Bacurau
Note moyenne
3,5
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121 critiques spectateurs

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Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 décembre 2019
Primé à Cannes, ce « Bacurau » est censé être une satire politique dénonçant la lutte des classes, l’avancée de l’extrême-droite, ainsi que la corruption au Brésil. Sauf qu’ici, c’est mal amené car trop long et contemplatif dans sa première partie, mais surtout assez balourd dans sa deuxième, car ce sont finalement les riches américains les gros méchants ! On pourra néanmoins sauver des panoramas très léchés, une esthétique très seventies dans les combats et fusillades ainsi que le message du dénouement qui veut que ce soit avec les armes du passé que l’on défend le mieux l’avancée du fascisme. Pour le reste, les acteurs ne sont pas du tout attachants, notamment Udo Kier qui cabotine à mort et quant à voir un quelconque message social dans ce métrage, on repassera !
Scénario Catastrophe
Scénario Catastrophe

36 abonnés 156 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2019
Il y a beaucoup de virtuosité dans ce film qui sort du lot. Les réalisateurs réussissent le pari d'un film fantastique, mais où tous les faits étranges finissent par être expliqués. En tant que spectateur, nous ne savons jamais si ce que nous voyons est mirage illusoire ou réalité. Comme de nombreux spectateurs, je pense avoir été déçu par la deuxième partie du long métrage qui se raccorde assez difficilement à la première. La scène de lutte finale est bien construite et le fait que les villageois ne soit pas présenter comme des "gentilles personnes sans défenses" est vraiment réussi. Le spectateur ne peut que s'attacher à des anti héros et c'est plutôt bien. Pour finir, la prestation de l'acteur Silveiro Pereira m'a vraiment emballée, il joue un chef de clan, qui impressionne l'ensemble du groupe et j'ai été tout autant impressionnée par son aura en tant que spectateur !
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2019
"Bacurau" est un film qui se déroule dans un futur proche dans le village fictif de Bacurau. Alors que tous les habitants sont réunis pour l'enterrement de Carmelita, qui s’est éteinte à 94 ans, ils commencent à remarquer des choses étranges à commencer par le fait que leur village a été rayé de la carte. Plus de réseau, des vivres qui ont du mal à arriver, des présences inhabituelles. Ils se rendent compte que quelque chose cloche et se prépare en conséquence. Juliano Dornelles et Kleber Mendonça Filho mélangent les genres pour surprendre et pour appuyer leur message qui est très fort. J'ai déjà vu de nombreux films brésiliens, connus ou pas, et celui-ci commence comme un petit film qui donne l'impression qu'il va nous ennuyer avec la vie dans ce village, mais très vite, ça devient intéressant et surtout intense. On peut voir beaucoup de choses dans ce film, car il est question entre autres de la violence qui est enracinée dans ce pays, de la culture des armes à feu, de la corruption qui est présente dans de nombreux secteurs et des différences sociales. Pour ma part, j'ai vu un symbole avec le combat d'un peuple face à l'oppression. On a parfois l'impression de voir un OFNI, mais le message et les intentions des réalisateurs sont clairs. Le film est violent et parfois gore, mais ce n'est jamais gratuit. Comme je l'ai dit, tout est fait pour dénoncer un système presque totalitaire. Bref, un bon film qui est original dans son approche.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 décembre 2019
Bacurau est un petit village du Nordeste Brésilien, loin de tout et attaché à ses coutumes, comme le montrent les scènes d’ouverture. Les relations entre les habitants sont empreintes d’empathie, de générosité et de solidarité. L’irruption du danger, de l’inconnu, dans ce milieu humainement idyllique mais géographiquement rude est une formidable idée. Ce qui commençait comme un film sociologique glisse alors lentement vers le fantastique, puis l’horreur.
Dans tous ces genres, la réalisation de Kleber Mendonça Filho excelle, et au-delà de cette multiplicité des genres et des références, son film est aussi une parabole, mais non une analyse, politique.
C’est l’esprit de résistance et de révolte qui caractérise le film, en montrant sa récurrence dans la population du village, qui avait déjà par le passé démontré cet esprit : voir les pièces du Musée local qui le rappellent : article de presse et photo de Cangaceiro (évoquant aussi la paternité spirituelle des films de Glauber Rocha).
Un grand film baroque, original et époustouflant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 janvier 2020
Film d'auteur mais aussi film politique, le film joue de nous et arrive à nous tenir en haleine. On y suit l'histoire d'un village brésilien qui doit continuer de vivre malgré les événements qu'ils ont déjà subit et qui doivent encore subir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 novembre 2019
Un très grand film ! Des plans exceptionnels, des personnages hauts en couleurs, des rebondissements. Allégorie à la politique brésilienne actuelle et l’oppression des communautés. Meilleure découverte de l’année 2019.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 novembre 2019
Cannes aime le cinéma brésilien ; après avoir primé « Aquarius » en 2017 du même réalisateur ; « Bacurau » reparti cette année avec le Prix du Jury. Point commun de ces deux films : l’intérêt porté à la fracture sociale. Ce cinéma d’auteur brésilien pétri de références agglomèrent les genres pas toujours avec bon goût ; les messages non plus, jusqu’à en perdre son fil conducteur et de donner la sensation d’un fourre-tout peu lisible. Le postulat de cette fiction politique est la dénonciation de la main mise de l’occident sur les régions pauvres du monde ; occident relayé par des hommes politiques locaux véreux est bien dans l’air du temps ; mais que le propos est confus et dénué de perspectives politiques claires. Les suprématistes blancs surarmés et menés par un risible (à son insu) commandant allemand connoté nazi ne feront pas le poids face aux locaux et leurs équipements rudimentaires ; tout est dit, la solution est le repli sur le passé. Le talent est bien présent, mais pour aller nul part. Très décevant.
tout-un-cinema.blogspot.com
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 novembre 2019
J'ai été un peu déroutée par la violence du film, c'est pourquoi je préfère rédiger ma critique à tête reposée.
C'est un film inclassable, entre le film politique, sociologique, le western et le gore. Je trouve le propos intéressant : montrer l'asphixie voulue d'un petit village abandonnée de tous, et son combat pour la reconnaissance.
Mais de larges zones d'ombre demeurent dans le scénario : quels sont les liens exacts entre le député véreux et le commando tueur ? Et ce commando fait d'individus psychopathes, racistes et violents, comment a-t-il été recruté ? Quelles sont les motivations de son chef ? C'est dommage que ces points n'aient pas été éclaircis, car on a souvent l'impression de violences gratuites sans bien comprendre où elles mènent. Mais il y a aussi des moments très forts, qui justifient l'intérêt du film.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 11 novembre 2019
Soit un film qui parle d’un sujet essentiel, avec de beaux décors mais qui ne m’as pas plu. Plutôt long et dés moments incompréhensibles...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 novembre 2019
Magnifique de profondeur et de justesse (et de justice rendue aux Brésiliens opprimés par les partisans de Bolsonaro !) dans l'analyse des dérives des civilisations et américaine et brésilienne. Ou comment la trahison des puissants est mise en scène avec une percutante acuité (les autorités politiques censées protéger les plus faibles et le peuple en général sont les complices d'un commerce de la mort). Kleber dépeint avec une esthétique cinématographique divergente, déstabilisante, un visage du Brésil internationalement peu connu mais tellement vivant encore dans les contrées reculées du Nordeste. Le mal qui entend détruire Bacurau doit retourner d'où il vient... Comme dans les mythes anciens, dans les entrailles de la terre !
After D
After D

9 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 novembre 2019
Un films dépaysant, mais au rythme assez mal équilibré, un peu long... Le contexte politique n'est pas très clair, le contexte social encore moins, quant au "deus ex machina", c'est du déjà-vu. L'interprétation est particulière. A voir par curiosité.
sebou36
sebou36

93 abonnés 386 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2019
Bah, je m'entendais quand même à un film mieux construit, plus politique et philosophique. Au final, ça fait un peu expérimental années 70. L'histoire patauge un peu et certaines scènes sont limite ridicules.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 novembre 2019
Si Kleber Mendonça Filho définissait lui-même le splendide Aquarius comme "une sorte de Jackie Brown sans armes à feu", ce nouveau film (co-réalisé avec Juliano Dornelles) fait davantage penser à Inglourious Basterds ou Django Unchained : il s'agit d'investir un genre (une sorte de western futuriste ici) pour faire un film politique en organisant la revanche des opprimés sur les oppresseurs. Le village éponyme, situé dans le Nordeste brésilien, va donc devoir se rebeller contre un pouvoir local corrompu, lequel engage des mercenaires américains qui tentent de rayer le village de la carte. C'est d'ailleurs, après une première partie qui fait un bel éloge du métissage (sans passer par d'explicatifs dialogues mais grâce à la cinégénie des acteurs qui incarnant les indigènes), lorsque les antagonistes apparaissent que le film commence à patiner : le groupe d'américains n'est pas très intéressant car trop caricatural, même si l'une des premières scènes où ils apparaissent est prometteuse ; face aux deux brésiliens vêtus comme au carnaval (une des rares fois où le registre grotesque du film fonctionne), les Américains leur font remarquer qu'en dépit de apparences, leur peau n'est pas aussi blanche que la leur et qu'ils conservent les stigmates du métissage propre au Brésil. Scène qui rappelle celle d'Aquarius où le jeune promoteur immobilier, tombant le masque de courtoisie qu'il revêtait alors, affichait franchement son mépris pour la peau métissée de l'héroïne, et en même très tarantinesque dans sa manière de créer une situation dramatique résolue par une explosion de violence à partir de tensions raciales. Mais la séquence, certes assez réussie, n'a toutefois pas la qualité d'écriture du génial QT, et ce déficit s'avère de plus en plus gênant à mesure que le film se déploie dans une durée conséquente (2 h12 au compteur) sans pour autant expliquer grand-chose : spoiler: on ne connaîtra en effet jamais les raisons exactes qui poussent les antagonistes à attaquer Bacurau,
ce qui n'est pas gênant en soi, mais pousse quand même à se dire que le film aurait gagné en percussion et en intensité avec un montage plus resserré. Ce qui est en revanche certain concernant le village éponyme, c'est qu'il a déjà été victime de telles attaques par le passé et qu'il y est donc préparé : on pourrait le définir comme un petit village résistant encore et toujours à l'envahisseur - le mot est à prendre dans tous les sens du terme puisqu'une des habitantes de Bacurau fait remarquer que les drones utilisés par les Américains ressemblent à des soucoupes volantes - et voir dans les psychotropes pris par les autochtones une version locale de la potion utilisée par les habitants d'un certain village gaulois - le problème étant qu'il n'y a ici pas beaucoup plus de complexité politique que dans les aventures d'Astérix. Une ultime influence, la plus assumée, ressort du film : celle de John Carpenter, dont l'hypnotique thème "Night" est utilisé au moment où la résistance s'organise. "Nuit" donc, et on apprend plus tôt dans l'œuvre que Bacurau signifie "oiseau de nuit". Un oiseau de nuit qui n'agit pas de manière légale mais intègre. Les deux cinéastes se distinguent toutefois de leur modèle spoiler: lors de l'assaut final, filmé du point de vue des assaillants
(la menace est presque toujours invisible chez l'auteur d'Halloween), ce qui est malheureusement assez inopérant d'un point de vue dramatique : la catharsis visée à grand renfort de têtes coupées n'est pas vraiment au rendez-vous et le film, en dépit des belles promesses formelles et thématiques qu'il sème, s'avère finalement assez frustrant par son manque de cohérence et de rigueur.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2019
Faisant le pont avec le baroque du cinema novo des glorieux Glauber Rocha et Ruy Guerra, le réalisateur de l'admirable "Aquarius" signe - cette fois en duo - un film d'une grande beauté, complexe, sauvage et intransigeant.
La montée de l'extrémisme au Brésil est ici combattue par toute la communauté de ce village, que certains - à titre expérimental - espèrent rayer de la carte. Excessifs, furieux, acharnés, les personnages de cette fable mènent leur juste combat picaresque jusqu'au dénouement fatal, décidé par Lunga, contemporain Antonio das Mortes.
Did
Did

15 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2019
Un ovni.
Le cinéma comme je l'aime lorsqu'il me mène où je ne m'attends pas.
Il commence sur una ambiance de film fantastique et de science-fiction pour se terminer en pur Western .
A voir absolument !
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