J'avoue, je suis rentré en salle avec des a priori, car les films d'action français sont rarement prenant et bien que "Burn Out" n'échappe pas à la règle du cliché du trafic de drogue, j'ai été plutôt emballé ! Déjà, le réalisateur, Yann Gozlan, qui avait réalisé "Un homme idéal", spirale infernale envoutante avec Pierre Niney, a su amené une touche d'adrénaline similaire, entre course de moto, règlement de compte et trafic de drogue. Au coeur de cet engrenage, on retrouve François Civil, déjà vu dans des rôles plus légers, qui joue ici un jeune homme discret mais aimant auquel on s'attache très vite par ses émotions qui passent davantage par les regards que par les mots. Il décide de payer la faute de son ex (Manon Azem, peu mise en valeur) avec qui il a un enfant et se voit obligé de faire des missions risquées go-fast, condamnant ainsi son avenir de pilote et sa propre vie. L'action découle d'une ambiance polar bien maitrisée et convaincante et a tendance à nous scotcher. Même l'interprétation contrastée d'Olivier Rabourdin, au départ déstabilisante, dans le rôle du méchant mafieux, nous apparait comme excellente. Ambiance pesante, rebondissements nombreux, courses poursuites, "Burn Out" assure un rythme haletant, nous ébouriffant dans ses virages. Bon, même si les personnages secondaires sont cliché dans leurs apparences et leur côté tête brulée, il faut avouer qu'il y a un savoir-faire efficace faisant de "Burn Out" un thriller efficace, se regardant sans ennui ni temps mort.