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3,5
Publiée le 12 mars 2017
Tim est un adolescent réservé qui passe tout son temps avec son ami Francis. Les deux sont victimes de harcèlement, car les autres les considèrent comme différents. La situation déjà délicate va être exacerbée après un terrible drame qui va tout changer. Ce film sur le harcèlement scolaire ne révolutionne pas le genre, mais il est plutôt bien fait avec un sujet bien traité puisque toutes les parties sont montrées avec les harceleurs et les harcelés, mais également, le rôle des autres élèves attentistes ou encore le parent et les enseignants qui ne voient rien et qui sont dépassés. Ce thriller psychologique est saisissant et intense grâce à une histoire forte et de très bons acteurs notamment Antoine Olivier Pilon qui comme dans "Mommy" livre une performance pleine de force et d'émotion. Yan England abuse un peu de rebondissements vers la fin, mais malgré ça, c'est un très bon film dont le déroulement n'est pas prévisible.
Pour un premier film, le québécois Yann Bertrand ne choisit pas la facilité en filmant cette chronique lycéenne très sombre mêlant homophobie, harcèlement moral à l’heure des réseaux sociaux et compétition sportive. C’est un peu trop pour un seul film et ça rend « 1 : 54 » un peu lourd à digérer, la barque émotionnelle et thématique étant quelque peu chargée. Mais on salue cependant le courage de cette première œuvre qui met le doigt sur des travers encore trop présents dans nos sociétés contemporaines dites évoluées. Et notamment chez les jeunes, à un âge où intelligence et réflexion ne sont pas toujours de mise. Malgré tous les sujets traités et un risque constant de trop-plein, le résultat parvient à être homogène sur le fond, même s’il est toujours sur le fil du fourre-tout.
Il y a de nombreuses maladresses qui parsèment ce long-métrage pertinent et sincère. On pense surtout à la scène de la fête qui aboutira au chantage prenant en étau le personnage de Tim, joué par le formidable Antoine-Olivier Pilon révélé dans « Mummy ». Elle apparaît comme une facilité de scénario lourde et pataude. Mais de nombreux raccourcis ou clichés sont également présents donnant à l’ensemble une impression de manque de nuances. On pense aux personnages de la bonne copine, cependant joué avec justesse par Sophié Nélisse, et aux ados persécuteurs, vraiment trop sadiques et unidimensionnels pour qu’on y croie vraiment. A l’inverse, le personnage du père comme la finalité de la compétition sportive déjouent tous les pronostics acquis sur eux. En résulte une impression mitigée de film tantôt réussi, tantôt trop démonstratif et manichéen.
De surcroît, le metteur en scène n’impose pas vraiment sa marque dans ses images, se contentant de filmer sagement son histoire et c’est dommage. Mais il faut avouer qu’il est difficile d’imposer une patte dans le milieu balisé des films de lycée et que l’athlétisme n’est pas le sport le plus cinégénique. Il arrive pourtant à rendre les scènes de courses relativement prenantes. Le film surprend dans son dernier acte ne prenant pas du tout les chemins qu’on attendait de lui et c’est tant mieux, même si le dénouement nous semble avec le recul un peu trop extrême. « 1 : 54 » est un drame pédagogique et utile, en dépit de ses imperfections, qui parvient à nous offusquer en plongeant dans le microcosme adolescent, un âge où les adultes n’ont pas le droit de cité. Il aborde des thèmes peut-être un peu trop forts et lourds pour un jeune cinéaste qui s’en sort néanmoins avec les honneurs à défaut d’offrir un film d’une totale maîtrise.
le jeune et excellent acteur Antoine-Olivier Pilon livre ici un personnage aux antipodes du très extraverti et charismatique fils dans le bouleversant film "Mommy". Le film, drame assumé sans lumière ni espoir, offre une lecture ultra pessimiste de la difficulté d'être ado dans un lycée quand le harcèlement et l'homophobie ordinaire font de votre vie un enfer. Même si les mentalités ont largement évolué, il est certain que dans cette tranche d'âge la plus cruelle, difficile d'exister à l'heure d'Internet et des réseaux sociaux qui étalent votre vie. Malgré quelques défauts, "1:54" touche et interpelle, proposant une réflexion intéressante dont la dernière phrase résume le propos et fait froid dans le dos. "c'était juste une joke"...
comme souvent, le cinéma canadien dépeint très bien les sentiments humains. ici, la culpabilité, la honte, la vengeance, le renoncement... un drame poignant dans lequel on ne peut que s'attacher à son personnage principal parfaitement habité par A. O. Pilon.
Très peu de films québécois arrivent jusque sur nos écrans, à part ceux des réalisateurs-stars du moment. Pour "1:54" ce sont, à la fois, la notoriété du jeune acteur Antoine-Olivier Pilon découvert dans "Mommy" et la qualité du film qui nous l'amènent dans nos salles. Même si l'histoire est sensible, bien ficelée sur les deux premiers tiers où l'on découvre un adolescent en conflit dans son identité sexuelle et pris pour cible par ses camarades de classe allant jusqu'à l'harcèlement moral et psychologique, le dernier tiers nous emmène dans une direction très dramatique de la situation ce qui nous fait un peu décrocher de la véracité du propos. Les thématiques de la recherche de l'identité, du harcèlement psychologique chez les jeunes, de l'utilisation des réseaux sociaux et de la vengeance sont vraiment bien utilisées et emboitées l'une dans les autres. Dommage que la fin ne représente pas vraiment tout le travail fait en amont. La réalisation est principalement maitrisée. Les acteurs sont assez bons. Antoine-Olivier Pilon et Lou-Pascal Tremblay se démarquent vraiment des autres jeunes par leurs jeux très justes. Un film plutôt bien réussi sur des sujets importants mais qui nous laisse un peu sur notre faim.
Pas trop mal même si le dénouement est un peu facile pour ne pas dire décevant.... Sur la base d'une histoire sur le sport, le film évoque la difficulté d'être soi même, de s'affirmer et d'accepter le regard des autres- très dur à cet âge... L'ado en question est interprété par le ptit gars de "Mommy" Antoine-Olivier Pilon et je l'ai trouvé cette fois encore très convaincant dans ce rôle - certes moins fort, moins "hystérique" mais il fait tout de même belle impression .... En tout cas, sans lui, le film ne serait pas aussi fort - voire pas du tout ! Il y a pourtant Sophie Mélisse à ses côtes mais celle-ci n'apporte pas grand chose au truc.... ça se suit facilement malgré tout puisque on imagine parfaitement ce que ressent ce ptit gars confronté au problème des jeunes de notre époque à savoir: gérer sa vie privée sur les réseaux sociaux... Le film nous montre à travers l'histoire de Tim que le phénomène devient l'un des gros souci des jeunes de notre époque ... Malheureusement, malgré qq moments assez émouvants, l'objectif n'est pas atteint.... Je n'ai pas été bouleversé ni particulièrement touché.... Je suis donc ressorti un peu déçu mais je ne me suis pas ennuyé pour autant, c'est passé assez vite, ça s'enchaîne plutôt bien.... Au final, 1.54 ne sera pas le drame de l'année mais certainement pas le plus mauvais non plus....
Le film est très bien réalisé, on y voit les différents stades qui vont du harcèlement, en passant par le suicide, la violence physique et verbale, un problème d'identité sexuelle, la vengeance.. De ce qui se passe à l'école. Et il semblerait que le corps enseignant, tout comme les parents soient impuissant à trouver des solutions concrètes. Il est vrai que la fin se termine de façon brutale, une vrai claque en pleine figure. Et d'autres films, téléfilms, ou séries ont également montré tous ces problèmes dans des enseignes scolaires. Mais avant qu'un drame se produise, il y a rarement des solutions apportées, trouvées, afin de protéger ces élèves fragiles, harcelés. Ce que j'ai apprécié dans ce divertissement, c'est la volonté pour Tim, de par le sport, la course sur 800m, d'atteindre un temps d'1:54 afin de gagner les championnats. Contre toute attente, il veut le faire en souvenir de son meilleur ami, décédé. Mais aussi pour prouver aux autres, qu'il en est capable, et qu'en fin de compte, "on le lâche un peu", qu'on arrête de lui faire des "crasses". Touchant, récit singulier qui mérite la découverte.
Il y a des films que l'on aime, des films que l'on adore et plus rarement, des films qui nous touchent... Que ce soit les similitudes avec Tim ou encore mon attachement a la vie aquis après les même réflexion que Francis, il y a dans ce film des thèmes durs et parfois violents et que je connais ou que j'ai vécu.
je ne peux que vous inviter á aller le voir malgré que ce fût á la fois dur et difficile de voir ce film. Mais il transmet aussi tellement d'amour et de réalité de la vie que la vision qu'en a fait Yan England, est vraiment émouvante et parfaite.
Antoine-Olivier Pilon porte une nouvellle fois un film au rôle fort et difficile émotionnellement... mais il est pour moi l'un des acteurs les plus prometeurs de sa génération...
Voila un film que je verrai bien à Cannes en 2017...
Faut pas tourner en rond! Antoine Olivier P est tres inégal Et je pense que c'est un problème de direction d'acteur . Puis Le scénarios semble plutôt léger un coach sportif qui n'est pas à l'écoute de ses athlètes et des rivalité .... Et enfin l'inconsistance de la course de 800 m, pas maîtrisé, pas crédible et Le héros qui a une foulée incable d'atteindre la performance attendu! 1 54 au 800 m c'est 400 m en 57 seconde! Super niveau! J'ai aimé les personnages secondaires .... sophie Nelisse et lou pascal Tremblay excellent jeune con très crédible !
Un film très intéressant par ce qu'il montre du harcèlement chez les jeunes ados dans un lycée canadien. L'accent est tellement drôle pour les français que cela participe du charme de ce film qui se termine tellement mal.... charming anyway
Autant le dire tout de suite, j’ai clairement été malmenée (mon petit cœur surtout) pendant toute la durée du film. Je crois même pouvoir dire que j’ai été crispée pendant un bon tiers de celui-ci (heureusement mes vêtements ne craignaient pas trop!). La réalisation de Yan England est absolument fantastique, j’ai ressenti la grande majorité des émotions des personnages, et particulièrement de Tim que l’on suit durant tout le long-métrage.
J’avais adoré Antoine-Olivier Pilon dans Mommy, et je n’ai pas du tout été déçue de le retrouver dans 1:54. J’y retrouve un personnage torturé, qui tente de sortir la tête de l’eau malgré tout ce qui l’accable sans raison. Ici, âgé de 16 ans et homosexuel, le thème du harcèlement fait partie majeur du film. Pas de temps à perdre, on est tout de suite mis dans le bain avec des scènes parfois très violentes – je me suis d’ailleurs aperçue que j’ai arrêté de respirer au même rythme que Tim lors de bouleversements. J’ai réellement vécu à la même cadence que ce personnage, souhaitant être à ses côtés pour l’aider dans ses difficultés ainsi que pour le soutenir dans sa quête de dépassement personnel au travers de la course.
Dès les premières images, ne sachant à quoi m’attendre comme histoire, j’ai élaboré plusieurs théories. Quelques unes étaient bonnes et bien amenées par Yan England, et pourtant je n’aurai pu imaginer la plupart des dénouements apportés par la réalisation.
Un beau film un peu brutal qui m’ aura arrachée de grosses larmes !
Antoine-Olivier Pilon, la révélation de "Mommy" de Dolan, trouve un nouveau rôle dans la peau d’un adolescent victime de harcèlement scolaire. A seize ans, Tim est intelligent, et possède un incroyablement don sportif, mais sa timidité, son manque de confiance en lui et son homosexualité en font une proie facile pour ses camarades de lycée. Pour ne pas se laisser abattre, Tim va se remettre au 800 mètres et ainsi affronter son plus gros bourreau. 1:54 se révèle alors être une belle œuvre sur la compétition et prouve qu’il y a des manières positives de se venger. Malheureusement, le harcèlement continue, notamment sur les réseaux sociaux. C’est dans un gouffre émotionnel que tombe le personnage, mais le film par la même occasion. Nous sommes peut-être au cinéma mais toutes les séquences sont transmissibles dans la réalité. 1:54 est un long-métrage violent sur la dure réalité d’une période horrible de l’être humain, l’adolescence. Au-delà de son aspect cinématographique, Yan England devrait présenter son film dans tous les collèges. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
En s’emparant de deux sujets d’actualité qui s’articulent pleinement à l’école, comprenons d’une part le spoiler: harcèlement et ses variantes (cyberharcèlement notamment) , d’autre part spoiler: l’homophobie , 1:54 prolonge l’avertissement figuré par Xavier Dolan dans son clip pour Indochine, College Boy (2013) : le choix du comédien Antoine Olivier Pilon n’est pas dû au hasard, assure une continuité au combat par la présence de points communs tels la pratique sportive, le recours au téléphone portable ou encore l’amplification des violences vécue en chemin de croix par une victime sur laquelle la caméra jamais ne s’acharne. Dans le cas de Tim, il s’agit d’un élève passionné par la physique-chimie et soucieux de partager cet amour avec ses camarades, également sportif de haut niveau. L’intelligence du long métrage tient alors au refus de toute victimisation théorique et exagérée par la mise en scène au profit d’un éloge de la persévérance et de la robustesse : il orchestre un spoiler: changement de nature du harcèlement , qui passe de l’exercice d’une autorité injuste d’un collectif sur deux amis isolés à la peur d’un seul de voir sa puissance et sa notoriété entachées par la présence d’un rival. De passif, Tim devient actif et mute en concurrent véritable de Jeff : la course apparaît telle une vengeance, certes, mais également tel un moyen de faire revenir ceux qui ne sont plus là, à savoir Francis et la mère. Yan England laisse planer la présence spectrale du premier de sorte à brouiller les repères entre la réalité et la représentation du monde de Tim, emprunte ses cauchemars, ses fantasmes auxquels sinon le spectateur n’a aucun accès. L’adolescence est le royaume du secret, et le silence son langage : il faut la truchement de l’appareil pour rétablir la communication entre père et fils, à l’origine d’une très belle scène d’ailleurs. Nous regretterons cependant une clausule programmatique qui signifie avec outrance l’intérêt initial pour la chimie et les expériences associées tout en témoignant d’un flottement manifeste, d’une hésitation quant à la marche à suivre de son récit. Reste un premier film réussi et prometteur.
bouleversant. les ravages des réseaux sociaux sont énormes, doublé d'une bêtise incommensurable des utilisateurs "pour plaisanter" . voila un film d'une force étourdissante. filmé avec beaucoup de maitrise sans accentuer les effets. il devrait être projeté dans tous les collèges , mais surtout avec un débats , car dans la salle certains ados ont réagis aux images comme ils font avec leur "phones" - attention danger !! mais film indispensable.