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Claudine G
229 abonnés
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3,5
Publiée le 14 avril 2017
Dès le début du film on est plongé dans une ambiance austère, où règnent la solitude et l'ennui. Cette jeune femme mariée contre son gré à un riche lord anglais, qui ne la désire même pas, et on a l'impression que pour elle c'est un fait acquis et sous son air doux, qu'elle est soumise. Puis rien ne va plus. Son Beau-père et son époux quittent le domaine pour "affaires" et là la jeune demoiselle non seulement revit, court dans la nature qu'elle découvre insatiable, mais rencontre l'amour d'un simple palefrenier où là tous ses sens se réveillent et elle décide que rien ne pourra les séparer. De là s'enchaînent d'atroces moments où on a l'impression que Katerine perd tout sens moral et cela jusqu'aux crimes les plus odieux. Tout cela pour préserver son amour et finir vivante mais Ô combien seule !!!
Un film intéressant mais qui ne m'a pas totalement convaincu, même si les interprètes sont excellents, hélas le scénario manque cruellement de tension au début, mais sait dévoiler de bonnes surprises au fur et à mesure. A voir!
Romance historique anglaise, sur le papier pas vraiment ma tasse de thé (haha). Ce sont donc les critiques dithyrambiques qui m'ont poussé à voir ce film et aussi à passer le cap des premières minutes. Car le film est austère, exigeant et ne révèle pas tout de suite sa vraie nature qui tient finalement plus du thriller psychologique que de la romance. L'attractivité tient également à la performance de Florence Pugh qui incarne avec brio la mue de ce personnage aux multiples facettes. A posteriori j'aurais pu passer à côté de ce film sans regret mais je ne regrette pas non plus de l'avoir vu.
Jolie surprise que ce film de William Oldroyd, son premier long métrage. Le film raconte l'histoire, au XIXème siècle en Angleterre, de Katherine, une toute jeune fille, vendue et mariée sans amour à un homme deux fois plus agée qu'elle. La jeune femme vit dans une maison austère avec son mari et son sinistre beau-Père. Son mari est incapable de la toucher , et son beau père reproche à la jeune femme son manque d'activité sexuelle. Enfermée dans cette maison austère, la jeune femme s'ennuie et dépérit. Alors qu'elle se retrouve seule, elle s'éprend d'un palefrenier. Elle découvre les plaisirs charnels et les plaisirs tout court comme ceux d'aller se promener dans la campagne environnante. La jeune femme dans cette Angleterre austère va vivre sa sexualité comme elle l'entend. Cet impossible amour va la rendre capable du pire. La mise en scène est sobre. Les décors et la photographie sont magnifiques.
On est tenu jusqu'au bout par cette histoire effrayante, et pleine de rebondissements. Il y a beaucoup de tension. Le réalisateur ne juge pas son personnage. Il nous la présente victime, malheureuse, froide, calculatrice, amoureuse, une forte personnalité que l'on sent prête à tout. L'atmosphère est étouffante, on sent les drames arrivés.
Le film c'est aussi la découverte d'une superbe actrice, la toute jeune Florence Pugh. Une révélation. Elle est incroyable d'intensité. Le visage et le corps sont jeunes. La détermination et le regard froid constrastent avec cette jeunesse. Son personnage est fascinant.
The Yound lady est un huit clos à la réalisation parfaite. Une histoire haletante et glacante framboisemood .com
"The Young Lady" fait partie de ces films radicaux type Haneke, où le spectateur peut se trouver décontenancé. Personnages antipathiques, ambiance étouffante, mise en scène acérée... C'est un peu "hard" mais dans le style, c'est redoutablement réussi.
Le film d’époque, traditionnellement lorsqu’il traite de la bourgeoisie du XIXème siècle, sort ses plus beaux apparats : costumes magnifiques, intérieurs luxueux et relations humaines de très haute tenue. Là, que nenni et c’est la belle audace de ce film. Pour son premier film, William Oldroyd fait d’un atout un budget super serré puisqu’il prend parti de parler de cette petite noblesse pas très argentée et rustre des campagnes… loin des lustres de la cour royale. Pour preuve la jeune héroïne n’a qu’une seule belle robe, pas luxueuse, et le reste du temps elle arpente en tenue modeste la lande britannique superbement filmée dans l’esprit « Les hauts de Hurlevent ». Jane Austen présentait dans ses romans, sources de beaux films d’époque une vision romantique de la noblesse ; ici, ce sont la dureté rustre des rapports humains qui nous sont montrés ; loin des échanges à fleuret mouchetés dont on a l’habitude dans ce type d’exercice. Et le titre original de ce film en dit long sur la violence de la société, sur la perversité des rapports humains et sur la violence faite à la femme dans une noblesse si peu raffinée : « Lady Mc Beth ». « The young lady » pouvait tromper le spectateur alors que le titre original affiche clairement ses intentions. Ce sera une tragédie voire un thriller historique et non une comédie romantique. La jeune actrice, Florence Pugh, est prodigieuse dans le rôle de cette femme prête à tout pour s’émanciper ; d’une violence froide et glaciale. De fait, les meurtres s’enchaînent jusqu’au dernier d’une violence presque insoutenable. La limite du film de fait est bien exprimée par Vincent Ostria dans l’Humanité : « … sa stigmatisation du rigorisme d’antan cautionnent un massacre en règle mais gratuit. ». Et en fait le malaise vient essentiellement de séries d’aberrations scénaristiques dont la personnalité anachronique de la young lady révélée dès la première scène d’humiliation de son mari. Dès cette scène inaugurale, elle bafoue les valeurs de son époque, elle se comporte comme une femme d’aujourd’hui, embarrassant. Ce film a donc le mérite de lever le voile sur la brutalité d’un monde et d’une époque que l’on nous montre trop souvent comme très raffinée. Mais voilà sur un thème à peu près semblable ; Jane Campion frappa bien plus fort car beaucoup plus subtilité avec « La leçon de piano ». Et plus de critique sur blogspot: tout-un-cinema
Dans l'Angleterre rurale de la deuxième moitié du XIXéme siècle, Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge. Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre en la passion. Elle décide de prendre sa vie en main.....
Compte tenu de sa trame scénaristique, "The young lady" aurait dû conserver son titre original, "Lady Macbeth", pour sa distribution en France. En effet, si on pense un peu à "Madame Bovary" de Flaubert où à "L'amant de lady Chatterley"de D.H Lawrence, le script de "the young lady" rappelle avant tout l'histoire sombre de Nikolai Leskov relatée dans "Lady Macbeth du district de Mnenstk" adaptée, pour l'opéra, par Chostakovitch. Le film est réussi. Baignant dans une atmosphère de théâtre filmé grâce à l'ambiance "huit clos", aux costumes d'époque et aux plans répétés d'une grande symétrie notamment ceux où l'on voit, à échéance régulière, l'héroine s'asseoir au centre du canapé, lui même au centre du plan.
spoiler: Ses plans donnent une photographie du personnage principal, au fur et à mesure du déroulement du script, alors qu'elle tisse "sa toile d'araignée", se retrouvant de plus en plus seule.
Le film est rigoureux et analytique, il ne tombe jamais dans le pathos. Au fur et à mesure qu'elle découvre la réalité de sa situation, Katherine réagit promptement et sans états d'âme. Il est vrai que la vie était difficile dans ses landes hostiles tenues de mains de maîtres par les propriétaires terriens avec qui le petit personnel ne pouvait pas "bouger un cil". La description de la réalité sociale de l'époque est assez différente et plus crue que celle, plutôt consensuelle, donnée dans "Downton Abbey". Le ton du film est austère, les acteurs tous très bons, mention spéciale à Florence Pugh, la ravissante interprète de Katherine et à Christopher Faibank, son sinistre beau père.
Le coté sombre du métrage est renforcé par une excellente-et sinistre- bande originale de Dan Jones.
Dans sa première partie, "the young lady" est un film féministe avant que l'âpreté du scénario ne le fasse basculer du coté obscur pour voir derrière Katherine, une femme avec peu de scrupules...peut être à l'image de son époque.
The young Lady retrace la montée du désir insatiable d’une femme étouffée par les principes machistes de l’aristocratie britannique. Dans ce huis clos ascétique, sa passion pour le palefrenier fera glisser le spectateur de l’empathie à l’horreur. C’est un thriller glacé, d’autant plus percutant que le machiavélisme de Katherine nous est distillé manière incisive pour nous éclater à la figure.
Premier film de l’Anglais William Oldroyd, metteur en scène de théâtre à Londres et dans le monde entier. Sans doute cette passion du théâtre n’est-elle pas étrangère à son désir de faire le portrait d’un personnage shakespearien aussi mythique. Pour autant, point question ici d’héroïne moyenâgeuse, puisqu’il s’agit de l’adaptation d’un roman russe de Nicolaï Leskov, dont l’histoire se déroule au XIXe siècle. La jeune Katherine (Florence Pugh, magnifique révélation) vient d’épouser un riche marchand deux fois plus âgé qu’elle. Cloîtrée, rudoyée, délaissée, elle s’ennuie à périr dans son château perdu dans les brumes. En l’absence de son mari, elle fait la connaissance d’un palefrenier dont elle s’éprend passionnément. Cette folie amoureuse ne connaîtra aucune limites. Malheur à ceux qui constitueront une menace à son nouveau bonheur. Réalisé avec un budget modique pour un film d’époque, le film n’en souffre pas, il en profite au contraire. Cette mise en scène humble (mais superbement créative), sobre et austère apporte beaucoup d’intensité au propos. Les décors sont sublimes et les cadres, comme des tableaux vivants, hyper travaillés et sans esbroufe, impressionnent par leur beauté. Malgré le thème éminemment dramatique, le scénario n’est pas dénué d’humour. Et la dérive meurtrière de lady Katherine ne parvient pourtant pas à la rendre antipathique. C’est avant tout une femme qui se rebelle contre sa condition et l’infantilisation dont son sexe est victime depuis la nuit des temps. Elle est monstrueuse et touchante à la fois. Courageuse et mortifère, complètement folle et terriblement lucide. Un cocktail au goût de sang à tester sans attendre.
Une mise en scène dépouillée permet de se focaliser sur une photo superbe et une tension à fleur de peau. Les coups de théâtre se succèdent et le suspens est garanti jusqu'aux dernières minutes. Alors n'hésitez pas à affronter le vent et la brume pour découvrir une passion torride.
Pas facile d'être une femme du monde dans l'univers puritain de l'Angleterre de la seconde moitié du 19 ieme siècle et de succomber avec passion à une histoire d'amour avec un palefrenier jusqu'à la folie meurtrière. Beaucoup de sobriété et de force dans le jeu, la mise en scène s et l'image. Superbe. Du cinéma vrai et beau.
Le film de William OLDROYD (2017) est autant un thriller qu'un film presque naturaliste tant il dépeint avec réalisme et force de détail, la vie au milieu du 19 ième siècle en Angleterre. Vie difficile dans les campagnes où les femmes n'avaient aucune liberté , soumises autant à leur mari, qu'aux diverses règles sociales, culturelles et religieuses. On étouffe souvent en pensant indubitablement les progrès (en la matière) des sociétés modernes. La force du film est d'ailleurs sous-jacente à cette description. En effet à détailler la vie de cette "bourgeoise" presqu'enfermée à la fois dans sa demeure rurale autant que dans tous ses carcans sociaux; on en arrive à comprendre la dérive meutrière et la nature violente de "Katherine". Comme ses passions amoureuses qui lui sont toutes interdites. " Katherine " dont la force tient aussi à une interprétation sans faille de Florence PUGH, à la fois belle , analytique et d'une froide résolution . On notera aussi la prestationn de Cosmos JARVIS (jouant "Sébastian") et bien sûr Naomi ACKIE (dans le rôle de "Anna").
Quelle drôle d'idée d'avoir transformé le titre original de ce film - "Lady Macbeth" - en un "The young Lady", parfaitement insipide ! Dans le premier cas, tout est dit et c'est fort bien : Katherine sera une diablesse digne de son ancêtre shakespearienne ; dans le second, elle est réduite à un statut social et, au vu de l'affiche, on a tout à penser que l'on aura à faire à un énième film où l'on retrouvera l'esprit des romans de Jane Austen ou des soeurs Brontë. Or il n'en est rien. "The young Lady" est un film cruel dont l'héroïne, mariée à 19 ans à un homme nettement plus âgé qu'elle, connaît un véritable désert affectif et sexuel avant de prendre sa revanche de la manière la plus expéditive qui soit. Ladite revanche passera par une liaison avec un jeune palefrenier qui a tout du bel étalon que n'a jamais été son mari. Autrement dit, la victime humiliée tant du reste par son beau-père que par son mari, deviendra un impitoyable bourreau dont la haine et le cynisme ne connaîtront plus de limites. Réflexion sur la condition féminine dans une société où règnent le mensonge et l'hypocrisie ? Oui, mais pas seulement. Le film nous propose une réflexion sur le mal et ses origines. Comment un être que rien ne prédispose au meurtre peut-il se métamorphoser au point de devenir un monstre ? Voilà une réflexion qui, issue de la plume d'un romancier russe du XIXe siècle, Nikolaï Leskov, n'en demeure pas moins d'une terrifiante actualité. Le film est le premier long-métrage de William Oldroyd qui, avant de s'essayer au cinéma, a déjà fait ses preuves au théâtre où il a mis en scène les plus grands dramaturges : Shakespeare, Ibsen, Beckett... Le parti pris théâtral est ici évident tant dans le choix des plans que dans le jeu des acteurs. Un parti pris qui se double d'une certaine lenteur qui peut susciter parfois l'ennui. Et pourtant le film a des qualités indéniables : un très beau jeu d'acteurs d'où émane l'excellente Florence Pugh dans le rôle-titre, mais aussi plusieurs rôles secondaires dont celui de la servante interprété par la subtile Naomi Ackie ou encore le beau-père incarné par Christopher Fairbank. Autre atout : la qualité de l'image qui, jouant avec la lumière anglaise, nous invite parfois à la contemplation, prenant ainsi pour modèles les maîtres de la peinture du Nord - Vermeer et, plus près de nous, Vilhelm Hammershøi. C'est beau, intelligent, mais parfois trop figé - d'aucuns diront distancié, ils n'auront peut-être pas tort.
Le contraste entre les images presque figées de la vie de cette demeure bourgeoise, la passion dévorante des deux amants et la cruauté froide associée à l'émancipation de la maîtresse de maison rend cette tragédie intimiste passionnante et surprenante. Et tout ça avec peu de moyens. Vraiment à voir.....
The Young Lady est un film désagréable. Le rythme est lent, l'ambiance est pesante. Katherine ne laisse pas voir ses sentiments. Il y a très peu de dialogues. Les scènes d'amour ne sont pas sensuelles et la fin est prévisible. Les plans sont fixes, larges et longs. Il n'y a pas de musique. Il ne se dégage du film que de la tristesse et rien de positif.