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Uther Zendrest
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1,0
Publiée le 29 juin 2021
C'est désespérant de longueurs, pour 2h22 de film prétentieux. La bien-pensance pour dénoncer la bien-pensance, c'est pesant. On fini par avoir de la peine pour les comédiens. Pas de dialogues mais des palabres, le réalisateur prend le public pour un âne qui n'a rien compris a l'art. Y a-t-il eu un scénariste dans cette galère, enchaînant ses scènes sans aucune unité narrative. C'est un film honteux et peu glorieux.
Un film unique et qui marque durablement à l'image d'une scène d'anthologie.
En complément de l'incroyable scène du dîner "expérienciel", d'autres plans saisissent : la recherche dans les ordures, les vieux qui dansent sur de la techno, les escaliers pivotant qui donnent la gerbe, le chimpanzé, la confrontation des amants.
Le plus étonnant dans The Square c'est que je l'ai aimé malgré la certitude de ne pas saisir la moitié des messages qu'il délivre. La sensation de passer à côté, de ne pas avoir les armes pour comprendre était frustrante mais The Square est tellement riches de thèmes qu'on en a pour ses trois heures : domination hiérarchique entre Christian et son employé, opposition riche/pauvre, critique de l'art contemporain, paradoxe de la communication qui doit choquer pour être visible. The Square pose surtout cette question : comment un bobo peut-il prétendre tout faire pour sensibiliser les gens à la misère du monde alors qu'il est lui même apeuré à l'idée de visiter la banlieue de Stockholm, insensible aux mendiants au bas de sa rue et lâche au point de refuser d'être confronté à un pauvre à qui il a fait du tord.
Et vous, votre comportement quotidien est il aligné avec les valeurs que vous affichez ? Auriez vous ri, "chutez" ou défendu l'homme qui lançait des "Show us your boobs!" et ruinait l'interview de votre artiste préféré ?
film déroutant de part son sujet et de part son originalité. les acteurs sont bons voir fou comme celui qui joue le gorille. ya plein de scènes qui font réfléchir sur l'art. c'est assez prenant. je comprend la palme, alors que le film passe 2h a dire que l'art cest totalement subjectifet rt surtout diriger par des riches bourgeois vieux qui eux aussi se font avoir par la modernité etc...
Un film qui nous donne l'illusion qu'il est intelligent, mais qui enfaite ne l'est pas tant que ça. Ce film joue énormément avec les spectateurs sur le comportement grégaire, le sentiment d'adhésion, l'inaction face à des situations malaisantes. De ce fait, il peut déplaire. Car le réalisateur pousse la chose. Pour ma part cela ne m'a pas particulièrement plut car cela ne m'a pas paru réaliste. De même au sujet des mendiants, on ne comprend pas quel message le réalisateur essaye de faire passer. Les personnages sont souvent très stéréotypés.
En 2017, Ruben Östlund signe l’archétype du film qui remporte la Palme d’or du festival de Cannes. C’est pleinement cérébral, souvent ennuyeux et parfois prétentieux. Au-delà de la critique des apparences et de la dualité des comportements (altruisme et égoïsme), il est difficile de cerner le message recherché par le réalisateur suédois. Bref, certaines scènes sont dérangeantes, voire malsaines (celle du gorille au cours du repas par exemple), mais l’ensemble ne suffit pas à donner une consistance à cette histoire absolument pas divertissante.
Palme d'or à Cannes, on pourrait dire que c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Décerner une palme d'or à un film qui critique , qui ridiculise même, la culture bourgeoise qui vit sur les deniers publics, il fallait le faire dans cette ville de palaces, paillettes et qui se transforme tous les ans, pour plusieurs semaines, en porte parole du star système intello bourgeois. Mais cette palme permet à Cannes de rester dans la tradition de récompenses controversées. Il n'en reste pas moins que le film est excellent. Parfois drôle, souvent déroutant. La caméra trouve des angles, certaines scènes pourraient devenir cultes, excellente musique et des acteurs parfaits. Ruben Östlund a parfaitement rempli son contrat si ce n'est qu'à mon avis, il aurait gagné à durer 30mn de moins.
L'art, et plus précisément le milieu de l'art, semble être insensible aux changements de la société. Toujours à son avant-garde, soucieux d'être tendance à la fois pour ses propres intérêts commerciaux que pour mieux en sortir et surprendre, choquer dans un monde de plus en plus habitué à tout, il est un conglomérat de repères sociaux, une sorte de réseau social derrière tous les autres.
C'est presque par accident qu'Östlund produit de parallèle en même temps qu'une œuvre dans le même goût que les créations d'art moderne contenues par le musée qui est au centre de l'histoire. Sa manière de se concentrer sur les moments significatifs, sans entredeux ni transitions, amène directement à notre esprit tous les aspects les plus philosophiques d'un quotidien occidental plus que jamais éloigné du spirituel.
En conséquence, les personnages recherchent tous l'altruisme, souhaitant sans vraiment le savoir un réseau humain qui se passerait du virtuel. Inspirés par The Square, œuvre créant une petite zone où cet altruisme devient obligatoire, les personnages mettent en "place" de quoi laisser filtrer l'entraide dans le monde réel. En somme, de quoi faire entrer The Square dans leur existence. L'humain en eux réapprend à tendre la main et échoue avec les gestes maladroits et attendrissants d'un enfant, comme rééduqué moralement par Östlund.
Afin de provoquer l'effet escompté, l'art doit ainsi brosser son public dans le sens du poil : ici, ça veut dire passer par YouTube, faire le buzz. Mais d'un autre côté, la responsabilité morale de l'art le pousse à brusquer son audience. "Combien d'inhumanité faudra-t-il pour accéder à votre humanité ?" La publicité fictive lancée nonchalamment dans l'histoire fait frissonner car elle est vraie, cependant on réalise qu'on ne peut la percevoir comme telle qu'à travers l'art entier : que ce soit grâce au film en lui-même ou grâce aux créations du musée, des valeurs nous parlent soudain comme les médias ne nous parlent jamais, et toutes les rengaines dont nos écrans sont saturés prennent enfin tout leur poids.
Les acteurs sont débridés, dérangeants, grandioses, transmettant à la perfection le malaise que leurs personnages éprouvent en appliquant leurs propres recommandations. Ils sont risibles parce qu'ils ne concordent pas avec le reste de la société, alors nous, spectateur, les pointons du doigt. Pourtant ne sont-ils pas les seuls à appliquer à fond les conseils sempiternels avec lesquels on est presque tous d'accord depuis longtemps, sans oser s'en approcher par peur de perdre nos privilèges, qui promettent un monde plus juste, plus humain ?
The Square transcende toutes les propriétés de l'œuvre dans l'œuvre. Östlund arrive à faire marcher contenu et contenant ensemble et met en contact de manière remarquable l'art et le tout-venant pour nous faire réfléchir bien mieux qu'il ne fait réfléchir ses foules virtuelles de bobos.
Ce film est très long. Cependant, malgré une progression lancinante, on apprécie beaucoup le surréalisme de certaines scènes, l'ambivalence des propos et des actes du personnage principal. Ce n'est pas un film que l'on doit regarder pour l'histoire mais pour le message qu'il fait passer. C'est une satire de notre société bien menée, drôle et émouvante. Mais c'est un film qui a oublié une histoire pour le grand public. Un film qui va donc partager.
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1,0
Publiée le 6 juillet 2020
The Square réalisé par Ruben Östlund est un long métrage de 2h30 qui, dans son expression artistique aurait pu être réduit à un court métrage de 45 minutes. Il comportait quelques scènes intéressantes et viscérales qui ont été dépeintes de manière convaincante et révolutionnaire. Cependant, cela ne compense pas le gâchis d'un film dont l'intention était beaucoup plus ambitieuse que la portée réelle de sa réalisation. Une direction pauvre et lente combinée à un thème directement ennuyeux a donné lieu à un film avec lequel je ne peux pas m'aligner personnellement. Le film pourrait plaire au public même qu'il cherche à dépeindre de façon satirique. Du un cinéma scandinave prétentieux qui plaira sans aucun doute a la critiques dite "spécialisées"...
Palme d'or au Festival de Cannes de 2017, The Square est un film à la fois surprenant et désopilant. Ce qui frappe en premier, c'est l'esthétique qui se trouve être en parfait accord avec la toile de fond du film. Une esthétique soignée et avec des cadres épurés. Ensuite, le film brasse de nombreux thèmes, mais cela ne donne cependant pas une impression de fourre-tout, car le film est en fait une succession de scènes, mais ayant chacune un rapport avec un thème, et ce en formant une sorte de puzzle où les pièces se rejoignent (car les thèmes se rejoignent plus ou moins entre eux). Le film parvient à tenir sur 2h30 grâce à cela. Donc, c'est un bon film malgré sa longueur.
Critique violente et acerbe de la bien pensance et des bobos, le film dérange sans pour autant émouvoir, et les longueurs plombent le propos qui en devient caricatural et pesant.
Le Square est un film très original, on ne sait pas sur quel pied dansé en le visionnant. Bref on est un peu perdu et on se demande ce que veut dénoncer le réalisateur. Surement plusieurs choses incluant notre rapport à l'art et comment il est mis en scène. Mais aussi notre rapport aux autres. Le personnage principal est confronté à jongler entre ses conquêtes faciles, ses filles, ses problèmes qui surviennent lorsqu'il se fait voler son portable et cela déclenche toute une série de conséquences. Lorsque lors d'un dîner de gala, un artiste faisant le singe ou chimpanzé, va trop loin dans sa performance, le spectateur dont moi le premier est un peu perdu si ce n'est perplexe. A revoir surement avec un œil plus averti.
Film très curieux et un peu dérangeant ... Un directeur de musée se fait voler son portable, alors qu'il vient d'être interpellé par l'appel à l'aide d'une femme au milieu de la foule ... Grâce à la technique moderne il géolocalise son portable et décide de poster une lettre réclamant son appareil à tous les habitants de l'immeuble ... au lieu de tout simplement en parler à la police ... Il couche avec une journaliste de passage, qui l'accuse violemment d'utiliser les femmes .... Une scène très curieuse ... cette femme utilise elle-même cet homme parce qu'on sent qu'elle n'en attend rien ... Le pire c'est une scène provocante et angoissante je n'en dirais pas plus ... qu' a cherché le réalisateur à provoquer ? Le directeur prépare une expo d'art contemporain sur ceux qui ont confiance et ceux qui n'ont pas confiance ...
Pas vraiment accroché. De bonnes intentions humanistes derrière cette satyre du monde de l'art contemporain mais le caractère figé du dispositif (de longs plans fixes..) et la longueur interminable en font quelque chose d'insupportablement prétentieux. Comment dire cela autrement ? On dirait du Haneke loufoque ou du Kaurismaki super sérieux mais dans les deux cas, ça ne marche pas vraiment. Le héros, au bout de trente minutes, me sort par les yeux et il n' y a guère que la présence fugace d'Elisabeth Moss qui soit à peu près réjouissante. Il aurait peut-être fallu que le metteur en scène, Ruben Östlund, mette les doigts dans la prise et fasse un truc plus rock n' roll, à la rigueur... Ou alors un film suédé puisqu'on est chez les suédois. Cela aurait plu a Michel Gondry.
Que de cinéma, que d'idées, de sensations en un film. Moraliste sans doute, mais en introspection sur nos contradictions. Des scènes d'anthologie, par leur durée, leur dialogue, leur silence. J'ai adoré par exemple la scène de confrontation post-coïtale dans le musée. Elisabeth Moss y rayonne comme jamais. Et puis un peu de psychologie et sociologie expérimentale avec une telle mise en scène, ça ne se boude pas.