Sur le chemin de la rédemption
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moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 juin 2020
Le sujet est fort mais le film, malgré la prestation d'Ethan Hawke, est longuet. Démarrant de manière intimiste, il devient une espèce de pot-pourri de noirceur et, à trop multiplier les sujets (perte de foi, dépression, écologie, activisme...) ne parle de rien vraiment.
ammimoussa
ammimoussa

12 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2020
Je viens de découvrir le film sur ocs la'photo la lumière le scénario et la distributions sont impeccables.l sation se situe dans une petite ville américaine .un révérend apparemment éprouvé par sa vie antérieur découvre le quotidien d'un homme de Dieu .il côtoie une population qui bien que provinciale est la base de la pensée américaine.les plans sont remarquable le rythme est lent mais tellement réaliste.ethan hawke est impérial me Mme amande est très crédible.Bref un petit bijou a voir et à conserver.
J avais adoré a l époque le film qui se passe à Venise avec hellen mirren et c.walken. un autre bijou fait de lenteurs et de rebondissements cliniquement amenés. (Confort of strangers)
Zoumir
Zoumir

78 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2020
First Reformed, injustement traduit en un "Sur le chemin de la rédemption" qui dépouille le titre de toutes les intentions dont fait preuve le film, est une oeuvre jalonnée de pessimisme et d'inquiétude. Son absence de sortie sur nos grands écrans appuie cette idée de téléfilm un poil mielleux et fataliste.
Pourtant il n'en est rien.

Ethan Hawke y incarne avec une tristesse calcifiée, Toller, un aumônier embourbé dans une vie qui ne semble avoir plus rien à lui offrir, aussi bien physiquement que spirituellement. Il est visiblement diminué par une maladie dont on ne connait que les symptômes, urine rouge et vomissements qui ne laissent présager rien de bon, et son visage quasiment dénué d'expressions ne s'illumine plus qu'il joue son rôle de phare dans la vie de ses fidèles ou qu'il s'improvise guide touristique désincarné de sa paroisse pour de rares visiteurs.
On pourrait penser que l'écriture du journal personnel dans lequel il s'est lancé cristallise une volonté de laisser un ultime témoignage, une trace. Mais il n'en est rien car très rapidement, Paul Schrader, aussi scénariste de son film, dévoile l'intention de son personnage de brûler ces écrits, marqueur fort de la désolation intérieure d'un homme qui n'attend plus grand chose de la vie.

De ce postulat, c'est un film froid qui se déroule sous nos yeux. L'espoir n'y a que très peu de place mais face à cette ambiance mortifère constante, qu'il s'agisse de constat globaux (le futur de
l'humanité face au réchauffement climatique) ou plus intimes, subsiste perpétuellement une légère branche à laquelle se raccrocher dans la chute destructrice de la psyché d'un homme déjà brisé. Elle est identifiable, comme une faible lueur dans une obscurité pesante, mais si éloignée qu'on ne s'y rattache pas. Et ainsi, First Reformed pèse de tout son défaitisme à chacune de ses scènes.
Le film évoque avec justesse des sujets d'actualités, sans les porter en étendard en les liant étroitement à une intrigue qui se révélera au fur et à mesure des minutes, presque naturellement, sans effets de style ni présentation aguicheuse. Et lorsque l'image se fait rarement glaçante à travers les corps mutilés, elle ne fait que lever le voile sur l’abdication que l'absence de sens et de réponses peut entraîner.

First Reformed se mâche lentement, attentivement, et les essences de tristesse et de résignation qu'il dépeint ne révèlent leur force qu'à posteriori. Ethan Hawke y est brillant d'incertitudes.
Un film qui malgré sa sobriété ne laisse pas indifférent. Seule sa fin, à la fois prévisible et surprenante peut dérouter. Paul Schrader a fait un choix qui peut sembler être le mauvais mais à bien y penser, aussi déroutant qu'il puisse être tant il contraste avec l'ensemble, il n'est que le reflet d'une possibilité dans une apothéose à la mesure du ton général du film.

Une oeuvre pudique et touchante dont l'austérité peut paraître rebutante, d'une tristesse parfois nerveusement drôle, qui sait se faire puissante sur le retour.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2020
Avec "First Reformed" (titre bien mieux que le français très passe-partout), Paul Schrader revient avec du grand cinéma en même temps qu'à ses premières amours avec ce film bressonien désespéré avec pas mal de "Taxi Driver" dans le fond.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2019
Alors oui, c'est vrai que le titre pourrait avoir un effet repoussoir, vu qu'il semble annoncer un drame pachydermique à grand renfort d'une histoire mêlant foi et glandes lacrymales.
Mais Sur le chemin de la rédemption est une œuvre de Paul Schrader, le scénariste de quelques bluettes assez correctes : Taxi Driver, Raging Bull, À Tombeau Ouvert. Trois fois rien, hein (LOL inside)
Bref, le genre d'homme qui impose le respect et me ferait prendre une place même si le film s'appelait "Jésus, tu peux faire une croix dessus".
Car son dernier film (First Reformed en VO) est une vraie pépite qui ajoute de beaux éclats à l'année 2018. Tirant parti d'un dispositif simple mais diablement évocateur (95% de plans fixes), Schrader cadre à la perfection la vie de son révérend de héros. Un homme de foi magnifique dans son honnêteté face à ses semblables, face à un monde qui l'ébranle chaque jour un peu plus. Les 110 minutes sont l'occasion de sonder une âme perdue, sûre de ses doutes et doutant de ses certitudes. Sur le chemin de la rédemption est bien l'œuvre de son auteur. Toller (son héros) rappelle un peu le Travis Bickle de Taxi Driver, dans la mesure où les deux figures sont esseulées, cabossées par une société dans laquelle ils ne se reconnaissent plus.
À l'exception de ses deux dernières minutes (lourdaudes), le film laissera le plaisir à son spectateur de juger des réflexions, pensées ou de la finalité du chemin de croix suivi par Toller. Mais la balade était des plus belles, en la compagnie d'un Ethan Hawke qui livre l'une de ses meilleures performances. Et la profondeur du script fait le reste, brassant les questionnements théologiques, politiques ou sociologiques le tout avec une simplicité biblique et une efficacité diabolique.
Yvette Y
Yvette Y

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2019
Excellent film ! J'ai été happé par le personnage, ses tensions, ses évolutions souterraines au fil de l'histoire... La désespérance liée au militantisme écologiste est abordée à fond, âmes sensibles s'abstenir ! Mais le film est plein de force, les deux personnages se relèvent de leur drame personnel, et une voie de sortie spoiler: autre que le suicide
se dessine, ça vous transporte !
Patrick
Patrick

9 abonnés 79 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2019
Un film un peu bizarre, le suspense monte progressivement...au début, on se demande ce qu'on fiche là, à regarder un truc nul. Puis les interrogations s'installent, l'intérêt grandit.
Ce film porte également des messages actuels sur l'avenir de l'humanité, les croyances, le terrorisme.....
Un petit bémol pour la fin du film, chacun se fera son opinion.
Je le conseille.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2019
Le film débute par un long travelling sur une église de la paroisse « First reformed » (dans le sens de réforme protestante). Un prêtre, Ernst Toller, 46 ans (Ethan Hawke) a décidé de rédiger son journal intime pendant 1 an, durée au-delà de laquelle il sera détruit. Un film âpre, d’une grande rigueur janséniste, tourné en hiver (les scènes d’intérieur sont peu éclairées), dans le style de Robert Bresson [cf. « Le journal d’un curé de campagne » (1951)] ou de Carl Dreyer mais imprégné de son époque où les préoccupations écologistes liées au réchauffement climatique sont prégnantes. Beaucoup de noirceur mais une lueur d’espoir apparait à la fin grâce à la jeunesse et à l’amour. Sans oublier la performance d’Ethan Hawke.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2019
Direct en DVD pour ce nouveau film de Paul Schrader. On se demande bien pourquoi ! Une mise en scène précise, mais sèche et aride, pour un scénario aussi passionnant que prenant où sont brassés religion, écologie ou encore pouvoir des grands groupes, Ethan Hawke trouve là un de ses meilleurs rôles. Même Amanda Seyfried est très bien c’est dire. Malheureusement le film est sorti en catimini aux USA et dans quelques pays. C’est vraiment dommage car voilà une œuvre forte, puissante et dérangeante (une seule nomination aux Oscar pour le scénario !). Une bonne claque là où ça fait mal.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2018
Nouveau film de Paul Shrader, sorti de manière incompréhensible direct en Vod et Dvd. Triste qu’un tel réalisateur n’est pas le droit à une même si elle reste modeste, distribution au cinéma. Surtout devant pareil film, d’une puissance de frappe impardonnable. La qualité du scénario est remarquable et d’une richesse dans son contenu incroyable. Que cela soit sur l’église, l’écologie et les multinationales. Mais le film traite aussi des traditions et comment continuer de vivre après la mort d’un être cher. Tout s’est thèmes, brasés pourrait apparaître trop lourd pour tout un film et pourtant la cohérence du récit l’emporte sur le tout démontrant encore une fois l’immense talent de Paul Shrader. Il est dur, voir impossible de réforme l’être humain de c’est pêché ou tout type de pardon semble inaccessible. Il est déjà trop tard, l’orgue de la vie semble inévitablement en panne, un dernier verre en guise de fin, on retire la soutane pour laisser place à Sainte Mary qui délivre du mal. Ce qui amène à la vie, ne retire en rien l’espérance. Surtout devant les prestations à tout point remarquable d’Ethan Hawke et Amanda Seyfried.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 octobre 2018
C'est long... mais c'est long... Hormis un sentiment de longueur à n'en plus finir, le film offre quelques évènements inattendus pour autant qu'on ne se soit pas endormi avant. La fin est elle aussi une surprise mais le film s'arrête net, comme si le projecteur était soudainement tombé en panne. Inutile et incompréhensible pour le film en lui même a qui ca n'apporte rien.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2018
Présenté à Toronto et à la Mostra de Venise, on a un peu de mal à admettre cette sortie directe en DVD en France. Heureusement le Festival International de la Roche-sur-Yon nous fait l’honneur de nous projeter Ethan Hawke dans la peau d’un curé sur grand écran. Après la mort de son fils, celui-ci est ravagé par la douleur. Il trouve alors une nouvelle raison de vivre lorsqu’il rencontre une paroissienne qui le sollicite pour son mari dépressif et activiste pour l’environnement. Celui-ci ne souhaite pas que le bébé de son épouse naisse, du fait qu’il vivrait dans un monde en pleine crise économique et écologique. Le prêtre découvre de son côté qu’un pollueur sponsorise son église. Son cahier noir ne lui suffisant plus et les doutes l’envahissant, il préfère se faire du mal et sombrer dans le whisky. « First Reformed » est le portrait psychologique d’un monde qui s’écroule. La douleur est le maître-mot de ce drame bouleversant et presque mystique. C’est un film qui pose des questions sur la foi, la passion, l’espérance et l’humanité.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Georges P.
Georges P.

95 abonnés 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2018
Un film assez fondamental, non pas par sa réalisation cinématographique assez conventionnelle, mais surtout par la réflexion qu'il impose. Les athées y verront du verbiage. Les croyants y verront le quotidien d'une réflexion spirituelle sur la souffrance, l'espérance, le pardon. Ethan Hawke est remarquable en personnage troublé. Et l'amour est plus fort que tout !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 octobre 2018
À la tête des acteurs on sait déjà à quoi s'en tenir.
Et vas-y encore un navet pour ceux qui fantasment sur les curés
Ludovic E
Ludovic E

16 abonnés 43 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 septembre 2018
Bonjour à tous:) j'ai trouvé ce film très pompeux, prétentieux, le scénario est très bancal, le film se voudrait être très engager mais malheureusement c'est juste un sacré coup d’esbroufe, de plus ce qu'il tente d'expliquer, d'exprimer est extrêmement mal agencé et pour finir vers la fin (20 dernières minutes) ça part en total cacahuètes. Dommage, c'est un film, qui pour moi, commence de façon intelligente, très intimiste (j’aime énormément cela) prenant même, plein de promesse... mais au fils de l'histoire, il se perds de plus en plus et à la fin c'est le naufrage. Au final, j'ai une impression de pots-pourris, ou des convictions non pas des moindres, s’entremêlent, (toujours intéressant les convictions pour moi, même si l'on se trompe), mais là, justement de quelles convictions parle-t-il ? Bien, un peu tout et au final rien qui a du poids (j'ai même l’impression que le film prêche en sens inverse). Ethan Hawke est excellent mais ne parvient pas à sauver ce mauvais trip, mi- foi, mi- activiste, mi- terre, mi- amour, mi- mollette.... C’est bien filmé, c'est bien interprété donc mais le scénario devient très vite faiblard (sa position sur espoir et désespoir sont très mal montrés, je ne parle pas de sa position vis à vis de l’écologie et encore moins celle de « la Foi »), puis part ensuite dans une facilité assez déconcertante pour finir en n'importe quoi. (La fin est tout ce qu'on veut mais certainement pas de l'amour). En conclusion, bien entendu c'est personnel, c'est un film extrêmement orgueilleux et qui se perd dans son orgueil, c'est un film qui ne donne rien et qui s'écoute beaucoup parler... pour finalement ne rien dire de pertinent, de concret et d’intelligent.
Prenez soin de vous. Karine
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