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Lecter_H
287 abonnés
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3,5
Publiée le 10 février 2018
Une étude de mœurs qui condamne l'attitude stupide et égoïste de certains parents en procédure de séparation et les conséquences des dégâts sur un petit bonhomme pré-ado, fruit rejeté de leur union déchirée. On est ici dans le cas extrême où le couple déjà recomposé chacun de leur coté est en train de se séparer avec beaucoup de violence verbale. J'aurais voulu plus de suivi du petit garçon mais avec sa disparition, le film prend étrangement un virage très différent où tout le monde part traquer le fugueur, le spectateur que nous sommes aussi. Ce n'est pas désagréable car on a droit à du suspens et quelques rebondissements mais qu'à voulu faire le réalisateur en nous conduisant dans son enquête sur le terrain ? Reste que la tension est très palpable et le drame prends de l'amplitude tout au long du film. Très bien filmé et très bien joué par des acteurs que je ne connaissait pas du tout.
Film à la fois âpre et bouleversant. On le voit, on le prend en pleine figure et ensuite il n’arrête plus de nous hanter. C’est sublimement mis en scène, les acteurs sont extraordinaires, les images d’une pureté absolue. Au-delà de l’enfance bafouée, c’est toute la misère et les espoirs risibles de l’humanité qui sont décrits.
au début , on s'ennuie puis passé le quart d'heure , on est dans le film , on nous décrit un couple égoiste avec un jeune enfant qui vont se séparer et qui vont refaire leur vie avec un autre partenaire et leur seul problème à ces égoistes , c'est l'enfant que personne ne veut.
Ce n'est pas un film d'action sans intelligence, c'est un film dramatique , il y a un message pour tous les parents .
ON A voir absolument pour faire réfléchir car c'est tellement vrai ce genre d'histoire .
*Faute d'amour* fait partie de ces films hypnotiques qui t'attrapent dés les premières secondes pour ne plus te lâcher jusqu'au générique final. Ceci est dû à trois éléments parfaitement maîtrisés : une réalisation froide mais ambitieuse et toute en finesse, une direction d'acteurs impeccable et un développement scénaristique riche et rigoureux.
Parce que malgré le postulat de départ, *Faute d'amour* n'est pas un film de kidnapping classique. Le principal sujet est, à travers l'enfant, la psychologie et le comportement de ses parents. Le film se révèle une analyse sociologique du couple de parents vis à vis de la disparition de leur enfant, en essayant de revenir aux sources de l’événement et aux conséquences de celui-ci.
De fait, dans les paysages et les visages froids de la Russie, *Faute d'amour* est une œuvre cinématographique glaciale et brutale, subtile et extrêmement juste dans sa tonalité. Il m'a personnellement accroché au siège pendant plus de 2h00, porté par sa mise en scène, son économie narrative et le talent de ses comédiens.
Si comme tous les films de Andrey Zvyagintsev , la forme est d'une grande réussite, (plans fixes parfaitement cadrés comme ceux des arbres enneigés se reflétant dans l'eau qui se succèdent au début du film, ou travellings soignés à l'instar de celui qui surprend l'enfant déchiré par un cri muet pendant que ses parents se disputent), le fond rend davantage perplexe. Et au terme de ces deux heures, deux heures qui paraissent bien longues, avec le recul, on se dit que le contenu manque de corps. L'empathie impossible entre le spectateur et ce couple qui dés la première scène pose les limites de leur affection pour leur fils rend le chemin bien difficile, et la froideur des personnages ajoutée à ces des paysages et du climat finissent d'éprouver la patience du spectateur. Réservé déjà sur "Leviathan", je ne rangerai définitivement pas le réalisateur russe parmi mes préférés...
Un film glaçant, désespéré et fataliste; un couple qui se déteste, se défait, se reconstruit chacun de son côté pour répéter le même schéma, inlassablement, de génération en génération, et au milieu la disparition d'un enfant. Ce qui est intéressant c'est que le réalisateur nous préserve dans un climat assez horrible et vicieux avec des personnages qui restent dans une sorte d'indifférence individualiste pour nous questionner sur l'absence d'empathie, faire du manque un sujet à réaction, on avance pour voir et savoir comment cela va en résulter, mais presque à contre-courant de ce qui se passe à l'écran. Ce qui rend le sujet d'autant plus fort car le spectateur reste actif pour se faire une place, un avis. Et je dois dire que j'ai été bouleversé, mais non pas par la situation en elle-même, bizarrement, mais par le choc d'une séquence en particulier, où la mise en scène laisse à la fois le doute mais dit absolument tout dans les regards, incroyable moment de cinéma. J'en suis ressorti frappé d'émotions sordides, terribles mais belles, beau résumé de ce qu'est l'amour en vérité.
Un petit bijou, depuis " Tony Erdmann " Merci Cannes de nous de permettre de partager ces pépites, "faute d'amour". Mesdames et messieurs , que cela vous plaise ou non, voici la réalité de ce que nos enfants perçoivent de nos comportements . Égoïstes, altruistes, fantasques, sinistres, quoiqu'ils représentent, ils ne sont pas sans conséquences sur nos enfant, pour le pire, comme pour le meilleur . Un grand moment d'ėmotion. , tant dans la réalisation que dans l'interpretation. Encore merci !
Un film de 2h qui passe à la vitesse de l’éclair. Un film dramatique, actuel, très bien joué, on est littéralement emporté. Le scénario est excellent, la fin brutale, on en ressort déboussolé. Un film à voir absolument.
10 571 abonnés
11 464 critiques
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3,5
Publiée le 1 février 2018
Un titre évocateur pour un drame âpre, terrible et d'une certaine façon terrifiant... Alors qu'il traite du désamour de deux parents pour leur fils, Andrey Zvyagintsev aurait pu centrer son histoire sur ce dernier pour accentuer tout ce qui se passe, mais il a choisi de nous mettre à la place de ces deux égoïstes ce qui est tout aussi efficace même si à la place d'avoir de la compassion, on ressent plus de la gêne et du dégoût. Il faut dire qu'ils sont très durs, ils en viennent à se disputer pour savoir qui va le récupérer comme s'ils parlaient de leur chien et les mots prononcés sont affreux. Finalement, le petit Aliocha n'a aucune importance dans le film ce qui peut avoir un impact sur la deuxième partie du film si l'on n'éprouve aucun intérêt pour son sort. Les deux parties ne se valent pas forcément du moins, il n'y a pas les mêmes qualités dans les deux, mais l'ensemble est réussi et captivant. Contrairement à "Leviathan", j'ai vraiment accroché à ce drame familial glaçant parfaitement mis en scène qui doit beaucoup à son ambiance et ses acteurs.
Film d’un ennui profond.Les décors sont déprimants, aucune beauté ne ressort des personnages, acteurs insignifiants, les dialogues sont mauvais, aucune musique, aucune chaleur, juste de la grisaille et la recherche interminable d’un gamin sans histoire pendant 2h...j’ai l’impression d’avoir été puni pour avoir à regarder ce film !
Sujet difficile, très bien raconté. Un film crédible et intéressant.
Le film est très bien fait. Le contexte, l'histoire personnelle du couple, la recherche d aliocha, superbes images. Le film m'a vraiment paru très bien comme il est.
Quelques points que j'ai remarques : lorsqu'ils collent la seconde affiche sur le réverbère quelqu'un passe et ne la regarde même pas. "Et s'il est dans l'eau ?" - "On ne cherche pas les cadavres". Pourtant un peu plus tard, le même les accompagne à la morgue. Sur le chemin du retour, Genia ne condamne pas totalement sa mère. Elle la défend face à Boris.
Si vous cherchez à passer 1 h 30 de bonheur, passez votre chemin. Faute d’amour vous invite à 2 h 07 d’inconfort.
Les parents d’Alliocha, en instance de divorce, se déchirent. Le gamin, faute d’amour, fuit leur domicile. Le film nous raconte les recherches, fastidieuses, angoissantes et désespérantes, et les relations des deux parents entre eux et avec leur nouveau compagnon de vie respectif.
Même si quelques images poétiques (on est très loin de Léviathan) parsèment le film, il est “clairement” noir et le spectateur sait assez vite qu’il n’assistera pas une vraie happy end, et ça nuit au suspens.
Le récit du film est universel et aurait pu prendre place aussi bien en France ou ailleurs ; Faute d’amour nous fait cependant apercevoir la société russe et deux choses peuvent surprendre : - les recherches d’Alliocha sont menées bénévolement par une association dont le professionnalisme surprend ; une telle organisation n’existe pas chez nous, existe-t-elle réellement en Russie ? - vers la fin du film, le spectateur entend les commentaires de journalistes télé sur la guerre en Ukraine, qui diffèrent bien sûr quasi-symétriquement de ceux dont nous avons l’habitude ; on aurait aimé entendre aussi le commentaire d’un citoyen ordinaire, mais Faute d’amour n’est pas un documentaire sur la Russie post soviétique…
Perdu — C'est le regard de cinéma qui ne s'oubliera pas cette année. Celui de cet enfant, pensif et silencieux. Difficile de parler du film sans dévoiler sa construction, et révéler de quoi vous gacher toute l'ambiance sur laquelle il repose.
J'emprunterais donc à un autre film quelques lignes pour l'évoquer très brievement. Faute d'amour m'a rappelé ce monologue d'un chef de cartel mexicain, par l'écrivain Cormac McCarthy, dans son script du trop méconnu The Counselor. J'en mets un tout petit extrait ici de mémoire pour les curieux, mais je ne peux que vous inviter à voir ce film fou pour savourer ce morceau de philosophie indienne en entier : 'Les actes entraînent des conséquences qui créent de nouveaux mondes. (...) Il ne m'appartient pas de vous dire ce que vous auriez du faire ou ne pas faire. Le monde où vous voulez réparer vos erreurs est different de celui où elles ont été commises. Votre monde n'existe plus, vous ne pouvez rien y faire, vous ne pouvez plus qu'acceptez. Car vous avez choisit ce monde il y a longtemps. '
Hardcoritude et tragédie du narcissisme occidental.
C'est un film long et lent comme un film européen primé à Cannes. Une ribambelle de plans fixes, une bande son très épurée, des dialogues limités, des extérieurs contemplatifs, bref. Vous voyez le tableau.
Mais c'est aussi bien écrit, très nuancé, réaliste, remarquablement interprété. Maryana Spivak est une vraie révélation pour moi. Et malgré l'apparente froideur du tout, une scène m'a particulièrement émue et chamboulée, donc c'est que le travail a été fait et bien fait.
Donc un bon film avec un peu de superflu juste ce qu'il faut pour Cannes. Une demi heure de moins et j'aurais peut être mis un 4.