basé sur l’assassinat de Kennedy. Nous livrant une enquête très prenante, un suspens réussi, quoique la révélation soit un peu en-deça de ce que j’espérais, I comme Icare est un métrage pas ennuyeux pour un sou, avec des rebondissements, des surprises, des dialogues très propres, bref, je n’ai pas grand-chose à redire à ce niveau, c’est du cinéma solide et cousu main pour plaire aux amateurs du genre. Après faut pas s’attendre à pléthore d’action, c’est du polar et de l’espionnage à l’ancienne, et traité dans un souci de réalisme manifeste.
En conclusion, I comme Icare est une bonne bande des années 70, signé par un Verneuil efficace, qui profite ici d’un scénario bien bâti et d’un casting de qualité. Il en résulte un beau moment de cinéma, probablement incontournable dans son genre et pour l’époque. 4
adicte
adicte

74 abonnés 700 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2011
Un film puissant sur l'autorité et la quête de vérité. Avec un Yves Montand magistral, un suspens parfait et une intrigue historique qu'à moitié fictive superbement ficelée. Génialissime!
thethythy
thethythy

30 abonnés 434 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Ce n'est sans doute pas la meilleure réalisation de monsieur Henri Verneuil mais il faut admettre, malgré ses défauts, qu'elle va droit au but. Cependant, pour y parvenir si bien, le réalisateur n'a pas hésité à simplifier au maximum l'argumentaire qui paraît in fine très caricatural et même simpliste. Du côté des acteurs et de la mise en scène, nous sommes dans le neutre et même par moment le minimum syndical. Le côté reportage voulu par le réalisateur donne un film réaliste et convaincant mais aussi très froid. La musique d'Ennio Moricone achève magistralement la dénonciation du complot.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2014
Film surprenant à plus d’un titre, "I… comme Icare" peut être considéré, aujourd’hui, comme l’ancêtre du "JFK" d’Oliver Stone, chef d’oeuvre méconnu qui est, accessoirement, mon film préféré. En effet, 15 ans avant Hollywood, le réalisateur Henri Verneuil (plus connu pour ses films policiers à l’ancienne avec Gabin, Belmondo, Delon, Ventura et autres…) s’intéressait à l’assassinat du Président américain Kennedy et aux aberrations de la version officielle servie par la Commission Warren. Pourtant, Verneuil fait le choix de ne pas se livrer à un documentaire et s’autorise, ainsi, quelques libertés avec les faits réels afin d’aller au-delà de la simple enquête sur l’attentat présidentiel. On ne s’étonnera, donc, pas que le réalisateur ait changé le nom de tous les protagonistes (point de Kennedy, de Oswald ou de Garrison ici) et qu’il ait déplacé l’intrigue dans un pays imaginaire… cette façon de procéder ayant permis d’éviter, d’une part, d’éventuelles difficultés juridiques avec les autorités américaines et, d’autre part, de conférer à l’intrigue un ton plus universel. Car, "I… comme Icare" est avant tout une critique féroce des sociétés modernes et plus précisément des comploteurs qui, dans l’ombre, font et défont les gouvernements sans se soucier de la moindre morale... en comptant sur l’obéissance du peuple et sa soumission à l’autorité. Ce sujet, étonnement brûlant pour un réalisateur comme Verneuil (qui ne nous avait pas habitué à de telles prises de position), est parfaitement résumé par la (longue) scène reprenant l’expérience de Milgram, qui démontre qu’une personne persuadé d’obéir aux autorités en présence est parfaitement capable de faire du mal à n’importe qui, sans se sentir coupable. Bien que son importance soit un peu disproportionnée, cette séquence est parfaitement glaçante et sert parfaitement le propos du film. Elle permet, également, d’apporter, aujourd’hui, une véritable valeur ajoutée à ce "I… comme Icare" et ferait presque oublier ses défauts formels. Car la réalisation n’est pas exempte de défaut, à commencer par des effets de mise en scène datés (le ralenti final, le rythme parfois un peu plan-plan…) voir d’erreurs grossières (la vidéo amateur de l’attentat qui bénéficie d’un montage et d’angles dignes d’un professionnel… on est loin des found footage d’aujourd’hui). On pardonne, cependant, bien volontiers ces défauts au vu du sérieux avec lequel Verneuil a su restituer cette atmosphère anxiogène, à coups de décors exploités de façon épatante (difficile de croire qu’on se trouve à Cergy-Pontoise !), de musique oppressante (le fantastique Ennio Morricone à la baguette) et de silences assourdissants, avec, en point d’orgue un final extraordinaire à tout point de vue (la danger permanent, la découverte des origines du complot, le mystère entourant l’Opération Icare…) et qui refuse intelligemment tout happy end. On se croirait presque dans une production américaine des années 70. Il faut, enfin, saluer le souci de simplification du scénario, qui ne se perd pas dans un dédale de sous-intrigues et d’intervenants de toutes sortes (qui serait pourtant plus conforme à la réalité) pour se concentrer, au contraire, sur la thèse défendue par le réalisateur… et, par extension, par le Procureur Garrison, renommé ici Volney et interprété par un épatant Yves Montand. L’acteur ne surprend pas tant par l’extraordinaire charisme de son personnage (pétri d’intégrité et jusqu’auboutiste) que par la sobriété de son jeu, malgré un maquillage qui aurait pu le faire sombrer dans le cabotinage. L’interprétation du monstre sacré et l’attention toute particulière que lui porte le réalisateur (il est presque de tous les plans) vient, sans surprise, éclipser ses partenaires (tout au plus, retiendra-t-on Pierre Vernier et Jean-François Garreaud en collaborateurs ou encore Jacques Serreys en chef des services secrets). Peut-être que qu’un casting plus étoffé et une mise en scène moins datée auraient permis au film de figurer, aujourd’hui, au Panthéon des classiques du 7e art français au lieu d’être régulièrement oublié dans la filmographie du grand Montand. Il n’en demeure pas moins que "I… comme Icare" est un grand film visionnaire qui mérite d’être redécouvert, son sujet n’ayant jamais cessé d’être d’actualité…
carbone144
carbone144

115 abonnés 842 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2013
J'ai du mal à imaginer que ce soit un film de Verneuil parce que la réalisation est d'une nullité assez exceptionnelle, complètement bâclée. Des invraisemblances pour ce qui pourrait être des détails essentiels, surtout dans le cadre d'une telle enquête ; par exemple la vidéo amateur qui montre l'assassinat du président change brutalement de plan au moment ou celui-ci se fait tirer dessus, on passe d'un plan large ou l'on voit la voiture qui avance, vue d'une certaine hauteur et de trois quarts, puis au moment des tirs, plan resserré, de face sur le président... absolument illogique. Je me rappelle d'une même gaffe dans un James Bond. Le visionnage d'une bande de caméra de surveillance fixe qui diffuse en réalité une séquence du film avec tous les plans différents possibles... Bref... Ensuite je relève la médiocre interprétation des acteurs. Des figurants ou divers rôles parlants très mauvais qui récitent théâtralement et au mot près leur texte, Yves Montant sans grandes convictions également. Finalement, ce film est intéressant simplement pour son fond, comme un film qu'il faut juste diffuser dans les collèges ou les lycées pour relever un objet, en l'occurence la fameuse expérience de Milgramm sur l'autorité. Ensuite évidemment, la petite histoire qui fait lien avec le pouvoir, la politique et les services secrets. C'est sympathique. Evidemment, pour son genre, pas besoin d'en faire trop, on retient l'essentiel et avec captivation pour cette histoire. Mais sincèrement, dommage que toute la forme de ce film soit aussi mauvaise, c'en est quelquefois gênant ! Peut-être que Costa-Gavras aurait su rehausser le niveau dans ce genre tout à fait pour lui.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 6 janvier 2016
L’allusion à l’assassinat de Kennedy est plus qu’évidente mais, afin de rendre universelle la notion du "tous pourris", l’action se situe dans un pays fictif, bien que fortement inspiré des États-Unis. L’intention est bonne, seulement, ce pays créé de toute pièce, à base de voitures américaines, de gratte-ciel et d’accent franchouillard, n’est pas plus crédible que les cheveux en plastique qu’aborde fièrement notre Yves Montand national. Au point que l’on est davantage intéressé par le niveau de maquillage des rues de Cergy-Pontoise que l’intrigue elle-même.
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2010
Il ne faut pas longtemps pour comprendre que "I comme Icare" est une reconstitution de l'assassinat de John Kennedy en 1963, jusque dans ses moindres détails. Verneuil, à moins que ce soit Montand lui-même, ont surement eut un coup de sang à l'annonce des conclusions grotesques du rapport Warren aux Etats-Unis sur les raisons de l'assassinat du président.
Ce film illustre 12 ans avant le "JFK" d'Oliver Stone (qui sera un remake de celui-ci) les conclusions du procureur Jim Garrison. Mais Verneuil craignant surement des procès n'a pas osé utiliser les véritables noms des protagonistes et des lieux et inventant un état fantoche, mais personne n'est dupe.
Cependant malgré son sujet, le film n'est pas vraiment à classer dans les grands films du réalisateur. On a même du mal à croire qu'un réalisateur de sa stature ai pu réaliser le début de ce film tellement c'est mal fait: mauvais cadrages, mise en scène molle, très mauvais dialogues et une direction d'acteur absente où ceux-ci semblent presques improviser en direct comme dans une mauvaise pièce de théâtre. Bizarrement cela ne dure pas et le film s'améliore de scène en scène. Surtout à partir de la reproduction de l'expérience Milgram faite dans les années 60 à l'université de Yale et qu'on a recement redécouvert à la télé dans "Le jeu de la mort". On termine donc le film sur une bonne impression, qui rattrape un début catastrophique.
Climax
Climax

10 abonnés 295 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 mars 2023
Un président est assassiné, comme Kennedy, par un tireur embusqué lors d'une sortie en décapotable. Yves Montand enquête sur le présumé coupable et découvre un énorme complot. Avec Henri Verneuil qui a déjà une excellente filmographie derrière lui, on s'attend au meilleur et on attend. le film est très lent, trop lent et trop long pour a la fin sentir une impression de vide. tout ça sonne très creux, Yves Montand est tout le long sur la même expression, l'enquêteur contrarié. on a surtout en tête après le meurtre du président en décapotable, JFK d'Oliver Stone qui réussi à rendre l'enquête mille fois plus passionnante que ce film froid et triste. Quant aux séquences autour de l'expérience Milgram, ça a le mérite de la faire découvrir a ceux qui ne la connaissait pas, pour les autres, c'est assez troublant , on ne voit pas ce que ça vient faire dans le film, c'est un changement de registre qui brouille le sens du film.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2013
la scène la plus célèbre de I comme Icare présente l'étonnante expérience de Milgram : la soumission à l'autorité peut nous forcer à commettre les actes les plus terribles qui soient. En rejetant la peur d'une responsabilité, et en nous réfugiant derrière cette autorité, nous pouvons faire souffrir les autres gratuitement simplement parce qu'on nous le demande. I comme Icare est un film policier qui a assez mal vieilli. Ce film de Verneuil s'inspire très clairement de l'assassinat de Kennedy : la voiture, l'immeuble, les faux-témoins, la photo truquée etc. A force de s'approcher la Vérité, de défier plus fort que lui, le procureur Volney se brûlera les ailes. Le héros, incarné par Yves Montand finira comme Icare pour avoir refusé de se soumettre à l'autorité.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2025
"I... comme Icare" part de plusieurs idées assez géniales. Déjà, réaliser un thriller français de politique fiction paranoïaque. Genre que l'on retrouvait beaucoup aux USA à la même époque (notamment "The Parallax View"), mais pas du tout en France.
Ensuite, utiliser l'assassinat de JFK pour élaborer une intrigue totalement fictive, et néanmoins enracinée dans le réel. Car Henri Verneuil situe son action dans un pays allégorique, mélange des USA et de la France. Tout le monde parle français mais roule en voiture américaine. Et les drapeaux, l'anglais/français sur les panneaux, les patronymes, se situent entre les deux pays. Les bâtiments utilisés pour le tournage correspondent quant à eux à des structures modernes et impersonnelles de l'époque.
Mais Verneuil s'amuse avec de nombreuses caractéristiques précises autour de la mort de JFK. On parle ici d'un président populaire, abattu dans sa voiture décapotée, par un tireur soi-disant solitaire, un certain Daslow (anagramme d'Oswald). Et l'on retrouve l'homme au parapluie, une théorie sur de multiples tireurs, le film Zapruder, la commission Warren, le procureur Jim Garrison... dont tous les noms seront évidemment changés.
On suivra ainsi un procureur, Volney (impérial Yves Montand) qui mène une enquête sur l'assassinat du président. Et se rend vite compte que la théorie du tireur solitaire ne fonctionne pas.
Henri Verneuil ne vise pas le complotisme, il ne cherche pas remuer la terre de la vraie enquête sur JFK. Il livre un thriller politique à la fois posé, noir et haletant, sans faire de choix faciles. On assiste par exemple dans la première partie à un véritable débat politique autour de l'affaire, avec même une réflexions sur le rôle des médias ! Et puis il y aura cette digression étonnante au premier abord, mais finalement totalement pertinente, sur les expériences de Milgram.
Ces célèbres (et terrifiantes !) expériences psychologique sur la soumission à l'autorité, dont on devine qu'elles ont passionné Verneuil. Il prend ici le temps de les mettre en scène et de les intégrer au fond de son long-métrage.
"I... comme Icare" est ainsi un thriller politique totalement efficace et pertinent, soutenu par des réflexions puissantes. Avec en prime de bons seconds rôles, parfois inattendus (dont la star du X français Brigitte Lahaie, qui n'a néanmoins pas le temps de prononcer une réplique !). Et puis la musique d'Ennio Morricone, dont le dernier thème, qui donne renforce l'aspect tragique et sombre du scénario.
Étonnamment, "I... comme Icare" se fait discret dans la filmographie d'Henri Verneuil, alors qu'il y est à mon sens au sommet.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 décembre 2012
Déçu par ce film, la première heure est tout à fait prenante. Avec une sorte de thriller qui prend comme point de départ l'assassinat de J.F.K. et c'est pas mal vu. par contre la deuxième heure s'embourbe dans des propos politiques moyennement pertinents et une démonstration pas très subtile dans plusieurs scènes on s'ennuient ferme même.
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