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    I... comme Icare
    note moyenne
    3,9
    1077 notes dont 90 critiques
    répartition des 90 critiques par note
    28 critiques
    37 critiques
    16 critiques
    8 critiques
    1 critique
    0 critique
    Votre avis sur I... comme Icare ?

    90 critiques spectateurs

    jimmyc
    jimmyc

    Suivre son activité 106 abonnés Lire ses 135 critiques

    5,0
    Publiée le 9 octobre 2013
    I comme Icare signé Henri Verneuil en 1979 est une oeuvre s'inspirant de l 'assassinat de JFK... Il s'agit là d 'un thriller extrêmement bien mené, Yves Montand incarne le procureur Henri Volney homme intègre qui fera s'écrouler tel un château de carte une organisation implacable nommée " Minos " fomentée par le gouvernement qui a pour but d'exécuter l'honnêteté sous toutes ses formes .. La mise en scène dénonce la manipulation de l'homme par l'homme tout en gardant en son centre l'aspect politique du récit sans toutefois alourdir celle-ci de part un excès de véracité en ses propos et cela afin de garder à son oeuvre une trame policière...Le film se déroule dans un pays fictif, qui évoque cependant les Etats-Unis d 'Amérique ..L'ombre de John Fitzgerald Kennedy est représentée ici par le Président Marc Jarry... La minutieuse enquête démarre après l'assassinat de celui-ci dont le nom de code était " opération Zénith ", elle est dirigée par le procureur et son équipe de flics tenaces. Lors de son investigation, il rencontre un psychologue expérimentant la notion de soumission vis à vis de l'autorité. Il s'apercevra, alors que sa réaction au traitement de choc par électricité ( fictive ) d'un patient à un autre sera presque identique à celle de Karl-Erich Daslow ( le supposé ) tireur du Président, dont le rapport de soumission était bien plus grand ... ( nous découvrons à ce moment précis que l'homme quelque il soit peut-être amené contre sa volonté à réagir de manière tardive ). De rencontres en enquêtes, Henri Volney réussit à relier les affaires entre elles tout en éliminant les faux rapports, les faux témoins, les photos truquées ainsi que les fausses douilles. Il reconstitue petit à petit ce vaste puzzle avec adresse en réunissant plusieurs preuves dont une bande magnétique appartenant à Richard Mallory, directeur des activités secrètes aux services spéciaux qui met à jour Ce complot politique. En plus de cela, la cassette audio contient les instructions sur une opération baptisée " I comme Icare " dont le contrat doit-être exécuté avant minuit... Le film de Henri Verneuil montre du doigt la dangerosité de certains politiciens et met en évidence les conspirations de ceux-ci pour accéder au pouvoir. La bande originale signée Ennio Morricone accompagne l'enquête de Yves Montand tel le sifflement d'une balle fracassant une vitre pour atteindre l'intégrité et l'honnêteté en la personne du Procureur lors de ce final mémorable à l 'instar de Icare se brûlant les ailes en se rapprochant du soleil qui est vérité...Une très belle réussite...
    this is my movies
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    4,5
    Publiée le 3 juillet 2016
    Thriller politique passionnant et assez intense, ce film un peu oublié est une évocation à peine cachée de l'assassinat de JFK, à voir en complément du chef d'oeuvre de O. Stone. Ici, Y. Montand est le procureur teigneux qui réfute la version officielle et qui va enquêter de manière élaborée et minutieuse sur le complot. Si les pièces du puzzle sont assez simples à s'imbriquer et qu'on peut se demander comment, après 1 an d'enquête, il ne s'était rendu compte de rien, le film est rythmé et nous offre quelques séquences mémorables, la plus connue étant celle de l'expérience de Milgram (mais bon sang qu'elle est longue et statique). La mise en scène de H. Verneuil est parfois ronflante mais les acteurs apportent beaucoup de tempo et le choix des décors est pertinent. Une scène finale inoubliable qui vous scotche à votre fauteuil et vous laisse KO, surtout avec la musique, magnifique, d'E. Morricone. Un film engagé, qui vous fait réfléchir et qui s'avère bien plus subversif qu'attendu. D'autres critiques sur
    adicte
    adicte

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    4,5
    Publiée le 1 novembre 2011
    Un film puissant sur l'autorité et la quête de vérité. Avec un Yves Montand magistral, un suspens parfait et une intrigue historique qu'à moitié fictive superbement ficelée. Génialissime!
    carbone144
    carbone144

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    3,0
    Publiée le 9 février 2013
    J'ai du mal à imaginer que ce soit un film de Verneuil parce que la réalisation est d'une nullité assez exceptionnelle, complètement bâclée. Des invraisemblances pour ce qui pourrait être des détails essentiels, surtout dans le cadre d'une telle enquête ; par exemple la vidéo amateur qui montre l'assassinat du président change brutalement de plan au moment ou celui-ci se fait tirer dessus, on passe d'un plan large ou l'on voit la voiture qui avance, vue d'une certaine hauteur et de trois quarts, puis au moment des tirs, plan resserré, de face sur le président... absolument illogique. Je me rappelle d'une même gaffe dans un James Bond. Le visionnage d'une bande de caméra de surveillance fixe qui diffuse en réalité une séquence du film avec tous les plans différents possibles... Bref... Ensuite je relève la médiocre interprétation des acteurs. Des figurants ou divers rôles parlants très mauvais qui récitent théâtralement et au mot près leur texte, Yves Montant sans grandes convictions également. Finalement, ce film est intéressant simplement pour son fond, comme un film qu'il faut juste diffuser dans les collèges ou les lycées pour relever un objet, en l'occurence la fameuse expérience de Milgramm sur l'autorité. Ensuite évidemment, la petite histoire qui fait lien avec le pouvoir, la politique et les services secrets. C'est sympathique. Evidemment, pour son genre, pas besoin d'en faire trop, on retient l'essentiel et avec captivation pour cette histoire. Mais sincèrement, dommage que toute la forme de ce film soit aussi mauvaise, c'en est quelquefois gênant ! Peut-être que Costa-Gavras aurait su rehausser le niveau dans ce genre tout à fait pour lui.
    Max Rss
    Max Rss

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    4,5
    Publiée le 18 décembre 2020
    Un film français à l'américaine, tel est le premier constat que l'on peut tirer. Un film clairement inspiré (notamment en ce qui concerne sa scène d'ouverture) de l'assassinat de John Kennedy en 1963. Même les décors font penser aux géantes métropoles américaines, avec toutes ces hautes tours. I comme Icare est un très bon film et nombreuses sont les scènes mémorables, comme par exemple celle où l'on procède à l'expérience de Stanley Millgram. Yves Montand crève l'écran, il incarne avec une exactitude incroyable le rôle du procureur qui s'est mis en tête de découvrir la vérité, ou plus précisemment la grande vérité! I comme Icare est sans conteste un film culte qui aujourd'hui encore se regarde sans déplaisir. Du bon, du très bon cinéma.
    thethythy
    thethythy

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    2,5
    Publiée le 29 septembre 2006
    Ce n'est sans doute pas la meilleure réalisation de monsieur Henri Verneuil mais il faut admettre, malgré ses défauts, qu'elle va droit au but. Cependant, pour y parvenir si bien, le réalisateur n'a pas hésité à simplifier au maximum l'argumentaire qui paraît in fine très caricatural et même simpliste. Du côté des acteurs et de la mise en scène, nous sommes dans le neutre et même par moment le minimum syndical. Le côté reportage voulu par le réalisateur donne un film réaliste et convaincant mais aussi très froid. La musique d'Ennio Moricone achève magistralement la dénonciation du complot.
    dougray
    dougray

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    4,0
    Publiée le 3 mars 2014
    Film surprenant à plus d’un titre, "I… comme Icare" peut être considéré, aujourd’hui, comme l’ancêtre du "JFK" d’Oliver Stone, chef d’oeuvre méconnu qui est, accessoirement, mon film préféré. En effet, 15 ans avant Hollywood, le réalisateur Henri Verneuil (plus connu pour ses films policiers à l’ancienne avec Gabin, Belmondo, Delon, Ventura et autres…) s’intéressait à l’assassinat du Président américain Kennedy et aux aberrations de la version officielle servie par la Commission Warren. Pourtant, Verneuil fait le choix de ne pas se livrer à un documentaire et s’autorise, ainsi, quelques libertés avec les faits réels afin d’aller au-delà de la simple enquête sur l’attentat présidentiel. On ne s’étonnera, donc, pas que le réalisateur ait changé le nom de tous les protagonistes (point de Kennedy, de Oswald ou de Garrison ici) et qu’il ait déplacé l’intrigue dans un pays imaginaire… cette façon de procéder ayant permis d’éviter, d’une part, d’éventuelles difficultés juridiques avec les autorités américaines et, d’autre part, de conférer à l’intrigue un ton plus universel. Car, "I… comme Icare" est avant tout une critique féroce des sociétés modernes et plus précisément des comploteurs qui, dans l’ombre, font et défont les gouvernements sans se soucier de la moindre morale... en comptant sur l’obéissance du peuple et sa soumission à l’autorité. Ce sujet, étonnement brûlant pour un réalisateur comme Verneuil (qui ne nous avait pas habitué à de telles prises de position), est parfaitement résumé par la (longue) scène reprenant l’expérience de Milgram, qui démontre qu’une personne persuadé d’obéir aux autorités en présence est parfaitement capable de faire du mal à n’importe qui, sans se sentir coupable. Bien que son importance soit un peu disproportionnée, cette séquence est parfaitement glaçante et sert parfaitement le propos du film. Elle permet, également, d’apporter, aujourd’hui, une véritable valeur ajoutée à ce "I… comme Icare" et ferait presque oublier ses défauts formels. Car la réalisation n’est pas exempte de défaut, à commencer par des effets de mise en scène datés (le ralenti final, le rythme parfois un peu plan-plan…) voir d’erreurs grossières (la vidéo amateur de l’attentat qui bénéficie d’un montage et d’angles dignes d’un professionnel… on est loin des found footage d’aujourd’hui). On pardonne, cependant, bien volontiers ces défauts au vu du sérieux avec lequel Verneuil a su restituer cette atmosphère anxiogène, à coups de décors exploités de façon épatante (difficile de croire qu’on se trouve à Cergy-Pontoise !), de musique oppressante (le fantastique Ennio Morricone à la baguette) et de silences assourdissants, avec, en point d’orgue un final extraordinaire à tout point de vue (la danger permanent, la découverte des origines du complot, le mystère entourant l’Opération Icare…) et qui refuse intelligemment tout happy end. On se croirait presque dans une production américaine des années 70. Il faut, enfin, saluer le souci de simplification du scénario, qui ne se perd pas dans un dédale de sous-intrigues et d’intervenants de toutes sortes (qui serait pourtant plus conforme à la réalité) pour se concentrer, au contraire, sur la thèse défendue par le réalisateur… et, par extension, par le Procureur Garrison, renommé ici Volney et interprété par un épatant Yves Montand. L’acteur ne surprend pas tant par l’extraordinaire charisme de son personnage (pétri d’intégrité et jusqu’auboutiste) que par la sobriété de son jeu, malgré un maquillage qui aurait pu le faire sombrer dans le cabotinage. L’interprétation du monstre sacré et l’attention toute particulière que lui porte le réalisateur (il est presque de tous les plans) vient, sans surprise, éclipser ses partenaires (tout au plus, retiendra-t-on Pierre Vernier et Jean-François Garreaud en collaborateurs ou encore Jacques Serreys en chef des services secrets). Peut-être que qu’un casting plus étoffé et une mise en scène moins datée auraient permis au film de figurer, aujourd’hui, au Panthéon des classiques du 7e art français au lieu d’être régulièrement oublié dans la filmographie du grand Montand. Il n’en demeure pas moins que "I… comme Icare" est un grand film visionnaire qui mérite d’être redécouvert, son sujet n’ayant jamais cessé d’être d’actualité…
    Jean-François S
    Jean-François S

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 633 critiques

    3,0
    Publiée le 22 juin 2010
    Il ne faut pas longtemps pour comprendre que "I comme Icare" est une reconstitution de l'assassinat de John Kennedy en 1963, jusque dans ses moindres détails. Verneuil, à moins que ce soit Montand lui-même, ont surement eut un coup de sang à l'annonce des conclusions grotesques du rapport Warren aux Etats-Unis sur les raisons de l'assassinat du président. Ce film illustre 12 ans avant le "JFK" d'Oliver Stone (qui sera un remake de celui-ci) les conclusions du procureur Jim Garrison. Mais Verneuil craignant surement des procès n'a pas osé utiliser les véritables noms des protagonistes et des lieux et inventant un état fantoche, mais personne n'est dupe. Cependant malgré son sujet, le film n'est pas vraiment à classer dans les grands films du réalisateur. On a même du mal à croire qu'un réalisateur de sa stature ai pu réaliser le début de ce film tellement c'est mal fait: mauvais cadrages, mise en scène molle, très mauvais dialogues et une direction d'acteur absente où ceux-ci semblent presques improviser en direct comme dans une mauvaise pièce de théâtre. Bizarrement cela ne dure pas et le film s'améliore de scène en scène. Surtout à partir de la reproduction de l'expérience Milgram faite dans les années 60 à l'université de Yale et qu'on a recement redécouvert à la télé dans "Le jeu de la mort". On termine donc le film sur une bonne impression, qui rattrape un début catastrophique.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

    Suivre son activité 1078 abonnés Lire ses 4 025 critiques

    4,0
    Publiée le 24 avril 2017
    Jusqu’à maintenant j’avais toujours été un peu déçu par les Verneuil que j’avais visionné. Je me lance avec une conviction moyenne dans I comme Icare, et puis finalement je me retrouve devant un bon film, avec une enquête solide et un sérieux louable. Le métrage reste assez académique sur la forme certes, et comme la plupart des Verneuil a pris un petit coup de vieux. C’est assez présent dans l’image, dans les décors, dans une mise en scène un peu classique (même si certaines séquences sont brillantes comme la fin), mais si c’est parfois vraiment gênant, ici ce n’est pas si problématique. Le film s’inspire en effet clairement de l’assassinat de Kennedy, et on aurait presque l’impression d’assister à une reconstitution du temps, une sorte de documentaire avec de fait un grain et un son typique. La musique en revanche est très bonne, et donne beaucoup de relief aux images et aux événements. Le casting est emmené par un très convaincant Yves Montand. Autour, peu de stars, mais de bons interprètes, et réellement Montand prouve qu’il est un acteur talentueux, et a fortiori ici dans un rôle dramatique. On croise beaucoup de personnages qui parfois font des apparitions assez brèves, il est le fil conducteur du métrage, et outre l’acteur, saluons aussi une écriture précise et attrayante du héros. Le scénario est clairement basé sur l’assassinat de Kennedy. Nous livrant une enquête très prenante, un suspens réussi, quoique la révélation soit un peu en-deça de ce que j’espérais, I comme Icare est un métrage pas ennuyeux pour un sou, avec des rebondissements, des surprises, des dialogues très propres, bref, je n’ai pas grand-chose à redire à ce niveau, c’est du cinéma solide et cousu main pour plaire aux amateurs du genre. Après faut pas s’attendre à pléthore d’action, c’est du polar et de l’espionnage à l’ancienne, et traité dans un souci de réalisme manifeste. En conclusion, I comme Icare est une bonne bande des années 70, signé par un Verneuil efficace, qui profite ici d’un scénario bien bâti et d’un casting de qualité. Il en résulte un beau moment de cinéma, probablement incontournable dans son genre et pour l’époque. 4
    il_Ricordo
    il_Ricordo

    Suivre son activité 86 abonnés Lire ses 407 critiques

    3,5
    Publiée le 7 mai 2013
    la scène la plus célèbre de I comme Icare présente l'étonnante expérience de Milgram : la soumission à l'autorité peut nous forcer à commettre les actes les plus terribles qui soient. En rejetant la peur d'une responsabilité, et en nous réfugiant derrière cette autorité, nous pouvons faire souffrir les autres gratuitement simplement parce qu'on nous le demande. I comme Icare est un film policier qui a assez mal vieilli. Ce film de Verneuil s'inspire très clairement de l'assassinat de Kennedy : la voiture, l'immeuble, les faux-témoins, la photo truquée etc. A force de s'approcher la Vérité, de défier plus fort que lui, le procureur Volney se brûlera les ailes. Le héros, incarné par Yves Montand finira comme Icare pour avoir refusé de se soumettre à l'autorité.
    AMCHI
    AMCHI

    Suivre son activité 2238 abonnés Lire ses 5 684 critiques

    4,0
    Publiée le 3 novembre 2010
    Un film réaliste se basant sur le supposé complot qui entoura l'assassinat du président Kennedy ; I... comme Icare c'est un scénario intelligent et crédible, une bonne BO de Morricone et d'excellents acteurs dont Montand. Au niveau de la mise en scène Verneuil est efficace c'est juste regrettable qu'I... comme Icare manque d'un vrai suspense mais l'ensemble reste solide et ce thriller politique se suit avec passion.
    jfharo
    jfharo

    Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 1 232 critiques

    5,0
    Publiée le 1 novembre 2010
    Brillant et exceptionnel !, un chef-d'oeuvre du genre .
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 11 mai 2014
    Sur ce sujet politique , qui rappelle l affaire Kennedy , Henri Verneuil nous met en scène un thriller efficace au thème toujours d actualité et dans lequel Yves Montand est excellent . Un grand film !
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 6 janvier 2016
    L’allusion à l’assassinat de Kennedy est plus qu’évidente mais, afin de rendre universelle la notion du "tous pourris", l’action se situe dans un pays fictif, bien que fortement inspiré des États-Unis. L’intention est bonne, seulement, ce pays créé de toute pièce, à base de voitures américaines, de gratte-ciel et d’accent franchouillard, n’est pas plus crédible que les cheveux en plastique qu’aborde fièrement notre Yves Montand national. Au point que l’on est davantage intéressé par le niveau de maquillage des rues de Cergy-Pontoise que l’intrigue elle-même.
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 1667 abonnés Lire ses 4 339 critiques

    4,0
    Publiée le 11 novembre 2011
    "I comme Icare"(1979)est un passionnant thriller politique de Henri Verneuil,malheureusement difficile à trouver.Sous un emballage d'évènements fictifs,il enquête bien évidemment sur l'assassinat de Kennedy.Les corrélations sur le tireur fantôche,une coalition partagée mafia/services secrets,et toute la mise en scène autour du meurtre rappelent l'affaire Oswald.Ici aussi,une commission menée par un procureur tenace,tente de faire la lumière sur des évènements dérangeants.Yves Montant,vieilli pour l'occasion,y retrouve un rôle complet,à sa hauteur,entre sobriété et opiniâtreté.Verneuil se passionne de façon tangible pour son sujet.A ce titre,l'expérience maître/élève,où le premier lançe une décharge au second si ses réponses sont fausses,rappelle la thèse de Milgram.Elle est très éloquente sur le fait que la plupart des individus se soumettent sans discuter à l'autorité supérieure,fusse t-elle défaillante et ubuesque.La théorie que le psychologue énonce sur les millions d'individus,qui par une simple tâche innocente,nourrissent l'Etat totalitaire fait froid dans le dos.L'enquête est passionnante,aboutie,avec un final métaphorique sur le mythe d'Icare.La musique d'Ennio Morricone,inquiétante,souligne parfaitement les dérives d'un pouvoir corrompu et opportuniste.Frappant.
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