Bacurau
Note moyenne
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Rourkewhite
Rourkewhite

110 abonnés 968 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 novembre 2020
Autant je pourrais facilement reconnaître quelques qualités au surestimé "Aquarius", autant celui-ci, trop acclamé par la critique, m'exaspère et ne me donne aucune envie de le défendre. Le message politique et social est effectivement très clair, mais il ne suffit pas que celui-ci soit pertinent pour faire un bon film! La preuve! Quant à l'utilisation des codes du film de genre, c'est d'un pathétique confondant! Le film n'est jamais divertissant et ressemble à une plate caricature prétentieuse d'un vrai film de genre américain avec un fond subversif, démarche largement préférable à cette bouillie fourre-tout.
defleppard

492 abonnés 3 726 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2020
Les 15 premières minutes on se demande si on va continuer car l'ennuie vous gagne.... puis tout se met en place jusqu'à la fin.... très bon film..... 4 étoiles.....!!!!
Gentilbordelais

405 abonnés 3 627 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 octobre 2020
Un jeu du chat et de la souris d'une grande violence où l'esprit de communauté soudée est bien montré. Un scénario certes particulier mais dont il manque tant de clés pour y trouver une voie et du coup un intérêt. Trop abstrait et trop réaliste à la fois, le pari ne prend pas. Rien ne peut être sauvé.
Leo de Seine
Leo de Seine

32 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2020
C'est autant par son audace esthétique que par son intelligence du récit que Bacurau donne forme à un idéal qui s'érige de manière frappante contre l'idéologie des temps de Bolsonaro ou de Trump : l'idéal démocratique d'une société en mouvement, construite par des multiplicités et nourrie par une histoire de résistance politique et culturelle.
cbeaumont
cbeaumont

11 abonnés 216 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 octobre 2020
Film très atypique! C'est une espèce d'allégorie-défouloir. C'est prenant bien qu'un peu longuet. A voir.
Xavier D
Xavier D

87 abonnés 1 169 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2020
Un film magnifiquement violent et éprouvant. Un film brésilien sur un peuple qui doit protéger leur village des américains tueurs. Tous les acteurs et actrice sont excellent. Un film inoubliable à ne pas mettre sous tous les regard. Un décors fabuleux, chaud et froid aussi. La mise en scène est admirable. Une tension du début jusqu'à la fin.
Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2020
Représentant le plus fameux du cinéma d'auteur brésilien, Klébér Mendoça Fillho réalise ici un virage impressionnant qui démontre que Genre et Cinéma d'auteur ne sont pas aussi diamétralement opposés qu'on pourrait le croire si on se fie à la réalité de la majorité de la production française ou belge. Dans les premières minutes, on reste pourtant en terrain connu, celui d'un cinéma à qui un certain degré de militantisme ne fait pas peur, même si le réalisateur choisit pour une fois d'imaginer un futur proche distopique, que son élaboration mesurée rend parfaitement crédible. On imagine évidemment que ce choix a été motivé par l'élection récentes d'un populiste fascisant à la tête de l'état. 'Bacurau' est donc un petit village isolé du Nordeste oublié des autorités, si ce n'est l'élu local qui passe de temps à autre effectuer son petit numéro démagogique, et qui voit son approvisionnement en eau et en biens de première nécessité menacé par des pressions extérieures qui ne seront jamais explicitement décrites. On passe ainsi la première heure à découvrir la population du crû, à décrypter leurs difficultés et les relations qu'ils entretiennent, et le film s'en voit doté d'une solide assise en ce qui concerne son décor et ses personnages, c'est important pour la suite. On ne met pas non plus longtemps à comprendre qu'au-delà de son approche naturaliste, 'Bacurau' est un pur Western, en raison de similitudes géographiques (la communauté isolée et quasi-autarcique, la nature environnante,...) mais aussi de l'emploi de toutes les figures imposées du genre tout au long du scénario : cercueils, diligences, alcool, saloon, pouvoirs économiques et politiques lointains mais menaçants, desperados au grande coeur,...tout est ré-interprêté à l'aune d'une réalité moderne et sud-américaine. Au terme d'une poignée d'indices qui accroissent avec talent l'incompréhension qu’on peut nourrir vis-à-vis du projet de cinéma, le coup de théâtre survient passé une bonne moitié du film : si on peut lui reprocher de ne pas être relié de façon très évidente à ce qui a précédé, la volonté de réalisme de ce qui a précédé rend cette idée assez dingue d'une inquiétante tangibilité, typique d'un cinéma d'anticipation qui préfère d’ordinaire plutôt la situer dans un futur peu identifiable. La manière dont Mendoça Fillho traite ce dernier mouvement en forme de jeu de massacre est un véritable hommage à la radicalité teintée de surréalisme qui prévalait dans certaines des oeuvres les plus radicales des années 70, celles qui laissaient des images inoubliables, pour le meilleur comme pour le pire, dans votre mémoire cinéphilique. Qu'un film de la fin des années 2010 rende à ce point hommage à la liberté de ton et une représentation de la violence qui ne soit jamais édulcorée ou esthétisée, ne peut qu'inciter à rendre hommage, à son tour, à ce véritable tour de force de Kléber Mendoça Fillho.
Ykarpathakis157

6 233 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 juillet 2020
L'art brésilien est dans un état terrible et Bacurau est un joli résumé de ce qui ne va pas avec l'art brésilien. Le niveau d'intelligence de l'écriture de ce film est inférieur à celui de la plupart des films d'animation Disney : Vous avez les pauvres du nord-est opprimés, les méchants Américains et leurs chiens du sud-est. Alors qu'est-ce qui ne va pas avec le film ? Le film n'a pas de personnages mais seulement des acteurs représentant des découpes en carton qui représentent les identités de groupe. Donc bien que ce soit un film bien réalisé il se noie dans une idéologie au lieu d'être une véritable oeuvre d'art qui consiste en une véritable expression individuelle...
Jorik V

1 367 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2020
« Bacurau » est un OFNI (objet cinématographique non identifié) mais dans tout ce que ce sigle peut avoir de meilleur dans la septième art. C’est un cadeau fait aux cinéphiles, aux spectateurs qui aiment le cinéma. Un cinéma qui ne répond à aucun code ni à aucune norme. Un cinéma qui se montre généreux à chaque plan et chaque pan du scénario. Un cinéma qui met l’originalité comme point d’orgue en ne laissant jamais son public de côté. Alors oui, pour les non avertis, il faut avouer que ce film brésilien indépendant, très justement récompensé du Prix du jury au dernier festival de Cannes, peut dérouter et pourra même rebuter les spectateurs qui aiment à rester dans les clous et le confort du formatage. Pour les autres, ce sera un plaisir de chaque instant. Car même si c’est une œuvre inclassable, à la croisée de plusieurs genres, elle n’en demeure pas moins accessible pour qui fera l’effort de s’y plonger.



On n’est pas dans un cinéma opaque, élitiste ou prétentieux. Pas plus que dans un cinéma où les clefs ne sont pas données, comme dans celui de Lynch par exemple (si bon soit-il). Et encore moins dans une proposition cinématographique qui se complaît à se différencier de la production générale juste pour faire bien ou se faire remarquer. « Bacurau » est bien plus malin et sincère que cela et Kleber Mendonça Filho (ici en duo à la réalisation avec Juliano Dornelles et qui nous avait déjà beaucoup plu avec son drame « Aquarius ») confirme qu’il fait partie des cinéastes à suivre dans le renouveau du cinéma brésilien. Une cinématographie qui nous offre une seconde perle cette année après le très beau « La vie invisible d’Euridice Gusmao ». Développer l’histoire de « Bacurau » au-delà de son synopsis de base serait en déflorer le secret et le plaisir. Disons juste qu’on entre dans le quotidien d’un village reculé du Brésil dans un futur proche avec ses codes que des intervenants extérieurs vont venir dérégler.



Seul petit indice, le film se compare en filigrane, dans son sous-texte politique, avec le déjà bien barré mais plus accessible et drôle « The Hunt ». Un film mémorable, bien perché et unique aussi dans sn genre. Un sommet du genre même. Le fond est le même, l’idée de base ressemble fortement mais le traitement est radicalement opposé. En effet, il y a d’un côté un film d’auteur brésilien très soigné artistiquement et une farce hollywoodienne en mode série B de l’autre. Mais ici, ça transpire l’amour du cinéma, l’envie d’essayer autre chose mais de manière cohérente et maîtrisée. Le contexte spatial et temporel est novateur et passionnant, la mise en scène ne fait pas de vagues mais colle parfaitement au contexte et le cocktail de satire politique, de chronique villageoise, de western contemporain, de film de traque auquel on ajoute un soupçon de fantastique ( !) est totalement envoûtant. Il y a un nombre incalculable de situations et de plans inédits et fous qui marquent l’esprit et on ne sait jamais où le scénario va nous emmener. Une découverte géniale et folle à voir plusieurs fois que seules quelques longueurs et zones d’ombres pourraient lasser. Du cinéma radical et fort comme on aimerait en voir plus souvent.


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Hulufo
Hulufo

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4,0
Publiée le 28 juin 2020
"Bacurau" est un Ovni, un véritable film hybride sous forme de western sous psychotrope, et plus important encore, une métaphore filée hyperbolique dénonçant ce qui se passe réellement au Brésil : Déforestation catastrophique, maltraitance des peuples autochtones ainsi qu'une politique inhumaine. Et en passant, "Bacurau" ne manque pas de se moquer allègrement de la culture américaine des plus violente (armes et argent) ainsi que son racisme ambiant, detruisant tout sur son passage. En conclusion, "Bacurau" est un art violent mais ultra jousssif, nous offrant des moments de pure beauté nuptial. 
alex supertramp
alex supertramp

6 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2020
Bacurau c’est une expérience qu’il n’est pas forcément facile à apprécié. Le rythme est très lent et on peu vite s’ennuyer si on est pas pris par l’ambiance et les personnages, il faut une bonne grosse heure pour que l’on commence a comprendre ce que nous raconte ce film, une heure c’est quand même un peu long et même si je reconnais la beautés des images et le soin donné a l’ambiance il est difficile de rester accrocher a certain moment, on est perpétuellement en attente d’un évènement qui viendrais envoler cette intrigue, et quand cet évènement fini par arriver c’est encore assez long a ce développer, mais la puissance est là, le temps pris durant cette première heure a développer une ambiance et des personnages fini par payer quand le rythme s’accélère, et pour le coup c’est presque jouissif tant la mise en scène et les images magnifique sont réussi. Ça fait parfois du bien un réalisateur qui prend son temps, on commence par un film contemplatif qui ne fait que exacerbé la puissance de sont final. On termine le film un peu sonner par cette fin survolté et en complet décalage avec la lenteur du début. Du coté des acteurs c’est un sans faute, le faite qu’il n’y est pas réellement d’acteur principale n’est pas du tout gênant ici au contraire , c’est ce village, ce groupe d’individu qui forme le personnage principale et il a plusieurs facettes, plusieurs caractères. « Bacurau » est donc en dent de scies dans sont ambiance tantôt contemplatif, tantôt survolté, parfois inégale en terme de rythme ce qui en refroidiras certain, mais si on parvient a rester accrocher tous le long du visionnage on est récompenser. En tous cas original et saisissant.
Alasky

464 abonnés 4 740 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2020
Wow, quelle claque ce film. Un mélange de Thriller/Western/Science-Fiction/Drame en plein coeur du Brésil. Une oeuvre à la fois très angoissante, malaisante et dépaysante. Mise en scène et réalisation excellentes. Du très lourd.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 février 2020
Un exercice de genre un peu scolaire et pas très palpitant. La bande-annonce, vendeuse, compile tous les meilleurs moments du film. Il nous reste l'heure et quelques qui suit, et qui est somme toute assez ennuyante.
brunocinoche
brunocinoche

139 abonnés 1 247 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2020
En réalisant "Bacurau", les 2 cinéastes brésiliens n'hésitent pas dans cette parabole sociale et politique de fustiger l'état de leur pays qui vient de basculer dans l'extrême droite. Si la charge peut paraitre énorme, elle a un effet salvateur sur un spectateur en quête de révolte et de liberté. Les cinéastes amènent l'horreur et l'incroyable crescendo dans un village retiré de tout, mélangeant habilement oeuvre sociale, pamphlet politique, parabole futuriste et film d'horreur. Présenté et récompensé à Cannes en 2019 au côté d'un autre film dénonçant aussi la fracture sociale de plus en plus grande, "Parasite" qui repartit avec la Palme d'Or. Incontestablement, deux grands films qui ont su réinventer la critique sociale à travers le film de genre.
mat niro

468 abonnés 2 189 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2020
Autant le dire tout de suite, ce film brésilien a tendance à verser dans l'ultra violence. Les habitants du village de Bacurau se rendent compte que celui-ci est rayé de la carte après le décès de sa doyenne. On peut voir à travers cette œuvre un message politique visant à éliminer les habitants qui n'en n'ont que faire des promesses d'un candidat corrompu et haut en couleur. Le film navigue entre SF (car on est dans un futur proche), western et thriller sans jamais réussir à imposer un style. L'ensemble est très brouillon mais mérite de s'y attarder de par son originalité.
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