The Square
Note moyenne
3,3
5569 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

311 critiques spectateurs

5
33 critiques
4
87 critiques
3
79 critiques
2
58 critiques
1
36 critiques
0
18 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2017
Une fable grinçant mais drôle qui démolit sans méchanceté mais vigoureusement le monde de l’art et notre société bien-pensante en général. Le héros est bien mal avec ses contradictions et son hypocrisie : derrière sa façade policée ; il met en évidence son égocentrisme bien contemporain et traverse une crise existentielle bien bourgeoise, réjouissante pour le spectateur qui peut s’y retrouver à maints moments. Le jeu de massacre est doucereux mais ne perd en rien de sa force. La mise en scène est originale, fluide et lumineuse et les acteurs principaux – Claes Bang et Elisabeth Moss – magnifiques. On peut reprocher quelques longueurs, en particulier lors du banquet. Une Palme inattendue mais bien décernée.
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2017
Quelle est la limite ? C'est la question que ne cesse de poser The Square. Curieux objet que cette Palme d'Or 2017 qui ne fait rien d'autre que de ridiculiser justement ce monde de l'art. Ici art contemporain, mais le propos pourrait également s'appliquer au cinéma, il suffirait de changer de cadre.

Quelle est la limite de l'art tout d'abord ? Qu'est-ce que l'art ? Des petites pyramides d'argile dans une exposition ? Un homme qui se prend pour un singe et dont la seule performance se limite à tester les limites des autres face à sa férocité ? Une vidéo montrant une explosion ? Un carré ?

L'art c'est tout cela et rien de cela à la fois. Et répondre de manière absolue à la question, c'est justement poser des limites.

Ce qu'il y a de fascinant dans les mathématiques, c'est qu'il s'agit d'un outil qui permet de quantifier et de délimiter un grand nombre de chose, en d'autres termes, poser des limites. La géométrie est un exemple parlant, on va calculer une aire, un périmètre, un volume. C'est l'ambition du carré qui est l’œuvre d'art qui donne son nom au film, il s'agit d'un espace de confiance et d'altruisme, toutes les personnes y sont égales en devoirs et en droits. Si on pose cette limite, cela signifie bien qu'à l'extérieure du carré, ce n'est pas le cas. Limpide. D'où ces nombreux plans sur des SDF, des mendiants qui se confrontent à toute cette bourgeoisie, à toutes ces richesses opulentes. Toute cette indécence tournée en bourrique lorsque le directeur du musée qui est le personnage principal pense secourir une femme dans le besoin et se retrouve lui-même victime. Ce petit insolent bafoué et bien d'autres choses encore qui montrent que le monde ne tourne pas rond.

Et pourtant, dans la mise en scène, le réalisateur essaye constamment de garder ses personnages dans les limites, en plaçant astucieusement sa caméra dans la diagonale d'un carré et en usant souvent de plans très serrés. Ou encore, cette caméra qui tourne sur elle même pendant que les personnages montent à l'escalier. Mais d'un autre côté, le cadre est explosé, les séquences s'allongent à n'en plus finir, en provoquant le rire souvent, le malaise parfois. Le rire dans une scène de sexe sans aucune passion, dans un dialogue entre amants totalement barré qui interroge sur la notion d'attirance, le rire avec cet enfant qui ne manque pas d'aplomb, ou cet homme singe qui va finir pas devenir le Némésis.

Quelle est la limite à la passivité de l'Homme devant l'injustice ? Quelle est également la limite à son action ? Riches questions. Questions posées de plus en plus explicitement au fur et à mesure que le film avance.

Arrivé à la fin, on est tenté de dire qu'il n'y en a pas ! Mais dès le premier plan, ce film ne pouvait que partir en vrilles avec ce mec posé sur un sofa, tout habillé après une nuit de folie. La disposition du plan faisait qu'il était en diagonal. Pas pratique pour délimiter une espace cohérent.
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 174 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2017
Un Ovni qui mérite vraiment d'être vu. Tour à tour drôle et dérangeant, une sorte de Bûcher des Vanités à la sauce suédoise, dans un monde hyper-connecté mais déshumanisé. Tour le monde en prend pour son grade, le spectateur est constamment pris à contre-pied, le scénario ne cède à aucune facilité.
Michael D
Michael D

19 abonnés 40 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2017
Film original à la fois drôle et cynique.

Les acteurs dont parfaits, l'ambiance bizarre.

Un peu complique dans le propos et une froideur artificielle et cliche. On a du mal à comprendre ce qu'a voulu dire le réalisateur.

A voir.mais c'est quand même très très décecvant pour une palme d'or.
Ivan P.
Ivan P.

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2017
Un film à multiples entrées émotionnelles avec des moments forts directement tirés de la technique théâtrale. Une volonté de secouer le spectateur jusqu'à le mettre mal à l'aise. Une approche très directe voire caricaturale de nos problèmes de société. Une ironie distanciée envers la société suédoise. Une bande son époustouflante. Un cocktail très actuel pour amateur de boissons fortes, sapides et amères.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2017
Magistral film...
Une oeuvre d'art cinématographique...
Un OVNI...
Etc...
Y-a-t-il assez de superlatifs pour décrire ce film ?
Non...
Une oeuvre cinématographique, au même titre que peuvent produire des grands noms de la littérature comme Victor Hugo, Malraux ou des grands noms de la peinture, tel est bien le vision de ce film.
Il y est exposé le ridicule pitoyable de la condition humaine.
Qui sommes-nous en 2017 ?
Des êtres pitoyables, qui, depuis ce qu'on appelle l'élite de la société jusqu'au personnes dans le dénouement restent des animaux, qui se prétendent '' civilisés ''
En rien, l'éducation, la Culture et l'Art, ne nous garantissent de ne pas être autre chose que des animaux ( les singes ), dont nous sommes issus.
Incapables de bonté, d'empathie, de sentiment de complaisance à l'égard de nos semblables, nous restons indifférents à la misère humaine.
Et même si nous parlons avec emphase et gravité de tout cela ( ce que je suis en train de faire ici... ), rien ne garantie un changement de l'animal que nous sommes.
Ainsi, la vue de ce film ne changera en rien notre comportement lorsque nous croiserons le chemin d'un mendiant.
Car si l'homme " évolue ", c'est de façon modeste et epsilonienne.
Au fond nous sommes et restons des animaux carnivores et carnassiers.
Cultivés ou pas, intelligents ou imbéciles, vivant chacun dans sa petite sphère, son petit monde, son petit carré, avec comme force motrice l'argent, notre téléphone portable, notre voiture, le sexe, la réussite.
Ainsi, nous laissons à nos enfants, aux générations suivantes, une incapacité à changer fondamentalement de regards sur les autres ainsi que des déchets dans lesquels nous nous vautrons.
On ne peut pas faire une thèse sur ce film. Peut-être une antithèse.
Le fait même d'en parler ainsi est ridicule. Je suis ridicule ? Oui, aussi...
L'envoyer dans une autre galaxie habitée pour montrer qui nous sommes ? Bonne idée.
Nous sommes pitoyablement ridicules.
Ce film nous le dit et en plus nous dit que ça ne change rien de le savoir.
domi...

domi...
Ernesto D.
Ernesto D.

14 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2017
J'ai eu la chance d'avoir vu ce film en avant première de sa sortie nationale prévue en octobre prochain et ne regrette absolument pas le choix de mon petit ciné d'Art et Essais d'Avignon . Nous sommes proche du chef d'oeuvre dans son genre et son style . Le précédent opus de Ruben Ostlund , Snow Thérapy , était une réussite mais The Square le surpasse encore en intensité , en rebondissements , en virtuosité . Du cinéma d'une rare intelligence . Film à tiroirs ou l'histoire principale ( le vol d'un téléphone portable ) est l’élément déclencheur d'un tsunami d'événements psychologiques , existentiels et professionnels dans la vie d'un jeune , brillant et séduisant conservateur de musée d'art contemporain de Stockholm . Tout sera remis en question , y compris , et surtout , ses convictions humaines mais aussi sa propre vision ( et doutes ) sur l'art contemporain dont il est pourtant le principal promoteur . A partir de là il entre dans une névrose d'échecs ou chacun de ses actes sera une succession de ratages les uns plus pathétiques que les autres . Ce film nous donne à réfléchir sur les limites du droit d'expression , les limites de l'art contemporain et de sa crédibilité ( avec une scène d'anthologie dans une salle à manger résumant à elle seule toutes les critiques et les doutes ) , les limites du paraître . Les limites du prêt à penser . Une sorte allégorie moderne de la caverne Platon . Après avoir vu ce film faites attention si on venait à vous voler votre portable . Meilleur film à Cannes ultra mérité .
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2018
Ce film est un chef d'oeuvre déjà par son existence. Il est trop rare de voir des films sur le sujet des bobos en collision avec la vie réelle et la perte du vernis et de leurs peu de valeurs, ça craque de partout et c'est jouissif, voire jubilatoire pour reprendre une de leur expression favorite..... Les acteurs sont énormes, toutes et tous. Les situations et les dialogues sont réels et les réactions sont du coup franchement intéressantes. Les rapports avec l'art sont d'un comique ciselé et l'irruption de la jungle avec l'homme singe est d'une imagination folle..... Tout dans ce film est une claque. De plus telerama a détesté et c'est la preuve ultime que ce film mérite d'être vu et de devenir culte.....
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 20 décembre 2017
Sévères, oui, je suis sévère mais 2h22 de bien pensance pour dénoncer la bien pensance, c'est très très long, et pesant. Y a t il eu un scénariste dans cette galère ? Le réalisateur nous impose des dialogues creux, des scènes incongrues, des plans longs, longs, qu'on a peine pour les comédiens (par ailleurs plutôt Bob's).
Finalement la scène de l'homme singe du dîner est peut-être la plus intéressante, la plus emblématique et la plus justifiable. Le reste n'est que bonne conscience de l'homme blanc européen se couvrant la tête de cendres. Almodovar à disjoncté à Cannes, hélas pour nous.
Jacques K.
Jacques K.

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 octobre 2017
la bande annonce m avait assez plue. je ne m attendais pas à un délire de plusieurs minutes de conversation autour d’un préservatif usager ou « tu te rappelles ce qu on a fait tous les 2 hier soir. ». la scène de l animal sans doute très difficile à jouer est pénible et inutile. c est long, très long on a une succession de discussions intello, de scènes juxtaposées auxquelles le réalisateur ajoute inutilement un caractère provocateur : longue fouille des poubelles, l enfant qui explose, l homme singe, le gamin voleur qui hurle... palme au festival de cannes : il y a de quoi se poser des questions à mon avis
raphaelK
raphaelK

16 abonnés 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2018
le film, libre et ambitieux, est sans cesse imprévisible narrativement et formellement. C'est un beau chaos que l'on observe ici sur les contradictions sociétales, sur ce qu'on s'impose et ce qui craque – on insiste pour que les gosses ne claquent pas les portes mais les plus grands semblent tout à fait prompts à se bouffer à la moindre occasion. Le résultat est certainement clivant mais il y a ici un panache tout à fait excitant.
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2020
Voilà enfin la Palme d'Or controversée de Ruben Östlund, trois ans après le déjà très grinçant "Snow therapy". Elles sont rares les Palmes qui font l'unanimité. Je ne rentrerai donc pas dans cette polémique stérile car le film contient à mon sens suffisamment de qualités et d'intérêt pour figurer au palmarès, quel que soit l'échelon de sa distinction. Christian (très bel homme aux idéaux philanthropiques qui roule en Tesla) est le conservateur d'un prestigieux musée d'art moderne en Suède. Alors qu'il marche dans la rue, les yeux rivés à son smartphone dernière génération, une femme pourchassée se précipite vers lui pour chercher protection. Il s'oppose à l'agresseur pour laisser la victime s'enfuir. Fin de l'histoire. Sauf que quelques minutes plus tard, il s'aperçoit que c'était une parodie d'offensive, destinée à lui faire les poches : son portable et son portefeuille viennent de lui être subtilisés. Il conçoit donc un stratagème (assez douteux) pour récupérer ses effets. À partir de ce moment-là, sa vie (personnelle et professionnelle) va partir en vrille ! Personnellement, j'ai pris un pied monumental à cette farce satirique qui est moins une critique de l'art contemporain (qu'Östlund égratigne bien sûr) qu'une satire sociale acerbe qui fustige l'individualisme de nos sociétés occidentales inégalitaires. La bonne conscience bourgeoise en sort atomisée ! Car Christian (Claes Bang, une révélation) vient d'acquérir pour son musée une œuvre d'art "The Square" : un carré posé au sol qui oblige toute personne passant à ses côtés à porter secours à qui que ce soit qui y trouverait refuge, forcément les plus fragiles (SDF, migrants…). Il réalise au passage à quel point ce n'est pas aisé au quotidien de mettre son discours, qu'il érige en principes moraux, en accord avec ses actes. D'autant qu'il est confronté à des emmerdements en cascades qui vont mettre à mal ses valeurs humanistes. Tout ce qu'il entreprend dysfonctionne dans les grandes largeurs, donnant lieu à des scènes de profonds malaises : le point d'acmé étant cette performance simiesque au sein d'une communauté d'happy few en smokings et robes de soirée, sidérante et extrêmement dérangeante. Tout cela s'enchaîne sans véritable progression dramatique il est vrai, mais la charge est tellement juste, le propos si pertinent et le film si drôle que, Palme d'Or ou pas, le moment est férocement jubilatoire.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2017
Les critiques négatives adressées à "The Square" proviennent d'un malentendu : sous prétexte que le film met en scène un conservateur de musée d'art contemporain, il y aurait satire de l'art en question. Mais tout comme Östlund n'avait que faire des stations hivernales dans "Snow Therapy", il ne s'intéresse pas plus à l'art contemporain ici. Le cinéaste se pose plutôt en observateur de ses personnages, et notamment Christian, un homme poli et plutôt aimable qui, parce qu'il réagit de manière disproportionnée suite à la perte de son portable et de ses papiers, finit par ne pas assumer ses responsabilités professionnelles. Il finit même par s'attirer les foudres des médias suite à sa négligence devant deux publicitaires dangereux souhaitant mettre en valeur une exposition centrée sur l'altruisme. Loin de s'acharner sur son personnage, Östlund laisse au contraire au spectateur une grande liberté face à des plans ouverts et ambivalents. Film réflexif, "The Square" vaut aussi pour un comique d'une efficacité ravageuse, que ce soit à travers des scènes jubilatoires ou franchement malaisantes. Si le film est moins complexe que "Snow Therapy" dans son étude des relations humaines et de leurs dérèglements, il n'en demeure pas moins impressionnant dans sa façon de renouveler sa drôlerie, que ce soit par l'interprétation, les dialogues ou encore la redoutable précision des cadrages. En récompensant ce film d'une Palme d'or, le jury cannois prime une mise en scène exigeante et un traitement moderne d'un sujet ultra-contemporain.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 octobre 2017
The Square, malgré quelques idées intéressantes et une scène de réception des plus marquantes, est bien trop figé pour convaincre pleinement. Cette satire du milieu de l'art contemporain aurait gagné en efficacité si elle avait été délesté d'une bonne demi-heure. Froide comme le milieu qu'elle dépeint, la mise en scène marque néanmoins la singularité d'un film qui manque de finesse dans le traitement de certaines situations. On reste un peu sur sa faim tant l'ensemble assez répétitif manque d'enjeux dramatiques. The Square aurait pu être un film passionnant, il n'est qu'un joli objet un brin conceptuel au discours redondant et convenu mais qui réussit, par intermittences, à nous fasciner. Il aurait fallu peut-être pousser la farce plus loin ou au contraire aller plus loin dans l'expérimental, entre les deux, le bas blesse un peu... Pas désagréable à regarder mais loin de mériter la palme d'or.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 décembre 2022
En 2017, Ruben Östlund signe l’archétype du film qui remporte la Palme d’or du festival de Cannes. C’est pleinement cérébral, souvent ennuyeux et parfois prétentieux. Au-delà de la critique des apparences et de la dualité des comportements (altruisme et égoïsme), il est difficile de cerner le message recherché par le réalisateur suédois. Bref, certaines scènes sont dérangeantes, voire malsaines (celle du gorille au cours du repas par exemple), mais l’ensemble ne suffit pas à donner une consistance à cette histoire absolument pas divertissante.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse