La Nonne – ou comment faire flipper mamie avec un habit noir et deux bougies Ikea
Une nonne se pend, panique dans l’Église. Normalement, tu convoques un exorciste badass, style Max von Sydow dans L’Exorciste. Là, non : on envoie un prêtre alcoolique qui traîne plus de casseroles qu’un syndicaliste CGT, et une novice qui découvre à peine que la soutane, c’est pas un cosplay de Comic Con. Bref, un duo digne de Scooby-Doo, sauf qu’au lieu du chien, t’as Jésus.
Oui, c’est joli. Vieilles pierres, ambiance gothique, chandelles qui sentent la cire froide. Mais on sent trop le décor de studio. Ça fait plus attraction Halloween de Disneyland que lieu hanté. T’attends presque que Mickey déboule en corbeau pour te vendre des churros.
Le problème, c’est que le démon a tellement de pouvoirs qu’il ressemble à un gamin de 12 ans qui a triché au mode créatif de Minecraft. Il invoque des serpents, des cadavres, des enfants… tout et n’importe quoi. Quand t’as trop de pouvoirs, tu perds toute crédibilité. C’est comme Macron qui veut tout gérer dans le pays : au final, plus personne n’y croit.
Ça coupe dans tous les sens. Travelling avant, travelling arrière, jumpscare, gros plan, encore un jumpscare. Au bout d’un moment, tu connais la partition par cœur. T’es plus surpris, t’es juste en train de compter les battements de ton cœur comme si tu faisais un cardio-training gratuit. Merci, mais je préfère transpirer en salle plutôt que devant une nonne cosplayée en Sith.
Impossible de s’attacher. Le prêtre, c’est limite le cousin roumain de Gérard Depardieu en descente de vodka. La novice, on dirait une figurine Playmobil version catho. Quand tu t’en fous de savoir s’ils vont crever, c’est mauvais signe. Même le démon, tu finis par espérer qu’il gagne pour abréger tes souffrances.
La Nonne, c’est une promesse de flippe qui finit en kermesse paroissiale. Pas d’innovation, pas d’âme (c’est con pour un film censé parler de foi), et surtout pas d’idée neuve. À part James Wan, personne n’a réussi à secouer ce foutu Conjuring-verse. Résultat : Valak fait le clown, et nous, on se dit qu’on aurait mieux fait de rester boire des pintes en terrasse plutôt que de regarder deux curetons courir après un cosplay de Marilyn Manson sous Prozac.
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