The Square
Note moyenne
3,3
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311 critiques spectateurs

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LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 octobre 2017
Où voir un singe se maquiller, une enfant explosée (au sens premier), un homme faire les poubelles et bien d’autres incongruités du même genre ? Dans la dernière palme d’or du festival de Cannes bien sûr ! Et s’il y a bien une chose à dire à propos de The Square, c’est qu’il s’agit d’un film qui ne laisse absolument pas indifférent. Vous me direz, c’est déjà un mérite que l’on peut trouver au long-métrage : savoir se rendre inoubliable. Souvent horripilant, plus rarement captivant, souffrant de terribles longueurs, le film de Robin Östlund ne peut donc pas laisser de marbre. Découpé en saynètes qui s’étirent parfois excessivement en longueur, il y a dans chacune d’elles une tentative de faire passer son petit message pernicieux sur la médiocrité de l’homme contemporain. Soit ! Mais le trait est parfois si grossier et la mise en scène si éprouvante que cela en devient très vite assez exaspérant pour le spectateur. En effet, le film n’est pas très agréable à regarder sur le plan visuel, le cadre étant trop souvent resserré sur les personnages. Et l’habillage sonore n’est jamais très agréable. Il y a pourtant cette séquence remarquable qui a beaucoup fait parler d’elle, celle qui fait l’affiche, à savoir cette performance incroyable d’homme-singe qui va bien au-delà de l’attendu et qui scotche le spectateur à son siège. The Square peut éventuellement être vu comme une satire de l’art contemporain mais force est de constater qu’il rentre plus dans cette case qu’il ne s’y oppose. Il atteint peut-être son objectif en taquinant le spectateur mais, forçant trop le trait, il échoue à être appréciable.
mateo-57
mateo-57

16 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2017
Je n’ai pas compris ce que l’on peut retirer de ce film - si coup rien (pour moi) qui compense le fait qu’il soit long et assez ennuyeux à part quelques scènes vraiment drôles
kermalec
kermalec

10 abonnés 71 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2018
Ne connaissant aucunement Ruben Östlund et son oeuvre (et ne sachant d'ailleurs pas si ce film en est représentatif), quelle ne fut pas ma surprise en découvrant cet ovni !
Si je devais résumer The Square en deux mots, ce serait sans hésitation DERANGEANT et DRÔLE.
Ruben Östlund dénonce l'égoïsme de la bourgeoisie, l'absurdité de l'art moderne et l'hypocrisie de nos sociétés modernes. Le projet est vaste et pour le moins compliqué, il a été selon moi mené avec brio. Beaucoup d'humour pour détendre l'atmosphère et des scènes d'anthologie où on ne sait plus s'il faut rire ou arrêter de respirer tant le malaise est installé. Le casting est excellent, la bande son est terriblement juste (et parfois assez jouissive), la photographie est sublime (certains plans resteront gravés dans ma mémoire pour un bon moment).
Merci pour cette petite pépite !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 octobre 2017
Très moyen, on s'ennuie ferme par moments, le réalisateur mélange tout et n'importe quoi, du pseudo art aux laissés pour compte, un film calculé pour séduire le jury du festival de Cannes et cela à marché! Quelques scènes mémorables cependant qui ne suffisent pas à sauver ce film qui n'aura certainement pas la palme d'or du public.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 octobre 2017
" the square " dernier gagnant décrié du dernier festival de cannes ne mérite pas selon moi la récompense suprême. En effet le film qui est une satire du monde de l'art et de la classe bourgeoise de notre société met bien 40 minutes à s'installer de plus j'ai trouvé certains passages irritant et sans intérêt cependant le réalisateur réussit grâce à des séquences cocasses et originale ( celle du singe et celle de la capote ) à dénoncer les travers des êtres humains. De là en en faire un gagnant du dernier festival de cannes? Non il y avait largement mieux en face.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 juillet 2020
The Square réalisé par Ruben Östlund est un long métrage de 2h30 qui, dans son expression artistique aurait pu être réduit à un court métrage de 45 minutes. Il comportait quelques scènes intéressantes et viscérales qui ont été dépeintes de manière convaincante et révolutionnaire. Cependant, cela ne compense pas le gâchis d'un film dont l'intention était beaucoup plus ambitieuse que la portée réelle de sa réalisation. Une direction pauvre et lente combinée à un thème directement ennuyeux a donné lieu à un film avec lequel je ne peux pas m'aligner personnellement. Le film pourrait plaire au public même qu'il cherche à dépeindre de façon satirique. Du un cinéma scandinave prétentieux qui plaira sans aucun doute a la critiques dite "spécialisées"...
LeMeilleurPseudoDuMonde
LeMeilleurPseudoDuMonde

15 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2018
Malgré quelques longueurs, The Square reste une expérience esthétique de très haute volée. Ruben Östlund nous propose une réalisation des plus prodigieuses à base de jeux de lumière fins et cadrages lisses. Certaines scènes sont tellement bien réalisées que, de part leur esthétique picturale, pourraient presque constituer une oeuvre d'art à part entière (je pense notamment à la scène où spoiler: Christian cherche son papier dans les poubelles
).

L'écriture est très travaillée et on sent que derrière les situations saugrenues, absurdes se cache de vraies réflexions artistiques (sur l'oeuvre d'art dans son objet mais aussi sur l'industrie) et sociales (en traitant la question des inégalités, des préjugés, des rapports entre les individus). Les acteurs sont tous impeccables et la bande son apporte son lot d'étrangeté (thème principal) et de déferlement pop ( spoiler: la musique Genesis de Justice me reste encore dans la tête
). S'il s'agit d'un très bon film, il faut savoir l'apprécier avec une certaine sensibilité sans quoi il devrait simplement apparaître comme un gloubi-boulga insipide et "what the fuck".
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 octobre 2017
Il est des palmes d’or à Cannes qui laissent perplexe … c’est le cas de « The square » du suédois Ruben Östlund !
Ce film mêle plusieurs aspects :
1) Le concept de l’art contemporain avec des propos « pour les bobos culutureux » parfois si alambiqués que le Directeur du X-Royal Museum de Copenhague ( Claes Bang) doit même relire un propos qu’il a tenu précédemment pour répondre à une journaliste (Elisabeth Moss) … La recherche incessante d’un nouveau concept va aboutir à imaginer ce ce Directeur de musée à imaginer un carré dans lequel chacun qui y entrera devra se faire confiance et être altruiste et in fine être égaux en droits et devoirs. Ce concept va être « détruit » par la mise en ligne sur YouTube d’un clip non validé par le Directeur mais moralement très choquant. La question étant alors de savoir si « l’art peut entraver la liberté d’expression » … alors que la réponse est calirment oui pour les publicistes qui se réjouissent de ce buzz qui a « fait plus de 300 000 clics » ... mais va causer quelques soucis au Directeur.
2) Une histoire dans la rue où ce Directeur très nickel, sûr de ses valeurs morales, garant de la bonne éducation de ses filles (il est bien sûr divorcé) … va suite au vol de son téléphone, de son portefeuille et des « boutons de manchettes de son grand-père », s’engouffrer dans la distribution de tracts dans un immeuble de banlieue où il n’ose pas entrer avec sa Tesla toute neuve... et finalement avoir une confrontation tendue avec un jeune immigré d’une dizaine d’années qui crie « je vais créer le chaos ». Certes on peut y voit l'ambiguïté des bien-pensants mais …
3) Une critique de la société avec d’un côté des milliardaires investissant dans des œuvres d’art moderne et de l’autre à plusieurs reprises des plans de mendiants auxquels notre Directeur ne tend ni une pièce ni même un regard. Et assez curieusement on verra lors d’une conférence de presse annonçant la démission du Directeur, une rom lui posait la question sur « ce qu’il a fait pour les démunis « … C’est probablement cette note « politico-sociale » qui a dû plaire au Jury de Cannes ?
Dommage car il y a de très beaux plans notamment d’escaliers et une « performance » remarquable même si je n’ai pas bien compris le pourquoi de cette performance « agressive et simiesque » au cours d’un repas de gala pour l’inauguration de l’exposition sur le carré ... sauf à vouloir critiquer la « bonne société » forcément de droite qui ne s’émouvra que lors d’une scène de viol simulé ? Je passe sous silence la relation entre le Directeur et la journaliste qui – en dehors d’égratigner un peu plus le masque « soft » du personnage – est assez irréaliste dans les remontrances de la journaliste et une « poubelle à cotes » dont je n’ai pas compris la subtilité. Bref un film qui pour part est souvent confus et bien trop long (2 h 22).
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 octobre 2017
Le cru 2017 de Cannes semble ressembler à un jeu de massacre de l'égoïsme occidental, si on se réfère à Faute d'Amour, Happy End ou encore ce Square, métaphore du creuset riches-pauvres, de l'élitisme artistique et de l'illogisme des comportements. Le film comporte des moments de droleries plutot irrésistibles, notamment avec une journaliste américaine, mais par contre n'arrive pas vraiment à toucher dans le mille quand la critique se tente constructive, dense et universel sur le comportement humain, Haneke peut se reposer sur ses lauriers... Dommage car la mise en scène s'avère très précise et incisive, l'acteur principal brillant mais l'ironie du film empèche le film de donner la pleine mesure de sa critique qui reste bien superficielle et confuse, le même défaut que le prédent opus du réalisateur, Snow Therapy. Intéressant mais surfait.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 octobre 2017
Durant une année de cinéma, on a plus ou moins de grosses attentes. The Square était un film que j’attendais particulièrement pour une raison toute simple, j’avais bien aimé « Snow Terapy » sortie en 2015. Malheureusement, je dois dire que le seul mot que je peux sortir est un gros NON. Celui qui est sorti de ma bouche, le soir du palmarès à Cannes. Quand Pedro a annoncé, le nom du film victorieux de la palme d’or. Vous l’aurez compris « The Square » fut pour moi un film épouvantable par sa longueur et son humour indigeste. Alors oui, j’ai ri, grâce à deux scènes et j’aime énormément la scène dite du singe. Mais ce que raconte le film dans sa globalité est terriblement pauvre. Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris, pourquoi une palme d’or, pourquoi lui. La réponse est peut-être de revoir le film prochainement, car il n’était pas et n’est toujours pas mon préféré de Cannes 2017. Boulevardducinema.com
Caméo
Caméo

12 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 octobre 2017
Un film où le cinéaste nous invite sans cesse à la réflexion mais où la mise en scène nous enferme dans un processus qui tourne à vide. Rien ne fonctionne dans ce récit qui s'essaie aux mélanges des genres sans jamais atteindre sa cible. Les personnages n'existent pas et restent au stade d'une idée qui ne parvient jamais être incarnée. Un film où l'ambition rime avec prétention. 2h22 d'ennui ; pire : d'agacement !
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 novembre 2017
Palme d'or décrié, "The square" est loin de faire l'unanimité et je comprends pourquoi tant le film n'est pas facile d'accès. En fait, je vois aussi bien les raisons qui ont valu au film une palme d'or que les raisons qui expliquent les critiques qui lui sont adressés. Pour les points positifs, il faut bien entendu mettre en avant la mise en scène. Ruben Östlund est sans aucun doute un très bon réalisateur qui nous livre ici une mise en scène fluide et élégante. Le film prend son temps (peut-être un peu trop parfois) et Östlund accorde beaucoup d'importance à la composition de chaque plan. Les acteurs peuvent également être féliciter, le film réunissant un casting judicieux porté par le très charismatique Claes Bang.
Cependant, l'écriture et le message porté par le film m'a énormément posé problème. Je m'explique, le long-métrage tente d'apporter un regard critique sur notre société en développant de nombreuses thématiques. On a affaire à une comédie qui porte un regard cynique sur le monde qu'il nous entoure en abordant des thèmes aussi variés et intéressantes que la différence entre l'homme et l'animal, l'immigration, le sexisme, notre rapport à la violence ou même notre rapport à l'art. Chacune de ses thématiques a un réel intérêt mais il est néanmoins impossible de faire un film sur des thématiques aussi vastes et nombreuses même en 2h20. Rapidement le film est trop foisonnant et on perd de vue le message général du film tant la narration se dilue et se disperse. Mais ce qui m'a encore plus posé problème, c'est la manière dont Östlund aborde ses différentes thématiques. Le réalisateur suédois a une vision assez péjorative de la bourgeoisie et il emploie clairement un ton cynique pour les critiquer. Ce cynisme m'a agacé à la longue surtout que Östlund finit par confondre cynisme et condescendance. Il finit par s'ériger en petit donneur le leçon moralisateur et tombe dans une critique un peu facile du milieu bobo, méprisant autant le spectateur que ses propres personnages.
J'ai conscience que c'est un ressenti assez personnel mais je considère que Östlund est tombé dans une critique finalement assez consensuel et faussement subversive. Le film avait de grandes ambitions artistiques, peut-être même trop car il se perd un peu dans sa narration et tombe finalement dans ce qu'il tente de dénoncer. "The square" est pour ma part une déception, un film qui avait un beau potentiel et dont on ne peut pas nier ces qualités, mais qui se révèle très difficile d'accès et finalement peu efficace au vu de ses ambitions.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 mai 2017
Trop long et sans intérêt... En tout cas pour ma part je n'ai pas apprécié ce film. Il ne merite pas pour moi la palme d'or de Cannes de cette année....
Julien P.
Julien P.

13 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2018
The Square vaut principalement pour l'extraordinaire scène du dîner de gala. Scène qui donne la plus précise définition de ce qu'est le pseudo art contemporain : une trouille socialisée, une trouille de masse, de groupe... On ne peut pas descendre plus profond dans l'analyse, et c'est brillant de la part d'Ostlund de l'avoir compris comme d'avoir su le traduire en cinéma. Il montre que le pseudo art contemporain ne tient que par la terreur qu'il inspire à la société et prophétiquement annonce sa fin : celui qui règne par la terreur sur un groupe social finit mis en pièce par ce même groupe le jour où la peur est surmontée. Le troupeau se venge en masse de celui qui le tenait par la trouille... Il se venge de son humiliation aussi et de sa honte... C'est pour cela que la scène finit par une sorte de lynchage... C'est brillant ! Le reste du film sert un peu de contexte, d'arrière plan, il est moins convaincant, sauf pour la relation du conservateur avec la journaliste et la scène avec le pseudo artiste contemporain incarné par un chimpanzé gribouillant avec un feutre... À noter enfin la participation de personnalités du pseudo art contemporain qui ont joué quelques rôles de figurants dans le film... L'instinct du troupeau est à la fois décrit comme fiction et documenté par le film... La terreur et la manifestation de puissance seraient addictives... Celui qui tient le knout, qui fait siffler le fouet, attire à lui les moutons... Une fois le pseudo artiste contemporain lynché parce qu'ils ne faisait plus peur, son troupeau orphelin se cherche un nouveau tyran...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 18 octobre 2017
Alors qu’il cherche comment faire la promotion d’une exposition d’un nouveau genre, dont le clou du spectacle est un grand carré censé représenter un milieu clos où les passants sont invités à respecter l’égalité qui devrait être au fondement de la société, un conservateur de musée (Claes Bang) se fait voler son portefeuille et son portable. Trop occupé à les rechercher, il ne fait pas attention à la campagne de promotion de l’œuvre, qui dérape dans un mauvais goût dont il devra payer les conséquences… The Square n’appartient à aucun genre cinématographique identifiable. The Square n’est pas une comédie, ni un drame. The Square appartient à une catégorie de film très restreinte, qui pourrait constituer un genre cinématographique à elle-même : celle de la Palme d’Or. Il faut dire que le Festival de Cannes, éminent défilé de la médiocrité cinématographique, sociale et politique actuelle, ne fait plus autorité qu’auprès d’un nombre infimes de personnes qui croient, bercées par de douces illusions, que ledit Festival entretient encore un lien quelconque avec le cinéma. Or, The Square représente tout ce qui fait qu’on a mille et une raison d’abhorrer Cannes.
Ancrant son récit dans le cadre de l’art contemporain (qui n’occupe dans le film que la toile de fond et non le centre de la réflexion), milieu ô combien touché par l’individualisme qui gangrène notre société, le film d’Östlund se veut une satire sociale acérée. Mais n’est pas Billy Wilder qui veut, et Östlund ne parvient à faire mouche qu’en de très rares occasions. Multipliant les bonnes idées, le réalisateur suédois les met à bas une à une, comme dans un sinistre jeu de massacre cinématographique, enchaînant ses scènes sans aucune unité narrative, ce qui enlève toute portée au film. Pourtant, c’est avec un réel intérêt que l’on voudrait accueillir un film qui cherche à dénoncer l’égoïsme et l’individualisme de notre société moderne. Malheureusement, l’absence totale de narration et un montage à l’apparence anarchique nous empêche de ressentir quoi que ce soit face à un long délire à peine créatif de 2h20 qui paraissent en durer 5.
Restent quelques scènes intéressantes, à commencer par celle qui a fini sur toutes les affiches du film : le dîner durant lequel un « artiste » opère une « performance », imitant un singe, allant jusqu’à menacer ses spectateurs sans que personne du public n’ose réagir. Brillante scène, dont la tension ferait pâlir de jalousie le Spielberg des Dents de la mer ou de Jurassic Park, cette séquence illustre à merveille l’outrance et la radicalité d’un « art contemporain », qui n’a plus d’art que le nom, et qui, dénué de limites, ne sait plus s’arrêter, étant prêt à sacrifier son spectateur à cet « art » total. Mais cette scène ne constitue malheureusement qu’une rare fulgurance d’un film qui recule constamment devant la critique qu’il voudrait porter, se vidant lui-même de son sens dans des scènes qui n’ont pour but que de faire croire aux illuminés de Cannes qu’elles en ont un, et que ces derniers sont bel et bien l’élite de la société et du cinéma, ayant compris le message d’un film qui n’en a pas. C’est vain, c’est ennuyeux à crever, c’est prétentieux : sans nul doute, on a bien affaire à une Palme d’Or de premier choix !
Ce qui est drôle, c’est qu’à travers The Square, Ruben Östlund fait exactement ce qu’il reproche à la société de faire (c’est bien ce qui lui vaudra sa récompense), et qui est exactement ce qui caractérise l’art contemporain : il se regarde, il s’écoute, il se satisfait de son « art » et se referme entièrement sur lui-même, coupant ainsi tout lien avec le monde qui l’entoure… Malheureusement pour lui, c’est bel et bien de ce monde que son public fait partie.
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