Plutôt mauvais. Le film commence avec un beau générique sur le modèle de Dexter et tout comme le célèbre serial killer, Patrick Bateman parle à son spectateur, curieux et attentif. Le cadre et l’ambiance sont ainsi très vite mis en place, sauf que l'introduction laisse place à une succession de scènes qui se ressemblent : mondanités, meurtres, pornographie. On attend, on s'ennui puis c'est la fin. Après avoir lu certains résumé du livre dont le film s'inspire on se demande pourquoi on s'est tourné vers cette adaptation qui à l'air bien fade. Par ailleurs la fin est ouverte mais pas suffisamment explicite. Cela n'enlève rien au talent de Christian Bale qui donne une énergie folle au film avec notamment ces tirades sur fond de musiques pop. Une petite déception pour le personnage de Willem Dafoe qui n'apporte rien au scénario et celui de Jared Leto qui disparaît presque sans raison. L'histoire de ce golden boy dérangé avait beaucoup de potentiel mais n'a pas été correctement exploité dans le film.
Très déçu par cet "American Psycho", moi qui suis ce qu'on appelle "bon public" (voir très bon public) et qui ne met que très rarement des mauvaises notes sur allociné, là je ne peux pas faire autrement. Le film est extrêmement mal construit, on suit pendant un peu plus d'une heure la dérive d'un golden boy qui prend plaisir à torturer et à tuer ses victimes avec à chaque scène une montée en puissance dans l'horreur mais c'est tout, ça s'arrête là. On ne comprend pas ce qui motive l'individu, on ne rentre pas dans l'histoire, donc on s'en fout. Cette situation est encore aggravée par les incohérences majeures du scénario, un type qui trimbale un énorme sac laissant une traînée de sang et le chargeant dans un taxi ça ne choque personne. Une enquête policière en parallèle qui aurait pu donner lieu à des confrontations intéressantes, mais qui se révèlent totalement improbable et ridicule. A 20min de la fin, une lueur d'espoir laisse croire que toutes ces incohérences, tous ces non-sens vont enfin trouver une explication que l'on imagine incroyable. Mais en fait non, le scénario fait mine de décoller pour mieux s'écraser, le film se termine en queue de poisson, avec cette phrase de conclusion qui le résume bien involontairement "ça n'aura servi à rien". Et on se retrouve là avec une flopée de question sans réponses spoiler: "pourquoi les gens confondent ils sans arrêt Bateman avec d'autres personnes?", "qu'est vraiment devenu Paul Allen?", "pourquoi son appartement a-t-il été entièrement nettoyé?" . Sur le fond donc rien à sauver, le film n'évite le naufrage total que grâce à la prestation remarquable de Christian Bale, glaçant en tueur psychopathe ainsi qu'à une réalisation qui réserve quelques scènes bien tournées. Cela n'empêche que pour moi ce film reste clairement à éviter.
Un peu déçu, car l'on est finalement assez loin du film culte vendu par certains. Malgré un bon pitch, le film manque tout de même de rythme à certains moments. Certaines scènes sont vraiment bien troussées (notamment celle de la carte de visite), mais le tout manque cruellement de consistance ! La fin, quelque peu métaphorique, laisse une libre interprétation appréciable. Bref un film à voir certes, mais qui m'a laissé quelque peu sur ma faim, on a vu mieux dans l'histoire du cinéma sur le traitement de l'ennui existentiel (toute la filmographie de sofia coppola) ou de la folie schizophrénique !
Le côté psychiatrique de ce film nous échappe tout d'abord car ne correspondant pas aux modèles si l'on peut dire des tueurs en séries. A moins que le héros n'ait créé par ses actes un nouveau genre de criminel. Mais nous n'y croyons pas. Il s'agit d'autre chose, et ça s'éclaire notoirement au dénouement, bien que le cours des évènements nous laisse deviner qu'il y a quand même anguille sous roche. Le scénario est globalement intéressant sans que sa mise sur pellicule sorte de l'ordinaire. C'est du bon travail, mais il y manque ce qui fait le chef d'oeuvre : l'inédit et le surpassement des interdits de la censure. Ce qui fait qu'à certains moments, on se prend à bâiller.
Je n'ai pas lu le roman de Brett Easton Ellis donc je ne sais pas à quel point le film lui est fidèle ou pas. Par contre, je ne suis guère étonné après vu celui-ci d'avoir lu à droite à gauche que par rapport au livre l'ensemble a été considérablement édulcoré. Il faut bien dire que d'un sujet qui pourtant sentait bon la critique saveur vitriol de la Société et en particulier de Wall Street, avec en plus comme protagoniste un trader schizophrène et (peut-être, en partie du moins !!!) tueur en série, j'en ai pas retenu grand-chose. Certes le fait que le personnage principal essaye de s'intégrer parfaitement à ce milieu de requins sans arrêt affamés, jusqu'à s'en rendre fou, tout en ayant pleinement conscience de sa totale superficialité donne quelques instants qui touchent juste, mais il manque d'un mordant, d'une satire, d'une véritable analyse pour que ce soit autre chose qu'une suite de scènes plus ou moins réussies. Par exemple, voir le protagoniste travailler et non pas juste discuter avec sa secrétaire aurait certainement permis de donner une meilleure continuité dans l'histoire et dans la psychologique de celui-ci. Autrement, sans être ébloui le moins du monde par son interprétation, au moins Christian Bale parvient un peu à faire tenir malgré tout le film par son charisme. Vraiment pas grand-chose à retenir.
Avant d'incarner Batman, il y a eu Bateman, Patrick Bateman pour Christian Bale, beaucoup moins justicier et beaucoup plus déjanté! Mélanger le côté noir du livre avec de l'humour est une idée plutôt originale mais qui marche, et qui marche bien! Christian Bale est tout simplement excellent et nous glace le sang. Il y a beaucoup de scènes osés, ce qui est dommage, elles sont même plus développées que les scènes de meurtres. La fin du film est plutôt bancale et incomprise, on doit sûrement mieux la comprendre avec le livre. Un film déjanté mêlant noirceur et humour mais avec quelques défauts.
Le scénario et le personnage sont tellement déglingués , qu'on est presque déçu de la fin....ou soulagé. En effet, l'escalade infernale que propose Patrick Bateman semble sans limite mais.......et si tout cela n'était que pure illusion!? C'est ce que propose American Psycho après un carnage au sens littéraire du terme, le tout accompagné d'une voix off jouissive qui donne encore plus de rythme et de volume à la folie du personnage. Christian Bale est une fois de plus exceptionnel dans ce rôle qui tient donc autant de la mythomanie que de la schizophrènie...
Un trésor à mon goût tout simplement cette humour noir qui présente tout le longs du film qui cri souvent dans la vie une réalité.. Et il est vrai qu'on peine à croire que le monde a des petit patrique un peu partout c'est vrai. Il est génial quel personne qui ce sait finalement vaincu mais qui ne tombe pas seul et bien-sûr et c'est la qu'on rigole encor car l'image d'un homme parfais ^^ c'était magique cette course basket blanches tondeuse <3
"American Psycho" part d'une bonne idée, le reste n'est plus qu'une succession de déceptions. Le film s'ouvre sur une séquence réalisé avec brio qui permet de découvrir Patrick Bateman, le personnage incarné par Christian Bale. Cependant, on aperçoit déjà le principal défaut du film. La première scène montre les puissants hommes d'affaire dont Bateman fait partie discuter naïvement de mondanités, avec des accents frisant le ridicule. La suivante présente avec énormément de froideur le businessman psychopathe avec Christian Bale en voix-off. Ainsi se dévoile le caractère schizophrénique du film qui n'a pas su choisir entre la satire et le thriller. Le résultat ne pouvait donc qu'être mitigé. Mais à cela s'ajoute d'autres défauts. L'intrigue, quoique vraiment intéressante, d'après l'oeuvre de Bret Easton Ellis, donne finalement l'impression d'aboutir nulle part. Les dernières scènes plonge le spectateur dans un ennui face à l'incompréhension des différents rebondissements. Le tout est exacerbé par l'incompétence de l'inexpérimenté Mary Harron qui amoindri profondément le matériau de base en faisant des choix frileux de mise en scène. Le film ne pousse pas l'horreur assez loin. Néanmoins, on ne peut pas dire que le film est profondément mauvais. Il a quelques fondations solides dû à une intrigue prometteuse mais surtout à la partition sans failles de Christian Bale. Il est toutefois difficile de juger les seconds rôles, ceux-ci occupant une place tellement secondaire dans l'ensemble du film. "American Psycho" laisse finalement beaucoup de regret devant le potentiel énorme qu'il représentait.
American Psycho est un très bon film sur un milliardaire psychopathe au bord de la folie et qui n'hésite à commettre les meurtres les plus sordides par pur plaisir. Christian Bale livre une excellente interprétation, froide et en même temps angoissante au possible, qui montre toute la complexité du personnage. L'histoire est vraiment intéressante, captivante, et même parfois surprenante, n'hésitant pas à brouiller les pistes sur la frontière entre le réel et la folie. On est captivé par le film, et en même temps il arrive à en être dérangeant (notamment lors des scènes de meurtres ou via le personnage principal). On peut juste regretter que le film se perd parfois dans des passages qui peuvent paraitre inutiles, ou dispensables pour suivre l'histoire.
Pour son second film en tant que réalisatrice, Mary Harron s'était attaqué à une tâche conséquente et périlleuse : adapter pour le grand écran American psycho, le roman sulfureux de Bret Easton Ellis. La tâche était ardue dans le sens où l'écrivain américain avait donné vie à un tueur en série effroyable qui pose sur le monde un regard froid et dénué de toute conscience. Ce roman qui a le génie de provoquer une véritable dichotomie chez les lecteurs - rejet catégorique ou véritable engouement - est ici transposé à l'écran avec une fidélité judicieuse et appréciable pour ceux qui connaissent l'oeuvre originale. Patrick Bateman est interprété par Christian Bale, un choix courageux de la réalisatrice dans le sens où la carrière de l'acteur n'était pas encore ce qu'elle est aujourd'hui mais qui s'avère payant tant le futur interprète de Batman incarne avec une justesse effrayante l'esprit torturé du tueur. L'inexpressivité du regard, l'obsession du corps et de l'image, tout ce qui faisait le Patrick Bateman du roman de Bret Easton Ellis se retrouve dans la réalisation de Mary Harron. La psychologie du personnage, longuement abordée dans les deux cents premières pages du livre est résumée aux traits les plus distinctifs sans que cela n'entache la cohérence de l'histoire. Certains actes de violence sont passés sous silence dans le film et la carrière sanglante du héros d'American psycho est vu par le spectateur dans ses aspects les plus spectaculaires spoiler: à l'instar de la scène où il poursuit l'une de ses proies avec une tronçonneuse dans un immeuble désert . L'hémoglobine est bien entendu de la partie mais l'effroi que suscite Patrick Bateman émane principalement de son instabilité mentale et de l'imprévisibilité de ses pulsions meurtrières, une sensation renforcée par l'ambiance sonore ainsi que par la voix-off qui permet au personnage de faire part au spectateur de ses états d'âme. Les lecteurs assidus de Bret Easton Ellis reprocheront sans doute au long-métrage de Mary Harron le peu d'intérêt pour les seconds rôles qui sont plus largement traités dans le roman, tout du moins dans leurs relations avec le personnage principal. L'irritation que suscite Evelyn chez Bateman, la passion dévorante qui l'unit à Courtney ou la haine qu'il ressent envers Paul Allen sont seulement survolées alors que ces aspects auraient considérablement enrichi l'intrigue. Le résultat final est toutefois plus qu'honorable grâce à un soucis des détails perceptible dans l'obsession d'avoir la meilleure carte de visite, l'hypocondrie latente du personnage qui s'exprime par une hygiène exacerbée et une série de T.O.C.. Dans le même ordre d'idées, il y a également le mépris envers ceux que Bateman considère comme des rebuts de la société - les clochards - ou des êtres inférieurs comme sa secrétaire qui l'idolâtre alors qu'il la traite avec une condescendance qu'elle accepte sans sourcilier. Cette adaptation cinématographique d'American psycho est une franche réussite. Mary Harron retranscrit les grandes étapes du roman tout en respectant l'ambiance et sans jamais dénaturer le propos de l'écrivain, un angle narratif qui fait honneur au support originel tout en permettant à cette réalisatrice méconnue de signer un moment phare d'une carrière qu'elle a exercé par la suite dans des séries-tv comme Six feet under, The L World, Six degrees ou Big love.
Mon Dieu j'ai détesté !! Film culte pour certains mais alors va savoir toi !! C'est nul, chiant, cliché, de plus la VF est épouvantable !! Je n'ai pas du tout adhéré au jeu de Christian Bale et j'ai trouvé les dialogues ridicules.. Pas angoissant, ni traumatisant pour deux sous..Bref le flop !!! Grosse déception !!!