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    Epouse-moi mon pote
    note moyenne
    3,2
    6021 notes dont 569 critiques
    répartition des 569 critiques par note
    112 critiques
    141 critiques
    136 critiques
    74 critiques
    51 critiques
    55 critiques
    Votre avis sur Epouse-moi mon pote ?

    569 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2847 abonnés Lire ses 1 446 critiques

    1,0
    Publiée le 7 novembre 2017
    « Épouse-moi mon pote »... Que dire à propos de cette comédie de Tarek Boudali ? J’ai beau avoir de la sympathie pour la fameuse bande à Fifi et avoir assez apprécié le premier « Babysitting » et « Alibi.com », il faut reconnaître que là franchement c’est la surdose lourde de tristes clichés, qu’on empile sans aucune imagination, jusqu’à nous donner la nausée !
    Ce n’est pas la base de cet humour potache, spécialité de la bande, qui est en cause mais c’est ici tout ce qu’il véhicule en tant que tel à propos des gays...
    Bien sûr, même si beaucoup revendiquent le droit de rire de tout, je ne peux que regretter que l’on nous serve encore toute cette stigmatisation qui ne fait que marteler des idées reçues bien ancrées, alors que nous devrions tous lutter pour une tolérance, une acceptation de toutes nos différences et un mieux vivre ensemble...
    C’est franchement à ce niveau tout le contraire qui se passe ici, où tout est tellement lourd que même nos sympathiques comédiens, Tarek Boudali et Philippe Lacheau se prennent les pieds dans ce carcan bête et méchant, pour devenir eux-mêmes de très tristes caricatures qui me rappellent exactement celles de « I love you Phillip Morris », autre désastre pitoyable de la même teneur !
    En effet, rien de fonctionne car tout est basé uniquement sur des reprises de poncifs éculés et de mauvais goût.
    À l’heure où il faudrait enfin réveiller nos consciences et se prendre par la main pour enfin se battre contre toute forme de discrimination ou de phobie, et contre toutes nos inégalités qui ne font que grandir de jour en jour, ce n’est pas « Épouse-moi mon pote » qui sera le premier à nous aider en ce sens !
    Et au fond, avec un peu de recherche si on y réfléchit bien, cette comédie qui n’a d’ailleurs pas fait rire une seule fois la salle où je me trouvais (!), aurait pu être un excellent moyen d’y arriver...
    Une histoire avec un peu plus d’ouverture, un scénario plus construit et quelques idées astucieuses pour nous montrer que tous ont à apporter en ce monde, afin qu’il soit de moins en moins un monde de brutes !
    Dommage de s’être cantonné à tant de facilité, bien plus réductrice, voire malsaine et ambiguë, que réellement constructrice et drôle...
    virgileblacksmann
    virgileblacksmann

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    0,5
    Publiée le 5 novembre 2017
    Je me doutais bien en arrivant dans la salle que je n'allais pas assister au chef d'oeuvre de l'année, et ce n'était pas mon but. Simplement, passer un bon moment, attiré par la bande annonce qui m'avait fait rire avec ce chien aspiré par des balais de camion nettoyeur. Et puis, les clichés évidemment homophobes, je m'en fous: la comédie appelle la caricature, et la caricature implique l'exagération, alors allons-y, le cinéma est un espace infini de liberté. S'il est un mode d'expression qui permette la caricature des homos, le cinéma est en première ligne.
    Et comme il ne me viendrait pas une seconde à l'idée de soupçonner Lacheau et Boudali d'homophobie, ma gêne par rapport à ce film vient d'autre chose.
    Du jeu des acteurs, pas crédible dans maintes situations. Du rapport incohérent des personnages entre eux (oui, au cinéma tout est permis, mais l'incohérence dans la médiocrité est bannie). De l'évolution du scénario, qui nous ménage un dénouement aux surprises aussi savoureuses qu'un couscous en boîte chauffé au micro-ondes.
    De la très cheap chorégraphie dans la boîte gay "La boîte à outils", aux costumes très peu ajustés et manquant complètement d'imagination.
    Un gâchis, vu l'ampleur permise au sujet. Cependant le sujet, lui, mérite toujours d'être cinématographiquement traité.
    virnoni
    virnoni

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    0,5
    Publiée le 3 novembre 2017
    Je crois que c'est la 2ème fois que je note aussi bas (vive les Visiteurs 3!!). GROSSE DAUBE. C'est laid, homophobe, crétin, vulgaire
    spoiler:
    ("j'aime sucer des bites"

    et autres poèmes déclamés tout du long !) et cela, gratuitement! N'en j'tez plus! Honte tout au long du film avec mes 2 enfants près de moi. La salle était consternée également, aucun rire ou gênés le plus souvent. C'est d'une bêtise sans nom avec des clichés sur les homosexuels qui ne méritent pas cette utilisation et représentation. Autant babysitting ou le dernier se lâchaient et utilisaient l'humour potache, voire gras, dans le bon sens et avec sens d'ailleurs ; mais là, c'est le bas fond de l'humour au détriment de personnes qui n'ont rien demandé. C'est mal filmé, très mal joué, les blagues sont d'une lourdeur, les clichés abondent, pas d'issue, pas de respiration dans la nullité !
    Marre de ces comédies françaises qui pensent aligner les euros en enchainant des faux films, sans idée, sans originalité, sans finesse, sans art et sans âme. C'est ça qui est censé amuser la jeunesse et remplacer la troupe du Splendide ? Au secours!
    SSiders
    SSiders

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    0,5
    Publiée le 6 novembre 2017
    Mon dieu...un ramassis de clichés sur l’homosexualité, de l’humour bas de gamme, prévisible, totalement dénué d’originalité, sans aucune créativité. Les acteurs se débrouillent mais c’est plus digne d’un téléfilm. Une réelle déception, c’est mauvais
    Christophe Sylvayn Gabriel
    Christophe Sylvayn Gabriel

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    0,5
    Publiée le 2 novembre 2017
    Ce film est juste une honte et une insulte à toute la communauté gay. C'est que des clichés bien lourdingues et que l'on ne vienne pas me dire que "c'est fait exprès, justement, c'est pour montrer la vision débile des gens" car 90 % des personnes vont prendre cela au premier degrés. Surtout les jeunes enfants !!! Un grand bravos au réalisateur qui n'a pas trouvé mieux que de faire un film sur des clichés alors que "la manif pour tous" a fait monter un vent d'homophobie incomparable et que des personnes soupçonnées d’être homo sont torturées et tuées dans d'autres pays, notamment en Tchétchénie !!! Un grand bravo à ceux qui n'ont rien compris de ce que peuvent vivre les gens différents !! :(
    Esteban K.
    Esteban K.

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    0,5
    Publiée le 4 novembre 2017
    La bande annonce et le titre m'ont suffit. Encore un navet homophobe à souhait, qui n'amuse que les ploucs. Bref qu'on véhicule de tels clichés en 2017 quand on connaît la vie éprouvante des personnes homosexuelles (et la souffrance liée à ces clichés), c'est degueulasse. Les réalisateurs et les acteurs devraient avoir HONTE!
    Claudine G
    Claudine G

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    1,0
    Publiée le 26 octobre 2017
    Je ne connaissais pas ce duo d'acteurs, j'avoue qu'ils ne jouent pas mal. Un scénario original mais comme dans tout film comique, il y a un tel degré d'exagérations que l'effet qui est recherché est nul. Trop de clichés et quand c'est trop, c'est trop...(mais selon mes proches je n'ai guère d'humour (ou très cynique), alors...
    tony-76
    tony-76

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    3,5
    Publiée le 29 octobre 2017
    Deuxième film de l'année pour la bande à Fifi mais premier long-métrage pour Tarek Boudali, Épouse moi mon pote est une comédie qui se veut drôle dans son propos mais qui devient rapidement redondant dans ses faits. Il y a eu énormément de publicités autour de ce film mais en réalité, le premier essai de T. Boudali s'avère juste correct et n'atteint en aucun cas l'excellence d'un Alibi.com (sorti en début d'année)... C'est donc fini les Babysittings et les Alibis pour Philippe Lacheau qui cède la place à son partenaire et pote dans la vie : Tarek Boudali, en se lançant dans la réalisation. Une comédie qui énonce cette fois-ci l'homosexualité, avec un humour encore plus provocateur, trash que les précédents
    spoiler:
    (une grand-mère nymphomane, la combinaison en cuir de P. Lacheau avec des objets sexuels)...

    Cela risque de choquer un certain nombre d'enfants dans la salle ! Il faut dire que le réalisateur s'amuse avec les clichés sur les homos en se basant sur des situations assez inattendues mais des petites déceptions sont là... Les raisons sont les suivantes :
    spoiler:
    le début est long et le public doit patienter pour que les gags s'enchaînent par la suite, les dialogues sont un peu trop concentrés sur le sexe en particulier sur les homosexuels car cela peut déranger puis aucune référence cinématographique au rendez-vous...

    Ce qui était la marque de fabrique de Philippe Lacheau ! Néanmoins, il y a bien un clin d’œil à
    spoiler:
    Alibi.com

    (déjà-vu pourtant dans la bande annonce) :
    spoiler:
    ils ont refait le coup du chien,

    un gag devenu répétitif de son prédécesseur. Mais, quelques scènes nous font sourires à savoir celle
    spoiler:
    dans la boîte de nuit appelée Boîte à outils dans lequel les deux acteurs principaux font une danse endiablé sur fond de musique Let's Dance à la Disco ou encore le mariage blanc, immanquable.

    Un casting irréprochable avec en tête d'affiche Tarek Boudali dans son premier rôle important qui se débrouille, sans trop exagérer et
    spoiler:
    ses imitations d'animaux sont toujours bons à prendre.

    Son acolyte, Philippe Lacheau (le Owen Wilson français) est très drôle et
    spoiler:
    se transforme facilement vers la fin de l'histoire...

    Il est à contre emploi de ces films d'avant ! Julien Arruti nous fait également rire, lors de ses apparitions qui interprète
    spoiler:
    un aveugle obsédé par son chien domestique...

    Philippe Duquesne en inspecteur qui veut à tout prix démasquer le personnage de Tarek, s'avère très coriace. David Marsais (connu pour son duo avec Grégoire Ludig dans le Palmashow) est un
    spoiler:
    patron

    d'une lourdeur incroyable, on a connu le comédien plus dynamique que ça... En revanche, ce sont les deux femmes - Charlotte Gabris et Andy Rowski - qui sortent du lot ! Une révélation pour celle qui interprète Claire, A. Rowski. Et C. Gabris n'a pas de rôle furtif comme dans Babysitting mais bel et bien une tâche plus développée. Nous avons un caméo de
    spoiler:
    Ramzy

    qui fait toujours plaisir mais aussi un autre de
    spoiler:
    Fatsah...

    Il est clair que c'est une comédie convenue mais le contrat en terme de divertissement est rempli pour le réalisateur. Dans l'ensemble, Épouse moi mon pote est clairement en dessous des trois films de Philippe Lacheau mais qui cependant, arrive à nous faire rire dans certaines situations. Un film amusant à défaut d'être la comédie de l'année... Pour ma part, il s'agit de Alibi.com et reste indétrônable à mes yeux !!
    Padami N.
    Padami N.

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    2,0
    Publiée le 25 octobre 2017
    le film est court heureusement car très film on arrive a des scènes et situations comiques éculées parodie d homosexuels du Marais. les dialogues ne sont mémorables limite des poncifs seul les personnages de la vieille voisine et de la fiancée de l ami abruti , joué par P.Lachaux.restent drôles jusqu'à la fin.fin qu'on devine au bout de 5min..film à voir chez entre amis plutôt qu au ciné vu le prix.
    Timoté L.
    Timoté L.

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    3,5
    Publiée le 7 novembre 2017
    Après Alibi.com qui était très bon, nous voici avec nos acteurs dans une nouvelle aventure.
    Le film est très bien dans l'ensemble, mais le début est assez lourd, il met du temps à démarrer.
    De plus les blagues sont très drôle certes, mais un peu trop axé (ce qui est normal vu la carrure du film) sur l'humour homosexuel, ce qui est un peu dommage et d'ailleurs ce défaut est rappeler dans le film à un moment, donc il se rattrape pas mal !
    Bref, ils sont sur une très bonne lancée, même si sa s'essouffle un peu (car moins bien que alibi.com d'après moi) je les encourage à continuer à nous fournir de si bon films d'humour, c'est toujours très sympathique à regarder !
    Laurent B.
    Laurent B.

    Suivre son activité 11 abonnés Lire ses 36 critiques

    4,0
    Publiée le 28 octobre 2017
    Je sors de la salle et j'ai lu les critiques ensuite.
    N'a t'on plus le droit de rire ? ne peut on rien dire rien raconter en France sans passer pour raciste, misogyne, homophobe, fasciste et j'en passe ?
    J'ai vraiment rit, mais rit comme très peu de fois qu'il m'arrive de rire devant un film.
    Heureusement que la cage aux folles est sortie bien avant que la France n'ai un esprit aussi étriqué.
    Qu'aurait on dit sur ce film s'il était sorti maintenant ?
    Bref, je me suis marré, ce duo fonctionne à merveille comme dans tout leurs films.
    Super moment de rigolade qui n'a rien d'homophobe.
    Faudrait vraiment que les gens se décrispent.
    chloé V.
    chloé V.

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 67 critiques

    1,0
    Publiée le 25 octobre 2017
    Navet. Degré zéro de la comédie. Pas drôle, parfois Franchement gênant. Je ne comprends toujours pas pourquoi les mecs sont habillés comme Renaud en 1981.
    Evidemment ce film va cartonner.
    Arectos
    Arectos

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    0,5
    Publiée le 29 octobre 2017
    Comédie pas très drôle, qui détourne le thème sociale des mariages blancs pour enfiler... Un collier de clichés. C'est la caricature clownesque d'hétérosexuels qui caricaturent l'idée qu'ils se font des homosexuels, une mise en abîme faussement naïve parsemée de personnages secondaires plutôt faibles. L'OFPRA appréciera... À éviter !!!
    blacktide
    blacktide

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    1,0
    Publiée le 2 novembre 2017
    Despicable Me

    Il est des œuvres où le spectateur serait amené à remettre en question, au moment même de son visionnage, sa présence dans la salle de cinéma, au milieu de ce collectif d’anonymes et de cette foule hilare, non sans rappeler une certaine œuvre fondamentale du cinéma muet. Un questionnement résultant avant tout de l’altération de ses attentes personnelles, dont la simple envie de glousser serait transformée en une entêtante contrariété. Un problème majeur dans la mesure où le principe même d’une comédie est de nous amener à oublier notre réalité par le rire. Dès lors, pourquoi un spectateur serait-il moins réceptif qu’un autre à telle ou telle tentative comique ? Sûrement une affaire de subjectivité, mais aboutissant au final à relancer l’éternel débat autour du « Peut-on rire de tout ? », et notamment lorsqu’il s’agit de traiter des sujets à l’actualité glissante. Un procédé souvent efficace puisque tout l’intérêt résiderait dans ce détachement caricatural et volontaire de la réalité, comme une tentative de renverser les mentalités en soulignant avec excès les comportements absurdes de la société. Mais dans cette démarche de dédramatisation et d’adoucissement des esprits, certains films convergent maladroitement à enflammer de nouveau l’opinion publique.

    Car chaque année, la controverse se régénère, qu’il s’agisse de films traitant, avec plus ou moins de réussite, du racisme ordinaire et de l’intégration sociale (comme Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? ou A Bras Ouverts), en allant jusqu’à des œuvres plus radicales comme Sausage Party abordant de manière métaphorique les conflits de religions et la nécessité du vivre ensemble, le tout sous une couche d’indécence provocatrice. Mais la véritable difficulté n’est pas tant de vouloir tourner en dérision l’actualité, encore faut-il réussir à trouver l’angle d’attaque adéquat et une certaine harmonie entre le respect moral et la caricature. Un objectif bien souvent mis de côté par les productions actuelles au profit d’une logique d’impertinence et de débilité assumée (même s'il n'était pas indispensable de nous l'imposer). Epouse Moi Mon Pote se voudrait ainsi poursuivre cette inhabile insolence dans un esprit relativement festif et désinvolte autour de la thématique d’un mariage homosexuel arrangé et factice, avec ce désir de créer positivement un « comique pour tous ».

    Dans cette approche hétéro normée de l’homosexualité, le film en deviendrait presque une sorte de remake à la française de Quand Chuck Rencontre Larry, se noyant ainsi dans un océan de vulgarité en tentant vainement de faire passer la continuelle rengaine du message sur la tolérance. Ou comment passer du rire décomplexé et généreux à ce decrescendo comique où chaque tentative de provoquer une large et euphorique ouverture de la bouche se transformerait en de lourdes expirations et l'irrépressible envie de finir la séance chez soi, à l'abri de toute offensive stéréotypée de ce cinéma de « genre ». Car même en ayant la volonté de prendre cette farce sous l'angle de la dérision et de la démesure, il apparaît clairement qu’Epouse Moi Mon Pote pioche moins dans le génie comique d’un Billy Wilder que dans la lourdeur générationnelle d’un Cyril Hanouna, le triste reflet d’une époque ayant perdue tout sens de la singularité et de la subtilité. Et de l’humour comme exutoire, se voit s’imposer l’image de l’exécution de l’humour.

    Comme si de ces 120 bêtises par minutes, Tarek Boudali avait conduit à élever les clichés à sa gêne la plus douteuse, pour que de cet amour à taire se gesticule l'homo-nullitus. S’essayer et échouer en définitive à réaliser cette comédie fédératrice où la logique anticonformiste et perturbatrice s’évertuerait à affluer sur une cohésion populaire (à l’image du récent Coexister de Fabrice Eboué). Ne reste ici qu’un vaudeville sans questionnement ni recul, dont le seul but serait l’importance du rythme et de l’énormité, pour le meilleur mais surtout pour le pire. C’est à se demander si le récit n’est pas au final un prétexte de La Bande à Fifi pour réaffirmer cette amitié indéfectible et durable entre ces partisans du rire fort.

    En somme, une œuvre qui inverse la position dominant/ dominé au sein du groupe d’humoristes, dans la mesure où Tarek Boudali fait de Philippe Lacheau son objet d’expérimentation, aussi bien au sens littéral que figuré. Tout cela pour reproduire à l’identique la recette miracle de Babysitting et Alibi.com sans en renouveler les ingrédients, tout en sachant pertinemment que le film ne s’apprécie qu’en tant que simple distraction populaire. Et même si l’ensemble n’est pas sans provoquer quelques sourires (notamment cette séquence chorégraphiée sur le « Last Dance » de Donna Summer), le grotesque du jeu d’acteurs à la lisière de l’inexistence, et les indigestes allusions aux poncifs gays (de Brokeback Mountain aux accessoires sexuels) enlisent la pellicule dans une maladresse unanime.

    Il y aurait pourtant eu un véritable intérêt à approfondir la réflexion autour de l’acceptation ou non de l’homosexualité dans des pays du Moyen Orient et du Maghreb, là où ces questionnements sociaux font l’objet de violents tabous et où les traditions demeurent inaliénables. Dans ce cas présent, la comédie peut apparaître comme un moyen parfaitement adapté pour effectuer une prise de conscience vis-à-vis de la radicalité archaïque de la situation tout en délivrant un hymne à être soi-même dans un monde uniformisé ; comme sur le modèle d’un I Love You Phillip Morris évoquant la différence à travers une crise identitaire. Car à quoi bon faire d’une discrimination quasi quotidienne une œuvre qui renforcerait d’autant plus la vision grotesque et clichée qu’a le « grand public » de cette communauté ? A cette futile comédie humaine, seule la simplicité et la justesse de ton auraient dû être de mise dans l’optique de véhiculer une figure éclatante et téméraire, élevant ces marginaux à ce niveau d'égalité qu'il devrait exister.

    Epouse Moi Mon Pote s’inscrit pourtant dans la parfaite continuité des projets entrepris par la Bande à Fifi, mais s’embourbe dans la pauvre exploitation de son sujet. Préférant la lourdeur au sophistiqué, le rire s’accorderait à souligner l’insolite de la réalité en une exagération permettant l’annulation de tout cliché, si seulement chaque situation ne contribuait pas à les renforcer. Non sans exhumer l’échec cuisant du Ils sont partout d’Yvan Attal, et à vouloir nous sortir de cette Cage aux folles qu’est la vie pour finalement aggraver la peine à la sortie, cette œuvre pourrait incarner la tristesse de cette « relève » du cinéma français où le génie comique disparaît progressivement sous la balourdise et la grivoiserie. Beaumarchais aurait même pu établir un tempérament à sa formule en affirmant qu’en l’état de ces constatations, il serait de rigueur de s’empresser d’en pleurer à défaut d’en rire. Et de ces moqueries superficielles, le film devrait, n’en doutons pas, ameuter un troupeau de curieux et faire jouer de leurs zygomatiques. Un peu comme un costume sadomasochiste que le spectateur accepterait consciemment de porter.

    Toute dernière fois…

    Critique à lire également sur Le Blog Du Cinéma
    S-Kayp
    S-Kayp

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    4,5
    Publiée le 1 novembre 2017
    Je ne comprends pas qu'un tel film essuie autant de lourdes critiques négatives. Se moquer de quelque chose, c'est de l'humour et du second degrés, et non une phobie envers qui ou quoi que ce soit !! Je trouve ça navrant que certains n'aient pas d'humour et du recul sur certains sujets qui parfois peuvent être sensibles. Si on ne rigole plus des minorités par exemple, ça veut dire qu'on ne parle plus d'eux et qu'on les oublies... Si on veut une égalité entre les différentes sexualités, les différentes religions, les différentes couleurs de peau etc... il faut aussi accepter que chacun puisse se "moquer" des autres... Et on parle de clichés en disant que le film n'est qu'un ramassis de clichés, mais les clichés c'est de l'humour. Il faut juste savoir doser les choses et ne pas en faire trop, et je trouve que le film n'abuse pas.
    Ce film est en dans la lignée de Babysitting et de Alibi.com, c'est à dire qu'il est très drôle et il nous fait passer un bon moment. Et dans l'époque à laquelle on vie, heureusement qu'on a des films comme ça, parce que ça fait du bien :) Les gags et les dialogues sont bien trouvés.
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