Faute d'amour
Note moyenne
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208 critiques spectateurs

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Enrico M
Enrico M

57 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2017
Un chef d'oeuvre. Le réalisateur renoue avec la veine d'Elena tout en gardant le souffle de Leviathan. 2h de film dont on ressort battus, secoués, bouleversés mais tellement heureux d'avoir vu un grand film qui reste, un grand film mystérieux qui ne livre pas tout, tout de suite, sinon sa force et sa puissance.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2020
un film magistral, à l'esthétique foncièrement beau. Avec beaucoup de talent de réalisation, aux acteurs prodigieux. Russe et à voir absolument. Sans retenue.
domi...
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2017
L’expression « Les âmes mortes » me semblait plus sophistiquée que le mot « rude » qui m’est venu d’emblée, mais si c’est bien du russe Gogol, il s’agirait d’une comédie, alors que pas du tout du tout concernant ces deux heures dérangeantes, mais excellemment menées.
Deux parents en train de divorcer ne s’étaient même pas aperçus de la disparition de leur fils.
Pendant deux heures nous suivons les recherches menées par une association dont le professionnalisme vient pallier les insuffisances de la police.
Tout à leur ahurissement devant un comportement de parents manquant à tous leurs devoirs, les critiques mentionnent bien peu, en général, les personnages positifs.
La violence des situations présentées laisse deviner des racines anciennes qui évitent d’incriminer seulement notre « époque-téléphone-portable » ou un seul lieu, la Russie, tant le propos est universel servi par des images très belles ; de la beauté des ruines.
Vu avec retard, je remercie celle qui m‘a pressé de ne pas manquer le dernier film d’un réalisateur qui m’avait bien plu avec « Eléna » et « Léviathan » aux musiques déjà remarquables.
A la sortie d’un tel bain d’eau glacée, les formules définitives viennent sur le clavier.
La liberté est impossible quand l’amour envers les enfants n’est pas là où même les scènes filmées dans ce registre semblent désespérées. L’égoïsme rend la vie impossible : l’égoïsme nous scie comme égoïne.
Est ce que les jeux de mots laborieux nous libèrent et nous mettent hors d’atteinte?
Stefan R
Stefan R

30 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2026
Plus que bouleversant, c'est surtout un des films les plus noirs, pessimistes et déprimants sur la nature humaine que j'aie jamais vus (le titre est à ce titre parfait). Sauf que cette absence totale d'amour entre tous les protagonistes hormis leurs amants respectifs ne me semble pas réaliste. On sait la société russe dure et malade, mais à ce point-là? Pour moi le film manque clairement de nuances et d'humanité, et c'est probablement volontaire pour bien marquer le coup. Ceci dit il reste bien réalisé, maitrisé, naturaliste, racé et assez fort.
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 210 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2017
Film déchirant sur un enfant non désiré qui n'a pas pu souder un couple, hyper glaçant, particulièrement égoïste : le père parle du "gosse" et ne parlons pas de la mère complètement irresponsable qui préfère faire des galipettes et rentre chez elle aux aurores sans même vérifier la présence ou l'absence de son fils dont elle "croit" , par exemple, connaitre le nom de son meilleur copain. Elle a quand même l'honnêteté d'avouer que sa vie de couple a été bâtie sur le fait qu'elle voulait absolument échapper à sa harpie de mère mais elle est incapable de gommer tout ce qu'elle a subi et elle reporte toute sa hargne et son indifférence sur son fils.
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2017
Une fresque décapante et glaçante des rapports humains de couple en Russie mais pas que!
Zvyagintsev par l'artifice cruelle de la fugue et disparition de l'enfant, décrit l'universalité des rapports humains immatures et infantiles de personnages incapables de grandir, Et dans une dépendance affective maladive!
Est ce une allégorie de la Russie confrontée aux narcissismes de ces Russes pris par un capitalisme débridé ? Qu'importe! la description psychologique est d'une telle precision qu'elle fait mouche!
Il nous entraîne dans un suspense angoissant sur le devenir de cet enfant en nous distillants des indices. Nous sommes sur le qui vive permanent de détails possible apparaissant sur l'écran ! Redoutable !
Rien n'est laissé au hasard les decors sont froid, blanc, ou gris! seul le blouson d'Aliocha est de couleur tout le reste est morne, absent, mort ! Les déplacements des personnages sont robotiques, inhumains, mécanique ! L'amour est bestiale froid voire thérapeutique !
La violence est partout dans les mots, la musique, les regards les actes !
Au final rien ne change, la vie continu, la fin se confond avec le commencement !
Une vision pessimiste et immuable !
Glaçant !
Et excellent !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 14 mai 2020
Film ennuyeux,avec des scènes inutilement longues(couple faisant l'amour au début pendant 10min.) ou des plans sans intérets pour la compréhension du sujet.Le pire est la fin car on se demande tout de même s'il vont retrouver l'enfant..mais non,on n'en saura rien.Je n'ai pas vraiment apprécié,on peut facilement passer a autre chose
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2019
Difficile d'avoir un avis tranché sur ce film. Zvyagintsev décrit un monde pétri de haine, d'égoïsme, de violence morale ou physique, un monde globalement déshumanisé, froid comme la mort. Sa critique sociale ne manque pas d'intelligence ; ça touche là où ça fait mal, voire très mal. Mais cette intelligence est toujours aussi ostentatoire. Le trait est souvent appuyé (comme la musique...), parfois jusqu'à la caricature. Cette misanthropie démonstrative, donneuse de leçons à sa manière, est assez exaspérante. En même temps, le réalisateur a un talent monstre en matière de mise en scène. Il y a dans ce film quelques scènes d'une poésie ou d'une puissance émotionnelle inouïe (les premières images des arbres en hiver, l'enfant derrière la porte, la morgue, la fin et son amertume sublime) qui sont des moments de cinéma vraiment marquants et méritent à elles seules le coup d'oeil. Bref, c'est un film à la fois lourd et inspiré, peu aimable et magnifique. Vive les grands écarts !
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2024
Prix du jury (Cannes 2017), "faute d'amour" est une réflexion au scalpel à propos du lien parental et de façon secondaire sur les failles du système étatique.

Un couple sur le point de divorcer ne veut pas prendre en charge leur fils qu'ils négligent. Comprenant le désamour de ses parents, le jeune garçon disparaît.

Réflexion sur l'égoïsme, sur l'importance fondamentale du soutien et de l'amour parental dans l'équilibre d'un être humain. Tout le monde n'est vraiment pas fait pour être un parent acceptable...

Avec "Elena" et " Léviathan", "Faute d'amour" est une des meilleures réussites du cinéaste russe A.Zviaguintsev et (selon moi) le plus émouvant.

Il trouve certaines correspondances thématique au sein du cinéma hexagonal avec " l'enfance nue" de M.Pialat et " je suis heureux que ma mère soie vivante" de C.Miller.Voilà un titre que j'avais sous-estimé lors de sa sortie en salle.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2020
Être en couple, c'est partager sa vie. Divorcer, c'est partager son couple. Quand cela passe par la revente de ses 85m³, c'est juste un petit drame du monde moderne, et ça signifie aussi un nouveau départ ailleurs, alors ce n'est jamais si terrible, n'est-ce pas ?

C'est ce que Zvyaguintsev remet en cause. Quand le désamour (traduction littérale du titre) s'installe dans le couple et en sépare les deux moitiés, il semble que c'est ce qu'elles demeurent : des moitiés de personnes. Les deux se sont remis en couple de leur côté, mais ils sont désenchantés. En croyant se libérer de leurs sentiments, homme comme femme s'enferment dans le reste du monde peuplé d'illusions de la classe péterbourgeoise aisée. Même séparés, les personnages ne sont encore entiers que lorsqu'ils sont ensemble.

En tant que parents, ils se retrouvent par la force des choses quand leur garçon disparaît. En effet, le film martèle avec insistance que le désamour conjugal est égoïste, car il ne cache pas que les illusions qu'on se fait, mais aussi le désamour filial : ce que le divorce partage en-dehors des évidences bureaucratiques et des soucis qu'on s'est construits, artificiels.

Comme cela vient s'ajouter à l'addiction des parents pour les écrans, Zvyaguintsev dépeint ainsi cruellement leur désintéressement pour leur enfant. Lui aussi subit un désamour, mais non par rupture : par manque pur et simple. Même la caméra le rencontre à peine. Bref, c'est l'enfant la victime, voire le seul sage de l'histoire.

Pendant que les adultes se compliquent la vie entre eux, sourds aux préoccupations de leur propre pays ou de celui d'à côté (coucou l'Ukraine), l'enfant subit, doit se taire, et n'a même plus le refuge des écrans que les parents se sont accaparé avec une promptitude ridicule. C'est lui qui, au final, même si on ne le connaît pas et qu'on le voit à peine, a raison sur tout.

→ https://septiemeartetdemi.com/
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2018
Ce qui fait d'Andreï Zviaguintsev un grand cinéaste, c'est qu'il ne juge aucun de ses personnages. Tout est question de mesure, et de montrer l'homme dans ses retranchements. Quand il s'agit d'évoquer la culpabilité, c'est parce que justement personne ne semble l'être individuellement qu'en faite tous réunis on l'est un peu. En première ligne les parents, et un divorce houleux et définitif. Leur amour pour leur enfant est enfouis par leur désir de renouveau. Instantané d'une famille occidentale contemporaine, faisant l'unanimité critique car touchant du doigt le désarroi d'une société. Des parents ingrats qui vont toucher le fond, une empreinte au fer rouge qui signe l'arrêt de leur bataille. Un enfant s'est perdu, faute d'amour. *TOP 5 FILM 2017*
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2020
Un drame poignant. D'une mise en scène somptueuse et d'une photo à tomber, le film n'en demeure pas moins un portrait acerbe sur notre société individualiste où l'amour pour son enfant est devenu opaque. Il faut l'absence de cet enfant pour que celui-ci soit présent dans l'esprit de ses parents. Magnifiquement interprété, les acteurs jouent avec une certaine retenue assez glaçante et qui en fait pour une fois des personnages principaux ni tout bons ni tout mauvais. La fin ne donne pas forcément les clefs de cette disparition mais apporte un subtil message par un dernier plan de toute beauté poétiquement cinématographique. Bref ce film est une pépite !!
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2017
Film d'une âpreté terrible sur un couple qui se sépare et un enfant qui fugue, disant par ses images grises la dureté de la vie en Russie, qui sacrifie ses propres enfants. Un drame difficile à regarder mais puissant souvent grâce à la rigueur implacable de la mise en scène. Zviaguintsev est une héritier désabusé de Tarkvoski. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2020
Ce film est peut-être le premier film russe que je regarde en VO.
Dans mes souvenirs peut-être ai-je regardé un film de Tarkovski mais rien n'est moins sur.
Bref c'est déjà une grande originalité en soi.
Le film ici nous raconte l'histoire d'un couple en plein divorce et ça se passe plutôt mal.
Chacun va refaire sa vie et leur petit garçon n'est qu'un boulet à leur yeux.
Personne ne veut le garder et c'est incroyable.
Pourtant le jour où il disparaît ils se mettent à sa recherche.
Heureusement...
La première partie est bien, intéressante, lorsque l'histoire se met en place et qu'on commence à comprendre la personnalité des personnages, une belle femme hyper connectée et branchée et un homme attaché à son travail et pour lequel avoir une famille semble indispensable. Donc pour lui un divorce devient un GROS problème.
La seconde partie où tout le monde part à la recherche de l'enfant est moins intéressante sauf qu'elle exacerbe les tensions entre les 2 époux.
C'est un "drôle" de film avec une fin un peu froide et glaçante comme les températures qui règnent à Moscou.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2021
je ne pense pas que l'office de tourisme de Moscou ait financé le film !
Noir, c'est assez noir. Plutôt misanthrope même hors cette armée de bénévoles qui suppléent à l'incurie de la police. Le collectif non étatique initié par des citoyens est ici porté aux nues face aux impasses individualistes d'une Russie aux rêves d'oligarques. Le salut est dans l'attention à l'autre, plus particulièrement à l'enfant.
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