Faute d'amour
Note moyenne
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208 critiques spectateurs

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momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 septembre 2017
Film poignant dont on ne ressort pas indemne ! Des parents se déchirent, ils vont divorcer, l'enfant les gêne, la mère ne ressent pas d'amour pour son fils, elle n'en a pas reçu non plus de sa mère. La scène entre la mère et la fille est particulièrement éprouvante. Lorsque l'enfant disparaît les parents au lieu de se ressouder autour de sa recherche ne font que se haïr d'avantage, reportant toutes les fautes sur l'autre. Personne dans ce film ne porte d'attention à ce pauvre gamin perdu, sauf une association qui pallie au manque de l'Etat, la police déclarant clairement n'avoir pas les moyens de rechercher l'enfant. Tout cela sur dans une Russie d'aujourd'hui où l'individualiste et l’égoïsme gagnent tout le monde.
Shinny
Shinny

42 abonnés 248 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2017
Un film froid mais percutant et très enrichissant pour en apprendre davantage sur la société actuelle russe partagée entre le poids des traditions qui enferment chaque être dans un tôle figé sans chaleur sans amour et la soumission face aux nouvelles technologies. Tout une réadaptation à enclencher pour pouvoir vivre heureux.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 septembre 2017
Zviaguintsev parvient, sans insister lourdement, à exposer les maux de la Russie d'aujourd'hui d'une façon magistrale. Comme dans ses précédents films, une situation de crise particulière à un niveau infra-familial , ici un divorce, est le révélateur de tous les dysfonctionnements de cette société post-soviétique pleine d’égoïsme, de rancœurs et de mal-vivre. Une lueur d'espoir ici permet toutefois de continuer à croire en l'homme. Une association de volontaires - Liza alerte - généreuse, sérieuse et rigoureuse, une initiative citoyenne, peut-être métaphore du sursaut attendu par le réalisateur, se substitue à l'Administration incompétente et bureaucratique pour rechercher l'enfant disparu.
Le montage nerveux, la musique, la température de images, les dialogues complètent une excellente direction d'acteurs pour faire de ce film une pépite du cinéma mondial. Et oui, il n'y a pas qu'Hollywood ! On n' a pas encore vu la Palme d'Or 2017 du Festival de Cannes, mais j'ai la petite impression que "Faute d'Amour" méritait davantage qu'un accessit.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 septembre 2017
On peut voir ce film comme un conte moral et considérer qu’il décline sur un mode universaliste les périls de l’absence d’amour : ça se passe aujourd’hui à Moscou, mais ça aurait pu se passer n’importe où ailleurs et n’importe quand. Dans cette perspective, l’exercice s’avère d’une efficacité redoutable qui nourrit le drame jusqu’à un dénouement sans espoir. Ce point de vue n’est tout de même pas très folichon. Et puis, on peut sortir de la séance beaucoup moins affligé en se disant que l’histoire se passe en Russie, pas chez nous. Il suffirait de contextualiser. La Russie postcommuniste aurait donné naissance à une classe moyenne composée d’individus égoïstes imperméables à toute forme d’empathie. Le problème avec cette lecture c’est qu’autant la charge contre les tares du cadre politique de la société russe contemporaine était clairement orientée dans le film « Léviathan » du même réalisateur, autant les institutions sont à peine effleurées ici : il ne faut pas compter sur la police mais le flic n’est ni antipathique ni corrompu et le patron du père est certes un orthodoxe sourcilleux sur le statut marital de son personnel, mais un divorce peut se camoufler. Le malaise et le dysfonctionnement repose dès lors sur les seuls individus. Andrey Zvyagintsev s’attache tellement à gommer toute couleur locale (à l’exception peut-être de l’excursion à la campagne chez la terrible grand’mère), que l’explication culturaliste a du mal à s’imposer. Cette incertitude du regard n’enlève aucun intérêt au film. Elle en fait un objet étrange qui place la noirceur des sentiments et la froideur des cœurs dans une sorte d’apesanteur, suggérant par des images de la nature ou de ruines ce qui n’est ni montré ni dit, pour aboutir à un dénouement elliptique.
XavierCaze
XavierCaze

10 abonnés 157 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 septembre 2017
Voir ce film est une vraie souffrance : c'est ennuyeux, long, prétentieux, boursoufflé, surjoué et.... malhonnête. Et tout ceci dans une grande cohérence puisque ça l'est de bout en bout. Quand ce genre de cinéma hyper réaliste et glauque est arrivé il y a 50 ans au moins c'était original.
Le pire c'est de nous faire croire avec des images d'actualités et de propagande qui se mêlent au récit que le manque d'amour d'une mère et la violence qui se répètent pourraient être le produit d'un régime, d'une histoire politique ou d'une civilisation. Comme si ça n'arrivait pas dans les plus belles démocraties et un peu partout dans le monde !
moreapacifique1
moreapacifique1

9 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2017
Excellent film qui montre bien l’hédonisme actuel. Nul ne veut d'un enfant qui risquerait d'entraver son plaisir.Cela se passe dans une ville riche en Russie mais cela pourrait se passer ailleurs... Le metteur en scène a une approche très subtile du problème et une maitrise de la caméra surprenante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 septembre 2017
L'amour n'est pas obligatoire dans une relation parentale, pas forcément inscrit sur les visages des enfants, ni sur ceux de leurs parents. L'amour est un lien, si le lien ne se tisse pas, l'amour est absent, et cette absence peut en créer d'autres, plus brutales, plus terribles. J'aime le visage de la mère filmé dans sa laideur quand il se crispe avec haine, odieuse dans les mots et les tons qu'elle emploie à l'encontre de son fils, dans un quotidien bien plus ordinaire que l'on ne voudrait faire croire... J'aime que le visage de la mère soit magnifique quand elle est avec son amant et baigne dans l'amour. Deux femmes qui habitent le même corps, méconnaissables et presque inconnues l'une de l'autre, car c'est exactement le pouvoir de l'amour de révéler qui nous sommes quand il nous habite et quand il nous abandonne. J'aime la manière dont on découvre peu à peu le monde que l'enfant a construit pour se contenir en l'absence de chaleur familiale, un monde froid justement, sous béton, abandonné, un monde à son image... J'ai été bouleversée par cette douleur viscérale de l'enfant que les adultes se refusent d'écouter parce qu'ils sont incapables de laisser en eux-mêmes la place à leurs blessures, leurs souffrances. Anesthésiés, ils souhaiteraient un enfant anesthésié, une chose, pas cet enfant qui nous emmerde, nous pompe, nous fais chier et décomplexés ils affirment un ras-le-bol, un langage grossier à faire vomir. Renversant les codes de la responsabilisation vis-à-vis de la vie qu’ils ont mis au monde, ils se sentent alors des victimes de l'enfant, de ses besoins, de ses fragilités et faiblesses. Décomplexés ils lui font vivre au plus profond le non-sens de son existence, ils le placent quelque part, bref ils s'en débarrassent...
Et il y a ce merveilleux cadeau de fin qu'il nous laisse cet enfant ; puisqu'il n'est plus, il sera à jamais vivant et agissant en nous, justement dans ce visage de femme qui peu à peu s’humanise : l’amour c’est un don, il a la grâce de la gratuité du don, ou alors il n’a rien.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2017
On apprécie le contraste métropôle/forêt, quelques plans "intimes" savamment cadrés et surtout un travelling fort en émotion d'un enfant en pleur au début du film. Finalement on regrette que le cinéaste ait pris un peu trop de facilités en ce qui concerne les "nouvelles vies" des parents et qu'il allonge parfois trop certains passages mais il contre-balance avec un récit terriblement glaçant et une critique acerbe du monde des adultes.
Site : Selenie
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2017
Un film tout à fait intéressant où l'on mesure l'austérité psychologique russe. Ce n''est pas un vain mot, devant la froideur des dialogues, des paysages, et d'une histoire de disparation . Andrei Zvaguintsiev a l'art de l'introduction.....Travelling sur des arbres abattus (destin brisé, écologie ?) et ensuite gros plan sur une école, ensuite s'échappent en criant des jeunes élèves, niveau cinquième, et l'on se retrouve chez un couple. Le film installe aussi des histoires de mœurs,( amant, amante, grossesse) et malgré une scène érotique trop explicite, nous entraine avec des personnages (parents, enquêteurs) profondément russes. Les relations entre hommes et femmes sont simples, parfois conflictuelles et confuses. La seconde partie (la recherche du disparu) est tout aussi
intéressante et sobre, dans un style dépouillé mais brillant. Il y a aussi deux passages d'un humour corrosif, car totalement désespéré sur les personnages entre eux ( dialogue réfectoire, et ????). c'est un film pur, la musique n'a pas de particularité, mais la photo et la lumière sont splendides....Peut être manque t-il d'un peu de panorama, d'indications urbaines (st Pétersbourg, Moscou) , mais les scénario est simple, et la fin très suggestive sur l'identité russe (femme sur son tapis d'entrainement, guerre en Ukraine), bref un film qui mérite bien qu'on s'y attarde autant sur le fond que la forme. Ce n'est ni le meilleur, ni le moins bon du réalisateur, au contraire
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2017
Attention chef-d’œuvre ! Après le sublime Léviathan, le réalisateur prodige russe revient hanter nos esprits. Cadrage somptueux et « au scalpel », Faute d’amour est un film que l’on n’oublie pas...
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2017
andrey zvyaginstev est en passe de devenir un grand réalisateur, " faute amour " prix du jury du dernier festival de cannes le démontre bien.en effet le film est maîtrise démontrant bien l'hyper individualisme de la société russe, les faux semblants et l'incapacité pour l'homme d'aimer réellement. dommage que le dénouement soit frustrant car ne résout pas la clé du film.
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2017
Dans "Faute d'amour", à l'image du très beau "Léviathan", les personnages sont d'une densité incroyable, cela jusqu'aux protagonistes secondaires. Denses et souvent monstrueux, mais d'une monstruosité humaine, crédible, palpable, c'est là toute la force du film. Le portrait sociétal à charge de la Russie (mais ne peut-on pas en retrouver quelques aspects chez nous ?) est terrifiant. Le tout avec des interprètes incroyables et une mise en scène inspirée.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2017
« Sans amour, on ne peut pas vivre » : telle est la parole de vérité de l’homme que Genia a pris pour amant et à qui elle vient d’expliquer qu’elle n’a jamais voulu de son fils Aliocha, qu’elle ne l’a jamais aimé, comme elle-même n’a jamais été aimée par sa propre mère. Une absence d’amour que le garçon de 12 ans, Aliocha, perçoit comme une blessure d’autant plus ravageuse que ses parents, Genia et Boris, tout accaparés par leurs disputes et leur projet de divorce, ne le considèrent plus, lui leur enfant, que comme quelqu’un de si encombrant qu’ils n’imaginent pas d’autre alternative que de s’en débarrasser en le plaçant dans un pensionnat. Caché derrière une porte, le garçon verse toutes les larmes de son corps et ses parents ne s’en rendent même pas compte. Pire : quand Aliocha disparaît de la maison, ce n’est qu’après plus de 24 heures que sa mère en fait le constat et prend contact au téléphone avec le père pour le lui annoncer.
Après « Léviathan » (2014), film implacable sur les dérives étatiques de la Russie d’aujourd’hui, Andreï Zviaguintsev, toujours aussi inspiré, propose cette œuvre magistrale, Prix du Jury à Cannes, une œuvre qui ne peut laisser indifférent. Que devient un enfant lorsque ses parents sont incapables d’aimer ? Genia et Boris veulent divorcer et tous deux sont déjà impliqués dans de nouvelles histoires dont on peut parier qu’elles seront aussi pitoyables que celle qui les a réunis. Genia a reconnu elle-même qu’elle ne sait pas aimer. Quant à Boris, sa seule préoccupation semble être de ne pas déplaire à son patron, un orthodoxe intégriste à la morale si rigoureuse qu’il ne supporterait pas qu’un de ses employés soit divorcé ! Ce qui n’empêche pas Boris d’avoir déjà trouvé une nouvelle compagne et de l’avoir déjà mise enceinte (une future mère et un futur enfant qui, probablement, ne connaîtront pas des sorts plus enviables que Genia et Aliocha).
Ce film, si ancré dans la réalité russe, n’en garde pas moins un grand pouvoir d’interpellation qui nous atteint tous, quels que soient notre origine et notre pays. Il est frappant de constater combien les principaux protagonistes du film de Zviaguintsev sont dépendants de leurs écrans. A tout instant, leurs yeux sont rivés sur celui d’un smartphone, d’un ordinateur, voire même d’un tapis de course qui en est doté. Comme s’il n’y avait plus d’expression possible pour eux que par l’intermédiaire de Facebook et des selfies qu’on s’échange de l’un à l’autre. En vérité, à l’image des scènes d’introduction du film qui montrent des enchevêtrements d’arbres recouverts de neige, ce sont les cœurs eux-mêmes qui semblent figés dans une sorte de glaciation. Chez Zviaguintsev, même la disparition d’un enfant, en l’occurrence d’Aliocha, ne suffit pas à réchauffer les cœurs, à y remettre ce dont ils manquent terriblement, c’est-à-dire de l’amour. 8,5/10
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2017
Boris et Genia sont en train de divorcer. Ils se disputent sans cesse et enchaînent les visites de leur appartement en vue de le vendre. Ils préparent déjà leur avenir respectif : Boris est en couple avec une jeune femme enceinte et Genia fréquente un homme aisé qui semble prêt à l’épouser... Aucun des deux ne veut s'occuper du fils Aliocha, âgé de 12 ans. L'enfant disparait.

Faute d'amour est un film dramatique d'Andrey Zvyagintsev, réalisateur d'Elena et de Leviathan.

L'anti Kramer Vs Kramer
Le film met en lumière l'égoisme conjugué de 2 parents qui ont décidé de refaire leur vie, aucun ne voulant s'occuper du fils unique, Aliocha. Faute d'amour est un film âpre sur l'échec d'une famille, l'égoisme et l'inconséquence des 2 parents. Boris, le père, est un gros bonhomme cavaleur qui multiplie les rencontres et fait preuve de sincérités successives sur le plan sentimental. Par 2 fois, il a mis ses maitresses enceintes avec l'obligation à terme de faire face et de fonder une famille (ce qui finit par le lasser immanquablement comme en témoignent les dernières images du film). Boris travaille dans une entreprise dirigée par un patron très conservateur et orthodoxe et la seule chose qui le préoccupe est de garder son emploi alors qu'il va divorcer et refaire sa vie. Genia est une jolie jeune femme, tombée enceinte de Boris trop jeune. Elle est tout à fait dépourvue d'instinct maternel, rudoyant son fils unique en permanence alors que celui ci est fragilisé par le projet de divorce de ses parents.
Lorsque l'enfant disparaît, alors seulement, les parents prennent conscience de leur monstruosité, rejetant sur l'autre la faute et les responsabilités.
Le film est une radiographie impitoyable de la société russe, dont les individus pragmatiques font passer leurs intérêts propres avant toute autre considération. On est révulsé par la situation d'Aliocha devenu un élément gênant dans le projet de vie de ses parents. Le réalisateur filme très bien mais avec complaisance cette dureté et cet égoisme qu'il met en parallèle avec une société russe blasée et des autorités administratives qui se moquent de tout. Le film est presque un documentaire tant son ambiance est réaliste et sans fard. Il est aussi une charge contre ses personnages principaux et l'administration russe, ce qui n'est pas rare chez le réalisateur.

Seul bémol au programme: Faute d'amour se termine avec la diffusion sur la télévision russe des combats dans l'est de l'Ukraine, l'occasion de montrer l'ingérence russe chez son voisin ukrainien dans les circonstances que l'on connait. Le point de vue d' Andrey Zvyagintsev sur ce sujet, tout aussi respectable qu'il soit, n'a rien à voir avec les thématiques familiale et sociétale de son film.

Le film a obtenu le prix du jury au festival de Cannes 2017.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2017
Il faut reconnaître qu'Andrey Zvyagintsev est probablement un des plus brillants stylistes en activité (avec Nuri Bilge Ceylan). Il fait partie de ces cinéastes dont chaque image semble admirablement composée, au service d'une narration parfaitement maîtrisée.

Quand la maestria du réalisateur est mis au service d'un sujet aussi sec que le désamour de deux parents vis à vis de leur enfant, le résultat peut être glaçant, et, disons-le (car je dois la vérité à mes lecteurs) peu aimable au premier abord.

La précision chirurgicale de la narration, l'absolue perfection de la mise en scène aboutit à un récit désespérant, âpre et clinique (les adultes sont avant tout égoïstes), zébré par un plan terrifiant, qui fut pour moi le plus grand moment de cinéma du dernier festival de Cannes : un hurlement silencieux qui ne laissera personne indifférent.

Le tour de force du film est de montrer les comportements des adultes, plutôt que la détresse de l'enfant. En dépit de l'évanouissement de la figure enfantine, ou peut-être grâce à lui, l'histoire somme toute commune de Faute d'amour devient presque mythologique : choc frontal de la libido et de la culpabilité, figure stoïque du patron de l'association, voyage aux enfers chez la grand-mère, tableau symbolique de la Russie contemporaine dans le bâtiment abandonné. C'est à la fois beau et très désagréable à regarder, on se sent complices des turpitudes anodines que Zvyagintsev nous met sous les yeux, turpitudes qu'on préférerait croire totalement étrangères à soi-même.

Pour résumer : un plaisir qui fait mal, un choc esthétique saisissant.
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