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Un visiteur
3,5
Publiée le 7 février 2018
En plein débat sur les violences faites aux femmes, le film de Xavier Legrand tombe à pic ! Antoine et Miriam vivent un divorce conflictuel. Parents de deux enfants, Joséphine bientôt majeure et Julien, 11 ans, ils souhaitent chacun avoir la garde du plus jeune. Rangés aux côtés de leur mère, les enfants reprochent à leur père ses colères et ses violences, qui marquent son pouvoir de domination. En l’absence de preuve, le juge prononce la garde alternée. La peur reprend de plus belle à la maison.... Antoine se sent comme conforté par la décision de justice. « Le fait de ne pas être un bon mari, ne fait pas de lui un mauvais père », a plaidé son avocate. Du coup, il exige le respect scrupuleux de ses droits vis-à-vis de son fils, tout en tentant de reconquérir sa femme. Avec un art redoutable de la manipulation qui lui permet de retourner les situations à son avantage et même de se positionner en victime ! Alors que ses colères et ses décisions brutales se multiplient, la tyrannie finira par le conduire à des actes extrêmes. Xavier Legrand signe un premier film fort et oppressant sur l’angoisse au quotidien au sein de la famille. Si l’introduction judiciaire est longuette, les scènes de conflit sont remarquablement traitées. Denis Ménochet est impressionnant en mâle dominant, jaloux et cynique. Alors que Léa Drucker incarne avec finesse ces femmes toujours en alerte, qui savent que « le danger peut surgir n’importe où, n’importe quand ». Quant au jeune Thomas Gloria, balloté et têtu, il est si nature qu’on croirait qu’il a toujours vécu ça !
Très décevant en rapport à l’attente que j’en avais, à part la première scène où on comprend qu’un malaise peut exister, tout le long du film j’étais pris d’impatience permanente, le problème c’est que rien arrive, aucune montée en puissance. Et enfin la dernière scène qui arrive, manquant d’une vraie tension et qui m’a déçue terriblement . Sans grand intérêt !
très convenu et surtout très plat. aucune psychologie, des personnages sans complexité. l'impression de regarder la reconstitution d'un fait divers, sans beaucoup de cinéma
Le film a un mérite : ses comédiens, tous formidables, avec une mention spéciale pour Thomas Gioria, époustouflant. La réalisation est complaisante, avec des plans qui n'en finissent pas, Xavier Legrand se regarde filmer, à force d'être recherchés, ses plans ne veulent rien dire. Pourquoi cette séquence interminable où il ne filme que les pieds de Manon dans les toilettes. On nous laisse entendre qu'elle découvre quelque chose, on ne saura jamais quoi, mais Il n'y a aucun pay off, Plein de séquences inutiles, genre, regardez ce que je sais faire. C'est un téléfilm en plus prétentieux.
Quel film! Une histoire forte et dure sur la séparation et la garde d’enfant qui s’en suit. Mené comme un thriller, ce film bénéficie d’une interprétation exceptionnelle des comédiens. L’enfant et Léa Drucker sont époustouflants. Un film très actuel à voir absolument �
Au départ de ce film, beaucoup de grandes idées ambitieuses, et bien peu de résultat (en termes de propos). La psychologie des personnages principaux est inexistante (les parents divorcés, on arrive après la bataille et on ne sait pas grand chose de cette histoire-là), réduite à quelques clichés empilés maladroitement (j'ai le droit de voir mes enfants, je dois voir où ils vivent, j'ai changé, elle va me le payer), un couple dont on ne sait rien, une situation linéaire - on sait où on va dès le départ. Le garçon, imaginé par un adulte, n'a pas d'intelligence, il se comporte comme le déclencheur bien pratique, au lieu de le faire comme un enfant qui aspire au calme dans une période difficile. Film sans ambiance, sans musique, vide. Interprété avec grand talent par des acteurs excellents et plus vrais que nature (tout particulièrement Denis Ménochet, Léa Drucker et le jeune Thomas Gioria, remarquable), certes, mais au service d'une histoire banale, entre télé-réalité et docu-télé de la TNT, sans finesse, qui ne dit rien de la situation en France aujourd'hui, qui n'a donc absolument pas de valeur documentaire. Une succession d'événements prévisibles n'a jamais fait un thriller. Un fait divers monté en épingle pour le cinéma, sans relief. Il y a d'excellents films français, celui-ci n'en fait pas partie.
Très déçu par ce film Lenteur exceptionnelle presque aucun dialogue une seule scène flippante à la fin Le summum de la bêtise est pour moi le César de meilleure actrice à Léa Drucker : on la voit peut-être 15 minutes au total avec trois lignes de dialogue ; un pot de fleurs aurait fait l’affaire ! Elle n’a aucune expression Le plus triste pour moi c’est que la cause des femmes battues méritait beaucoup plus que ce petit film français surfait digne d’un téléfilm de M6
C’est tout de même un sacré coup dur de voir à quel point des couples peuvent se déchirer et ainsi gâcher toute une enfance. « Jusqu’à la garde » monte crescendo en moins de 1h30 pour un final qui coupe le souffle. L’intelligence du scénario nous fait penser au départ que les parents séparés sont au même niveau, qu’ils souhaitent tous les deux le bien de leur fils. Ils sont en fait dans un véritable dialogue de sourds : la mère ne supporte pas que son enfant parte chez le père le week-end et le père tente d’être conciliant mais sa patience a ses limites. Comme on le sait, la violence ne résout rien, elle prend pourtant le dessus dans ces situations. Le film retransmet parfaitement ces séparations difficiles où l’homme perd le contrôle. La fin sous forme de thriller en temps réel est particulièrement bien menée et ressemble au film « The Guilty ». On reste scotché pendant 10 bonnes minutes après le film ! Réalisation et jeu d’acteur sont aussi au top pour nous procurer un sentiment de réalité. Chapeau !
Il s'agit d'un film qui monte en intensité. On comprend progressivement l'enfer que vivent certains personnages du film. Comment vivre quand on est ainsi oppressé ? Les acteurs sont très bons : on y croit : la peur se lit sur les visages, sur une expression. La direction d'acteur est elle aussi aux petits oignons. Le suspense grandit au fil des minutes, et cela donne un côté hitchcockien au film : la tension monte, et on finit scotché sur nos sièges. C'est peu dire que c'est un premier film remarquable. On peut retenir le nom du réalisateur : Xavier Legrand.
C'était presque LE film de 2017, celui à ne manquer sous aucun prétexte : on va se calmer un peu. Que « Jusqu'à la garde » ait de belles qualités, c'est une évidence. Xavier Legrand opte pour un réalisme à toute épreuve : dans cette logique, c'est très réussi. On y croit, avec une vraie ambiguïté caractérisant le scénario, si bien que l'on ne sait jamais réellement sur quel pied danser. Le réalisateur joue intelligemment de la suggestion, nous fait constamment douter, changer d'avis, l'ensemble formant un tout des plus cohérents dans ce qu'il montre, ce qu'il cache, jouant habilement du non-dit, de la tension palpable entre les différents personnages, la maîtrise durant la scène finale étant incontestable. Malheureusement, niveau plaisir, on est assez bas. Je ne dis pas : le sujet ne se prêtait pas franchement à la grosse marrade. Mais lorsque je regarde un film, j'aime en sortir avec un ressenti fort, l'impression d'avoir vu du cinéma. Ce n'est qu'à moitié le cas ici. Qu'on ne vienne pas m'écrire que visuellement ou techniquement, « Jusqu'à la garde » soit une réussite. Je le répète : c'est une œuvre solide, intelligente, traitant plutôt habilement son sujet. M'enfin, que certaines scènes sont longues... Bien qu'elles ne soient jamais gratuites et amènent toujours vers quelque chose, je me suis demandé à plusieurs reprises quand allait-on passer à autre chose, m'agaçant de ne pas voir le récit avancer comme je le souhaiterais. Quant à l'interprétation, notamment de Denis Ménochet, elle est de qualité, de là à parler de « magistral » comme tant l'ont fait... Pas mal, donc, Legrand sachant ce qu'il veut et le faisant avec rigueur, notamment à travers un beau travail sur le hors-champ. De là à en faire un incontournable de l'année et un grand film de cinéma, il y a un pas que je ne franchirais clairement pas. À vous de juger.
Terrible métier que celui de juge aux affaires familiales : chaque décision prise en faveur du père ou de la mère peut avoir des conséquences dramatiques ensuite ! Nous allons plonger au coeur d'une séparation d'un couple avec deux enfants, Joséphine 18 ans et Julien 11 ans. C'est sur ce jeune garçon que toute l'attention va se concentrer avec un père aux attitudes douteuses revendiquant pourtant la garde alternée. La réalisation est minutieuse avec de longs plans-séquences nous immergeant totalement dans la tension palpable entre les deux parents. La mécanique toxique de cette rupture va aller crescendo jusqu'à un dénouement haletant et terrible ! Léa Drucker et Denis Ménochet sont très crédibles mais le jeune Thomas Gioria est tout simplement bluffant de réalisme dans son rôle d'enfant pris en otage par ce divorce. J'ai ressenti quelques longueurs de-ci de-là mais le film est globalement puissant et marquant émotionnellement. Site www.cinemadourg.free.fr
Voilà un film très intéressant sur un sujet très sensible. La mise en scène est bonne même si par moment un peu inégal. La fin du film me gêne quelque peu, quelques minutes supplémentaires n’aurait pas été superflu pour bien finaliser le tout. Ce qui est important de souligner, c’est la qualité des trois acteurs principaux que ce soit le père, la mère est aussi l’enfant le plus jeune d’entre. Chacun est d’une justesse incroyable, c’est vraiment assez impressionnant.
Le césar du meilleur film ? Pauvre cinéma français ! A peine un téléfilm, des personnages pas travaillés, une réalisation complaisante ( le réalisateur n'en peut plus de se trouver génial quand il filme les pieds de Joséphine dans les toilettes, dans un plan interminable), un scénario attendu et avec des erreurs scénaristiques ( dans le plan des toilettes, on comprend que Joséphine est enceinte, et aucun pay off), c'est long, ennuyeux. Un sujet politiquement correct ne suffit pas à faire un bon film.