Le Jeune Ahmed
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ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2019
ou l' histoire d’une radicalisation qui passe par une adhésion à la foi musulmane un peu fondamentaliste ?
Dans une famille « intégrée » les Dardenne nous montrent l’emprise progressive de l’imam au détriment de la famille….
J’ai aimé les détails de la vie quotidienne et la place que prend la prière et l’adhésion d’Ahmed à sa foi….qui l’amène à
« vouloir du mal », même à ceux qui ne lui veulent que du bien ?
Et c’est ce que nous voulons comprendre à tout prix!
Pourtant, bien que toujours au plus près d’Ahmed, tout nous échappe…..
On le voit un moment bref, tiraillé entre un appel à la vraie vie et un comportement radical.

À tort ou à raison, j’ai été peu convaincu par le « jeu » du jeune Ahmed, peu expressif ???
également par certains éducateurs ?
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2025
Une dénonciation sans équivoque de la manipulation que peuvent subir les jeunes sans jamais insulter l'Islam.

Le jeune Ahmed est parfaitement réussi. Dans ses thématiques, ses dialogues et ses acteurs.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2025
Il est raide, Ahmed. Il marche droit, il baisse les yeux, il parle à peine. Dans Le jeune Ahmed, les Dardenne poussent leur logique jusqu’au bord du vide. Ils filment un adolescent non pas en crise, mais déjà au-delà de la crise : fixé, verrouillé, habité par une certitude. Et c’est là que le film devient étrange. Il ne cherche pas à comprendre, il ne cherche même pas à montrer : il assiste, il enregistre, il bute contre un mur.

Pas de passé, pas d’amis, peu de famille, pas de doute surtout. Il croit, donc il agit. Et le cinéma des Dardenne, d’ordinaire si attaché aux bifurcations, aux hésitations, aux gestes contrariés, semble ici fasciné par ce bloc compact. On ne sait pas ce qu’il pense. On ne sait même pas s’il pense.

Tout autour pourtant est encore doux, encore vivant : la mère, désarmée mais aimante ; l’éducatrice, tenace, patiente ; le fermier, un peu gauche, un peu doux, qui tend la main. Il y a de la chaleur dans l’univers d’Ahmed, mais il s’y cogne.

Leur caméra tremble toujours, suit au plus près, mais elle n’en sait pas plus que nous. Elle capte l’extérieur d’un être qu’aucune parole ne fissure. On attend l’instant où quelque chose cédera, se brisera, s’ouvrira. Il ne vient pas. Même la tentative de passage à l’acte, couteau dans la manche, geste suspendu, est filmée sans emphase.

Et puis il y a cette fin. Cette chute littérale. Ahmed qui glisse, tombe, appelle. Soudain, un cri. Non pas un cri de foi, de guerre, de haine mais un cri de douleur. Est-ce le début d’un retour au monde ?

Mais ce doute, tardif, ne suffit pas à effacer la distance que le film installe. Car Le jeune Ahmed ne s’offre pas. Il n’invite pas. Il résiste. Il préfère le tranchant de l’idée à la douceur de la contradiction. Certains spectateurs, comme moi, peuvent s’y heurter, s’en détourner, ne rien reconnaître de vivant dans cette figure close.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2023
Avant dernier film des frères Dardenne, récompensé à Cannes, cette réalisation nous raconte l'histoire d'une jeune musulman qui se fait endoctriné par un iman et qui devient prêt à tout pour commettre un acte grave sur une personne de son école. Le film traite de l'intégrisme mais bien sur spécifiquement de l'islamisme. Le fait de décrire ce comportement radical chez un enfant donne une force supplémentaire au film. Par contre, on ne ressent pas forcement autant d'émotions que dans d'autres films des frères Dardenne.
Christian Wacrenier
Christian Wacrenier

24 abonnés 33 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2019
On retrouve dans ce film l'écriture des frères Dardenne, nerveuse, près des corps. On retrouve également leur humanité, leur vision d'une société capable de solidarité. La partie n'était pas gagnée avec cet adolescent buté, enfermé dans son radicalisme, sans grâce. La réaction normale serait d'être exaspéré, sans patience devant lui. C'est cette réaction "normale" que dynamitent les cinéastes. Car autour de cet ado exaspérant sûr de détenir la vérité divine qu'on lui a inculquée, prêt à tuer une "apostat" et obéir ainsi à des injonctions sacrées, autour de ce jeune insupportable comme peuvent l'être les ados, on trouve des gens ouverts, à l'écoute, respectueux, désireux de l'aider. On ne sait pas dans le détail les raisons de l'évolution du jeune Ahmed, et c'est une qualité du film que de ne pas rendre tout compréhensible alors que l'irrationnel du radicalisme ne peut se limiter à une étude logique. Influencé par un imam qui a déjà envoyé son cousin au "martyr", Ahmed décide de tuer Inès, la jeune enseignante qui l'a aidé depuis des années et a fait de lui un bon élève. C'est son but, son idée fixe. Après une première tentative qui lui vaut l'internement dans une structure chargée de le remettre dans la réalité, il pratique la dissimulation autorisée quand il s'agit de servir les intérêts divins. Il devient un apprenti modèle dans la ferme où il est accueilli et où il se lave les mains après que la chienne, impure l'a touché. La jeune Luce n'est pas insensible à cet adolescent étrange et elle veut l'embrasser. Quand elle lui fait cette demande, Ahmed sourit. C'est le seul sourire du film. Un sourire qui éclaire son visage et lui rend sa grâce juvénile. Mais c'est une illusion. Ce sourire n'est pas un sourire de vie, c'est un sourire de rejet, la moquerie et le dédain mêlés pour une "femme" impure" qui imagine qu'on peut comme ça, sans s'être converti, toucher un homme pur, voué à servir Dieu.
La fin du film est bouleversante. Alors qu'il est venu après s'être échappé, tuer la jeune enseignante, il fait une chute qui le laisse sur le sol, souffrant, incapable de bouger. Dans une scène qui prend son temps et nous montre les efforts du garçon pour bouger centimètre à centimètre, il redevient petit enfant et appelle sa mère qu'il avait rejetée parce qu'elle était selon lui alcoolique. On le voit sortir de sa poche le tenon qu'il avait descellé pour tuer Inès et frapper contre la barrière pour appeler au secours...
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2020
L'actualité nous pousse à envisager les films comme moyens d'expression sur ce qui nous inquiète, et après les tragiques évènements de terrorismes récents en France, voici que le film Le Jeune Ahmed, parlant de l'embrigadement moral des jeunes, vient nous proposer un divan pour faire le point, tous ensemble entre spectateurs. Mais ici Les Frères Dardenne nous tendent une vision bien triste : pour Ahmed, c'est fichu dès le départ, et le danger de ce discours est de généraliser et de faire dire au film que les jeunes sont incapables de repentir et ne sont bons qu'à nourrir l'obsession de tuer leur victime. Même si le film ne généralise pas de lui-même le parcours d'Ahmed, on ne peut s'empêcher d'y penser, et le propos devient aussi déprimant que réducteur (à quoi serviraient les services d'aides ?). En incluant, même rapidement, un autre cas qui, lui, s'en sort, on aurait évité l'énorme écueil que peut provoquer cette œuvre. Néanmoins la mise en scène est soignée, et l'on espère que la consigne du jeune acteur était de nous donner des envies de claques, auquel cas c'est très réussi. Dommage d'avoir rendu univoque le discours sur le repentir, car l'amalgame nous tend les bras.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2019
" Le jeune Ahmed " des frères Dardennes qui vient d'être récompensé par le prix de la mise en scène à Cannes est un drame réaliste. En effet j'ai trouvé que les célébres réalisateur belges avait mieux traité le sujet de la radicalisation des jeunes que André Techine récemment . J'ai beaucoup aimé l'interprétation du jeune acteur principal très juste dans son rôle démontrant à quel point il est difficile de sortir d'un endoctrinement et que le pardon est salutaire.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2019
Je ne sais si le comédien est dans son personnage, s’il s’agit d’une direction d’acteur déterminée, monolithique et rigide, mais son profil d’introverti forcené l’écarte déjà d’un sujet par ailleurs très complexe. On résumera en parlant de radicalisation, mais plutôt que d’évoquer le fond du problème très actuel, les frères Dardennes se fixent sur la religion qui le sous-tend. Contrairement à des films comme « Le ciel attendra », « La désintégration », voire même « L’adieu à la nuit » ce film prend à témoin l’Islam pour en décortiquer les ressorts qui peuvent conduire un jeune garçon musulman à embraser sans sourciller cette religion. Ahmed entend aller jusqu’au bout de ses convictions, rejetant tour à tour sa famille et les adultes qui s’ouvrent à son discours pour le combattre, tandis que son obsession de tuer une apostat proche de son éducation devient sa mission première. Une obsession qui très vite devient le ronronnement d’une mise en scène insistante et répétitive, sans implication forte des réalisateurs.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2019
le film ne nous dit pas comment et pourquoi le jeune Ahmed s'est réfugié dans la religion et s'est retrouvé sous l'emprise d'un imam radical. L'absence du père probablement mais cela n'explique pas tout. Il est plutôt bon élève, entouré par sa famille et apprécié pas sa prof. Le film fait beaucoup pensé à Rosetta, un ado buté qui n'entend rien et se mure dans ses convictions.
Les Dardenne filment avec beaucoup de détails tous les rîtes liés à la prière et nous observons cet ado, encore un peu enfantin, sans trop savoir quoi en penser. Il est potentiellement dangereux mais peut-on le sauver et l'arrêter dans son escalade ? Ce film pose beaucoup de questions
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 novembre 2019
Juste après l'adieu à la nuit, le même débat populaire en Belgique, on n'en a que faire des radicalisés, dans ce scénario mise en scène crée un casse-tête et pose problème.
On suit les tribulations de ce jeune vert pas mûr attiré par les sirènes obscures de l'obscurantisme philosophique, la religion est du côté sombre.

Finissant son deuil après cette chute finale fracturée intentionnelle, pourra plus bouger pendant un bout de temps et en pleurnicherie, c'est le cinéma belge, un sacré coup terrible.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2019
Après "L'adieu à la nuit" d'André Téchiné, les frères Dardenne nous offrent un nouveau film sur la radicalisation. Cette fois-ci, c'est le jeune Ahmed, 13 ans, qui va tenter l'irréparable sur une de ses enseignantes. Idir Ben Addi campe à merveille ce jeune influencé par un imam intégriste, voulant imposer dans sa propre famille un Islam radical. Le film est loin d'être parfait mais les frères belges savent entretenir un suspense constant et ne tombent jamais dans la facilité (sans en dire plus sur le destin du jeune homme). C'est un film intense et captivant de bout en bout.
Nicolas N.
Nicolas N.

54 abonnés 960 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2022
Un bon film Belge. Deux super réalisateur les frères d'Ardenne. On les connait de plus en plus.
L'histoire de ce jeune musulman radicalisé nous montre aussi une certaine réalité, cela fait peur, cela nous rend de glace, on est déchirer entre le faite qu'il soit jeune et l'autre fait qu'il est prêt à tuer....
L'acteur Idir Ben Addi joue tres bien son rôle, vraiment content de voir un film Belge étant belge moi meme qui marche bien.
3,5 pour ma part
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2020
Un film délicat, bien vu, rendu marquant par une attention aux détails, et un sens de la scène. Des acteurs amateurs ou méconnus, pas de musique rajoutée, un sujet de société abordé de manière à la fois de manière simple et complexe : les Dardenne reviennent aux sources. Si le film n'a pas la puissance émotionnelle du "fils", leur chef-d'oeuvre inégalé, les deux réalisateurs belges savent toujours comment rendre le mouvement de la vie, caméra à l'épaule et aux aguets. Le finale s'avère très beau.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 9 juin 2019
Les dardennes virent dans le consensus le plus mou. Ici, on nous ressasse le thème de l'embrigadement religieux avec une approche digne des plus mauvais essais en librairie sur le question. Le sujet, Ö combien important, aurait mérité plus de finition, d'esprit et de cinéma.
STRANGELines
STRANGELines

19 abonnés 102 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2019
Le jeune Ahmed est un film qui brille d'une force rare.
Sans jamais tomber dans les détails et malgré un scénario très mécanique, les frères Dardenne montre de manière sobre et précise ce qui pourrait être l'une des conséquences (néfastes) de la radicalisation et propose dans un second volet - d'ailleurs pas si intense que la première partie - un processus de dé-radicalisation qui sera sans doute l'antithèse ou l'antidote du premier volet. Si le film ne donne jamais l'opportunité à une lecture politique innovante ! Sur la nature de ce phénomène de société, il traite le sujet comme une drame personnelle - centré sur l'adolescence, en sus de postuler la radicalisation comme symptôme d'une crise psychologique et spirituelle d'une France musulmane un peu aliénée.
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