Bacurau
Note moyenne
3,5
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122 critiques spectateurs

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Kritik
Kritik

11 abonnés 34 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2026
Résolument original, Bacurau est un OCNI : Objet Cinématographique Non Identifié.
Il est difficile d'en parler sans tout spoiler.
Disons juste que Bacurau est le nom d'un bled paumé du Brésil où vit une communauté isolée, soudée, habituée aux "conflits" avec l'extérieur... mais jamais, jusqu'à présent, avec cet "extérieur-là".
Le film mêle héritage culturel et historique d'une petite communauté brésilienne (qui n'est pas angélique) et ultra-modernité exogène mortifère.
Le combat s'engage et on reste scotché par l'inventivité du scénario, l'atmosphère si spéciale, la musique hypnotique...
Jean Dulis
Jean Dulis

1 abonné 91 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 avril 2026
Ah scénario, très étrange, j’ai du mal à comprendre où ils veulent l’en venir, on devine plus ou moins je ne sais pas quoi penser de ce film
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 669 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2026
Bacurau esquisse les contours d'un Brésil vaguement futuriste, passé sous gouvernement autoritaire, où des poches de rébellion se seraient formés pour lutter contre l'accaparement des ressources par des politiciens corrompus, et où des mercenaires étrangers -- principalement américains -- se chargeraient de rétablir l'ordre en toute clandestinité. Mendonca et Dornelles montrent ainsi l'organisation du village fictif de Bacurau, modèle d'égalité et de solidarité ; par contraste, ils filment aussi la petite communauté de mercenaires américains, qui repose sur la loi du plus fort, ce qui cause d'incessants conflits entre eux. Il s'agit par conséquent pour les premiers de se protéger des seconds, ce que le film représente avec un certain brio, notamment grâce au charisme de ses acteurs et à sa façon assez astucieuse de renverser progressivement le point de vue, spoiler: en faisant des prédateurs du départ des proies traquées à la fin
.
L'allégorie politique n'est pas très fine, mais elle est globalement recevable, notamment parce qu'elle repose sur des idées de scénario vraisemblables -- les gouvernements autoritaires à la Bolsonaro, les mercenaires qui vont se faire la main dans des pays du sud global, les ingérences étrangères dans la politique sud-américaine sont déjà des faits indubitables et largement documentés. 
Les limites de Bacurau tiennent toutefois, à mon avis, à sa fidélité au concept de film de genre, qui l'empêche de travailler davantage sa représentation de la communauté villageoise pour revenir au contraire sur des thématiques et des effets plus rebattus ; je suis aussi un peu sceptique quant à sa conclusion quasi-tarantinesque, qui n'évite pas complètement l'écueil d'une certaine glorification de la violence, en dépit de ce que les réalisateurs avancent. 
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2025
Si " les bruits de Recife" (2012) et " Aquarius" (2016) du cinéaste brésilien Kleber Filho étaient ( de mon point de vue ) très réussis, " Bacarau" ( 2019) du nom du village du nordeste brésilien ne m'a pas convaincu.

Prix du jury ( cannes 2019) partagé avec " les misérables" du français , " Bacarau" se présente sous la forme d'un thriller social dont l'arrière plan politique est vraisemblablement le véritable sujet.

On sait que le continent sud américain est considéré par les usa ( doctrine de Monroe ) depuis toujours comme sa sphère d'influence.

C'est une sorte de cri de révolte que lance le cinéastedans son film à la fin cathartique où il se fait la voix du peuple des campagnes.

Malheureusement à l'écran" Bacarau" s'avère beaucoup trop long et manque surtout cruellement d'intensité émotionnelle.

Il reste quelques scènes qui fonctionnent indéniablement, un casting attrayant où l'on reconnaît la star du cinéma brésilien Sonia Braga, une photo qui ne manque pas d'intérêt.

En 2019, le président du jury du festival de Cannes était le cinéaste mexicain . Faut il y voir une corrélation avec le prix accordé à ce " Bacarau" ? En tout cas, il ne m'a pas convaincu au plan artistique.
CloakBack
CloakBack

9 abonnés 381 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2025
Un film déroutant, parfois fascinant, mais qui laisse perplexe sans contexte.

Bacurau est une expérience étrange.
La première heure, extrêmement lente, semble vouloir installer la vie d’un village brésilien sans que l’on sache vraiment où cela va mener.
Au premier regard, difficile de saisir pleinement le propos politique sous-jacent : sans connaître le contexte du Brésil actuel, le film peut facilement apparaître comme un huis clos rural qui bascule lentement vers la violence.

Peu à peu, l’atmosphère change.
L’action s’installe froidement, la menace se précise, et j’ai trouvé cette montée en tension bien maîtrisée.
La transformation du récit vers une sorte de western à la Mad Max brésilien (avec un personnage de Lunga totalement improbable) est assez réussie.

J’ai beaucoup apprécié la violence sèche du film, jamais esthétisée, brute, qui donne du poids à chaque mort.
Le film monte crescendo, sans explosion immédiate, et cette lente progression laisse le temps d’apprécier pleinement l’escalade de la tension.

Cela dit, sans avoir les clés de lecture immédiates, certains éléments peuvent laisser perplexe :

spoiler: Les motivations réelles des assaillants, Leur comportement parfois étonnamment désorganisé, La nature même de ce “jeu” mortel.


En fin de compte, Bacurau m’a intrigué autant qu’il m’a frustré.
C’est un film solide visuellement, intelligent dans sa construction, mais qui, sans un minimum de contexte ou d'analyse en amont, peut laisser le spectateur dans une forme d’incompréhension partielle.
Un film intéressant à découvrir, mais sans doute encore plus à décrypter après coup.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2025
Bacurau appartient à cette catégorie rare de films qui ne se contentent pas de dénoncer le monde : ils le rejouent, le refabriquent, en livrent une version transfigurée où le politique est affaire de style, et le cinéma, un geste de riposte.

Faussement série B, véritable série noire, Bacurau est une œuvre de rage structurée, où le Brésil est filmé comme un territoire assiégé, hanté par ses violences originelles, mais aussi capable d’une contre-violence lucide, collective, organisée.

Le point de départ, la disparition du village de Bacurau des cartes numériques, pourrait relever du détail de science-fiction. Il s'agit pourtant d'une scène inaugurale éminemment politique : Bacurau n’est plus reconnu.

Ce geste de gommage cartographique condense l’enjeu du film : ce n’est pas simplement un village qui est menacé, mais l’idée même qu’un peuple puisse exister hors des circuits dominants. Effacer Bacurau des cartes, c’est éradiquer ce qui résiste, ce qui ne se laisse pas intégrer.

Le récit reprend les canons du western : attaque extérieure, tension croissante, défense armée. Mais Bacurau renverse la perspective, littéralement. Les autochtones ne sont plus les figures de l’arriération mais celles de la stratégie, de la mémoire.

Ce retournement des codes rejoue une lecture postcoloniale : les oppresseurs sont américains, bardés de technologie et de fantasmes raciaux, flanqués de collaborateurs locaux. Les résistants, eux, tirent leur force d’un héritage souterrain, de liens, d’un savoir collectif. Les armes sont conservées dans un musée : signe que l’histoire, ici, ne se commémore pas. Elle s’active, elle se transmet.

Sous son étrangeté, Bacurau ne fait que pousser à l’extrême ce qui structure déjà le réel : un État livré aux puissances néolibérales, une classe dirigeante corrompue, une société fracturée par la race, l’argent et l’oubli. Mendonça Filho et Dornelles ne spéculent pas, ils extrapolent.

Les antagonistes ne sont pas des caricatures. Chasser des pauvres pour sport, supprimer une population hors des radars, c’est le fantasme d’un capitalisme devenu pur sadisme fonctionnel.

Pas de héros à Bacurau : ou plutôt, tous le sont. Le village entier agit comme une entité vivante, un corps aux multiples visages, où chacun a une fonction, une mémoire, un rôle dans l’auto-défense.

Ce choix est fondamental : à l’individualisme des récits classiques, Bacurau oppose une politique du commun. La narration elle-même épouse cette horizontalité : pas de point de vue central, pas d’identification forcée. Le film refuse le modèle néolibéral de la rédemption individuelle. Il propose un soulèvement sans chef.
cinéman
cinéman

49 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2024
C'est spécial. Un ovni à l'ambiance étrange, presque surréaliste, mais à la fois tout à fait plausible. On croit un moment que c'est surtout un film à message politique, avec l'eau qu'on privatise; la lutte des classes, un village miséreux du Brésil et un dirigeant corrompu. Il y a de ça oui, mais c'est aussi un film d'horreur avec son lot de gore, et une tendance forte actuelle du cinéma à exhiber des riches qui ne savent plus quoi faire de leur argent, au point de s'amuser à tirer sur des pauvres. Ainsi le sadisme et l'inhumanité de certains contraste avec la gentillesse et la vulnérabilité de villageois délaissés de tous, plus que ça : gênants au points de vouloir s'en débarrasser. On trouve également un côté western dans ce film, qui s'avère donc inclassable, mais intrigue sans contenir et ne contient aucun temps mort.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2023
Incroyable film que Bacurau, censé se dérouler dans un futur proche au cœur d’un village de l’arrière-pays brésilien, dont les habitants vont être confrontés à l’apparition de phénomènes étranges et de plus en plus inquiétants, jusqu’à spoiler: l’exécution sommaire de tous les membres d’une famille dans une ferme isolée
. Le long-métrage va alors prendre une tournure inattendue, et multiplier les séquences toutes plus surprenantes les unes que les autres, alors que la violence va monter crescendo. Dans une mise en scène superbe qui distille une tension omniprésente, le cinéaste Kleber Mendonça Filho (et son co-réalisateur Juliano Dornelles, jusqu’ici son directeur artistique attitré) change radicalement de style et nous propose un western qui n’est pas sans évoquer Sam Peckinpah ou John Carpenter. Derrière le film de genre ultra-efficace se cache un regard angoissé sur le Brésil contemporain, radicalement fracturé, ayant porté à sa tête un Jair Bolsonaro qui agite le spectre de la dictature, et dont les habitants les plus populaires spoiler: sont ici sacrifiés pour le petit plaisir de quelques riches occidentaux, avec la complicité d’hommes politiques locaux corrompus.
Tout autant éblouissant que flippant.
Roran Brako
Roran Brako

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2022
Film Original et Décalé. A voir. Bon moment devant le téléviseur.. Enfin un film aux antipodes des Daubes Marvel.
Fred & Rick
Fred & Rick

4 abonnés 60 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 août 2023
Ce film aurait reçu un prix au festival de Cannes... On se demande si le jury l'a vraiment bien regardé. Il n'y a rien à sauver dans ce fatras de scènes insipides ou répugnantes ; en gros, spoiler: des gens vivent dans un petit village paumé dans la cambrousse, et des tueurs étrangers viennent pour massacrer tout le monde sans raison apparente et sans état d'âme
. Scénario réduit au strict minimum, violence gratuite, mise en scène en dessous de celui d'un amateur, jeu des acteurs pas du tout crédible, bref il faudrait inventer une nouvelle lettre dans l'alphabet pour aller au-delà de la série Z.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2022
Mieux aimé que le précédent Aquarius. Une Ambiance de Sertao, il manque juste la musique de Lavilliers!
Un vrai mélange des genres, une proposition de cinéma plutôt réussi même si sanguinolent
Reflet du Brésil actuel, une fable maquisards contre mercenaires/ l'opposition Vie communautaire contre vie moderne
Ca détonne, mais à un tel point que l'on n'a pas obligatoirement envie de le revoir de suite
DVD juillet 2020
maxime ...

309 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2022
Fable politique, dystopie moderne, Western tripesque et virulent comme manifeste de la violence qui se déchaine ? Bacurau est un peu tout cela, et tellement plus encore ...

Il ne nous faut pas longtemps pour capter que le film est légèrement étrange, on écrase des cercueils au bord de la route lors d'une arrivée au village, on gobe des pilules au enterrements, on y croise un peu plus loin un objet plus que bizarre dans le ciel clair et lumineux de ce coin de Brésil qui disparais soudain de la carte ...

Une chose est sure, ce visionnage fera date et il me tarde déjà d'ici quelque temps de le revoir pour vraiment sillonner ces détails, dénicher ses retors tactiques et m'enivré de sa poésie sur fond de ridicule et de splendeur.

Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles cible des troubles mouvants, historiques et contemplatives, un certain mélange des genres et une perception illusoire référencé en espace libre et autarcique. Un rite qui stimule un tempo et orchestre une musique qui tambourine encore le film écoulé.

Un grand coup de chapeau aux acteurs et actrices. La tache étais rude, mais à l'image de Sonia Braga le geste et l'implication sont sublimes !

Bacurau est d'une de ses petites entorses aux règles qui comble les vides et marasmes en se servant des lignes, de la marge, de son entête et rudoie les attentes standardisés. En noircissant sa feuille de rature et de virgule, ses détours ravivent les passions sommaires de sa monté de colère et livre une rébellion salutaire dans l'unité de sa rage manifeste et questionne déjà sa délivrance à même perçu.

Un coup de folie, du génie, une fiction qui crache sa verve dans une totale démesure !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mars 2022
Le film se déroule à Bacurau, un village situé dans le "sertão" brésilien. Le prof de Bacurau découvre que le village n'est plus sur la carte, tandis que la communauté observe d'étranges événements violents dans la région, concluant qu'ils sont attaqués. Avec cela et sous la direction de Lunga, le groupe s'unit pour défendre sa place.
Le jeu des acteurs est excellent, notamment de Silvero Pereira dans le rôle de Lunga et de Sônia Braga dans le rôle de la docteure Domingas. Les dialogues sont bien construits avec aussi de longs intervalles de silence. Le scénario de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles est bien développé et captive le spectateur du début à la fin.
La chose intéressante à propos du film est que, à travers des allégories de fiction futuriste, il soulève la discussion de points tels que l'indifférence politique dans les petites villes, comme le don de médicaments sans ordonnance et de nourriture périmée, l'impérialisme, à travers l'arrivée de "gringos" qui jouent à tuer les gens, et aussi la résistance populaire, qui s'unit pour défendre ses pairs et sa ville.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 545 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 février 2022
Le village de Bacurau est le théâtre d’événements de plus en plus inquiétants (absence de réseau, meurtres…).
Je n’ai pas du tout aimé ce film. On oscille entre les scènes d’ennui profond et les scènes sanglantes. Tout est prétexte à montrer de la violence. Le propos est à peine esquissé et, de cette façon, aussi frontale, je l’ai trouvé totalement inintéressant.
Corentin L.
Corentin L.

12 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2022
Véritable OVNI, le film commence comme une chronique documentaire pour muter en cours de route en film de genre à la Carpenter.
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