The Young Lady
Note moyenne
3,1
2810 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

148 critiques spectateurs

5
4 critiques
4
53 critiques
3
57 critiques
2
19 critiques
1
10 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2017
Ce film anglais a recueilli déjà un beau succès d’estime chez les cinéphiles qui y voient une Emma Bovary anglaise un peu perverse. Le film est en tout cas assez déroutant. Par sa sécheresse, son image minimaliste, et l’absence de référence à un lieu ou à une époque. On sait qu’on est en Angleterre, au milieu du XIXème, c’est tout… Une Angleterre puritaine, corsetée dans ses bonnes moeurs, qui ne laisse aucune place à l’expression des sens. Cela ne fait pas les affaires de Lady MacBeth, jeune femme dont la robe à crinoline bleue saphir constitue la seule tache de couleur dans un monde gris. Sa nuit de noce a été une catastrophe, avec un vieux mari impuissant qu’elle n’a pas choisi. Elle s’ennuie… Alors, quand vient à passer un jeune palefrenier…
C’est, on le devine, une nouvelle version de la folle histoire de Lady Chatterley et de son garde-chasse. Mais en plus dur. Avec une femme plus machiavélique qui est prête à tout pour préserver son amour et son seul moteur dans la vie. L’histoire s’enfonce dans le crime, et tout se trouble pour devenir glauque.
Le film n’est pas inintéressant, mais il laisse le spectateur un peu en dehors de l’histoire. Les deux personnages ne suscitent pas l’empathie. Surtout, j’ai été un peu gêné par le jeu de l’actrice, un peu trop contemporain à mes yeux. Et ce bout d’Angleterre est quelque peu désespérant. « The young lady » est malgré tout un moment de cinéma acceptable dans l’actualité cinématographique très pauvre du moment.
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2017
Lady Macbeth, titre fort en sens, se transforme dans nos contrées en The Young Lady : cette propension des distributeurs français à traduire un titre original par un autre titre en anglais me dépassera toujours. Certainement nous prennent-ils pour des spectateurs stupides incapables de prononcer "Macbeth" en caisse... Bref.

Lady Macbeth, titre fort en sens, se transforme dans nos contrées en The Young Lady : cette propension des distributeurs français à traduire un titre original par un autre titre en anglais me dépassera toujours. Certainement nous prennent-ils pour des spectateurs stupides incapables de prononcer "Macbeth" en caisse... Bref.

Difficile de se forger un sentiment à chaud après le générique de fin, tellement l'austérité ambiante du film prend à la gorge. Lady Macbeth est d'une noirceur incroyablement glaciale, fascinante de la première à la dernière minute. Hormis quelques nappes sonores illustrant les moments les plus ténébreux du film, absolument aucune musique n'est utilisée dans le film, ambiance radicale rendant le tout aussi contemplatif qu'effrayant. Ce choix loin d'être aussi scolaire qu'on pourrait le penser dessine à merveille toute l’ambiguïté de ce portrait, aussi bien l'ennui régressif que le poison aride de la passion. Filmant quasi-intégralement en plans fixes, la caméra tend toutefois à se libérer lors des rares moments aérés du film où la jeune protagoniste respire à nouveau la liberté, englobée des élans de la caméra portée.

Dans ce récit où la jeune Katherine doit faire face à la misogynie de l'ère victorienne, une société où la domination masculine est totale, et on ne peut que s'attacher à elle. D'autant plus que le personnage est porté par la talentueuse Florence Pugh, imposante et charismatique avec son innocence faussée et le timbre grave de sa voix... Le film s'en trouve vraiment perturbant car la caractérisation de Katherine est progressivement mise à mal, jeune femme tout doucement contaminée par les travers quotidiens qu'elle subit, achevant le métrage par un acte abominable. Ce parcours se révèle littéralement irritant pour le spectateur, qui malgré tout ressent de la sympathie et voudrait qu'elle prenne en main son destin.

Domine alors ce paradoxe d'identification assez saisissant, d'autant plus que Katherine qui souffrait en silence empoigne son indépendance de manière presque anachronique, jeune punk giflant et riant au nez des codes de cette époque. Couplé à l'ambiance radicalement glaciale du film, c'est comme si cet exécrable patriarcat (qui fait encore écho aujourd'hui) donnait naissance à quelque chose de surnaturel. La jeune protagoniste deviendrait presque une sorte de créature de Frankenstein - son créateur étant le joug masculin - une entité caméléon qui passe d'un aspect à un autre de façon invisible, des visages contradictoires, de la dame blanche oisive à le veuve noire sans émotions... Au-delà de la romance à costumes que l'on pouvait attendre, Lady Macbeth révèle peu à peu la toile d'un véritable film de genre, comparable en certains points au récent Brimstone.

Malgré le stoïcisme ambiant, rappelons toutefois le joli travail de reconstitution du film, malgré la relative simplicité du décor en quasi huis-clos. Le décor champêtre de Chester, lieu de tournage du film, offre des images extérieures absolument magnifiques, panoramas dont la brume n'enlève en rien ses couleurs, brillamment mis en lumière. Sans compter l'excellent travail sur les costumes, par la chef-costumière de Steven Spielberg qui a déjà officié sur War Horse et Lincoln. Bouclé avec un budget à hauteur d'un demi-million d'euros, ce premier film est sans conteste une belle petite prouesse.

Entre fascination et perversion, Lady Macbeth ne laissera pas indifférent ceux qui céderont à son aura incroyablement oppressante et ambiguë qui étouffe les codes attendus, offrant plutôt derrière la passion et la romance le portrait glaçant d'une jeune femme qui, piégée dans la toile de l'emprise masculine, se transforme en veuve noire.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2017
Sur le thème connu et rabâché de la malheureuse épouse aristocratique et rurale, "the Young Lady" amène pourtant une brume de fraicheur.
D'abord un casting et une interprétation de très haut niveau.
Une mise en scène dépouillée permet de se focaliser sur une photo superbe et une tension à fleur de peau.
Les coups de théâtre se succèdent et le suspens est garanti jusqu'aux dernières minutes.
Alors n'hésiter pas à affronter le vent et la brume pour découvrir une passion torride.
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mai 2017
La langueur du début du film nous endort, la lourdeur de la suite nous pèse, les scènes de crime nous oblige à fermer les yeux...
Un synopsis pourtant intéressant mais aucune émotion n'est ressenti ni dans la passion qui est censé habiter les héros, ni dans la volonté ou l'ambition de cette jeune femme. Moins par le mauvais jeu des acteurs que par les plans du réalisateur...

Dommage
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2017
Jolie surprise que ce film de William Oldroyd, son premier long métrage. Le film raconte l'histoire, au XIXème siècle en Angleterre, de Katherine, une toute jeune fille, vendue et mariée sans amour à un homme deux fois plus agée qu'elle. La jeune femme vit dans une maison austère avec son mari et son sinistre beau-Père. Son mari est incapable de la toucher , et son beau père reproche à la jeune femme son manque d'activité sexuelle. Enfermée dans cette maison austère, la jeune femme s'ennuie et dépérit. Alors qu'elle se retrouve seule, elle s'éprend d'un palefrenier. Elle découvre les plaisirs charnels et les plaisirs tout court comme ceux d'aller se promener dans la campagne environnante. La jeune femme dans cette Angleterre austère va vivre sa sexualité comme elle l'entend. Cet impossible amour va la rendre capable du pire. La mise en scène est sobre. Les décors et la photographie sont magnifiques.

On est tenu jusqu'au bout par cette histoire effrayante, et pleine de rebondissements. Il y a beaucoup de tension. Le réalisateur ne juge pas son personnage. Il nous la présente victime, malheureuse, froide, calculatrice, amoureuse, une forte personnalité que l'on sent prête à tout. L'atmosphère est étouffante, on sent les drames arrivés.

Le film c'est aussi la découverte d'une superbe actrice, la toute jeune Florence Pugh. Une révélation. Elle est incroyable d'intensité. Le visage et le corps sont jeunes. La détermination et le regard froid constrastent avec cette jeunesse. Son personnage est fascinant.

The Yound lady est un huit clos à la réalisation parfaite. Une histoire haletante et glacante
framboisemood .com
Guichard M
Guichard M

18 abonnés 29 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2017
la jeune actrice sublime très belles images une belle histoire des scènes un peu dur la fin laisse sans voix
LaureP
LaureP

18 abonnés 199 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 avril 2017
Je mets 1* pour la capacité à m'avoir mis aussi mal à l'aise.
N'aimant pas connaître l'histoire d'un film avant d'aller le voir, je m'étais fiée à la bande annonce et à l'affiche et m'attendais à un mélange entre "Lady Charterley" et "raison et sentiments" quelle erreur!!! Il n'y a pas de romantisme ici, ni de sensualité... juste une sombre histoire de petites gens. Le palefrenier joué particulièrement mal ce qui n'arrange rien.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 avril 2017
très bon film rafraichissant même si le sujet est hard. déscription de époque révolue ?! pas sûr ...
Julie D.
Julie D.

14 abonnés 158 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2017
William Oldroyd nous tient en haleine tout le long de son film. Belle adaptation et très beaux plans extérieurs.
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2017
Vu le 20170421, avis le 20170426

Bien fait et bien mené, le film est un peu trop simple

Le film me semble un petit peu trop simpliste. Il ne décolle pas de l histoire qu il raconte et est un poil plan - plan. On passe d un plan à l autre au fil du récit. Pas d extravagance, pas beaucoup de personnalité (si ce n est probablement celle des acteurs). J aurais apprécié plus de fantaisie / de digressions.

Visuellement, j ai trouvé que la solitude de Catherine était très bien représentée (la cage d escalier, l encadrement de fenêtre), les thés).
La spirale inverse des sensations entre elle et le palefrenier est bien dissimulée et lorsqu elle devient visible bien racontée.

Globalement le film est intéressant pour qui peut accepter qu un film mette du temps à dévoiler la réalité de son sujet et accepte aussi un peu d inconfort.
1ou2mo
1ou2mo

11 abonnés 476 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2017
Un drame, une passion criminelle traitée froidement comme le cynisme de cette Bovary Chatterley.Le nombre de personnages est restreint mais le filmarrive à mettre en exergue la condition des petites gens par petites touches et situations bien étudiées..
Joëlle Roubine
Joëlle Roubine

5 abonnés 30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2017
Un bras de fer entre une vie qui démarre à travers cette magnifique Young Lady et un homme résigné, soumis aux ordres d'un père autoritaire. Noblesse oblige ! La mariée sera en noir, on le pressent dès la scène d'ouverture. Cette criante et glaçante expression cinématographique du besoin de liberté dans un huis clos et avec une poignée de personnages tient le spectateur de bout en bout. Vite, lire le roman duquel le film est adapté juste pour se replonger dans cette histoire de vies brisées par un arrangement pris par les uns pour les autres et dont les conséquences aboutiront aux pires tragédies.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 avril 2017
Voici un film sombre où l'héroïne choisit de ne plus subir sa vie mais de la vivre pleinement au détriment des personnes qui l'entourent.Notre noirceur se réveille à la vue de ce film,c'est rare et c'est agréable. L'être humain n'est pas parfait et ce film nous en donne la preuve .Qu'est ce que ça fait du bien !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 avril 2017
Un bon film, surtout quand on sait que c'est le 1er. L'histoire est du classique (Macbeth), mais justement, le classique est là pour dire quelque chose de notre vie: Ici, l'ennui se sert de l'amour et prend alors des aspects de passion jusqu'à la folie meurtrière. L'actrice est magnifique de magnétisme, on ne décolle pas de son visage. la bande-son est très forte, je n'ai entendu personnellement que 2 fois de la musique, tout le reste n'est que le bruit de la vie de cette demeure (le parquet, les volets), de la lande (le bruit des oiseaux dehors qui sont comme un appel à liberté, le vent) ou de la vie quotidienne (le thé! les râles de l'amour ou de la mort). C'est absolument saisissant.
Deux bémols : 1. l’épilogue du film n'est pas à la hauteur du reste. Bien sur que cela doit se terminer ainsi mais il y aurait pu avoir un dénouement plus implacable, avec une vraie enquête car dès le début il y avait tout pour faire accuser un(e) autre. spoiler: ici il suffit qu'elle accuse et tout le monde la croit ?

2. les acteurs masculins moins magnétiques, le beau-père est faussement méchant, le mari est fadasse (on ne sent même pas sa haine avant qu'il ne l'explique lui-même), l'amant est sans charisme (mais à la rigueur c'est fait exprès).
Malgré ces bémols, ce film m'a bien marqué : donc 4.
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2017
histoire classique du XIXe siècle en apparence mais avec une vrai atmosphère de malaise .beau décors assez minimaliste et superbe interprétation de "LADY MACBETH" court et bien rythmé même en connaissant la fin on se laisse portée......
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse