Faute d'amour
Note moyenne
3,9
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208 critiques spectateurs

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Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2026
Là où Leviathan exposait la verticalité brutale du pouvoir, ici le mal se fait moins visible, moins institutionnel, plus diffus. Il ne descend plus d’un bureau municipal. Il circule dans les appartements chauffés au sol, les centres commerciaux et vers tous les horizons. Ici, Boris et Genia divorcent. Ils négocient un appartement, de nouveaux partenaires, une trajectoire sociale intacte. Leur fils Aliocha, douze ans, apparaît comme une variable encombrante.

Très vite, la douleur de l'enfant nous paraît. La scène où l’enfant pleure derrière une porte close constitue par ailleurs le noyau du film. La caméra demeure à distance. Aucun gros plan ne vient extraire l’émotion. Cette retenue a un effet plus cruel - nous entendons sans intervenir. Le monstre est la logique qui transforme un enfant en surplus logistique. Ainsi l’enfant disparaît.

Dès les premiers plans, un paysage hivernal, eau figée, arbres nus, une marche d'un enfant le long d'un cours d'eau installe d'abord un calme pictural. L’eau chez Zviaguintsev est une symbolique importante. Surface entre ce qui affleure et ce qui demeure englouti. À l'inverse de Leviathan, le mal ne surgira pas, il infiltrera.
La recherche d’Aliocha explore des bâtiments désaffectés rongés par l’humidité. Flaques, buée, murs humides, couloirs abandonnés composent une géographie de l’imprégnation.

Dans la Russie contemporaine, marquée par la montée d’un capitalisme anxieux et d’un conservatisme moral affiché, Zviaguintsev propose une réflexion sur l’absence d’amour comme climat. Le titre original, Nelyubov (et sa traduction française), dit précisément cela. Aliocha ne sera jamais retrouvé alors le temps passe et chacun refait sa vie. Les saisons reviennent, les écrans et les êtres continuent de parler, indifféremment à ce qui vient de se passer.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2025
Primé au Festival de Cannes « Faute d’amour » est un drame racontant les conséquences de la disparition de l’enfant sur un couple en instance de divorce et ne pouvant se supporter. Le réalisateur russe Andrey Zvyagintsev livre un récit austère et un poil analytique mais néanmoins très pertinent sur les dynamiques animant les protagonistes de cette histoire où manque seulement une pointe d’émotion.
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2025
Un film riche et complexe qui peut susciter une foule de commentaires car ses aspects sont nombreux : psychologiques, sociétaux, politiques... Pour ma part, je me limiterai à signaler une scène qui m’a bouleversé. Elle concerne l’enfant au moment où il comprend que l’amour de ses parents lui fait défaut.
Eyeswideopen
Eyeswideopen

5 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2025
Chacun pour soi, et pour ça pleurer avec Aliocha derrière la porte. Beau film sur la condition de l’enfant de parents qui ne s’aiment plus.
A Dens (AD)
A Dens (AD)

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Un film bouleversant comme beaucoup des films de ce réalisateur. Un enfant disparaît et son absence autour de laquelle le film se construit nous révèle peu à peu l'indifférence terrible de ses parents. Un film douloureux mais d'une très grande force.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2024
Prix du jury (Cannes 2017), "faute d'amour" est une réflexion au scalpel à propos du lien parental et de façon secondaire sur les failles du système étatique.

Un couple sur le point de divorcer ne veut pas prendre en charge leur fils qu'ils négligent. Comprenant le désamour de ses parents, le jeune garçon disparaît.

Réflexion sur l'égoïsme, sur l'importance fondamentale du soutien et de l'amour parental dans l'équilibre d'un être humain. Tout le monde n'est vraiment pas fait pour être un parent acceptable...

Avec "Elena" et " Léviathan", "Faute d'amour" est une des meilleures réussites du cinéaste russe A.Zviaguintsev et (selon moi) le plus émouvant.

Il trouve certaines correspondances thématique au sein du cinéma hexagonal avec " l'enfance nue" de M.Pialat et " je suis heureux que ma mère soie vivante" de C.Miller.Voilà un titre que j'avais sous-estimé lors de sa sortie en salle.
Lacroixjean Lacroix
Lacroixjean Lacroix

4 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2023
Ce film dénonce l'égoïsme et l'amour de l'argent qui détruisent l'AMOUR de l'humain.
Bien sûr que l'indifférence est "poussée" à l'extrême mais ce n'est pas si loin que cela d'une certaine réalité.
Quand la réussite financière et/ou sociale se substitue aux relations humaines sincères cela donne naissance à des drames et j'ajouterais même, tout ça pour ça 樂樂
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2023
Dans une Russie au bord du gouffre, un enfant au milieu d'une famille qui se fiche de lui. Son père et sa mère, divorcés, ont tous deux trouvé de nouveaux compagnons, laissant l'enfant dans sa solitude. Faute d'amour, il disparaît.
A la fois un film sur la situation de la Russie qui veut faire bande à part dans un monde qui a bien besoin de se serrer les coudes, on voit ici aussi un métrage sur la solitude, l'égoïsme et la fracture familiale et ses lourdes conséquences sur un gamin. Si le film met du temps à se lancer, ce temps est nécessaire et on finit même par regarder ces deux nouveaux couples tandis que l'enfant disparaît doucement de l'écran. Lorsqu'on se rend compte que ça fait un moment qu'on ne l'a pas vu, les recherches commencent. Face à une police inutile (image du système russe je suppose, bien que l'image pourrait coller à beaucoup d'autres pays), seule une association se lance dans les recherches. Petit signe d'espoir dans cette famille qui ne veut même pas se regarder, même dans un moment pareil. Une réalisation maîtrisée avec un scénario efficace.
Kowalski
Kowalski

4 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2023
La critique ne s’est pas vraiment trompé (à part Libé, souvent à côté de la plaque) à propos du nouveau film de Zvyagintsev (Elena, Leviathan), et surtout pas le jury du festival de Cannes qu’il lui attribué son prix. « Faute d’amour » aurait tout aussi bien pu recevoir la palme de la mise en scène, tant la forme maîtrisée jusqu’à l’épure est splendide, et le fond d’une noirceur totale. Une réussite.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2021
Décidémment la Russie d'Andreï Zviaguintsev , contemporaine et convertie au mirage libéral d'une société de petits-bourgeois sinistres et mortifères aux prises avec leurs chimères, ne fait guère plus envie que le triste zoo soviétique d'avant.
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 septembre 2021
Ce film, réalisé par Andreï Zviaguintsev et sorti en 2017, est assez moyen, du moins de mon point de vue. Encensé par la critique (en même temps, il a été primé à Cannes donc pas très étonnant), je m'attendais à un très bon film mais j'en ai donc été finalement plutôt déçu. C'est ici l'histoire d'un couple en instance de divorce qui se dispute la garde de l'enfant, non pas pour le garder mais pour le refiler à l'autre. L'enfant étant témoin de tout cela, il décide de fuir. Le synopsis est franchement alléchant mais la partie qui m'intéresse le plus, à savoir la fuite du garçon, ne représente que la moitié du film, qui constitue la seconde partie. La première moitié est quant à elle centrée sur l'individualisme de ce couple et sur leurs histoires d'amour respectives, ce qui ne m'a, je l'avoue, que très peu intéressé. J'apprécie cependant ce portrait que le réalisateur a dressé des familles bourgeoises russes et de leur individualisme, même concernant leurs propres enfants (et ce qui n'est visiblement pas un phénomène nouveau puisque même la mère de la mère de l'enfant est en froid avec cette dernière). La seconde est, elle aussi, intéressante mais traine un peu en longueur, enfin comme je me suis plutôt ennuyé lors de la première moitié du film, j'ai eu beaucoup de mal à re-rentrer dedans après. Cependant, je reconnais que le film a tout de même quelques qualités et que je n'ai pas été très réceptif à ce qu'il me proposait. Nous avons par exemple la mise en scène qui est très bonne, qui dépeint la Russie comme étant morne et froide, mais qui nous offre tout de même de très beaux plans et de très beaux paysages, notamment ceux dans la forêt. Concernant les acteurs, nous retiendrons principalement Mariana Spivak et Alexeï Rozine qui jouent vraiment très bien. "Faute d'amour" est donc peut-être un bon film aux yeux de beaucoup de spectateurs mais ce n'est, personnellement, pas ma tasse de thé.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 482 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2021
je ne pense pas que l'office de tourisme de Moscou ait financé le film !
Noir, c'est assez noir. Plutôt misanthrope même hors cette armée de bénévoles qui suppléent à l'incurie de la police. Le collectif non étatique initié par des citoyens est ici porté aux nues face aux impasses individualistes d'une Russie aux rêves d'oligarques. Le salut est dans l'attention à l'autre, plus particulièrement à l'enfant.
Zabou2004
Zabou2004

6 abonnés 155 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 février 2021
les films russes sont rares et c'est donc agréable d'en voir un même si celui-ci est sombre et pessimiste.
il aurait pu s'appeler Crimes et Châtiment : crime de n'avoir pas donné d'amour à un enfant probablement parce que soi-même on n'a pas été aimé, et châtiment de vivre avec le poids de la perte de cet enfant auquel on tenait malgré tout.
les acteurs sont excellents, très bien dirigé, les images sont belles.
L'équipe de recherche semble être la seule capable d'humanité. Peu de sourires dans ce film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 octobre 2020
Un très bon film bien qu'un peu déprimant. Des acteurs magiques dans des rôles tragiques. Ce film nous emmène dans la vie d'un couple russe qui se délite ... Le problème c'est qu'ils ne sont pas seuls
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 septembre 2020
Tout d'abord je n'aime d'Andrey Zvyagintsev. Faute d'amour est vraiment un film surestimé qui est beaucoup trop long. L'histoire elle-même aurait facilement pu être racontée en 90 minutes au lieu de plus de deux heures. Parfois les longs films contribuent avec les personnages à se développer mais dans ce film les personnages restent superficiels. Le garçon qui disparaît n'a aucune profondeur dans son rôle de personnage quoi qu'il en soit, il est donc très difficile de ressentir la douleur de sa disparition. Et aussi parce que les deux principaux acteurs, mari et femmes montrent un manque de profondeur dans le personnage il est assez difficile d'établir une sorte de connexion avec les acteurs. Mais vous avez aussi cet aspect ennuyeux et le plus terrible de ce film, la qualité du jeu ou plutôt, un manque de qualité du jeu des acteurs. La seule chose que vous voyez du personnage de cette femme est la colère, les frustrations ainsi que lorsque vous regardez son mari. Vous ne voyez que de la colère, de la frustration et de la peur, la peur de la réaction des colloques sur le travail quand il déclarerait qu'il a divorcé. Littéralement tout dans ce scénario va dans le même sens, les parents sont tous des gens égocentriques, indulgents et en colère qui ne s'intéressent qu'à eux-mêmes ou aux conséquences éventuelles d'un divorce imminent. La victime est sans aucun doute l'enfant...
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