Le film se rapproche d’un western de Peckinpah, qui parfois a de drôles de coïncidences avec Star Wars, tout en étant très proche des 7 samouraïs de Kurosawa. Bref, on a le droit à un melting pot des genres, des plus bienvenus.
Histoire d'un petit village au fin fond du Brésil menacé de disparition. Quelques bonnes idées, beaucoup d'idées, mais au final une réalisation qui ne trouve pas l'équilibre entre western, humour noir et absurdité.
En 2016, Kleber Mendonça Filho nous avait touchés à Cannes avec son œuvre sociale « Aquarius ». Il est de retour en compétition avec « Bacurau » avec Juliano Dornelles à la co-réalisation. Dans l’ouest du Pernambouc au Brésil, les habitants de Bacurau qui n’ont déjà plus accès à l’eau, remarquent qu’il n’y a plus de réseau mobile et que le village n’apparaît même plus sur une carte. Des mercenaires viennent alors éliminer un à un les hommes, femmes et enfants de la communauté. Les survivants vont devoir faire preuve de solidarité pour résister. « Bacurau » est un western social dont les choix de mises en scène laisseront une interprétation différente d’un spectateur à l’autre. Les étranges phénomènes indiquant le futur proche peuvent casser la bonne compréhension de l’œuvre. « Bacurau » navigue dans de trop nombreux genres et il peut être difficile de savoir si l’objectif premier est le drame politique, l’action de survie ou une métaphore risible des irréductibles gaulois. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com