The Square
Note moyenne
3,3
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311 critiques spectateurs

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33 critiques
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87 critiques
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79 critiques
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58 critiques
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36 critiques
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18 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 novembre 2017
Qu’importent les prix ; l’opinion sur un film ne doit pas être affectée par la question de savoir s’il devait ou non recevoir la fameuse palme. Celui-ci est captivant, on ne voit pas le temps passer et d’ailleurs, pour le critiquer honnêtement, il faudrait le revoir tellement les propos et les pistes ouvertes sont riches. C’est à l’évidence un film dérangeant comme peut l’être un hurluberlu qui perturbe la conférence d’un artiste d’art contemporain en criant des propos salaces du genre « montre tes nichons ! ». Syndrome de la Tourette ? Provocation contre l’art provocateur ? Faut-il être tolérant comme le réclame sentencieusement l’un des spectateurs ? Jusqu’où peut-on aller ? Dans le film, toutes les scènes, toutes les situations posent le problème de la norme et de la déviance dans une société dont le discours officiel affirme que les déviances sont normales. Et, bien sûr, au fond, personne n’y croit mais fait semblant d’y croire jusqu’à ce que les masques tombent et que les gêneurs soient sauvagement massacrés, comme dans la grande scène de l’homme-singe lors du dîner de gala. Le point de vue du réalisateur n’est jamais tranché ; il se contente d’explorer la vaste zone grise située entre la permissivité affichée et la rigidité des préjugés : de race, de classe, de sexe, etc. Il serait injuste de lui prêter des intentions réactionnaires ou cyniques ; il nous force à nous interroger nous-même. Ce qui est dérangeant, mais salubre.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 août 2018
Une palme d'or du festival de Cannes a-t-elle déjà été aussi imbuvable ? 2h30 d'attente pour que le film ne commence enfin (et il ne commence jamais !). 2h30 d'une interminable masturbation intellectuelle d'une insupportable suffisance. Le film est supposé interpeler voire choquer mais malgré quelques scènes fortes, il est surtout d'un ennui mortel.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 décembre 2018
Mouais il y a des palmes d'or à Cannes que je ne comprends pas. Je reconnais que l'idée de départ est plutôt bien vue et que ce réalisateur ne manque pas d'imagination pour nous assainir des scènes plus bizarres les unes que les autres mais où veut-il en venir? Je suis très friand de cinéma étrange même si l'histoire est incompréhensible mais il faut une mise en scène d'exception pour l'apprécier. Là rien, il filme très simplement ses personnages assez plats dans des dialogues inintéressants en ajoutant de temps en temps un son horripilant injustifié dans la scène pour la rendre encore plus désagréable. Et en plus le supplice dure 2h20...Je me suis franchement ennuyé...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 octobre 2017
Le festival de Cannes est capable du meilleur comme du pire. Après avoir consacré récemment des œuvres bouleversantes comme Moi, Daniel Blake ou encore The Tree Of Life, le jury a dut faire face cette année à une cuvée d’un faible niveau. Alors tout n’était pas à jeter évidemment, on aurait imaginé et aimé que la palme d’or revienne à 120 battements par minutes ou Okja, c’est finalement un film suédois passé inaperçu qui l’emporta, The Square.
On suit les pas de Christian, un directeur de musée en pleine préparation d’une nouvelle exposition intitulé The Square, un lieu où chacun s’interroge sur son rapport à l’autre. Pour ce qui est de l’histoire, on s’arrêtera là, en même temps le film ne raconte pas grand-chose de plus. Du réalisateur Robin Ostlund, on ne connaissait pas grand-chose et après ces deux heures vingt interminables, on n’as pas forcément envie d’en savoir plus. Ce film, à la bande annonce alléchante, est vendu comme une critique féroce du monde de l’art et de la bourgeoisie, il n’as en fait rien de mordant. A vrai dire le film est ce qu’il dénonce, le comble ultime d’une œuvre soit disant virulente.
Le quotidien de son personnage principal est filmé dans des scènes d’un ennui abyssal assommé de conversations futiles et inintéressantes. Il passe par exemple la moitié de son temps dans une histoire de téléphone volé dont on se moque complétement. Dans une autre partie du film, le réalisateur tente de la jouer un peu provoc en tirant de très grosses ficelles, ‘Oh regarde comme ma scène est dérangeante’. Tout cela pour se terminer dans une scène de banquet où l’on se coltine une ‘performance’ d’un homme singe malaisante et insupportable. Savoir déranger le spectateur en le scotchant au fond de son siège est un art dont tout le monde ne maitrise pas les codes visiblement. De plus la place donnée aux Roms dans le film est tellement caricaturale, une petite dose de racisme, histoire de conforter certains spectateurs sans doute.
A cela, on ajoute une réalisation plate. Esthétiquement et pour un film parlant d’art, c’est très laid avec une colorimétrie juste repoussante. On pourrait aussi parler de la musique mais ça ne remonterait pas le niveau du film. Ah si, il y a un morceau de Justice plutôt bien amené, pour le reste on doit se coltiner tout le long une atroce reprise de Bach et d’autres morceaux insignifiants.
The Square n’est donc pas loin d’être le plus mauvais film vu cette année. Prétentieux, ennuyeux, insignifiant et surchargé de longueurs, on se demande encore comment il a pu obtenir la si prestigieuse palme d’Or.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2018
La métaphore distillée avec finesse tout au long du film est plus que jamais d'actualité dans notre société verrouillée de plus en plus par une "police de pensée", le "politiquement correct" . Quand doit-on arrêter la provocation ? La censure se situe où ? A quel niveau devons-nous mettre des garde-fous à notre humour ? Le thème de l'exposition en construction, "l'empathie pour les communautés fragiles et particulièrement ici les SDF", donne lieu à un scandale lorsque la boite de Com. qui doit faire la publicité pour l'expo. réalise une vidéo trash devenue virale. Truffée de scènes très drôles, le film en rebutera certains par ses plans séquence qui s'étirent à l’extrême, d'autres par une fin un peu abrupte, mais l'originalité et le thème en font un film à part qui pour ma part aura retenu mon attention.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2018
Le film propose une confrontation entre l'art contemporain, parfois abscons, et la réalité idiosyncratique.
Mariana D.
Mariana D.

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2017
Intelligent. Bien conçu drôle un vrai film. Beaux décors. Personnages véridiques pour une histoire emballante
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 octobre 2017
On voit des gens marcher à gauche, la caméra leur suit. Dans le bruit des rues, on croit entendre une femme crier "Au secours!". Seulement le protagoniste du film tourne sa tête, contrarié. Au même temps qu'ils essaye de trouver la source du cri, personne s'arrête, la caméra est toujours en mouvement, suivant les piétons. L'homme retourne la tête vers le front et il continue son chemin. "Au secours!", deuxième fois. Plus fort et plus claire qu'avant. Maintenant, plusieurs gens se tournent. mais personne s'arrête après le deuxième appel. C'est pour ceci que la caméra suit la direction des personnages sur l'écran, incapables de trouver ce femme qui crie, donc ils marchent encore comme si de rien n'était. Un troisième "Au secours!" si assourdissant que menaçant, fait que tout le monde s'arrête. Les gens regardent en dehors du cadre, vers leur droite, vers cette femme qui n'arrête pas de crier et qu'on entend de plus en plus fort selon, on suppose, qu'elle s'approche. Mais les gens se sent menacés et ils fuient la dame en détresse. Tous sauf notre protagoniste, paralysé par la frayeur, qui se trouve seul avec un inconnu à protéger contre son choix cette femme en danger. L'homme n'a pas exprimé une volonté d'aider cette femme, sinon qu'il se trouve piégé dans cette situation: il est obligé à l'aider.

Cet homme, victime d'une obligation morale dans cette scène si efficace, c'est le directeur du musée d'art moderne de la ville, qui travaille en ce moment dans la présentation d'une nouvelle oeuvre, The square. Il s'agit d'un mètre carré marqué en blanc par terre qui sert comme capsule de paix, justice et harmonie pour celui qui entrerait dedans. Östlund utilise ce carré comme métaphore dans cette satire sur les limites de l'éthique et de l'art, mais surtout aussi des limites de l'hypocrisie des bourges. Pour ceci, il compile des gags absurdes au rythme reposé et très froidement filmés. Pur style scandinave, mais beaucoup plus efficace que dans son précédent film, Snow therapy.

Pour inaugurer l'oeuvre du titre du film, une bonne promotion est essentielle. Le musée a besoin de créer une image puissante, qui apparaisse dans tous les médias pour attirer un nouveau public. C'est pour ceci que le département de marketing proposera une campagne publicitaire qui mettra en colère la société suédoise. Une campagne cruelle, violente et misérabiliste qui, en plus, va contre le but de l'oeuvre elle-même. Premier coup de poigne du réalisateur contre le marketing qui règne aujourd'hui le secteur de l'audiovisuel. Il fat que tout soit virale, qui provoque du buzz, qui fasse du hype, qui génère des likes, des followers, des shares et de commentaires. À n'importe quel prix.

La mauvaise gestion de l'affaire provoquera un tel chaos qu'une question sera posé par la presse, Ils sont où les limites de l'expression artistique? La réponse, ou le manque d'une, mettra en évidence une élite culturelle qui se vante d'un statut cultivé privilégié mais incapable d'analyser le fond morale pour se défendre de la rage du peuple heurté. Tout au long du film on voit des SDF par tous les coins de la ville, description d'un état d'urgence sociale ignoré par ces personnages trop occupés par leur fêtes dans leurs châteaux. Pire encore, ils attendent une médaille comme réponse aux gestes banales vers les pauvres et ce qui reçoivent dans leurs têtes surprises ce n'est que la colère des impuissants face à l'injustice. Une élite ignorante, inutile et incapable. Le manque d'empathie mène à la catastrophe. Comme exemple, le protagoniste met sens dessus dessous dans un immeuble de banlieue pour récupérer son smartphone. Les conséquences, inespérées, serviront au moins comme leçon, vu ses remords vers la fin du film.

Tous ces sujets: les limites de l'expression artistique, de l'hypocrisie et le manque de réaction de la bourgeoisie apparaissent dans la scène la plus remarquable du film: la performance d'un artiste imitant un gorille dans l'inauguration de la nouvelle saison du musée. Une bête qui répondra de façon agressive à tout mouvement dans la salle. Une image surréaliste où on voit les tout-puissant baisser la tête, sans oser respirer. Et d'un coup, comme au début du film, une femme demande de l'aide sans réponse. "Au secours!" Rien. "Au secours!" Personne. "Au secours!" Trop tard.

////////////////////////////////////// Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
tostaki
tostaki

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2017
Une mise en scène impecable pour ce film qui explore les bassesses de l'être humain. On se sent très mal à l'aise lorsqu'on est confrontés à des scènes de lâcheté. Humour noir nordique déshabillant l'homme et mettant à nu ses instincts les plus bas. Également une critique de la société suédoise et de sa propension à l'acceptation des règles de politiquement correct.
Maxence!
Maxence!

18 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2017
Plongée dans le chaos suite à un fait banal: quand l'œuvre d'art sème la panique dans un dîner mondain, que le conservateur de musée se noye dans les poubelles, les scènes brillantes mettent le spectateur sous tension, le promènent entre la réalité et l'absurde.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 novembre 2017
La sport à la mode chez les réalisateurs c'est de faire un film pour choper une palme d'or. Xavier Dolan s'y essaie tous les ans, pleurnichant sur scène de son insuccès annuel, Ruben Ostlund a lui parfaitement réussi son coup. Il a compris qu'il faut donner dans le social lacrymal ou satirique, qu'il faut donner bonne conscience à ce milieu du cinéma pourri d'argent en leur montrant soit de vrais pauvres qui luttent soit d'aussi riches qu'eux mais dont on se moque. Tout y est : les poncifs sur l'art contemporain, la voiture électrique, le gars prêt à tout pour récupérer son portefeuille mais à condition qu'un gars basané fasse le sale boulot. C'est efficace, ça marche, c'est juste putassier.
r0c-bribri
r0c-bribri

29 abonnés 818 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 octobre 2017
D'une incroyable longueur (2h20) cette perte de temps incarnant parfaitement tous les défauts du film faussement intelligent s’avère être une daube d'un vide abyssal. On aura pourtant essayé de s'accrocher face aux multiples jeux de pistes lancés : liberté d'expression, ridicule aspect marketting dans l'art contemporain, retour à l'état sauvage, une pensée pour la pauvreté qui nous émeut... Tous les thèmes, tous les personnages, toutes les ceynètes, tous les objets et éléments secondaires ( le singe ?) sont placés là sans que l'on comprenne bien pourquoi. Jamais le film ne fournira une quelconque réponse ou intrigue. On s'ennuie grave, et on se demande bien quelles sont les qualités sérieuses du film ( probablement les acteurs et la mise en scène) tant il y a du vide. A la sortie, aucune question en tête, seulement des regrets
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 octobre 2017
C'est l'antithèse de snow therapy !
Comme un feu d'artifice mal maîtrisé ça part dans tous les sens!
Les 20 premières minutes passées ça s'essouffle et perd en cohérence et forces ! Chaque scène deviennent un peu plus anecdotique et décousu !
Et la sauce ne prend pas !
Pourtant j'aimerai comprendre et soutenir ce conservateur extrêmement pointu dans sa démarche artistique, mais il ne se laisse pas faire et moi je m'épuise et jette l'éponge !
Et vous dites palme d'or?!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 octobre 2017
Vu au festival de Cannes à la cérémonie de clôture ( oui, j'ai de la chance et oui, Monica était sublime !). Très bonne surprise. Une très bonne comédie, au sens le plus noble du terme car si on rit, on réfléchit aussi beaucoup sur la nature humaine. Le portrait au vitriol de certains milieux culturels bien-pensants est d'autre part très bien vu. Et puis il y a Elisabeth Moss, un argument en soi.
CC30
CC30

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2017
Un véritable chef-d'oeuvre comme je n'en ai pas vu depuis longtemps. D'une densité thématique et philosophique impressionnantes. Drôle, intelligent... On pense à Paul Thomas Anderson et presque à Kubrick. Des scènes étirées durant lesquelles un changement de tonalité s'opère et où le rire fait place au malaise et à la tension.
The Square semble proposer une critique de l'art contemporain et des postures de bien-pensance derrière l'égoïsme qui est un combat de tous les instants. Certains spectateurs affirmeront que le film, de par sa mise en scène rigide, relève justement de l'élitisme qu'il brocarde. Pourquoi pas. C'est le génie de ce film de nous perdre, de bouleverser nos certitudes, à l'image de son personnage principal, altérité insaisissable comme chacun de nous pour le reste du monde.
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