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L'archéologue du 59 Junior
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4,5
Publiée le 21 août 2024
"I comme Icare" est un excellent thriller politique assez peu connu dans la grande filmographie d'Henri Verneuil mais qui mérite d'être redécouvert car il reste plus de 40 ans après sa sortie toujours d'actualité. La réalisation, comme souvent chez le cinéaste, est particulièrement soigné et riche en idée de mise en scène, le suspense est diaboliquement efficace, Yves Montand est convaincant dans ce rôle du procureur prêt à tout pour découvrir la vérité qui se trame sous ce complot. Le tout mis en musique par le grand Ennio Morricone. Et puis quel dénouement ! Un film passionnant à plus d'un titre !
Le titre du film ne trouve sa justification qu’en toute fin de métrage à travers le mythe d’Icare. Ici, cette figure mythique vient symboliser le rôle du procureur Henri Volney interprété à l’écran par Yves Montand. L’histoire, coécrite avec Didier Decoin, et les personnages mis en scène par Henri Verneuil sont purement fictifs mais ne relèvent pas d’un quelconque mythe. Pour effacer tout potentiel doute en la matière, le cinéaste met en scène et filme l’assassinat du président d’un pays non nommé. Cette introduction puis son développement renvoie à l’assassinat de John F. Kennedy. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/lumiere2023/#ICI
Un film majeur pour diverses raisons. L'analyse de l'assassinat ne peut être dissociée de celle du président Kennedy. A ce titre, toutes les hypothèses et aboutissements sonnent justes. Elles rejoignent même certains documentaires sur le sujet. Henri Verneuil effectue une prouesse magistrale en forçant à plusieurs strates des sujets à participer à l'expérience de Milgram. En tant que jeune spectatrice, cela m'a énormément marquée ! Enfin, Yves Montand est d'une crédibilité confondante. Tant est qu'il puisse en être autrement...
Un président est assassiné, comme Kennedy, par un tireur embusqué lors d'une sortie en décapotable. Yves Montand enquête sur le présumé coupable et découvre un énorme complot. Avec Henri Verneuil qui a déjà une excellente filmographie derrière lui, on s'attend au meilleur et on attend. le film est très lent, trop lent et trop long pour a la fin sentir une impression de vide. tout ça sonne très creux, Yves Montand est tout le long sur la même expression, l'enquêteur contrarié. on a surtout en tête après le meurtre du président en décapotable, JFK d'Oliver Stone qui réussi à rendre l'enquête mille fois plus passionnante que ce film froid et triste. Quant aux séquences autour de l'expérience Milgram, ça a le mérite de la faire découvrir a ceux qui ne la connaissait pas, pour les autres, c'est assez troublant , on ne voit pas ce que ça vient faire dans le film, c'est un changement de registre qui brouille le sens du film.
Réalisé par Henri Verneuil, "I comme Icare" (1979) est sorti la même année que "Buffet Froid", autre brillante réussite du cinéma français. Or les deux films ont également en commun d'avoir été en partie tournés à La Défense. Ce décor urbain froid, désert et sans âme contribue fortement au sentiment de paranoïa et d'angoisse diffuses que ressent le spectateur. Outre une mise en scène efficace et une intrigue captivante, la prestation d'Yves Montand dans l'un de ses derniers grands rôles est l'un des principaux atouts de ce remarquable thriller politique. Tout simplement inoubliable, la scène finale constitue un moment d'anthologie. "I comme Icare" reste un classique indémodable, tant pour ses qualités cinématographiques que son message politique, toujours autant d'actualité.
Peut-être bien le chef d'oeuvre d'Henri Verneuil, réalisateur comptant parmi les plus populaires du cinéma français (pas pour la presse spécialisée, mais pour le grand public, évidemment), auteur de moult films à succès, notamment avec Bébel ("Peur Sur La Ville", "Cent Mille Dollars Au Soleil"...), Gabin... En disant de "I...Comme Icare" qu'il s'agit sans doute du chef d'oeuvre du réalisateur, je sais bien que je fais du mal aux fans du "Clan Des Siciliens" (et je fais partie de ces fans), ce film mythique à la triple affiche impeccable, mais disons, pour calmer le jeu (rangez vos couteaux, donc), que je place les deux films au même niveau. Ils sont juste totalement différents. "I...Comme Icare" aurait très bien pu être réalisé par Costa-Gavras ou Yves Boisset, et est un polar politique, un film de complot, interprété par un Yves Montand exceptionnel (comme souvent). Largement inspiré par l'assassinat de JFK (entre Oswald, le tueur "officiel" de JFK, et Daslow, celui du film, il n'y à qu'une anagramme pour les différencier...) et le rapport Warren qui en a découlé, le film se passe dans un pays fictif et non nommé, et raconte dans un premier temps l'assassinat, au cours d'une visite officielle, du président du pays par un sniper, et l'histoire d'un homme de loi qui, après avoir rendu les conclusions du rapport sur cette tragédie, décide contre toute attente de reprendre l'enquête pour lui, après s'être rendu compte que le rapport officiel taisait pas mal de choses. Le film est brillamment interprété, et possède une atmosphère de complot assez poisseuse, l'impression ressentie par le spectateur est la même que celle ressentie par le juge joué par Montand : tout le monde ment, on vit dans un monde de faux-semblants... Dans le genre, c'est un véritable must. Oui, vraiment, un chef d'oeuvre.
Un très grand Verneuil, qui signait ici, après "Le corps de mon ennemi" et avant "Mille milliards de Dollars", un film très sérieux et extrêmement bien ficelé. La scène de l'expérience sur la soumission fait froid dans le dos... Du grand cinéma des années 70 !
L'ambiance pesante est bien ressenti. Malheureusement le film est jonché de bizarreries scénaristiques qui fait chuté la crédibilité a ce polar. Ainsi que des passages pédagogiques mal implémentés, qui ont plus leur place dans un cours dans un collègue.
C'est un film qui à la fois mal vieilli mais que l'on peut aussi apprécier pour son âge.
« I … comme Icare » de Henri Verneuil (1979) est un film dans la lignée des films militants de Yves Montand. Il se calque en effet sur la thèse du complot entre la CIA et certains membres du gouvernement (dont probablement Lyndon B Johnson) lors de l’assassinat en 1963 à Dallas du Président John Fitzgerald Kennedy. Yves Montand est le procureur Volney qui ayant refusé de signer les conclusions de la commission d’enquête après l’assassinat d’un président, va reprendre toute l’enquête de A à Z. Aidé par ses collaborateurs, il va bien difficilement réussir à démêler l’écheveau … mais le plan Icare est déjà enclenché ! Un film qui a un peu vieilli dans sa facture mais avec un Yves Montand convainquant. Même si le scénario ressemble trop à la thèse du complot contre Kennedy, le film mérite d’être vu notamment pour une scène dans un laboratoire de Psychologie où on teste la soumission des individus à un ordre donné par une autorité … et même Yves Montand se fera « piégé à 180 Volts !
Un film solide signé Verneuil . Du cinéma populaire qui parle d un complot contre l État et inspiré du meurtre de JFK . Que dire sur cette oeuvre que j avais découvert devant ma télé un dimanche soir et qui m a profondément marqué. Montand tout d abord en véritable acharné de la vérité. Il est tout simplement magistral dans ce rôle. La mise en scène ensuite qui nous passionne et la dernière scène est inoubliable. Un grand film .
Sorti en 1979, il s’agit d’un film policier français terriblement efficace. En s’inspirant librement de l’assassinat de John F. Kennedy, Henri Verneuil forge un scénario redoutable, mélangeant intrigue criminelle et manipulation politique. Pour démêler cette enquête, Yves Montand interprète avec talent un procureur particulièrement pugnace. Au-delà du thriller, le réalisateur propose une critique acerbe du pouvoir en intégrant une séquence marquante, celle de l’expérience psychologique sur la soumission à l'autorité. Bref, une œuvre majeure du cinéaste.
Inspiré de l’assassinat de Kennedy, un thriller à la française sans étalage complaisant de violence et avec des idées créatives (expérience sur l’obéissance, interprétation du mythe d’Icare…). Mise en scène solide et une équipe sympathique autour d’Yves Montand.
Certains pourront reprocher une certaine incohérence à des décisions d'enquête mais tant de faits divers nous ont prouvé la nonchalance voire l'incompétence des services concernés que même s'il y a à redire cinématographiquement, la vraisemblance n'est malheureusement pas altérée en réalité. Cependant la mise en scène démarre lourdement bien qu'elle parvienne rapidement à intriguer en installant un climat de suspense latent. Soutenu par un excellent Yves Montand qui nous embarque dans sa quête de vérité, ce pamphlet politique dresse un portrait glaçant des arcanes du pouvoir et des manipulations d’État. Captivant.
Un excellent film politique et policier dans l'ambiance des années 60 puisque l'action démarre avec l'assassinat d'un président fictif en pleine parade dans son cabriolet, un miroir de l'événement célèbre de Kennedy. Beaucoup de références culturelles de l'époque comme l'expérience de Milgram et un jeu d'acteurs parfait tout au long de l'enquête, avec Yves Montant à la baguette.