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    Bacurau
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    115 critiques spectateurs

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    benoit_lb
    benoit_lb

    2 abonnés 32 critiques Suivre son activité

    2,0
    Publiée le 29 janvier 2021
    Proche du PT (Parti des Travailleurs) de Lula et Dilma, Kleber Mendonça nous avait ébloui en 2016 avec « Aquarius », fresque sociale dans laquelle il dénonçait les inégalités et l’injustice qui caractérisent la société brésilienne d’aujourd’hui. En déplaçant sa caméra de Recife sur la côte Atlantique vers l’intérieur des terres du Pernambuco, on était en droit d’attendre beaucoup de son nouvel opus. Le Sertao, immortalisé en France par Bernard Lavilliers dans une de ses chansons et déjà mis en valeur à travers plusieurs films dont le célébrissime « Central do Brasil », semblait tout à fait propice à une nouvelle illustration des travers de la société brésilienne. Quelle désillusion !!
    En nous embarquant pour Bacurau dans le camion qui vient quotidiennement livrer de l’eau potable au village et en nous présentant d’emblée les habitants de cette communauté isolée réunis pour un dernier hommage à leur doyenne récemment décédée, le film partait pourtant sur de bons rails mettant le spectateur dans l’expectative qu’il décolle. A défaut de décoller, le film se vautre dans un laborieux mélange de western sanglant et de thriller mâtiné de science-fiction, qui se prête vraiment mal au cadre du Sertao. Là où on aurait pu s’attendre à un film collant à la réalité quotidienne locale comme l’était « Aquarius » et abordant la vie de cette communauté sous l’aspect de ses difficultés du quotidien, de son esprit de solidarité et de ses luttes pour plus de justice sociale, Kleber Mendonça choisit de manière impromptue de mettre ses villageois en mode survie face aux coups de boutoirs répétés d’une bande de suprématistes blancs venus tout droit des Etats-Unis et décidés à les exterminer les uns après les autres. En centrant la deuxième partie du film autour de ces tueurs redoutables et de leurs exactions, Kleber Mendonça multiplie les approximations, les incohérences et les exagérations. On ignore ainsi tout de la motivation de ces redoutables professionnels du crime pour qui les blancs originaires du Sud du Brésil ne sont pas assez blancs, ni même de leur présence à cet endroit de la planète. Leur intolérance vis-à-vis des autochtones parlant portugais dans leur propre pays prête à sourire : Kleber Mendonça aurait-il été contraint par ses producteurs d’inclure quelques dialogues en anglais pour rendre son film davantage commercialisable ? En outre, le personnage de leur chef, quinquagénaire n’ayant aucune forme de respect pour la vie humaine, prêt à tirer sur tout ce qui bouge (y compris ses propres troupes), est plus que grotesque et tient du cliché (mot auquel il fait d’ailleurs lui-même référence lors d’une scène).
    « Aquarius » avait le grand mérite de nous montrer (enfin) au cinéma un Brésil sans flingues. Pour « Bacurau », Kleber Mendonça a décidé de sortir l’artillerie lourde pour nous livrer un déluge de violence gratuite. Le film monte crescendo en la matière : aux armes de poing succèdent les gros calibres, aux gros calibres les machettes et aux machettes les décapitations.
    Difficile dans un tel contexte de retenir un message en sortant du film. Y voir en filigrane le risque de renforcement de l’état policier qui courrait au Brésil depuis l’élection de Bolsonaro serait une grossière approximation politique. Bolsonaro n’a pris ses fonctions qu’en janvier 2019 alors que le film a été conçu à l’époque où il n’était pas encore candidat à l’investiture suprême. On peut par ailleurs reprocher beaucoup de choses à l’actuel président du Brésil notamment son côté populiste, mais de là à en faire un chef d’état prêt à mettre ses citoyens sous surveillance via des moyens techniques hyper sophistiqués afin de pouvoir les exterminer par la suite, il y a un pas de trop qu’il serait imprudent de franchir.
    Que reste-t-il alors au film pour éviter le naufrage ? La retranscription de la vie de ces villageois du Sertao, que ce soit au travers des soirées qui les réunissent autour d’un écran géant installé à l’arrière d’un pick-up, des journées passées dans le bistrot-boucherie où les carcasses de porc pendent du plafond à côté du comptoir ou des consultations en plein air menées par leur médecin hystérique, est l’élément le plus attachant du film. Le fait que Kleber Mendonça ait délibérément pris le parti de ne pas mettre en avant de personnage principal parmi les membres de cette communauté isolée permet de mieux en apprécier l’esprit de solidarité et le métissage si propre à la société brésilienne. On gardera aussi en mémoire les quelques jolis couchers de soleil sur les collines du Sertao, le décor du barrage planté en plein désert symbole de la mégalomanie de certains projets hydrauliques inaboutis au Brésil et la jolie chanson de Caetano Veloso qui clôture le film. Trop peu toutefois pour nous convaincre d’un message quelconque en quittant la salle.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 1 janvier 2020
    Film d'auteur mais aussi film politique, le film joue de nous et arrive à nous tenir en haleine. On y suit l'histoire d'un village brésilien qui doit continuer de vivre malgré les événements qu'ils ont déjà subit et qui doivent encore subir.
    Volteface Podcast
    Volteface Podcast

    8 critiques Suivre son activité

    4,5
    Publiée le 8 juin 2021
    Venez découvrir les secrets du petit village de Bacurau, isolé dans les montagnes du Brésil.

    Les situations étranges s’accumulent, la communauté est privée d’eau potable, effacée des cartes géographiques, visitée par des motards à l’aspect louche, bousculée par un sénateur en quette de réélection, et bien pire encore.

    L’ambiance tourne à l’affrontement quand une horde d’Américains armés jusqu’aux dents déboule dans Bacurau et y déverse une violence aveugle. La communauté soudée des villageois ne se laissera pas faire. On ne souille pas impunément le jardin d’Eden.

    Les réalisateurs Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles dressent un portait effrayant du Brésil sous la présidence de Jair Bolsonaro, où le peuple et l’état corrompu s’affronte selon la loi du talion.

    On parle de ça dans Volte-Face mais aussi de Alice Rohrwacher, Mel Gibson et Jordan Peele ...

    A découvrir vite dans notre podcast ! https://vu.fr/kTWx
    Thomas B
    Thomas B

    181 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 23 avril 2021
    Très bonne surprise que ce film brésilien qui raconte comment un village tente de résister à de mystérieux assaillants et cela malgré un début assez poussif . La réalisation est de qualité et l'interprétation du casting excellente. A noter d'ailleurs la présence d'un certain Udo Kier dans un rôle particulièrement intéressant.
    F Dob
    F Dob

    8 critiques Suivre son activité

    2,0
    Publiée le 2 octobre 2019
    Histoire aussi mince qu'improbable, méchants caricaturaux, pittoresque racoleur, et déroulé prévisible. Bref, en-dehors du dépaysement, et d'une ambiance plutôt atypique et réussie, vous pouvez économiser 2h sans hésitation.
    madeleine l
    madeleine l

    17 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 14 novembre 2019
    J'ai été un peu déroutée par la violence du film, c'est pourquoi je préfère rédiger ma critique à tête reposée.
    C'est un film inclassable, entre le film politique, sociologique, le western et le gore. Je trouve le propos intéressant : montrer l'asphixie voulue d'un petit village abandonnée de tous, et son combat pour la reconnaissance.
    Mais de larges zones d'ombre demeurent dans le scénario : quels sont les liens exacts entre le député véreux et le commando tueur ? Et ce commando fait d'individus psychopathes, racistes et violents, comment a-t-il été recruté ? Quelles sont les motivations de son chef ? C'est dommage que ces points n'aient pas été éclaircis, car on a souvent l'impression de violences gratuites sans bien comprendre où elles mènent. Mais il y a aussi des moments très forts, qui justifient l'intérêt du film.
    aramil
    aramil

    2 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 18 septembre 2019
    Beaucoup aimé. On retrouve totalement l'esprit des villages du nord du Brésil, cru et poétique à la fois. Une peu déçu par la scène de spoiler: bottage de fesses finale
    trop rapidement expédiée.
    Sarah Bernardina
    Sarah Bernardina

    1 critique Suivre son activité

    5,0
    Publiée le 23 mars 2022
    Le film se déroule à Bacurau, un village situé dans le "sertão" brésilien. Le prof de Bacurau découvre que le village n'est plus sur la carte, tandis que la communauté observe d'étranges événements violents dans la région, concluant qu'ils sont attaqués. Avec cela et sous la direction de Lunga, le groupe s'unit pour défendre sa place.
    Le jeu des acteurs est excellent, notamment de Silvero Pereira dans le rôle de Lunga et de Sônia Braga dans le rôle de la docteure Domingas. Les dialogues sont bien construits avec aussi de longs intervalles de silence. Le scénario de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles est bien développé et captive le spectateur du début à la fin.
    La chose intéressante à propos du film est que, à travers des allégories de fiction futuriste, il soulève la discussion de points tels que l'indifférence politique dans les petites villes, comme le don de médicaments sans ordonnance et de nourriture périmée, l'impérialisme, à travers l'arrivée de "gringos" qui jouent à tuer les gens, et aussi la résistance populaire, qui s'unit pour défendre ses pairs et sa ville.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 22 novembre 2019
    Un très grand film ! Des plans exceptionnels, des personnages hauts en couleurs, des rebondissements. Allégorie à la politique brésilienne actuelle et l’oppression des communautés. Meilleure découverte de l’année 2019.
    Roran Brako
    Roran Brako

    1 critique Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 4 novembre 2022
    Film Original et Décalé. A voir. Bon moment devant le téléviseur.. Enfin un film aux antipodes des Daubes Marvel.
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