"Epouse-moi mon pote" est la première réalisation de Tarek Boudali, membre de la Bande à Fifi. Si j'apprécie les films de Philippe Lacheau, sans les trouver extraordinaires pour autant, je dois dire que cette première expérience, du côté de l'univers de son collègue, a été assez décevante. Très clairement, le gros problème du projet se voit rapidement : son ton. Sur le papier, l'idée pouvait être intéressante et apportait un film qui joue sur les clichés. Au niveau de certaines scènes et certains dialogues, on distingue rapidement que le long-métrage aurait pu être un film qui se moque de ces gens qui n'ont que des clichés sur les homosexuels en tête. Malheureusement, le long-métrage a fait tout l'inverse, et il passe tout son temps à se moquer d'eux de manière gratuite. Sur le papier, il est clair que ce n'est pas un immense problème, car on peut réussir à faire de bonnes choses en se moquant, mais le point de vue est important. Ici, le problème est que tous les clichés ne sont jamais démentis, et même les personnages homosexuels sont vus comme des clichés sur pattes. Si les premiers gags du film font donc rire, on finit rapidement par s'ennuyer, et à comprendre le problème, quand tous les gags vont dans la même direction. Et en plus de ce souci, on retrouve tous les points faibles habituels qui sont liés à cette petite bande, notamment au niveau du jeu de leurs acteurs vedettes. Je pense surtout à Tarek Boudali et à Philippe Lacheau, car ils jouent extrêmement mal. Certes, leurs dialogues ne sont pas bons de base, mais comme l'un des deux a géré l'écriture, on ne peut pas pardonner cela. Et c'est donc dommage de se dire que ce projet, qui avait vraiment de bonnes bases pour être intéressant, n'est finalement qu'un projet cliché et qui n'est jamais vraiment drôle. Pourtant, il y a quand même quelques bons moments, mais les meilleures blagues sont celles qui n'ont aucun rapport avec le sujet du film, comme cet inspecteur du Maroc par exemple. En bref, ce projet n'est qu'un échec, qui n'est clairement pas là pour se moquer intelligemment, mais juste pour se servir d'une partie de la population comme punching-ball. Pour conclure, un projet très cliché.