2000 ou le commencement d’un nouveau millénaire et nouveau siècle. Le défis ou plutôt, l’idée même de remettre sur pied un péplum était insolite, inconscient voir même surréaliste compte tenu de la surenchère et overdose du genre entre 1950 et 1980, 3 décennies durant lesquelles les longueurs ont été reines, les héros musclés/romancés et familiaux étaient acclamés sans pour autant faire honneur à leur titre.
Passons car ici, Ridley met son talent, ses pensées et son amour de l’histoire au service d'un désormais monument ciné, surtout très curieux avec un net recul que cette fresque n’a été ni co-écrite ni produite par ses soins. Certes la société Scott Free est créditée mais peu savait qu’il s’agissait de sa boîte. Un pilier historique remettant sur le devant de la scène les combats antiques, la ville antique qu'était Rome dans son énormité. Plus autant mise en avant depuis « Quo Vadis » (la « première version ») et « La chute de l’Empire » ou ils furent les seuls à réellement là montrer. La politique comme elle n'est plus censée existée alors que si, elle existe toujours de cette manière, sans les meurtres bien sûr. Mais il s’agit plus ici des arrangements pour obtenir les meilleurs guerriers, meilleurs prix et soutiens de Sénateurs. Un récit de vengeance personnelle avant tout, d'une chasse à l'homme à l'origine d'un exil forcer et d’un double assassinat manipuler par un fils jaloux et ne supportant pas la « concurrence ». Russel Crowe ou l’homme perdu dans les tréfonds de l'esclavage ou les face à face brutaux, les boucheries sont permises et aucune règle n'est donnée. Si, celle de divertir violement. C'est bien là la première morale du récit, voir le premier "sport", le premier grand divertissement de l'humanité et ses moralités inexistantes, constater que le dernier mot n'était pas donné par un arbitre mais par la politique même en "autorisant" le droit de vie ou de mort par le simple geste du pousse lever ou baisser. Visuellement, comment pourrait-on trouver un défaut ? Seuls les cinéastes de valeurs et studios d’ampleurs savent livrés des aventures dignes de leur titre. Là est bien la « suite » et l’héritage des récits des décennies précédentes, seuls les visuels étaient respectés. Un ensemble réussissant à peu près à nous faire oublier les quelques longueurs verbales, qu’elles soient en version ciné ou longue. Une incroyable maîtrise d'orchestration des batailles et affrontements pour une parfaite immersion. Là encore ou les prédécesseurs lançaient leur figurant à la hâte avec tous les défauts visibles ou presque. Sur le cast, évidement culte et impeccable, l'ancien inconnu Russel Crowe devenu depuis lors une star d'action, de thriller ou de fantastique face à un jeune Joaquin Phoénix qui, tout aussi peu connu débute avec un rôle qui n'est pas des moindres en tant que fils et assassin de Marc Aurell « César ». Un rôle de manipulateur, faiseur de trouble intimidant son entourage quel qu'il soit pour assouvir ses envies. Général puis gladiateur, Crowe signe sa première grande apparition, son premier rôle d'envergure et rend hommage, 2000 ans après cela s'en vas, aux esclaves combattants forcer, hommes enlever à leur vie et livrer à une pâture non voulue, un massacre assurer face à un peuple s'en fichant royalement, une foule ne souhaitant qu'une chose, les voir s'entre tuer pour leur seul plaisir. Des hommes symbole d'une soumission à la politique et au social tyrannique et dictatorial Romain. Les seconds rôles sont d'un respect complet et font honneur aux hommes et femmes d'antan qui aujourd'hui, n'ont de place que dans les pays qui aujourd'hui, vivent encore dans un passé oublier. Un récit mythique pour une bande son sublime signer du maître Hans Zimmer ou chaque scène anthologique fut marquée au fer rouge.
Un immense Scott pour un immense péplum.