Tunnel
Note moyenne
3,7
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210 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 7 mai 2017
L'histoire est prenant, mais le scénario et le jeux d'acteurs et à revoir. J'ai moyennement aimé le film.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2017
Et au bout, la lumière, peut-être. Le pitch est simplissime. Un type rentre chez lui en empruntant un tunnel tout neuf et vlan, tout s’écroule autour de lui. Le voilà enseveli sous des tonnes et des tonnes de terre et de béton. On est ici dans une problématique typique du survival. Comment cet homme restera-t-il en vie dans un environnement hostile ? Le film alterne entre des scènes dans le tunnel et le suivi des événements à l’extérieur. Cela s’étale sur deux bonnes heures, c’est un peu long pour une intrigue aussi mince. Mais le propos du film n’est pas tant dans le suivi de l’événementiel que dans la manière dont l’événement est traité à l’extérieur. Les médias, vautours cyniques, en prennent pour leur grade. Les politiques, avides de mises en scènes tire-larmes, se montrent sous leur visage le plus hypocrite. Les grosses boites de BTP interrogent la valeur financière d’une vie humaine. Au delà de ces prises de position, le film pose aussi la question de l’éthique lors de ce type de catastrophes. Gros point positif, Kim Seong-hun laisse de côté le pathos pour adopter un regard plutôt sobre. Il prend du recul en disséminant ici et là (et là-bas aussi) de bonnes doses d’humour totalement décalé, c’est de ce point de vue très réussi. A noter également, la très bonne interprétation des acteurs principaux. Au final, une bien belle surprise dont la richesse thématique compense largement la simplicité de l’intrigue. A voir !
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mai 2017
L'intérêt principal de Tunnel ne tient finalement pas dans son aspect de film catastrophe.

De ce côté-là on peut dire qu'il assure le strict minimum : les scènes d'écroulement, puis de claustration, sont certes efficaces, mais elle ne sont pas follement imaginatives.

Le scénario du film est plutôt intéressant dans la première partie, mais il s'essouffle dans la seconde, et pour un film coréen dont on attend toujours plus de mauvais goût qu'un film US, il est relativement sage. De ce point de vue, Tunnel est clairement plus mainstream que la production coréenne habituelle, et c'est décevant, d'autant que le film précédent de Kim Seong-hun (Hard day) était un petit bijou d'inventivité.

L'intérêt du film, il faut aller le chercher dans le sous-texte sociétal de la situation : politiques froids et opportunistes, incompétence partout et corruption généralisée. Comme bien d'autres cinéastes coréens (presque tous en réalité), Kim Seong-hun apporte sa contribution au grand tableau critique de la société coréenne contemporaine. Il le fait avec un un sens du burlesque à froid qui est assez efficace, à l'image des dernières paroles prononcées par le héros.

Dernier point, malgré un sujet qui s'y prête à priori, l'émotion ne parvient pas vraiment à s'imposer dans ce curieux film, malgré la présence de la grande actrice Doona Bae, que j'ai par exemple nettement préféré dans l'admirable A girl at my door.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 mai 2017
sympa . Film catastrophe classique avec des notes d'humour et impertinentes sur les médias et institutions...pas mal !
Alexandre S
Alexandre S

28 abonnés 42 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2017
bon film koréen comme la plupart des films Koréen... quelques longueurs mais une belle histoire et un peu de suspens.. dommage que la fin soit un peu banal..
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 mai 2017
Bon alors là, moi, je ne comprends pas… Le cinéma coréen a beau être un cinéma très riche et très dynamique, il est malgré tout assez rare de le voir peupler nos salles de cinéma. Du coup, on pourrait se dire que les quelques élus doivent certainement être les meilleurs représentants du septième art issu du matin calme. Eh bah même pas... En tout cas, pour moi, « Tunnel », ce n’est clairement pas le genre de film qui mérite le détour. Alors OK, formellement c’est propre ; ça respecte le standing habituel des films coréens voués à l’export, et j’ai envie de dire que c’est toujours ça de pris. Mais au-delà de ça, bah j'ai envie de dire que l'intérêt de ce film est quand même très limité. Ce type de scénario catastrophe basique, on l’a vu cent fois et, malheureusement, ce film n’y apporte aucun traitement vraiment original. Pourtant au départ, j’étais encore prêt à y croire. Le film a l’intelligence de ne pas réduire son aventure au seul gars qui se retrouve dans le tunnel (parce que bon, ce genre d’exercice de style, ça va une fois.) Au contraire, « Tunnel » s’efforce de broder tout autour de cet événement central une intrigue à base de remises en cause du système politique, du système de services publics, du système médiatique… Mais bon, franchement, encore une fois c’est du déjà-vu. Je suis même surpris de la densité de films coréens qui ont recours à ces cartes là. Et pour le coup, je trouve même que « Tunnel » n'a pas su exploiter ce filon bien longtemps, limité qu'il était par une approche trop basique de la question. Parce que oui - et c'est sûrement là que se trouve l'essentiel du problème de ce film - c'est qu'au lieu de chercher à creuser le concept vers une voie originale et osée, « Tunnel » préfère opter pour le remplissage industriel d'éléments formatés et standardisés déjà vus partout ailleurs. Ce n'est certes pas le cas au début, mais ça finit par s'installer au fur et à mesure que le film avance. Ficelles scénaristiques assez grossières, gros moments de pathos bien dégoulinants, opposition binaire entre personnages... Et tout ça a en plus le malheur de se répéter et se répéter encore... Et ça en vient du coup à faire se poser une question toute bête : mais pourquoi avoir fait aussi long ? Parce que c'est long ! Mais d'un long ! Plus de deux heures quoi ! Moi, personnellement, j’ai à peu près tenu une grosse demi-heure, espérant que quelque-chose d'un peu original se passe, et puis après le film m'a progressivement usé. En sortant de cette séance, j’étais tellement rincé d'ennui et déçu par cette démarche sans sel, que j'en suis venu à me poser une question : « Pourquoi ? » Oui : pourquoi ce film là a eu le droit à une distribution chez nous et pas d’autres ? Malheureusement, je pense que la réponse est assez triste. « Tunnel » est clairement un film coréen qui a été PENSÉ pour l’export : gros budget, scénario lisse et passe-partout qui ne contient aucune barrière culturelle de taille, musique pompière digne des standards US, et même la présence de Doona Bae, déjà vue chez les Wachowski… Alors certes, c’est propre techniquement et le début a le mérite d'être efficace et sans trop de fioriture. Mais bon, faire aussi vide, aussi standard et aussi long, pour moi ce n’est clairement pas possible. Ce film, il m’a juste fait sombrer dans l’ennui le plus profond. Et pour moi, ça, c’est le baromètre le plus révélateur qui soit quand il s’agit de parler d’expérience de cinéma…
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2017
Le film de Kim SEONG-HUN (2017) s'avère un bon film catastrophe tant il évite le côté spectaculaire et (parfois) tape à l'oeil de certaines production 'made in US' . Un film catastrophe presqu'intimiste et vu par trois lucarnes, celle du couple directement impliqué dans l'effondrement du tunnel; celui des secours et aussi (et surtout) celui de la presse, des médias et des forces politiques.
De ce point de vue c'est très intéressant tant le drame fait la courte échelle à la course à l'audiance des médias et politiques ! Avec Ha JUNG-WOO (vu nutamment dans "Mademoiselle en 2016) excellent de vérité et sobriété !
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2017
bon film catastrophe a l.humour et la noirceur sud coréenne. Très réalistes dans la réalisation et les décors mais aussi dans la narration. ù critique facile des médias mais subtil de la société des apparences .....et de la valeur s la vie et son sens
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2017
Kim Seong-hun dit avoue avoir essayé d'éviter de faire un film catastrophe banal à l'américaine au récit prévisible et grotesque. Il y parvient en grande partie, réalisant un film souvent trépidant, rythmé, avec une bonne dose d'humour. Parfaitement filmé, avec un grand sens des cadrages et de la captation des lieux naturels, Tunnel parvient à la fois à donner une sensation de claustrophobie (dans le tunnel) et, à l'inverse, d'ouverture lorsque l'action est sise à l'extérieur où la beauté des plans est frappante. Dans le tunnel, le cinéaste à l'idée de créer des surprises dans le récit en adjoignant au personnage une femme à la destinée tragique et un chien hilarant, vague chose illusoire qui rappelle le ballon de Tom Hanks dans Seul au monde. A la fois film d'action (la scène de la fuite de la voiture en marche arrière est sensationnelle), comédie (ce sont les situations qui sont drôles de même que parfois les protagonistes du récit) et charge politique contre le libéralisme effrené, Tunnel s'inscrit dans le film de genre à visée humaniste et critique de la société coréenne à l'instar des films de Bong Jong Hoo ou Dernier train pour Busan. Réussi, il n'atteint pas leur (haut) niveau du fait de certaines longueurs et d'une fin prévisible en happy end qui déçoit quelque peu. Tunnel est quand même, par la force de ses interprètes et sa mise en scène un bon film dont les deux heures six sont un peu exagérées. Le cinéma coréen se porte bien depuis quelques temps.
Ikki_Phenix
Ikki_Phenix

3 abonnés 54 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2017
Agréable surprise. Avec un sujet qui peut vite sombrer dans l'ennui à cause de répétition ou du manque de thème à développer, chaque minute du film nous fait vivre l'angoisse et l'enfermement que ressent ce rescapé. Même s'il est vrai que la fin peu paraître un peu trop facile (happy end à l'américaine), je ne me suis pas ennuyé.
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mai 2017
Voir le bout du tunnel!
Tout un programme!
Je voulais aller voir ce film étrange à la fois à la frontière du film cata et du drame psychologique avec un point de vue Coréen .
Et bien je n'ai pas été déçu !
L'exotisme culturel du drame qui s'en dégage, n'a pas été suffisant pour m'enthousiasmer.
Le traitement des sentiments, des situations cocasses, mise en scène ou la direction d'acteur à la façon blockbuster US (export oblige) , m'a fait qq fois tout au plus ricaner, ou encore baillé.
Parfois j'ai eu l'impression d'être dans un documentaire satirique sur les conséquences de la corruption en Corée du Sud.... Je n'étais pas venu pour cela. C'est traité comme une farce .... Le tunnel est totalement effondré et il continu à construire le tunnel juste à côté ... Sans vergogne la corruption continu!
Une sorte de scénario à l'italienne totalement improbable où toutes les caricatures et bassesses politique sont abordés . L'absence de subtilité et le classicisme narratif à faire pâlir l'industrie cinématographique US, ne permet pas d'en retirer une experience intéressante et jubilatoire tant attendu !
Dommage.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2017
Les Coréens cherchent à reprendre toutes les formules américaines en les adaptant au contexte local. Ici, les auteurs profitent d’un genre ultra-codifié pour dénoncer la corruption des élites, des entreprises et la collusion des médias. Tout ceci à travers l’aventure terrible d’un homme luttant pour sa survie sous des éboulements. On peut regretter que le film démarre sur les chapeaux de roues avec l’effondrement du tunnel, car cela veut dire que nous allons ensuite devoir être enfermés avec le personnage durant plus de deux heures. Si le réalisateur parvient à faire passer le temps sans que l’on s’ennuie de trop, il faut avouer que la projection paraît un peu longue et finalement dépourvue de véritable enjeu. On doit ajouter à cela quelques excès typiquement coréens (jeu outré des acteurs) et quelques clichés (le chien comme dans les films d’Emmerich) et cela donne un film correct, mais loin d’être aussi exceptionnel que ce que veulent bien dire les critiques.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2017
Le scénario de "Tunnel" se résume en deux phrases. Un homme est coincé dans sa voiture dans un tunnel écroulé. Les secours réussiront-ils à le sauver ?

Le survival movie est devenu un genre à part entière. Son principe en est simple. Naufragé sur une île déserte (Tom Hanks dans "Seul au monde"), piégé dans un bateau qui coule lentement (Robert Redford dans "All is Lost"), enterré six pieds sous terre (Ryan Reynolds dans "Buried"), le bras écrasé sous un rocher (James Franco dans "127 heures"), le héros survivra-t-il ? Mais c’est un véritable casse-tête pour un scénariste. Que filmer sinon un homme seul ? Comment raconter sans lasser le lent écoulement du temps ? Comment donner du rythme au récit sans le ponctuer de rebondissements trop artificiels ?

Il faut parfois s’appuyer sur quelques béquilles. Ainsi de l’usage du téléphone portable dans "Tunnel" – comme dans "Buried" – particulièrement surprenant dans un film dont l’affiche annonce : « Ça va couper ». Ainsi de certaines rencontres inattendues qui brisent la solitude du survivant (j’ai toujours considéré un peu « facile » l’arrivée de Vendredi sur l’île de Robinson qui, si elle enrichit le roman de Daniel Defoe et plus encore celui de Michel Tournier d’une dimension fascinante (l’altérité), le distrait de son sujet original (la survie)). Ainsi des flashbacks qui éclairent le comportement du rescapé.

Le cinéma coréen relève la gageure de cacher, sous les traits anodins du film de genre, une critique politique aiguisée. C’était le cas des films de Bong Joon-Ho : "Snowpiercer", "The Host", "Memories of Murder". C’était le cas aussi du précédent film de Kim Seong-Hun "Hard Day". Ici, "Tunnel" est l’occasion de décocher quelques piques bien senties à la corruption d’un système dont la Présidente de la République vient d’être renversée pour concussion.

Mais là n’est pas l’essentiel. Le scénario ne s’éloigne jamais bien longtemps de la voiture où notre héros est reclus. Pendant son interminable rétention, se poseront à lui et à ceux qui le secourent des questions déchirantes : va-t-il partager le peu d’eau qui lui reste pour adoucir les derniers instants d’une autre victime dont on sait la mort certaine ? vont-ils poursuivre des opérations coûteuses de sauvetage alors qu’il n’y a plus d’espérance raisonnable que le disparu soit encore vivant ? va-t-il voter pour Emmanuel Macron ou s’abstenir [Ciel ! je m’égare !] ?

Comment "Tunnel" se termine-t-il ? Généralement les survival movies sacrifient au happy end. "All is Lost" de J.C. Chandor constitue une exception exotique. Je ne dirai bien entendu rien du bout de ce "Tunnel". Les deux options étaient également concevables – je n’en conçois guère de troisième – et celle qui est choisie n’est pas la moins efficace.
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2017
"Tunnel" sous ses airs de film catastrophe est en fait bien plus que cela...
Moins prenant que l'excellent "Hard day", Kim Seong-Hoon signe cependant une très bonne réalisation dans la mesure où ce fait divers pointe plusieurs dysfonctionnements tant sur le plan humain, que matériel avec de plus une vision très intéressante de la culture asiatique...
Ici, en effet à travers cette relation toujours teintée de soumission et de respect exacerbé, ce sont bien les rapports humains qui sont étudiés et égratignés comme tels, ainsi que les institutions coréennes qui en prennent aussi pour leur grade...
Ce qui est frappant, c'est qu'au delà du problème de cet homme enseveli sous terre, c'est aussi toutes les incidences que cet accident va provoquer dans le pays, qui vont nous questionner...
Et même si la situation de cet homme pris au piège dans cet étau de ferraille et de pierre va nous atteindre avec horreur, c'est aussi la réaction des secours, des médias et des politiques qui va nous interpeller.
Le cinéaste agit donc ici avec un double levier, et c'est tout simplement une excellente idée !
Le jeu des comédiens, après un début hésitant, finit par être de plus en plus convaincant et intéressant pour que la tension se manifeste fortissimo...
Au bout du compte, on finit par être happé par cette histoire incroyable qui mettra avec angoisse le moindre tunnel en vue, comme une menace éventuelle et un risque potentiel !
Vivement la sortie...
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2017
La bande-annonce m’avait donné très envie de voir ce film, me rappelant au passage "Daylight". Et quand on sait que le cinéma sud-coréen est un cinéma à part du fait de son style atypique, eh bien il faut s’attendre soit à une pépite (on en a eu), soit à une grosse désillusion (on en a eu aussi). Là je considère que c’est du tout bon. D’abord il faut savoir que "Tunnel" est à la fois un film catastrophe et un drame. Rien de réellement novateur, en somme. Jusque-là, je pense que tout le monde est d’accord. Seulement "Tunnel" se démarque en offrant un point de vue différent. En effet, le cinéma occidental se place généralement sur le point de vue des sauveteurs et sur celui des victimes, il parvient à mettre du rythme sans que la dramaturgie ne prenne jamais le dessus de façon outrancière. Sauf que là, "Tunnel" propose une narration tout à fait différente. L’entrée en matière se fait de façon anodine : durant le générique de début, on voit une infiltration d’eau dans une cavité ronde… Et quand viennent les vraies premières images, la caméra s’attarde sur celui qui va être le héros malheureux, en saisissant un instant de vie des plus banals. La capture de cet instant de vie est saisissante de crédibilité, et le positionnement de la caméra sur la voiture offre un plan qui ressemble presque à de la 3D quand le véhicule quitte la station-service. Pour cet homme qui s’apprête à rejoindre sa famille en réglant quelques menus détails, rien n’annonce la mésaventure qui va s’abattre sur lui. C’est là que tout s’accélère, par le biais de puissants bruits étranges amenant une incrédulité doublée d’une vive inquiétude chez cet agent commercial pour le compte du constructeur automobile Kia. Trop tard, le piège s’est refermé et la catastrophe peut avoir lieu, mise en scène par des effets spéciaux époustouflants de réalisme. Dès lors, l’histoire va davantage se focaliser sur l’enseveli. Ainsi le spectateur pourra ressentir les effets d’un confinement claustrophobique, avec l'inévitable longue période d’attente durant laquelle espoir et désespoir vont immanquablement se succéder. Le spectateur prendra aussi connaissance des paroles réconfortantes, des paroles empreintes de conviction prononcées par un sauveteur qui n’a d’autre code d’honneur que de sauver, quel que soit le coût et les moyens. Le réalisateur Kim Seong-hun incorpore avec maîtrise les scènes extérieures à la litanie de ce père de famille. Certes on aurait aimé voir davantage les moyens considérables mis en œuvre pour un sauvetage qui s’annonçait aussi compliqué que périlleux. Cela aurait permis de mesurer l’adhésion de tout un peuple sur les premiers jours, et la solidarité des différents corps de métier réquisitionnés. Au lieu de ça, l’accent a davantage été mis sur des sujets plus universels, comme le sensationnalisme des journalistes plus prompts à gonfler leur audience que de se préoccuper réellement du sort de la victime, ou comme le fait que les politiques soignent leur image en faisant croire qu’ils sont proches de leur population en se déplaçant sur place et en se faisant prendre en photo avec la femme de l’homme enseveli. Evidemment, devant les délais importants et les dépenses colossales consenties pour parvenir à un dénouement heureux incertain, la sempiternelle question de savoir ce que vaut la vie d’un homme se pose, surtout lorsqu’il n’y a plus aucun contact entre le naufragé et l’air libre. Il me semble que dans n’importe quel pays, la question finirait par se poser un jour ou l'autre dans un tel cas, notamment lorsqu’il n’y a qu’une seule vie à sauver, à supposer qu’elle existe encore. En revanche, là où résident les propos les plus accusateurs selon moi, et je m’étonne de ne voir personne en parler dans les différents commentaires, c’est dans les économies de bouts de chandelles faites par des entreprises dans des constructions telles que des tunnels spoiler: , avec pour conséquence des plans pas réactualisés
. Ben oui, ça fait désordre, puisque c’est illégal. Un sujet finalement assez peu évoqué au cinéma et pourtant, partout dans le monde, nous avons tous entendu parler de cas de malfaçons dans les constructions (immeubles, maisons individuelles…) avec entre autres des diamètres de ferraillages insuffisants et du même coup insuffisants et en deçà de ce qui avait été préconisé au montage du projet. Et je ne parle même pas des matériaux de qualité moindre. Et puis l'air de rien, le réalisateur a argumenté cette petite dénonciation en montrant un ferraillage que l'homme enseveli essaie de replier. Franchement, la ferraille ne vous parait pas trop fine pour une tel ouvrage d'art ? La stupeur est donc de mise chez le spectateur lorsque les aspects financiers emportent tout sur leur passage spoiler: , relançant du même coup la construction d’un deuxième tunnel à proximité du lieu de la catastrophe
. Un événement qui va amener la scène la plus forte émotionnellement, lorsque la femme en passe de devenir veuve tente de s’adresser une dernière fois à son mari sans même savoir si son message aboutira. Doona Bae est tout simplement bouleversante. Non seulement la réalisation est maîtrisée, mais en plus l’interprétation des trois acteurs principaux est excellente. Ha Jung-Woo fait parfaitement ressentir les différents états d’âme par lesquels passe son personnage, se raccrochant comme il peut à sa famille tout en cherchant à la protéger en la rassurant sans arrêt. Donna Bae, je viens d’en parler. Quant à Dal-Su Oh, il rend son personnage empathique par une compassion, une solidarité et une détermination de tous les instants. Donc oui, j’ai trouvé l’approche de cette adaptation du roman de So Jae-won intéressante de tous les points de vue et relativement inédite. De plus, le fait de basculer entre un milieu de désolation et l’extérieur permet d’aérer le récit tout en balançant quelques petites choses scandaleuses, avec un humour succinct mais toujours bien placé ce qui le rend parfois corrosif. Ces changements d’atmosphères permettent de ne pas insister lourdement sur toutes ces petites dénonciations mais bien réelles, tout en leur donnant un discours politiquement correct. "Tunnel" est donc une surprenante réussite, portée par une superbe partition de Young-jin Mok qui accompagne merveilleusement chaque moment important du film.
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