On peut dire à propos de Phantom thread les mêmes choses qu'à propos de There will be blood : la mise en scène est virtuose, Daniel Day Lewis est exceptionnel, le nappage musical incessant gâche tout, le film est beaucoup trop long ramené à son scénario squelettique et le maniérisme de Paul Thomas Anderson confine parfois au mauvais goût.
On s'ennuie d'abord lourdement. Même si les mouvements de caméra sont brillants, la naphtaline qui engonce le récit endort tout intérêt.
Il faudra attendre le dernier tiers du film pour que le scénario se réveille un peu, d'une façon d'ailleurs toute relative. On peut dire que l'essentiel de l'histoire pourrait faire l'objet d'un moyen-métrage d'une heure environ. De toute façon, la musique, envahissante et disgracieuse, aura détourné votre attention depuis longtemps quand les évènements commenceront à devenir un tout petit peu originaux. Il faut vraiment insister sur la façon dont ces nappes de violons, cette sorte de free jazz maladroit et cet ersatz de musique baroque pourrissent véritablement le film, comme un nappage de gros sel polluerait un bon gâteau au chocolat.
La réalisation de PTA n'évite pas par ailleurs les lourdeurs. Pour n'en citer que quelques unes : l'insistance sur la cueillette des champignons, la scène de Nouvel an résolument ratée, l'amplification des bruits quand Alma mange et la scène au ski avec la neige qui tombe, d'une laideur remarquable.
Un film absolument renversant, éblouissant, merveilleux, romantique. On peut observer l’immense élégance de ces années la et que malheureusement, aujourd’hui a disparu... C’est un film que je conseille réellement ! Les acteurs sont excellents et l’histoire nous fait chaud au cœur et rêver ! Véritable chef d’œuvre et je le classe officiellement dans mes films préférés
Phantom Thread est un poème de jazz qu'on n'adore pas pour comment c'est fait, mais pour comment on sent après l'avoir vu. C'est un ensemble parfait qui nous rend meilleurs le moment il nous enveloppe.
Le scénario est sans failles, le cinématographie et tendance et la musique, mon Dieu, la musique de Jonny Greenwood est fait sur mesure pour ce film. La bande originale dans Phantom Thread joue un rôle plus important que beaucoup d'acteurs dans d'autres films, et le joue mieux. Ce chant du cygne de Daniel Day Lewis's est très accompli et, même si c'est un rôle pas trop difficile pour son immense talent, il est ici aussi élégant et captivant qu'une camisole fait par Dior.
Le seul tâche que ce film si bien tissé est la longueur. Comme une robe de mariage mal coupée, Phantom Thread traîne à la fin, mais pas assez pour déchirer le plaisir porté par ce film.
Que dire de ce chef d'oeuvre sinon que l'on ressort fascinée par Daniel Day Lewis parce qu'il est beau et qu'il joue tellement bien son rôle! La jeune actrice n'est pas en reste face à lui, ainsi que Lesley Manville qui vient parfaire un très bon scénario! ce trio nous entraine dans leur quotidien et nous donne du grand cinéma!! Bravo rien de plus à dire sinon allez le voir.
C'est incontestablement un bon film, avec une remarquable prestation de Daniel Day-Lewis qui a déclaré que ce serait son dernier rôle au cinéma. Mais l’honnêteté me pousse à dire que 30mn en moins auraient été bienvenues (c'est d'un extrême et excessive lenteur, notamment en première partie...).
Je suis allé voir ce film en regardant uniquement les 5 premières secondes de la bande annonce et je ne le regrette pas. Tout est beau dans ce film : l’atmosphère , les robes, l’intrigue, la musique . De l’élégance à l’état pur
Film d’un classicisme extrême pour un sujet peu conventionnel... bien gardé jusqu’au mot fin ! L'intrigue est Longue à venir, elle pointe sont nez après une construction minutieuse ! La précision de la mise en scène et des jeux d'acteurs est une des raisons de cette lenteur. Le film est construit à l'image de Daniel Day Lewis, consciencieux professionnel et tatillon ! Pourtant le trio, le frère la sœur et la favorite fonctionne à merveille. Il y a une atmosphère semblable aux St laurent de Bertrand bonnelo et Jalil Lespert: une attention de tous les instants à la fois protecteur et source de la chute. La vie est concentré autour du créateur, de sa respiration de ses humeurs et de ses angoisses et Demons. Très belle performance de la jeune actrice Vicky Krieps qui tient le coup face à DDL. Tout son corps exprime ses émotions et elle en joue dans cette relation singulière . En dehors de cela, la longueur et la lenteur du recit, a fini par avoir raison de mon attention alors que le dénouement et le rapport amoureux se transforme et donne un nouvelle élan .... Dommage, moi j'ai rendu les armes et suis passé à d'autres horizons.
Un monument ! Le film est un concentré d'élégance et de sophistication. La mise en scène, d'abord classique, prend vite une ampleur folle et entraîne avec elle la puissance de jeu des trois comédiens principaux et la psychologie hors normes de leurs personnages. La bande son joue aussi sur l'ambivalence de codes académiques dévoyés par une insidieuse modernité. Difficile d'identifier le thème du film, tant les niveaux de sens se croisent : la création, le pouvoir dans un couple, la stabilité de nos vies, les limites de la relation amoureuse ? Beaucoup seront désappointés par le classicisme apparent ; d'autres chercheront en vain l'esprit de Punch Drunk Love ou de Magnolia. Mais certains (beaucoup ?) accepteront la curieuse règle du jeu à laquelle nous soumet encore PTA.
" phantom threard " nommé 6 fois aux oscars et plébiscité par la critique est un drame veneux hypnotisant. En effet j'étais assez réticent à voir ce film au début, je me suis laissé emporté au final par cette histoire amour éblouissante, perverse et passionnelle avec une super photographie et bande sonore ainsi qu'un trio acteur au top avec un daniel Day -Lewis bluffant.
Paul Thomas Anderson sait maitriser la caméra et les histoires longues à se mettre en place dont seules les dernières minutes sont réellement captivantes. On en fait encore les frais avec "Phantom Thread". Heureusement que Daniel Day-Lewis et sa partenaire Vicky Krieps nous attrapent avec leurs personnages et que les images sont magnifiques car il ne se passe pas grand chose dans cette maison de haute couture. La musique devient parfois agaçante même si sa présence marque un aspect psychologique du personnage principal. Le contemplatif est la marque de fabrique du cinéaste, on le sait. Mais peut-être serait-il intéressant d'explorer le contemplatif d'une autre manière?
Mais où est donc passé le si brillant réalisateur de "Boogie nights", "Magnolia", "Punch-drunk love" ? Comment une si grande partie de la presse arrive-t-elle à encenser un tel monument d'ennui, un film froid comme une nuit d'hiver à Mouthe, ne dégageant pas plus d'émotion qu'un discours d'Eric Woerth ? Au bout d'une heure au cours de laquelle on a déjà commencé à regarder sa montre, on se dit qu'il reste encore 71 minutes à supporter et qu'on se fiche complètement de ce qui va être raconté par la suite. On devrait partir, quitter la salle, mais on reste et les 71 minutes qu'on subit ne sont pas meilleures que la première heure. Quant aux fans du groupe Radiohead qui se réjouiraient d'entendre une musique composée par Jonny Greenwood, membre très actif du groupe, ils en seront pour leurs frais : la musique qu'on entend (beaucoup trop d'ailleurs !) n'a rien à voir avec ce que le groupe propose sur ses disques. En fait, il parait qu'il s'est inspiré des variations Goldberg de Glenn Gould pour composer sa musique, ce qui n'était pas fait pour m'aider à apprécier le film !
Le vrai titre de ce film devrait être ALMA MATER. Le scénario lent au début s'accélère après la rencontre avec Alma qui est la vraie héroïne du film. Daniel Day Lewis incarnant le couturier Reynolds Woodcock laisse la première place à Vicky Krieps, magnifique dans le rôle de l'amoureuse Alma qui comprend comment aimer (excellente dans Le Jeune Karl Marx). Le premier de l'an est volontairement raté, de même que le ski: il s'agit de montrer qu'il n'y a pas de porte habituelle pour se rencontrer. La seule porte pour entrer dans l'amour la voici: le soin à un malade. Pour cela il faut que Reynolds soit malade. Alma va le rendre malade pour pouvoir le soigner : le soin maternel est la seule forme d'amour que Reynolds connaît et qui lui permet de sortir de sa coque. La musique tient un rôle majeur car tout mélo est "la rencontre d'une musique et d'une image" comme dit Sirk. Les champignons vénéneux que Alma donne à Reynolds sont la clé car ils incarnent le fait que la proximité de la mort est la proximité de l'amour étrange que voue Vicky à son patient. On pourrait appeler le film : un patient anglais, ce n'est pas un film sur la couture, sur la création, ou sur un homme amoureux de sa mère morte et manipulé par sa sœur (bien que ces thèmes existent aussi et soient parfaitement traités), c'est un film sur la patience.
La poésie dans la violence tenue et l'exigence . C'est un peu l'histoire d'une fleur pas si fragile qui cherche sa place dans un mecanisme de haute précision.