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Spider cineman
213 abonnés
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2,5
Publiée le 6 novembre 2022
Comme son nom ne l indique pas c est un film du Mexique des années 70 qui témoigne du quotidien au travers une assistante dans une famille. Ça peut donner à penser à un documentaire, néanmoins le rythme lent et l absence de trame en font un film relativement ennuyeux. Il faut se contenter de visionner la vie de ce quotidien en noir et blanc... pas complètement suffisant pour tenir sur la longue durée du film ...
Chaudement recommandé pour son authenticité et le coté artistique de ses images, je suis plutôt déçu. Histoire banale d'une servante mexicaine aimée et respectée de ses riches employeurs (américains?). C’est longuet, il ne se passe pas grand chose hormis des petits événements de la vie quotidienne. Effectivement, la réalisation et la photographie en noir et blanc donnent un beau cachet à cette histoire bien légère mais ramenez le tout à la couleur, ce film est nul.
Superbe film de Cuaron à la photographie noir et blanc somptueuse qui vaut surtout par sa mise en scène subtile mais extraordinairement complexe et l'interprétation de cette jeune actrice mexicaine impressionnante. C'est pourtant le simple portrait de cette jeune indigène employée à demeure dans une famille aisée qui démarre tout en douceur à se demander se qu'il va bien se passer pendant près de 2h. Il faut tout de même se montrer patient car même si l'on comprend que le fait de tomber enceinte va poser problème à cette jeune femme, on ne se doute pas des monstrueuses séquences qui achèvent ce film de manière terrifiante avec l'accouchement en pleine révolte et le sauvetage des enfants dans l'océan qui sont à peine croyables...
Tout simplement un chef d'œuvre comme on en voit rarement aujourd'hui... Un cinéma personnel, qui n'a pas peur de simplicité (quelle incroyable bande son) et d'une beauté visuelle à couper le souffle. Immersif, émouvant, et où sous l'incroyable esthétisme des plans toutes les épreuves des personnages et tous les évènements historiques sont magnifiés... Et on associe bien Alfonso Cuaron à l'émouvant petit Pepe.
Roma donne une baffe et fait comprendre qu'un film peut être une oeuvre d'art. Film qui raconte la vie d'une famille mexicaine de la moyenne bourgeoisie avec ses deux servantes au début des années 70. Avec les histoires sentimentales et de familles. La narration se concentrant sur l'une des femmes de ménage, tout étant vu de son point de vue. Des choix esthétiques qui produisent une œuvre forte et de toute beauté: le noir et blanc, des plans-séquences, aucune musique extra diégétique. Le noir et blanc est superbe. La mise en scène est ample avec le format large et la caméra numérique en mouvement permanent (cela panoramique beaucoup) y compris à l'intérieur de la maison (beaucoup de scènes sont à l’intérieur). Alfonso Cuaron n'a pas peur de filmer longuement les mouvement des gens dans la maison, même s'ils ne font pas progresser la narration et le drame, ces panoramiques donnent une ampleur et une beauté aux séquences. Alfonso Cuaron laisse chaque scène se développer, sans coupure, sans contrechamps, donnant une ampleur à la moindre séquence. Et bien sûr, à plusieurs moments, les choses étant installées, et les drames progressant, le film fait poindre à plusieurs reprises l'émotion. Autant Gravity était d'un ennui colossal et ne suscitait aucune émotion, ici Alfonso Cuaron a réalisé, écrit, photographié un chef d'oeuvre. Il est encore possible de créer un œuvre d'Art avec des images.
Rare sont les films à épouser aussi bien l'essence même de la vie. Porté par un scénario somptueux, le film est aussi un chef d'œuvre de mise en scène et de photographie. Immense.
Cc... C'est l'exacte antithèse du film d'auteur. Antonioni nous fait tourner la tête avec ses cadrages vertigineux mais pas seulement... Il propose un scénario plein d'asperités qui questionne l'intime. Cuaron reste en surface malgré une esthétique soignée.
Beaucoup de choses ont du être dites sur ce film, tellement il possède une puissance indéniable. L'histoire est pourtant simple, le film long, mais cela fonctionne, grâce à la maestria du réalisateur. On peut toujours lui reprocher un passage au milieu du film où il semble se perdre, mais l'évolution de l'histoire et des personnages trouve une logique implacable, notamment car y sont insérés de multiples références à des débats sociétaux. Bref, un quasi chef d'œuvre dont certaines scènes marquent l'esprit.
Être critique, ce n'est pas facile. Même si l'on s'adresse à qui veut bien nous lire et qu'on écrit de chez soi sans rien risquer que d'éventuels retours un peu brusques, ce n'est pas facile. Je publie ce texte après quatre brouillons.
Il y a toujours un moment où l'on se demande ce qui nous permet de parler comme on le fait d'arts qu'on ne maîtrisera jamais. On contemple l'œuvre d'une myriade d'artistes avec des yeux curieux, certes, mais qu'assombrissent des sourcils éternellement froncés dans un jugement qu'on réfrène plus ou moins bien – déformation non professionnelle. Ou alors le sourcil est levé, dans l'expectative d'une surprise ou d'une compréhension qui ne viendra pas toujours. Et puis on ouvre sa gueule, espérant parfois que notre assurance est bien placée et non le fruit de quelque cuistrerie. Mais en tout cas, on ouvre sa gueule.
Il y a des films dont je ne sais que dire. Ils ne me donnent pas envie de parler d'eux, et il fut un temps où je me forçais, poursuivant ardemment l'idée qu'un bon critique doit pouvoir tout dire sur tout, sans quoi sa parole n'est pas digne de confiance. J'ai arrêté en réalisant que ces films n'étaient pas l'expression de ma faiblesse, mais simplement là pour me donner des repères et s'assurer que je continue à faire de mon mieux. Ils sont là parce que je ne suis pas de ceux qui se complaisent dans le venin qu'ils déversent.
Roma est un de ces repères. Un film mûri pendant des décennies, qui a germé dès les débuts de Cuarón au cinéma, écrit avec une précision impensable pour un film social, et rempli d'une infinité de symboles. Roma, film dont je ne sais que dire parce qu'il me dépasse. Pourtant je le comprends : je vois le traversement des classes sociales par la grâce, la beauté de relations qui s'établissent au-delà des carcans, le mémento de moments historiques forts à la lumière tamisée du souvenir, et la purification du moi à travers le regard des autres. Roma m'est *accessible*, mais ce n'est pas pour ça que je sais par quel bout le prendre.
Déterminer si je l'ai aimé ou non est tâche impossible, mais il me (re)convainc d'une chose : le cinéma n'aurait plus de sens si on pouvait toujours le broyer en particules irréductibles, alors il faut qu'il nous dépasse parfois. Il faut que parfois, ce ne soit pas au critique d'analyser le film, mais au film d'analyser le critique.
Malheureusement je suis passé à côté de ce film. J'adores Alfonso Cuaron mais là, je n'ai juste pas compris où il voulait en venir avec son histoire. Le film est lent, ce qui n'est pas un défaut, j'aime un beau film qui prend son temps. Mais la façon de filmer est très impersonnelle et ne nous rapproche pas des personnages: tout en plan large avec de long panorama (qui donne parfois envie de vomir). Quelques scènes sont belles et provoquent des émotions: scène d'accouchement, scène de noyade. Mais à par ça difficile de tirer plus de réaction.
L'esthétique est brute, l'histoire est brutale. Le hors champs est, à plusieurs instants, révélateur de l'angoisse. Voir le pistolet arriver dans le champ est inquiétant, spoiler: mais lorsque la caméra révèle que c'est Fermín qui pointe l'arme contre Cléo, la réelle violence se dévoile. spoiler: Il suffit aussi d'un hors champ pour que les enfants de la famille disparaissent sous la mer. Et, alors que la mer les a avalés, la caméra les garde sous l'eau, hors du champ.
Il faut cependant avouer qu'entre ces moments brutaux, le film est plutôt contemplatif. Il y a une lutte des classe, une sororité, mais ce qui est plutôt montrée est une part de vie, avec continuité, un témoignage plutôt qu'une histoire à suspense.
6 192 abonnés
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1,0
Publiée le 9 juillet 2021
Avec ce film j'ai su que j'avais des ennuis dès la scène d'ouverture montrant un sol carrelé symétrique en train d'être lavé par des femmes. Ce n'était pas intéressant mais ça a duré très longtemps. Le générique de début peu excitant a été suivi d'épisodes déconnectés de la vie d'une grande famille et de ses deux domestiques. Je n'arrivais pas à distinguer une femme de chambre de l'autre. Au bout d'un moment j'ai appris que l'une s'appelait Cleo et l'autre Adela. Nous nous concentrons sur Cléo qui tombe enceinte d'un amant inconsidéré (euphémisme de l'année). Pendant ce temps Sofia la maîtresse de maison se fait larguer par son mari médecin pour un mannequin plus jeune. Sofia doit s'occuper seule de leurs quatre enfants mais ne semble pas tout à fait à la hauteur de la tâche. Un film sur ma grand-mère qui se promène dans sa maison qui fait le ménage et qui nettoie la vaisselle ou qui pleure son mari disparu serait moins ennuyeux et plus divertissant que Roma...
La photographie est belle, point. C'est chiant, mais qu'est-ce que c'est chiant ! Je me suis ennuyé à mourir à partir de la 15e minute. C'est de la masturbation artistique.
Je me suis vraiment accroché pour essayer d’apprécier Roma mais malheureusement, je n’ai pas réussi à accrocher. Roma est visuellement magnifique et les acteurs sont excellents, mais hormis cela, je ne vois vraiment pas qu’est-ce qui peut tenir en haleine le spectateur devant le film, tant il n’y a aucune action, retournement de situation, tension ou autre. Seul les 40 dernières minutes viennent un peu bouleversées cette monotonie et offre de l’émotion au film. C’est ça qui est vraiment dommage, c’est que si tout Roma était à la hauteur des 40 dernières minutes, j’aurais vraiment été bouleversé devant. Malheureusement, les 2 premiers tiers du film sont quasiment vides d’événements majeurs dans l’intrigue (ou du moins ils sont dispersés toutes les 20/25 minutes, ils ne sont donc vraiment pas nombreux) ce qui rend le film très ennuyeux à mes yeux. Bref, je suis triste de ne pas avoir accroché à Roma qui a pourtant une esthétique incroyable et une fin assez crue et bouleversante, mais je n’y arrive vraiment pas. Dommage.