Jusqu’à la Garde
Note moyenne
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623 critiques spectateurs

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Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2018
Certainement le film le plus bouleversant de ce début d’année, « Jusqu’à la garde » nous fait entrer dans l’intimité d’un couple qui divorce. Miriam demande la garde exclusive avec pour premier argument, la violence de son mari. L’avis n’est pas unanime et la juge accorde une garde partagée. Comment vont vivre l’un et l’autre cette nouvelle relation ? Comment l’enfant va réagir face à toutes ces tensions. Si le film marche sur des œufs à tout moment, c’est le final qui va vous déchirer le cœur. Xavier Legrand offre le meilleur rôle aux carrières de Léa Ducker et Denis Ménochet.
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petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2018
Une mise en scène solide, une interprétation magistrale de l'ensemble des acteurs, un suspense et une violence psychologique rare, "Jusqu'à la garde" est un excellent film qui vous tient en haleine de bout en bout. Les scènes sont très crédibles notamment celle d'introduction chez le juge mais aussi la finale. Du très bon cinéma français et ça fait rudement plaisir...
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2018
Le divorce des Besson se passe mal. Miriam accuse son mari de violence conjugale. Elle a décidé de déménager, pour se protéger et pour protéger ses enfants. Joséphine, qui fête bientôt ses dix-huit ans, et Julien qui n'en a que onze encore, refusent de revoir leur père qui réclame un droit de visite. La juge aux affaires familiales doit trancher.

La scène qui ouvre "Jusqu'à la garde" voit, comme l'affiche l'annonce, une juge trancher un litige. D'un côté, une femme fluette murée dans un silence hostile qui se dit victime de harcèlement. De l'autre un colosse qu'on sent prêt à exploser d'une violence mal contenue qui réclame le droit de voir son fils. Qui a le droit (aurait crié Patrick Bruel) ? Le père, tranche la juge. Hélas elle a tort.

Car, très vite, l'ambiguïté qui caractérise cette première scène magistrale disparaît. Très vite, on comprend que les craintes de cette mère traumatisée ne sont pas exagérées, que son mutisme borné n'est pas la marque d'un féminisme revanchard ou castrateur mais la carapace qu'elle s'est construite pour se protéger et pour protéger ses enfants. Très vite, on comprend que la violence sourde du mari va exploser.

La tension du film se déplace. La question n'est plus de savoir qui du mari ou de l'épouse a tort. Elle est de savoir comment la violence du mari va s'exprimer. À qui va-t-il s'en prendre ? À sa femme qu'il harcèle en espionnant ses allées et venues, en la traquant sur son téléphone ? À son fils dont il a obtenu la garde un week-end sur deux et dont il essaie par un mélange de séduction et de terreur de reconquérir la tendresse ? À sa fille que protège désormais sa maturité et la passion qui la plonge dans les bras de son amoureux pour fuir un foyer sans amour ? À lui-même dans un acte désespéré et suicidaire ?

"Jusqu'à la garde" n'est pas un film sur un divorce douloureux - comme l'était "L’Économie du couple" que j'avais élu meilleur film de l'année 2016. C'est un thriller éprouvant sur un homme violent. La tension y est irrespirable. Le film, tendu comme un arc, est insoutenable. L'envie m'a pris de quitter la salle tant l'atmosphère qu'il distille est angoissante. C'est presque avec soulagement que vient la conclusion, paroxystique, mais, à mon avis moins intelligente que le reste de ce film exceptionnel.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2018
Récompensé par un prix de la mise en scène à la dernière Mostra de Venise, "Jusqu'à la garde" est un thriller tendu, même étouffant dans ses meilleures scènes. La réussite du film, malgré ses limites, tient à l'absence totale de complexité : la femme est une victime qui aime ses enfants, ces derniers ne veulent pas revoir leur père, une brute malade. En distribuant très vite les rôles, brisant l’ambiguïté de la longue et partiellement intéressante séquence d'ouverture (une interprétation très inégale), Legrand peut enfin filmer le conflit en faisant valoir la pleine maîtrise de sa mise en scène – cadrages serrés, plans fixes et plans-séquences anxiogènes – afin de progressivement resserrer l'étau autour de ses personnages. La critique a beaucoup comparé ce film au "Shining" de Kubrick, à la fois pour leur final respectif et également en rapprochant le personnage de Nicholson à celui de Menochet. Si l'on ressent de l'empathie pour le père monstrueux de "Shining", c'est parce qu'on sait que sa violence est liée à quelque chose qui aura dépassé le personnage (l'Overlook l'aura avalé, dominé de bout en bout); dans "Jusqu'à la garde", le père n'a aucune excuse, c'est un manipulateur dangereux capable du pire. Ainsi, l'absence de nuances rend l'ensemble plus prévisible et nuit à l'émotion mais permet en contrepartie l'instauration d'un suspense particulièrement éprouvant. Un premier film prometteur qui donne envie de suivre le parcours de son cinéaste.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2019
Un couple séparé se déchire au sujet de la garde d'un enfant. Père violent ? Mère possessive et manipulatrice ? Dans une veine réaliste, sans effet superflu, le réalisateur signe un "thriller du quotidien" très maîtrisé, peu commun dans le paysage du cinéma français. Dialogues justes. Comédiens très convaincants. Résultat tendu, incertain, éprouvant.
vinae
vinae

7 abonnés 151 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2018
dans la famille "kivapa",y'a: le père, bien caractériel et déjanté,qui a trouvé un excellent interprète avec denis ménochet (qui ferait presque songer au nicholson de shining); la mère, jouée par léa drucker qui sonne juste dans son rôle de craintive; la fille, qui si elle flippe aux apparitions du père, a la chance d'être à l'âge de l'émancipation; et enfin... le fils qui a la pire position car sans défense de par la vulnérabilité de ses 11/12 ans et... le gosse joue super bien!
la tension monte dans ce drame familial à cause du "monstre terrorisant qui déjante". c'est du vécu hélas par plein de couples ...en cela ça tient presque du docu déguisé en thriller.
pas mal mais plombant.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2018
Plus d'une centaine de femmes meurent chaque année en France, assassinées par leur conjoint. Ces chiffres, terribles, ne sont même pas officiels car, honnêtement, la société s'en moque. Du coup, cela vaut aussi la peine de regarder "Jusqu'à la garde" sous cet éclairage-là... même si, et c'est heureux, le film de Xavier Legrand est tout sauf de la sociologie : c'est avant tout du cinéma, et même du GRAND...

S'ouvrant sur une scène magnifique de précision et de justesse qui rappellera inévitablement les meilleurs moments de Depardon, "Jusqu'à la Garde" nous présente le dilemme de départ de sa "fiction" : que pouvons-nous penser, comme le juge aux affaires familiales, de ce couple qui s'est déchiré et nous livre deux versions antagonistes d'une vérité que nous n'avons aucun moyen de connaître ?

Dès lors, Legrand applique au "drame psychologique français" (quelle horreur !) les recettes du thriller le plus efficace, et nous emmène dans un crescendo de tension à la recherche de cette vérité et des conséquences de cette première scène. Jusqu'à une remarquable conclusion, qui nous fera vivre avec une intensité exceptionnelle la terreur abjecte de ce que l'on classe, avec beaucoup de légèreté, dans la rubrique des "violences familiales" de notre journal du matin.

Glacial, tendu comme une corde d'acier, tranchant comme une lame, tous les clichés nous viennent à l'esprit pendant les 90 minutes de ce chemin de croix que Legrand nous fait parcourir, en osmose complète avec ses personnages qui nous deviennent très vite tous très chers : grâce à une excellente direction d'acteurs (l'enfant de 10 ans est particulièrement remarquable, ce qui est très rare dans un film français), et surtout grâce au choix - culotté de nos jours - de plutôt se positionner comme héritier de Pialat et de Cassavetes (la meilleure manière d'éviter les écueils de la sociologie et de la psychologie, on le sait...), "Jusqu'à la Garde" devient un trip intime total.

Et s'il nous abandonne finalement aussi hébétés dans le noir, c'est qu'il a fait ressurgir en nous les souvenirs trop bien enfouis de certaines nuits de notre petite enfance, quand nous écoutions, terrorisés au fond de notre lit, les cris de notre mère, sur laquelle pleuvaient les coups de la folie paternelle.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2018
Xavier Legrand, pour son premier film, signe ici un film fort et poignant. Le récit de cette déchirante séparation avec au milieu un garçon de 11 ans nous emmène au coeur de ce qu'il reste du couple Drucker/Ménochet. Ce dernier est prodigieux en brute épaisse et manipulatrice et l'on sent une tension qui peut exploser à tout moment. Si l'on ajoute le bruit de la ceinture ou la sonnerie de l'interphone, cela renforce encore le côté anxiogène de l'oeuvre. Un film très réaliste sur le couple et la pression psychologique qui peut être exercée sur les enfants lors d'un divorce.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2018
Film percutant s’il en est, je vous recommande d’aller voir « Jusqu'à la garde » sans rien lire, sans rien voir sur le film. C’est ainsi que l’on comprend mieux la tâche fort compliquée des juges qui doivent attribuer la garde d’enfants en se fondant sur des témoignages souvent opposés et les déclarations des avocats. Dans le cas présent, qui du mari ou de la femme dit vrai, pourquoi tant de haine envers le père, est-ce une manipulation de la mère ?
Ce doute va rapidement être éclairci en laissant place à un malaise puis une terreur tellement bien rendus à l’écran que la fin du film en point d’orgue est totalement remuante et l’on sort de la séance sans un bruit et complètement KO (le générique de fin n’a pas de musique ce qui renforce la note finale).
Si le film semble dépouillé et un brin répétitif, c’est pour mieux nous surprendre et nous tromper. Les tranches de vies tournent rapidement au cauchemar et le moindre bruit du quotidien devient source de tension et d’inconfort, le simple intérieur d’une voiture devient un enfermement dans un mitard à perpétuité…
Cette expérience cinématographique est assez incroyable à vivre ! Attendez-vous à vous tordre sur votre siège et à suffoquer à la scène finale.
Et si le rendu est aussi convainquant, en plus d’une réalisation très maline, vous pourrez également apprécier le jeu du duo Léa Drucker et Denis Ménochet mais aussi le premier rôle de Thomas Giora qui est particulièrement émouvant et touchant. Il a la lourde responsabilité de porter le secret et de vouloir protéger alors qu’il n’est qu’un enfant.
Le scénario reste souvent distant, tel un boxeur au fond du ring qui finit par asséner des uppercuts bien frontaux, cela ne l’empêche pas de montrer de façon subtile les névroses familiales, le déni, les blessures qui conduisent à la violence conjugale.
Un grand thriller, aussi inattendu que bienvenu !
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2019
La très grande force de Jusqu’à la Garde réside dans son atmosphère de doute et d’incertitude qui plane pendant une bonne moitié de film, sans que la révélation n’annihile la compassion envers le bourreau. Car le personnage de la mère demeure ambigu jusqu’à ce que se construise un lent crescendo qui emprunte aussi bien au tragique qu’au thriller hitchcockien. La violence reproduit ce mouvement ascendant : d’abord parsemée sur le récit avec une retenue néanmoins tensive, elle tend à en contaminer l’intégralité puis s’octroyer le devant de la scène lors d’un dernier acte anxiogène. Aucune partition musicale n’accompagne ce crépuscule familial qui peine à sortir de cette nuit du chasseur, contraint pour accéder à la lumière de se retrancher, d’extérioriser dans une baignoire autant la violence destructrice enfouie en chacun des membres que ce sentiment d’appartenir à un ensemble plus vaste et soudé, recomposition du noyau familial après dilatation et expulsion de son élément néfaste. Toutefois, cette refonte ne va pas sans l’affirmation pathétique d’une marginalisation croissante du père qui ne comprend les agissements de ceux qu’il persécute en pensant les aimer : grande œuvre sur la solitude, Jusqu’à la Garde brosse le portrait sans concessions dans la violence conjugale mais ose dépasser son postulat de base pour s’engouffrer dans les zones d’ombre d’une conscience tourmentée que la mise en scène de Legrand, répétitive et froide, saisit dans sa complexité fondamentale. Que serait le film, en outre, sans ses acteurs, tous éblouissants de justesse et de retenue émotionnelle ? Nous suivons des corps sensibles placés constamment sur la lame du rasoir, sans que le mélodrame jamais n’éclate. La menace agit à la manière du signal sonore qui indique, dans la voiture, que l’un des passagers n’a pas mis sa ceinture. Alerte paradoxale dans la mesure où la menace réelle n’est pas sur la route, mais assise à la place du conducteur. Il n’y a qu’à voir la scène de fête d’anniversaire organisée pour Joséphine et rester bouche bée devant la terreur qui, d’abord absente, gagne progressivement les espaces, tel un fil directeur venu raccorder des lieux que le montage s’efforçait de séparer. Long-métrage cathartique qui prolonge et transcende le court-métrage sorti cinq ans auparavant, Jusqu’à la Garde allume un feu aussi destructeur que vivifiant, tire de l’existence menée comme un combat quotidien un cri de révolte et d’espoir lancé dans la nuit. Et l’horizon vient à s’allumer. Enfin.
SaintPauly
SaintPauly

19 abonnés 64 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2018
«Jusqu'à la garde» est comme un crayon de papier en boucle : il va nulle part et il n'y a pas de but. Sérieusement, 90 minutes d'exposition pour 3 minutes de climax raté? Oui, le réalisateur Xavier Legrand fait bien monter la tension et maintient un sens d'effroi qui pèse, mais la banalité de l'histoire est les décisions ridicules qui prennent les personnages rend l'effroi quelque chose lié au fait de regarder le film plutôt que le film en lui-même.
Koalahama
Koalahama

11 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2018
Top ! Le jeu de tous les acteurs est extraordinaire. On pourrait se croire dans un documentaire tant il est juste !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 22 février 2018
Non, le fond (juste et sincère) ne justifie pas une forme non maîtrisée: après un 1er quart d'heure efficace, brut de décoffrage, on espère qu'une telle maîtrise se retrouvera dans la suite. Mais non, on est vite désenchanté: les aller retour du Père et son fils ne nous émeuvent guère, c'est mal filmé, mal éclairé, parfois inaudible. A part le père, et son jeune fils, émouvant, les autres personnages sont totalement effacés.La scène finale forte, mais un brin obscène ne trouve qu'un épilogue un peu facile. Dommage.
Hubert Guillaud
Hubert Guillaud

137 abonnés 126 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 décembre 2019
Si la tension, la menace s'installe avec force, on attend que l'ambiguïté de l'intensité dramatique nous surprenne. Ce n'est pas le cas. La baudruche se dégonfle, le silence des personnages ne masque que leur caricature, les scènes se répètent, comme si tout cela n'avait abouti qu'à décrire un banal fait divers, sans grande nuance ni enjeux.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 février 2018
Un mari (et père) violent, est-ce que cela peut "changer" ? Xavier Legrand répond en 1 h 30, et "Jusqu'à la garde" (non pas celle du jeune Julien, mais, au figuré, le point de non-retour...), par la négative. Pour illustration de cette évidence, "Antoine" (Denis Ménochet) : la brute dans toute sa "splendeur", mais en version la pleurniche (scène grotesque de la cuisine - "j'ai changé"...). Ladite séquence confirme ce que le spectateur pensait : ce n'est pas "Myriam" (Léa Drucker) qui, refusant le dialogue avec lui depuis leur séparation, l'aurait poussé à bout. Sa femme n'a fait que fuir un être possessif et autocentré, qui savait déjà lever la main sur elle, et (au moins) l'aînée des deux enfants du couple. L'affaire est présentée avec la froideur d'un documentaire - un doc "classique", et non pas dans la veine empathisante d'un "Strip-tease". 1 h 30 sans intérêt(s) - la "sous-intrigue" sur "Joséphine" restant ébauchée et absconse, descriptive (jusqu'à la minutie - pour la minutie !) et languissante (le dernier quart d'heure mis à part). Léa Drucker s'en tire à peu près, mais plutôt moins bien qu'à l'accoutumée, et un Grégory Gadebois (autre physique de bûcheron, et le même âge) aurait fait assurément bien mieux mouche, sachant donner épaisseur et nuances à un tel rôle.... Le boboland critique et festivalier se pâme ? Bien sûr. Comme toujours quand le cinéma lui fait respirer le même air, le temps d'une projection, que celui du petit peuple...
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