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halou
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4,0
Publiée le 26 juillet 2018
Le genre de film avec ce côté documentaire qui touche le spectateur. Le réalisateur pose un film juste et sans concession sans tomber dans le pathos ni le sensationnel en s'attaquant à un sujet fort délicat et actuel. Les acteurs sont par ailleurs très bons et solidifient l'ensemble.
"Jusqu'à la garde" de Xavier Legrand est un film assez dur et sans concession dans lequel un couple déchiré se dispute la garde de leur fils de douze ans. La tension est palpable pendant tout le film et ne cesse de monter jusqu'à la fin qui devient presque insoutenable. Léa Drucker et Denis Ménochet sont brillants dans les rôles principaux. Le film rend le point de vue du père et de la mère particulièrement compréhensible jusqu'au basculement vers une violence qui semble presque devenir inévitable. "Jusqu'à la garde" est une très belle découverte, il faut toutefois se préparer à le regarder avec les nerfs solides.
Tellement juste. Tellement intense. J'étais scotchée par la qualité des acteurs et du scénario, la tension psychologique et la justesse de l interprétation. A voir absolument.
Une situation familiale qui fait froid dans le dos ! N'ayant pas les cartes en main sur la situation de ce couple avant cette confrontation face au juge (scène d'introduction), le spectateur avancera dans le flou quant aux véritables comportements des parents. Est-ce la mère qui monte la tête à ses enfants ou est-ce le père qui est délaissé sans raisons ? "Jusqu'à la garde" nous fait part d'un divorce délicat et intense, évoluant crescendo dans une impasse toujours plus remplie de peur, de tristesse, et même de folie. Sous le sublime jeu des protagonistes (parents comme enfants), le film en ressort extrêmement réaliste et ne laisse pas indifférent, du début, jusqu'à son final terrifiant.
Un film vrai sans fioriture qui vous frappe en plein coeur. c'est bien joué les acteurs sont criant de vérité. Le jeune acteur thomas gioria aurait pu recevoir un césar du jeune espoir masculin je trouve. Un film utile qui démontre les situations difficiles vécues par les enfants de parents divorcés et surtout la peur des violences conjugales.
Avec son court-métrage "Avant que de tout perdre", Xavier Legrand signait un thriller très efficace sur une femme s'enfuyant, avec ses enfants, de son mari violent. Il retrouve le même duo d'acteurs de son court-métrage pour son premier long-métrage, sur le même thème, comme si ce long était la suite logique du court. Et c'est vraiment la sensation qu'on a. Le scénario est construit comme un thriller. On retrouve les mêmes tensions, les mêmes angoisses, le même cheminement scénaristique. La réalisation suit également le même schéma. Les acteurs sont d'une justesse incroyable. Thomas Gioria est impressionnant. La volonté de ne pas utiliser de musique non diégétique accentue la tension du film. Un premier film très maitrisé qui annonce un nouveau réalisateur à suivre.
La tension monte tout au long de ce drame. Le sujet est abordé avec une grande crédibilité et un impressionnant jeu d'acteurs. Je pense qu'il aura des récompenses aux Césars s'il est nommé. Je recommande ce film
Un film coup de poing qui fait taire une salle, laisse les spectateurs en sortant de la séance éreintés, bouleversés. Cette expérience de cinéma est un vrai coup de poing, tout en humilité, en simplicité grâce à une montée si insidieuse de la tension. C'est magnifiquement mis en scène dans le non-dit, dans l'ellipse et servi aussi par des acteurs époustouflants. Ils retiennent une tension insoutenable qui transparaît dans un regard, dans une tension des muscles, ou encore une posture. Quelle plaisir de découvrir un cinéaste français si audacieux, qui prend son temps mais assume totalement son propos, sans chichi. Sublime.
Film réaliste, percutant, outrageusement sombre et déprimant, porté par un bon jeu d'acteur (Ménochet et le petit Gioria en tête). Bref, du bon cinéma.
Introduit intelligemment par une séquence chez une juge pour en exposer les faits et tourné tel un documentaire, Xavier Legrand traite son délicat sujet avec une cruelle véracité en le plongeant dans un climat lourd et tendu qui oscille en permanence entre malaise, appréhension et peur. Dans l’impossibilité d’interagir, les spectateurs se retrouvent prisonniers comme rarement devant un film et n’ont pas d’autre choix que d’être des simples voyeurs passifs face à tant de toxicités (mensonges, manipulations, intimidations, violence et j’en passe). Renforcée par ses regards en coin, la patibulaire interprétation de l’impresionnant Denis Ménochet est si menaçante que celles de Léa Drucker et du jeune Thomas Giori n’en sont que plus justes et authentiques. Un véritable coup de poing.
Alors qu’il commence comme un film quasi-documentaire (très belle scène d’ouverture), et se poursuit dans un propos orienté sur une affaire de séparation, de suspicion de violences conjugales et de garde d'enfant, “Jusqu’à la Garde“ reste constamment filmé dans un réalisme empreint de quotidien, alors que derrière cette authenticité visuelle et verbale, on assiste réellement à un thriller, avec ses suspens, rebondissements et faux-semblants. Le mix entre le scénario réaliste dit « social », et sa mise en scène immersive (mais cadrée) très judicieuse, renforce un sentiment poignant qui prend toute son apogée à son final (la scène de la baignoire restera longtemps gravée dans les mémoires). Jamais moraliste, ni prenant parti, “Jusqu’à la garde“ prend suffisamment de recul sur les situations, comme il n’explique et ne montre jamais le passé qui a amené à la séparation et cette bataille qui se manifeste: le spectateur est le juge de cette affaire conjugale par les confrontations de point de vue et la culpabilité ambivalente des protagonistes. Le temps passe, les faits se précisent, la tension monte constamment et le verdict tombe, fatal. Les interprétations hallucinantes du couple L.Drucker - D.Ménochet ainsi que celle du jeune T.Gioria emmènent ce film vers des sommets qu’on attendait pas forcément du premier film de X.Legrand, étonnant de maîtrise technique et de propos. Ce sont les uppercuts qu’on attendait pas qui font les plus mal.
Jusqu'à la garde : un titre bien trouvé pour ce film d'un réalisme poignant, dont - selon la formule traditionnelle - "on ne sort pas indemnes." Jusqu'à la garde = jusqu'à la garde des enfants lors d'un divorce et jusqu'à la garde du poignard ! On découvre un Denis Ménochet bluffant, tout à fait convaincant dans le rôle d'un homme violent, prêt à tout tant il se sent humilié et rejeté en tant que mari et père. Un grand bravo au réalisateur, Xavier Legrand, pour son premier film, un coup d'essai qui s'avère un coup de maître..
Léa Drucker en femme détruite et Denis Ménochet en mari violent sont tous les deux impressionnants de vérité. Ce film est juste et ne montre pas réellement de front la violence physique, en revanche, il nous met parfaitement dans l'ambiance de la violence psychologique.
Déçu ;le film dépeint bien le climat d'une séparation difficile entre un homme et une femme . D’emblée on prend position pour la mère Pas un seul fois on s’apitoie sur le père qu'interprète magnifiquement Denis Ménochet . Le personnage caractériel et colérique nous embarque immédiatement dans l'univers impitoyable du parent coupable et mauvais mari . Tout le long du film on attend qu'il bascule dans l'insupportable . Léa Drucker est époustouflante dans ce rôle de femme apeurée et le petit Thomas Gioria excelle en enfant déchiré dans l'univers impitoyable des adultes qui se séparent dramatiquement
Film poignant. À nous d'observer et de dénoncer toute situation similaire. Ce film fait réfléchir et donne envie de bouger afin d'éviter toutes situations similaires. Bravo a l'équipe !