Bacurau
Note moyenne
3,5
1413 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

121 critiques spectateurs

5
13 critiques
4
38 critiques
3
32 critiques
2
23 critiques
1
12 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2020
Bacurau, petit village perdu au milieu de la montagne, mène une vie bien paisible avec ses habitants typiques au nombre d'une poignée de cerises. Le résumé dit que depuis le décès naturel de la doyenne, Bacurau a mystérieusement disparu des cartes. L'histoire en fait part juste un instant mais en réalité, je ne vois aucun rapport avec l’événement principale qui va se dérouler dans ce village. L'authenticité des paysages, les décors et les personnages saute aux yeux, on respire la poussière, chaque paroles, portes qui grincent, gouttes d'eau semblent amplifiés, le son et la réalisation se veulent très terre à terre, jusqu'à ce que l'on retrouve des cadavres d'habitants disparus.Un film simple avec peu d'action au final mais qui mise surtout l'accent sur la fraternité et l'entraide des habitants eux même, fin prêts à ne pas se laisser faire.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 novembre 2019
Cannes aime le cinéma brésilien ; après avoir primé « Aquarius » en 2017 du même réalisateur ; « Bacurau » reparti cette année avec le Prix du Jury. Point commun de ces deux films : l’intérêt porté à la fracture sociale. Ce cinéma d’auteur brésilien pétri de références agglomèrent les genres pas toujours avec bon goût ; les messages non plus, jusqu’à en perdre son fil conducteur et de donner la sensation d’un fourre-tout peu lisible. Le postulat de cette fiction politique est la dénonciation de la main mise de l’occident sur les régions pauvres du monde ; occident relayé par des hommes politiques locaux véreux est bien dans l’air du temps ; mais que le propos est confus et dénué de perspectives politiques claires. Les suprématistes blancs surarmés et menés par un risible (à son insu) commandant allemand connoté nazi ne feront pas le poids face aux locaux et leurs équipements rudimentaires ; tout est dit, la solution est le repli sur le passé. Le talent est bien présent, mais pour aller nul part. Très décevant.
tout-un-cinema.blogspot.com
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2023
Incroyable film que Bacurau, censé se dérouler dans un futur proche au cœur d’un village de l’arrière-pays brésilien, dont les habitants vont être confrontés à l’apparition de phénomènes étranges et de plus en plus inquiétants, jusqu’à spoiler: l’exécution sommaire de tous les membres d’une famille dans une ferme isolée
. Le long-métrage va alors prendre une tournure inattendue, et multiplier les séquences toutes plus surprenantes les unes que les autres, alors que la violence va monter crescendo. Dans une mise en scène superbe qui distille une tension omniprésente, le cinéaste Kleber Mendonça Filho (et son co-réalisateur Juliano Dornelles, jusqu’ici son directeur artistique attitré) change radicalement de style et nous propose un western qui n’est pas sans évoquer Sam Peckinpah ou John Carpenter. Derrière le film de genre ultra-efficace se cache un regard angoissé sur le Brésil contemporain, radicalement fracturé, ayant porté à sa tête un Jair Bolsonaro qui agite le spectre de la dictature, et dont les habitants les plus populaires spoiler: sont ici sacrifiés pour le petit plaisir de quelques riches occidentaux, avec la complicité d’hommes politiques locaux corrompus.
Tout autant éblouissant que flippant.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2020
En réalisant "Bacurau", les 2 cinéastes brésiliens n'hésitent pas dans cette parabole sociale et politique de fustiger l'état de leur pays qui vient de basculer dans l'extrême droite. Si la charge peut paraitre énorme, elle a un effet salvateur sur un spectateur en quête de révolte et de liberté. Les cinéastes amènent l'horreur et l'incroyable crescendo dans un village retiré de tout, mélangeant habilement oeuvre sociale, pamphlet politique, parabole futuriste et film d'horreur. Présenté et récompensé à Cannes en 2019 au côté d'un autre film dénonçant aussi la fracture sociale de plus en plus grande, "Parasite" qui repartit avec la Palme d'Or. Incontestablement, deux grands films qui ont su réinventer la critique sociale à travers le film de genre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 décembre 2019
Quelque part entre Mad Max et les Sept Samurais, récompensé par le Prix du Jury à Cannes, Bacurau possède plusieurs qualités évidentes dont la première est l'originalité. Le script, dont on ne peut décemment dévoiler les ressorts, met du temps à révéler ses secrets. Il nous plonge dans un Brésil rural et décalé, surréaliste, mystérieux, et bonifié par une mise en scène recherchée: sur le plan formel c'est une réussite, une atmosphère unique se dégage du film. Une fois les événements en marche, on comprend que le film déroule en réalité une grande parabole politico-sociale, courageuse par les temps qui courent. En résumé, il s'agit d'une oeuvre majeure venue d'Amérique du Sud, et elle mérite sans aucun doute le détour !
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2020
Un film magnifiquement violent et éprouvant. Un film brésilien sur un peuple qui doit protéger leur village des américains tueurs. Tous les acteurs et actrice sont excellent. Un film inoubliable à ne pas mettre sous tous les regard. Un décors fabuleux, chaud et froid aussi. La mise en scène est admirable. Une tension du début jusqu'à la fin.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2025
Bacurau appartient à cette catégorie rare de films qui ne se contentent pas de dénoncer le monde : ils le rejouent, le refabriquent, en livrent une version transfigurée où le politique est affaire de style, et le cinéma, un geste de riposte.

Faussement série B, véritable série noire, Bacurau est une œuvre de rage structurée, où le Brésil est filmé comme un territoire assiégé, hanté par ses violences originelles, mais aussi capable d’une contre-violence lucide, collective, organisée.

Le point de départ, la disparition du village de Bacurau des cartes numériques, pourrait relever du détail de science-fiction. Il s'agit pourtant d'une scène inaugurale éminemment politique : Bacurau n’est plus reconnu.

Ce geste de gommage cartographique condense l’enjeu du film : ce n’est pas simplement un village qui est menacé, mais l’idée même qu’un peuple puisse exister hors des circuits dominants. Effacer Bacurau des cartes, c’est éradiquer ce qui résiste, ce qui ne se laisse pas intégrer.

Le récit reprend les canons du western : attaque extérieure, tension croissante, défense armée. Mais Bacurau renverse la perspective, littéralement. Les autochtones ne sont plus les figures de l’arriération mais celles de la stratégie, de la mémoire.

Ce retournement des codes rejoue une lecture postcoloniale : les oppresseurs sont américains, bardés de technologie et de fantasmes raciaux, flanqués de collaborateurs locaux. Les résistants, eux, tirent leur force d’un héritage souterrain, de liens, d’un savoir collectif. Les armes sont conservées dans un musée : signe que l’histoire, ici, ne se commémore pas. Elle s’active, elle se transmet.

Sous son étrangeté, Bacurau ne fait que pousser à l’extrême ce qui structure déjà le réel : un État livré aux puissances néolibérales, une classe dirigeante corrompue, une société fracturée par la race, l’argent et l’oubli. Mendonça Filho et Dornelles ne spéculent pas, ils extrapolent.

Les antagonistes ne sont pas des caricatures. Chasser des pauvres pour sport, supprimer une population hors des radars, c’est le fantasme d’un capitalisme devenu pur sadisme fonctionnel.

Pas de héros à Bacurau : ou plutôt, tous le sont. Le village entier agit comme une entité vivante, un corps aux multiples visages, où chacun a une fonction, une mémoire, un rôle dans l’auto-défense.

Ce choix est fondamental : à l’individualisme des récits classiques, Bacurau oppose une politique du commun. La narration elle-même épouse cette horizontalité : pas de point de vue central, pas d’identification forcée. Le film refuse le modèle néolibéral de la rédemption individuelle. Il propose un soulèvement sans chef.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2020
Dans son genre Excellent film de suspense qui peut mettre mal à l'aise. Le fait qu'il se déroule dans un endroit reculé du Brésil ajouté une touche d'exotisme surréalisme qui n'est pas pour me déplaire
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2024
C'est spécial. Un ovni à l'ambiance étrange, presque surréaliste, mais à la fois tout à fait plausible. On croit un moment que c'est surtout un film à message politique, avec l'eau qu'on privatise; la lutte des classes, un village miséreux du Brésil et un dirigeant corrompu. Il y a de ça oui, mais c'est aussi un film d'horreur avec son lot de gore, et une tendance forte actuelle du cinéma à exhiber des riches qui ne savent plus quoi faire de leur argent, au point de s'amuser à tirer sur des pauvres. Ainsi le sadisme et l'inhumanité de certains contraste avec la gentillesse et la vulnérabilité de villageois délaissés de tous, plus que ça : gênants au points de vouloir s'en débarrasser. On trouve également un côté western dans ce film, qui s'avère donc inclassable, mais intrigue sans contenir et ne contient aucun temps mort.
icniv
icniv

16 abonnés 72 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2021
Très bon film. Le début assez lent laisse dubitatif. C'est pour mieux te croquer mon enfant... La suite déménage.
sunfred
sunfred

13 abonnés 171 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 octobre 2019
Très inégal ce film je trouve, entre maladresse (presonnages/dialogues/situations qu'on croirait sortie d'une mauvaise série B, surtout lié au commando) et jolies scènes plus maîtrisés (en général dans le village)
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 décembre 2019
Primé à Cannes, ce « Bacurau » est censé être une satire politique dénonçant la lutte des classes, l’avancée de l’extrême-droite, ainsi que la corruption au Brésil. Sauf qu’ici, c’est mal amené car trop long et contemplatif dans sa première partie, mais surtout assez balourd dans sa deuxième, car ce sont finalement les riches américains les gros méchants ! On pourra néanmoins sauver des panoramas très léchés, une esthétique très seventies dans les combats et fusillades ainsi que le message du dénouement qui veut que ce soit avec les armes du passé que l’on défend le mieux l’avancée du fascisme. Pour le reste, les acteurs ne sont pas du tout attachants, notamment Udo Kier qui cabotine à mort et quant à voir un quelconque message social dans ce métrage, on repassera !
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2025
Si " les bruits de Recife" (2012) et " Aquarius" (2016) du cinéaste brésilien Kleber Filho étaient ( de mon point de vue ) très réussis, " Bacarau" ( 2019) du nom du village du nordeste brésilien ne m'a pas convaincu.

Prix du jury ( cannes 2019) partagé avec " les misérables" du français , " Bacarau" se présente sous la forme d'un thriller social dont l'arrière plan politique est vraisemblablement le véritable sujet.

On sait que le continent sud américain est considéré par les usa ( doctrine de Monroe ) depuis toujours comme sa sphère d'influence.

C'est une sorte de cri de révolte que lance le cinéastedans son film à la fin cathartique où il se fait la voix du peuple des campagnes.

Malheureusement à l'écran" Bacarau" s'avère beaucoup trop long et manque surtout cruellement d'intensité émotionnelle.

Il reste quelques scènes qui fonctionnent indéniablement, un casting attrayant où l'on reconnaît la star du cinéma brésilien Sonia Braga, une photo qui ne manque pas d'intérêt.

En 2019, le président du jury du festival de Cannes était le cinéaste mexicain . Faut il y voir une corrélation avec le prix accordé à ce " Bacarau" ? En tout cas, il ne m'a pas convaincu au plan artistique.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2020
Autant le dire tout de suite, ce film brésilien a tendance à verser dans l'ultra violence. Les habitants du village de Bacurau se rendent compte que celui-ci est rayé de la carte après le décès de sa doyenne. On peut voir à travers cette œuvre un message politique visant à éliminer les habitants qui n'en n'ont que faire des promesses d'un candidat corrompu et haut en couleur. Le film navigue entre SF (car on est dans un futur proche), western et thriller sans jamais réussir à imposer un style. L'ensemble est très brouillon mais mérite de s'y attarder de par son originalité.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2020
Représentant le plus fameux du cinéma d'auteur brésilien, Klébér Mendoça Fillho réalise ici un virage impressionnant qui démontre que Genre et Cinéma d'auteur ne sont pas aussi diamétralement opposés qu'on pourrait le croire si on se fie à la réalité de la majorité de la production française ou belge. Dans les premières minutes, on reste pourtant en terrain connu, celui d'un cinéma à qui un certain degré de militantisme ne fait pas peur, même si le réalisateur choisit pour une fois d'imaginer un futur proche distopique, que son élaboration mesurée rend parfaitement crédible. On imagine évidemment que ce choix a été motivé par l'élection récentes d'un populiste fascisant à la tête de l'état. 'Bacurau' est donc un petit village isolé du Nordeste oublié des autorités, si ce n'est l'élu local qui passe de temps à autre effectuer son petit numéro démagogique, et qui voit son approvisionnement en eau et en biens de première nécessité menacé par des pressions extérieures qui ne seront jamais explicitement décrites. On passe ainsi la première heure à découvrir la population du crû, à décrypter leurs difficultés et les relations qu'ils entretiennent, et le film s'en voit doté d'une solide assise en ce qui concerne son décor et ses personnages, c'est important pour la suite. On ne met pas non plus longtemps à comprendre qu'au-delà de son approche naturaliste, 'Bacurau' est un pur Western, en raison de similitudes géographiques (la communauté isolée et quasi-autarcique, la nature environnante,...) mais aussi de l'emploi de toutes les figures imposées du genre tout au long du scénario : cercueils, diligences, alcool, saloon, pouvoirs économiques et politiques lointains mais menaçants, desperados au grande coeur,...tout est ré-interprêté à l'aune d'une réalité moderne et sud-américaine. Au terme d'une poignée d'indices qui accroissent avec talent l'incompréhension qu’on peut nourrir vis-à-vis du projet de cinéma, le coup de théâtre survient passé une bonne moitié du film : si on peut lui reprocher de ne pas être relié de façon très évidente à ce qui a précédé, la volonté de réalisme de ce qui a précédé rend cette idée assez dingue d'une inquiétante tangibilité, typique d'un cinéma d'anticipation qui préfère d’ordinaire plutôt la situer dans un futur peu identifiable. La manière dont Mendoça Fillho traite ce dernier mouvement en forme de jeu de massacre est un véritable hommage à la radicalité teintée de surréalisme qui prévalait dans certaines des oeuvres les plus radicales des années 70, celles qui laissaient des images inoubliables, pour le meilleur comme pour le pire, dans votre mémoire cinéphilique. Qu'un film de la fin des années 2010 rende à ce point hommage à la liberté de ton et une représentation de la violence qui ne soit jamais édulcorée ou esthétisée, ne peut qu'inciter à rendre hommage, à son tour, à ce véritable tour de force de Kléber Mendoça Fillho.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse