I... comme Icare
Note moyenne
4,0
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110 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 décembre 2013
Excellent thriller, une enquête perdu d'avance avec une grosse référence à l'assassinat de Kennedy. Le scénario se tient, jusqu'au bout on y croit!
SATURNOS666
SATURNOS666

10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2024
Lorsque dans nos vies un doute s'installe, on laisse glisser, où l'on creuse !
La perspicacité et la pugnacité réunis chez Henri Volney (Yves Montand), en plus d'être honnête, vont le conduire à "creuser" , il a fait son choix.
Le passage sur les expérimentations psychologiques a tout à fait sa place dans ce film, à contrario de certains avis : en démontrant de manière scientifique que les individus sont capables de faire tout et n'importe quoi lorsque des directives émanent des plus hautes autorités, on dissèque ce qu'est la soumission des peuples, de la "masse" serait un peu plus adéquat.
Ce film n'a pas vieilli, il colle à notre époque...quelle durée temporelle donner à notre époque ? si on lui donne une "fenêtre" de 50 voir 100 ans, ce film n'a pas près d'un demi siècle, il date de ce jour.
A voir assurément pour comprendre les enjeux de l'autorité...et de la soumission.
Discofred75
Discofred75

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2025
Un très grand Verneuil, qui signait ici, après "Le corps de mon ennemi" et avant "Mille milliards de Dollars", un film très sérieux et extrêmement bien ficelé. La scène de l'expérience sur la soumission fait froid dans le dos...
Du grand cinéma des années 70 !
Richard Kimble
Richard Kimble

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2025
FAITS REELS AUTOUR DU FILM. Assassinat de JFK à Dallas en 1963. Coup d’Etat au Chili, Pinochet renversant Allende en 1973. Mondial dans l’Argentine de Videla en 1978.

PRINCIPALES SCENES D’ANTHOLOGIE. 1) Réplique célèbre dans la bouche du Président avant son assassinat avec la rhétorique du « Pourquoi ? / Pourquoi pas ? ». 2) « Icare » pose la problématique d’entrée de jeu : « Au lieu de 3 réponses, je me retrouve face à 3 questions dans ce rapport qui se contente d’une bonne petite vérité bien arrangeante ! » 3) Expérience de Milgram démontrant le mode opératoire d’une Police Politique répressive dans une dictature quelle qu’elle soit. 4) Conversation très instructive entre « Icare » et le Chef des Services Secrets sur les rapports Pouvoir/Renseignement. 5) Evocation d’un Coup d’Etat de type 1973 avec des coupures de Presse et le son des mitraillettes. 6) Conversation finale entre « Icare » et son épouse, à la fois délicieusement romantique et démontrant le « Mythe d’Icare » s’approchant du « Soleil de la Vérité ». 7) Exceptionnelle musique d’Ennio Morricone au ryhtme progressif en osmose complète avec ce thriller politique.

CRITIQUES DE VOTRE SERVITEUR RICHARD KIMBLE. C’était le surnom que m’affublaient les copains à l’Ecole Primaire en écho de mon véritable prénom Richard. Les héros Américains avaient très bonne Presse dans la Jeunesse et aussi chez les moins jeunes des années 70. Ce thriller politique « I comme Icare » est en revanche très Français. Pour moi il fait parti du « Club Fermé » de mes quelques films « Collector » au milieu de milliers de « Navets ». Il dépeint toutes les questions qu’on a pu se poser lors du Mondial 78, dont la principale : on y va ou on y va pas ? Tout le monde était au courant de ce qui se passait sous les stades de Videla qui bien entendu comptait, et il a réussi, faire oublier son Régime en offrant la première Coupe du Monde à un Peuple qui attendait ça depuis si longtemps ! Et le Monde entier voulait voir les matchs aussi ! Le Chef des Services Secrets dit dans le film : « Dans Services Secrets, il y a le mot Secret... » Ce qui signifie qu’on ne sait jamais sur le moment ce qui se passe dans l’ombre des Gouvernements, à savoir tous les rouages exposés dans ce film. Sauf des années plus tard bien sûr quand tous les protagonistes sont morts, notamment ceux qui ont soutenu Pinochet, Videla, ou tant d’autres « philanthropes » ! La dernière demi-heure sur fond crescendo de la Musique d’Ennio est un pur délice. Je n’arrive pas à trouver la moindre critique négative, ce qui peut arriver dans certains excellents films.
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2026
S'approcher de la vérité comme Icare du soleil : s'y brûler les ailes pour mieux nous éclairer. Se sacrifier pour guider.
Henri Verneuil part de l'assassinat de Kennedy, rejoué dans un pays imaginaire dont il convoque toute l'imagerie (Daslow pour Oswald, la fameuse balle magique), mais il ne s'arrête jamais à « il y a eu un complot ». Sa vraie question est plus vertigineuse : comment des gens ordinaires, par petites obéissances, finissent par rendre le pire possible. D'où cette scène qu'on n'oublie pas, la reconstitution de l'expérience de Milgram, où des volontaires lambda acceptent d'envoyer des décharges qu'ils croient mortelles parce qu'une autorité le leur ordonne et s'en dit responsable, glaçant, et terriblement parlant sur la fragilité de nos démocraties. Le film reste par ailleurs un thriller d'enquête assez orthodoxe dans sa mécanique ; c'est justement ce bloc Milgram, presque en digression, qui le fait basculer vers tout autre chose.

Yves Montand porte tout cela sur ses épaules. Présent dans presque chaque plan, procureur droit qui refuse de signer et pose les questions que personne ne veut entendre, il est sobre, mais habité par un entêtement moral qui déborde les dialogues. Le reste accroche moins. La ville inventée (tournée à La Défense et Cergy), dollars et berlines américaines au milieu de personnages qui parlent français, désoriente, mais sonne parfois faux. Et la mise en scène s'alourdit par endroits d'un classicisme un peu daté. Sorti en 1979, douze ans avant le JFK de Stone, Icare a pourtant eu le cran de prendre au sérieux un public populaire avec un sujet aussi exigeant. Le rythme est lent, presque clinique, mais c'est une montée, et la détonation finale rebat toutes les cartes d'un coup. On ne comprend vraiment le titre qu'au tout dernier plan, et cette lucidité qui arrive trop tard fait partie du choc. Il nous laisse, comme son procureur, avec une idée tenace : tout le monde ment, et on avance dans un monde de faux-semblants. Reste, longtemps après, trois images plantées dans la tête : la voiture présidentielle figée dans la foule, la salle de Milgram, et cette fenêtre du dernier plan.
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