Difficile d'avoir un avis tranché sur ce film. Zvyagintsev décrit un monde pétri de haine, d'égoïsme, de violence morale ou physique, un monde globalement déshumanisé, froid comme la mort. Sa critique sociale ne manque pas d'intelligence ; ça touche là où ça fait mal, voire très mal. Mais cette intelligence est toujours aussi ostentatoire. Le trait est souvent appuyé (comme la musique...), parfois jusqu'à la caricature. Cette misanthropie démonstrative, donneuse de leçons à sa manière, est assez exaspérante. En même temps, le réalisateur a un talent monstre en matière de mise en scène. Il y a dans ce film quelques scènes d'une poésie ou d'une puissance émotionnelle inouïe (les premières images des arbres en hiver, l'enfant derrière la porte, la morgue, la fin et son amertume sublime) qui sont des moments de cinéma vraiment marquants et méritent à elles seules le coup d'oeil. Bref, c'est un film à la fois lourd et inspiré, peu aimable et magnifique. Vive les grands écarts !
Loveless, Faute d'amour en français, dénonce les actes de fautes d'amour où l'amour qui n'est que superficiel mais aussi l'occidentalisation et l'individualisme qui en découle Mais aussi la religion revenue en force en Russie. J'ai trouvé ce film triste car les parents restent aveuglés, spoiler: la mère par son narcissisme et le père par sa vie, source de frustration et il n'est pas capable de donner de l'amour à son autre fils. La mère a eu une enfance sans amour mais elle répète le mépris de sa mère sur son fils. Les personnages sont enfermés dans un monde purement matériel, digne du naturalisme de Zola. Ils continuent de vivre aveuglés et leurs fautes sont un perpétuel recommencement. Mais le film est très très esthétique. Les paysages sont à couper le souffle et le russe est une très belle langue à entendre. Andreï Zviaguintsev ne s'identifie à Andreï Tarkovsky pour ce film. Le réalisateur n'est pas branché spirituel. Il cherche une spiritualité dans l'absurde. Ses personnages sont aveuglement en esclavage de leur affectivité et du manque d'amour de ce monde et ne peuvent pas être sauvé par la grâce. Le réalisateur exclue la grâce dans ses films, spoiler: la preuve l'enfant disparu est soit retrouvé mort et horriblement soit disparu et mort probablement . Une vie sans la grâce doit être un pur esclavage d'illusions où, aveuglés, on ne voit pas que centré sur soi-même, on est le propre pharaon de notre existence.
C'est l'histoire d'un couple qui s'est aimé mais qui ne s'aime plus, voire se déteste. Chacun a commencé à refaire sa vie mais il y a leur fils et de ce fait ils vivent encore ensemble. Ce fils est ce qui les retient encore ensemble mais c'est aussi la représentation de l'autre que l'on déteste et le lien avec celui-ci. Se sentant non aimé, le fils va fuguer et ... c'est la que le film devient ennuyeux.
Le premier tiers du film est prometteur mais le second tiers est long, ennuyeux et on ne peut qu'être déçus par le début était prometteur.
La réalisation est impeccable, le rythme est assez bien tenu pour que les deux heures n'apparaissent pas trop longues, les messages de Zvyagintsev passent clairement. Tout cela fait qu'elles sont un peu traumatiques, cette histoire, cette froideur et cette démonstration (réussie), et c'est précisément cette froideur qui fait qu'on n'aime pas complétement ce film, pourtant de haut vol.
Claque du festival de Cannes 2017, Faute d'Amour est un long-métrage froid, triste et construit avec intelligence. Tout dans ce film est maîtrisé à chaque seconde. Andrey Zvyaginstev prouve qu'il est un réalisateur majeur du cinéma russe, chaque instant est pensé et nous surprend. La réalisation est parfaite, chaque plan est choisie avec soin pour immerger son spectateur au plus profond de son histoire. De même, il fait preuve d'une maîtrise de la photographie impressionnante qui permet de rendre compte de toute les facettes de l'histoire, amenant des changements de décors simples et sans surprises. L'histoire de Zvyaginstev et de Negin est rédigée avec attention, tous les détails sont importants. La lenteur du récit pourrait être un obstacle pour beaucoup mais elle contribue finalement à rendre ce long-métrage très intéressant et rempli d'une beauté un peu triste. Il ne faut pas oublier non plus tout le discours très critique de son pays qui passe en filigrane tout au long du récit. Alexey Rozin et Maryana Spivak sont les deux stars de ce film et le font vivre à chaque moment. Tous les deux habitent littéralement leurs personnages. On a l'impression de vivre avec ces personnes, d'être témoin d'un événement de nos quotidiennes tant leurs jeux d'acteurs est bon. Les seconds rôles qui se succèdent sont bons également mais personne n'arrive à la cheville de ces deux talents qui irradient tout au long du film. Mention spéciale à Natalya Potapova qui n'apparaît que très peu de temps mais au cours d'une scène terrible dans laquelle elle renverse complètement le cours du long-métrage. Dans tout ça, les décors russes sont vraiment impressionnants de beauté et l’œil aiguisé de la caméra ne s'y trompe pas. Evgeny Galperin non plus et permet de sublimer ces instants grâce à une bande originale écrite avec talent. Chaque morceau est subtilement choisi pour nous amener encore plus loin dans cette course contre la montre, à la recherche de cet enfant. Faute d'amour c'est clairement la claque qu'on nous avait promis, démontrant avec froideur et talent que le cinéma russe a encore de très beaux jours devant lui.
D'un ennui à mourir... Il ne se passe rien dans ce film! L'intrigue inexistante, les décors déprimants, des scènes trop longues et peu intéressantes...
On trouve beaucoup d’émotion dans cette scène d’amour. « Tu m’aimes vraiment ? » La femme ne veut pas renoncer à son bonheur et dès lors serait prête à délaisser son fils. Petite déception dans la première partie où l’on assiste en gros à « la séparation » de Farhadi. Le point de vue de l’enfant ne brille que par son absence de point de vue justement. Cependant il faut bien admettre que la dramaturgie de fin de film est assez forte et intense. C’est la partie la plus intéressante. Et la fin cultivant le mystère est assez belle.
« Faute d’amour » est un film d’une grande tristesse. Ma phrase pourrait être qualifiée de pléonasme. A partir du moment où il n’y a pas d’amour, il ne peut y avoir de la joie. Pourtant Zhenya et Boris connaissent la joie chacun de leur côté. En couple, ils se détestent, mais l’une avec son amant et l’autre avec sa maîtresse, ils ont le sourire ! Ce couple qui se déteste a un petit garçon de 12 ans, lequel pourrait être sujet de joie. Même pas ! Zhenya et Boris n’ont qu’une impatience : vendre l’appartement et refaire leur vie. Et le gosse dans tout ça ? Ils s’en fichent ! Les films russes sont pour moi par nature déprimants, mais là, le moral en prend un sacré coup derrière la tête. Ce gosse est encombrant, ni l’une ni l’autre ne veut se le coltiner ! « Faute d’amour » ne concerne pas l’absence d’amour entre un homme et une femme, ça concerne tout simplement un gosse qui n’est pas aimé de ses parents. Des parents égoïstes qui ne pensent qu’à leur propre bonheur. Zhenya retrouve presque chaque soir son amant plus âgé qu’elle et Boris retrouve presque chaque soir sa maîtresse enceinte de lui ! L’une dit à son amant que sa mère ne l’a pas aimée et semble reproduire le même schéma envers son fils ! L’autre doit rassurer sa future femme enceinte qui craint qu’il reproduise le même schéma avec elle ! Alors que fait ce gosse mal-aimé ? Il décide de disparaître. Et soudain, comme par enchantement, on ne parle que de lui. Et son absence mobilise plus d’intérêt que sa présence, le comble ! Cette disparition réveillera-t-elle pour autant l’amour de ses parents ? A vous de le découvrir. Le final est poignant et provoque un beau gâchis. Mais à qui la faute ? Malgré ce récit déprimant, le réalisateur nous offre des scènes d’amour délicatement bien filmées. Quant aux acteurs Maryana Spivak et Alexey Rozin interprètent remarquablement des parents exécrables. A voir en V.O pour s’en rendre compte…
Un drame très noir à la mise en scène certes somptueuse, mais qui manque un peu d’empathie. La première partie du film, sur la dispute face à leur enfant d’un couple entrain de divorcer est la meilleure. La seconde sur la disparition m’a moins percuté. Même si le dernier plan est magnifique. César du meilleur film étranger.
Faute d'amour, est peut-être le film le triste et déprimant qu'il m'ait été donné de regarder. Du début à la fin, pas de sourire, pas d'humour, pas d'espoir. Ajoutez à cela des personnages antipatiques et une réalisation molle qui additionne les pĺans fixes, vous obtenez une grosse déprime.
Un film poignant malgré un rythme lent et lourd. Mais on s'accroche à cette histoire qui tarde à démarrer. Une fin décevante et frustrante peut être. Ici ce n'est pas l'issue qui compte mais plutôt comment le sujet est traité.. Un film typiquement pour Arte.
"Faute d'amour" faute de film sa n'en fini jamais tellement c'est long et ennuyeux. Histoire inexistante on dirait un film amateur tellement c'est mal filmer ,les décor sont déprimant comme les acteurs d'ailleurs . Perte de temps à fuir.
Excellent film russe, un des meilleurs avec Leviathan. Une histoire profonde, typique et universelle brillamment interprétée. Noir et dense, du grand art. Film vraiment marquant qui laisse une trace.
J'ai trouvé le film très long... Et triste. Les parents se renvoient l'enfant comme une balle... Il fuit cette vie sinistre... Espérons qu'il est trouvé la paix.