Ce film est à vomir. Littéralement. Trois jours à Quiberon n’est pas un portrait, ce n’est pas un hommage, ce n’est même pas un regard honnête : c’est un tissu de mensonges. Un film qui salit Romy Schneider sous prétexte de la montrer « vraie », alors qu’il ne fait que la réduire, la déformer et l’enfermer dans une vision misérabiliste et profondément injuste.
Tout au long du film, Romy est montrée presque exclusivement en train de boire, comme si son existence se résumait à l’alcool, à la chute, à l’autodestruction. C’est faux. C’est malhonnête. Et c’est insultant. On ne montre que le tragique, encore et encore, jusqu’à l’écœurement, comme si Romy n’avait été qu’une femme brisée, incapable de se relever, privée de toute force, de toute intelligence, de toute lumière.
Or Romy Schneider n’était pas cela. Elle était bien plus complexe, bien plus vivante, bien plus grande que cette caricature sombre et glaciale. Elle était une femme libre, une immense actrice, une personnalité intense, engagée, combative souvent. Le film choisit délibérément de ne rien montrer de tout cela. Il ne retient que la douleur, sans contexte, sans respect, sans humanité.
Quand on est fan de Romy Schneider, ce film est tout simplement impensable à regarder. Il ne raconte pas Romy : il l’utilise. Il ne cherche pas à comprendre : il expose. Il ne rend pas hommage : il salit. En fin de compte, Trois jours à Quiberon fait bien plus de mal à l’image de Romy qu’il ne lui rend justice.
Ce n’est pas Romy. Ce n’est qu’une vision déformée, froide et cruelle, qui trahit sa vie, sa personnalité et sa vérité.