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poet75
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2,5
Publiée le 23 novembre 2017
La première moitié de ce film suscite beaucoup d’intérêt et laisse augurer d’une œuvre marquante. On y découvre Thelma, une étudiante qui, alors qu’elle est en cours, est subitement prise de convulsions tandis que des oiseaux viennent heurter les vitres de la salle où elle se trouve. Un climat de mystère s’instaure donc dès ce moment. Bientôt, Thelma fait la connaissance d’Anja, une autre étudiante avec qui se noue une relation trouble faite de d’attirance et de désir en même temps que de répulsion. Il faut préciser que Thelma reste sous influence de ses parents, des chrétiens rigoristes qui lui ont légué un héritage de piété et de culpabilité. La relation teintée d’homosexualité qu’elle entretient avec Anja ne peut donc que profondément la déranger. Ses parents sont filmés comme des sortes de géants qui la tiennent sous une emprise malsaine et son père est présenté comme le confesseur à qui elle doit avouer tous ses péchés. On devine sans peine que les convulsions qui jettent à terre Thelma de temps à autre sont l’expression d’une blessure des plus intimes. Joachim Trier filme et met en scène toute cette première moitié du film avec grand talent : il sait parfaitement créer un climat étrange, inquiétant et perturbant qui trouve son apogée au cours d’une séquence se déroulant à l’opéra où se fait entendre une somptueuse musique (que j’ai cru reconnaître comme étant de John Adams…). Malheureusement, toutes ces belles promesses de grand film ne sont pas tenues. La deuxième moitié s’enlise dans du symbolisme creux et lourdingue (la peau des personnages devenant transparente et laissant apparaître du feu lors d’une scène de défonce ou la survenue d’un inévitable serpent à une autre occasion) et des scènes explicatives se succédant pour, en fin de compte, nous perdre davantage. Le film devient pesant, sans grâce, au point qu’il perd son intérêt. Et le réalisateur s’emmêle les pinceaux dans des développements psychologisants totalement insipides. Il y avait moyen de proposer une critique intéressante du christianisme rigide et rétrograde qui a le vent en poupe chez une frange des chrétiens d’aujourd’hui, mais même cette promesse-là n’est pas vraiment tenue. Dommage.
Belle surprise que ce film de genre et d'auteur à la fois. La mise en scène, malgré un rythme assez lent, maintient la tension de bout en bout. Certaines images resteront dans la tête du spectateur longtemps après la séance. Dommage que la bande annonce dévoile trop les images les plus marquantes...
Avec Thelma, Joachim Trier réussi le pari du thriller fantastique, qu'il n'avait jamais osé avant dans sa filmographie. Un film audacieux, très beau, avec des acteurs tous plus incroyables les uns des autres. Un film venu du froid qui m'a conquis : je recommande chaudement !
Trop long!!!!!!!!!! L histoire est bien mais le film est lent. Il met 45 min à démarrer et même si je veux bien accepter quelques faits faut pas abuser non plus! Ça faisait longtemps que je n avais pas vu un film aussi chiant.
Un très beau film sur une recontre au campus de Thelma et Anja qui vont tomber amoureuses mais la famille de Thelma est très dévote et à beaucoup de mal à assumer et de plus Thelma va devoir gérer ses crises d'épilepsie particulières. Une longue histoire à dérouler et comment va t elle s'y prendre à vous de voir c'est excellent
Quelle belle surprise ce film Thelma ! Amateur de science-fiction, ce logo m'a immédiatement attiré. Toutefois, le film utilise le resssort de la science-fiction qu'a la dose la plus juste, les principaux arguments du film étant la beauté de l'image, la qualité du jeu des acteurs, et un scénario fin et ciselé a souhaits. je vous le conseille donc vivement !
Première incursion de Joachim Trier dans le cinéma de genre, "Thelma" nous fait suivre l'arrivée dans le monde étudiant d'Oslo d'une jeune fille issue d'une famille catholique. En plus d'être timide et renfermée, elle va pour la toute première fois de sa vie découvrir la passion, et pour une fille qui plus est. Du doute et de la culpabilité vont s'installer en elle, en plus de l'apparition de crises psychogènes assez inquiétantes.. Ce qui frappe avec ce film, c'est la manière avec laquelle le cinéaste explore les tourments de l'inconscient de cette jeune fille perdue qui a été enfermée dans une cage pendant longtemps (la critique de l'intégrisme religieux catholique est ici évidente). Elle a d'un côté envie de céder à ses tentations, d'écouter ses désirs mais d'un autre elle est apeurée par ce qui lui arrive et craint de décevoir.. Le surnaturel n'apparaît pas simplement comme élément de divertissement mais bel et bien comme conséquence de la répression du personnage. Le réel côtoie alors le cauchemar comme le fantasme dans des séquences qui montrent tout le savoir-faire de Joachim Trier pour porter à l'écran sans surenchère visuelle ou sonore les tourments intérieurs de Thelma (certains passages sont de véritables œuvres dans le film qui restent dans la tête après le visionnage, notamment spoiler: l'étreinte du serpent, allégorie du péché, ou encore la chute au fond d'une piscine dont la profondeur semble abyssale ..). Pour ce qui est de la fin du film, on peut dire que "Thelma" rejoint une tendance de beaucoup de films d'horreur ou de fantastique actuels, à savoir laisser volontairement des non-dits et laisser le spectateur se faire sa propre interprétation à partir des éléments et symboles laissés dans le film. Cela fonctionnera pour certains (dont votre serviteur) tandis que d'autres trouveront la symbolique parfois trop appuyée et le dénouement trop rapide. Malgré quelques longueurs narratives en fin de film et cette pluralité des pistes d'interprétation possible spoiler: (Antéchrist? Renaissance du Christ ?) , "Thelma" est un film de genre puissant et poétique qui ne laisse pas indifférent. Mention spéciale pour l'actrice Eli Harboe qui livre une composition absolument irréprochable (les scènes de crise sont d'un réalisme tétanisant).
Après trois drames, Joachim Trier frappe là où on ne l'attendait pas : dans le cinéma de genre. A la croisée d'un "Carrie au bal du diable" de John Carpenter et du plus récent "Grave" Julia Ducournau, "Thelma" nous fait suivre une jeune étudiante dont le changement de vie récent et la quête de sa personnalité va remuer un mal enfoui depuis son enfance. L'intrigue se dévoile progressivement et de manière lente avec toujours cette ambiance mystèrieuse qui devient angoissante quand il le faut. Joachim Trier sait se servir des références bibliques pour appuyer son récit et il maitrise parfaitement la dimension fantastique de son film. Le casting et la bande-son fait le reste.
Ce « petit » film fantastique Norvégien dévoile ses charmes tout en douceur... comme pour mieux faire durer le plaisir tout au long du visionnage. On y découvre une étudiante (charmante) qui quitte le domicile familial, très protecteur, pour se lancer comme tant d'autres jeunes dans la vie universitaire de son pays. Très vite, elle est victime de subites crises d'épilepsie... qui ne semblent pas sans conséquence sur son entourage proche. L'ambiance « Nordique » est parfaitement retranscrite à l'écran et le rythme de narration, volontairement très lent, y est sans doute pour beaucoup. Il apporte une ambiance lourde et mystérieuse, qui fonctionne parfaitement à l'écran, même si quelques longueurs (parfois très marquées) dérouteront peut-être les spectateurs les plus impatients. L'histoire, simple mais efficace, fait « diablement » penser au « Carrie » de Brian De Palma (qui est quand même une référence dans le genre !) Elle déroule son fil tranquillement jusqu'au final qui arrive presque sans qu'on s'en aperçoive, tant on est profondément immergé dans l'histoire. Cette œuvre, sans effets tapageurs ou sanguinolents, fait réfléchir sur de nombreux points et possède plusieurs niveaux de visionnages, habilement imbriqués les uns dans les autres. J'ai vraiment aimé son originalité... même si je peux comprendre qu'elle ne fasse pas l'unanimité. A vous de voir !
Joachim Trier revisite Carrie avec toute la rigueur Luthérienne de la Norvège. Son personnage découvre en même temps que nous les pouvoirs inexpliquables dont seraient capables ses désirs, dans un monde trop bien ordonné et désincarné. Le film est beau et froid comme du design scandinave. L'aspect étrange et inquiétant très réussi. Les acteurs parfaits. Les latins aimeront peut-être un peu plus de chaleur.
Avec “Nouvelle donne“, Joachim Trier m'avait interessé, avec “Oslo, 31 Aout“, il m'avait bouleversé, avec “Back Home“, il m'avait déçu voir déconfit... Bref, j'attendais ce film, cet “essai fantastique“ avec un peu d'appréhension depuis des mois et sa projection cannoise passé un peu inaperçu. Dès les premières séquences je retrouvais pourtant une mise en scène puissante et une ambiance si particulière à ce réalisateur plein de talents... Je me disais, ça y est, il est là, il est revenu ! Et j'y ai cru ! Pourtant, au fur et à mesure, l'impression tenace que le film ne décolle jamais, que je n'arrive pas à être emballé... et dans la deuxième partie, le film se perd dans du symbolisme à outrance, du psychologisant lourdingue et du flashback à révélation. Ah oui le petit frère, ah oui le handicap de la mère, ah oui la grand mère... Bref, une grande déception, malgré quelques évidentes bonnes choses...
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3,0
Publiée le 20 décembre 2017
"Thelma" qui oscille entre le drame mystérieux et le thriller surnaturel est un film très riche autant pour les thèmes abordés que pour les éléments utilisés pour brouiller cette histoire qui est intrigante et souvent fascinante grâce notamment à la superbe mise en scène de Joachim Trier et à cette ambiance particulière. Ce qui est marquant, c'est ce contraste entre le rationnel et le surnaturel avec d'un côté cette "adolescence" tardive et toutes ces expérimentations qui pourraient suffire à perturber Thelma dont le côté religieux revient la hanter et de l'autre ces crises avec au bout à chaque fois des choses que l'on ne peut expliquer. J'ai apprécié le film, mais je l'ai trouvé plutôt inégal et pas toujours captivant sur la durée. La première partie qui traite du passage à l'âge adulte, d'émancipation, de perte de repères et d'amour entre autres est très bonne. Elle est complète, il y a de la tension, un univers qui semble infini et une superbe ambiance de plus il y a certes attraction entre ces deux superbes actrices qui fait des étincelles. La deuxième est dans un autre registre, c'est beaucoup plus explicite et l'histoire tourne en rond malgré quelques révélations qui n'ont pas eu l'effet escompté sur moi. Finalement, l'histoire est aussi originale que commune et c'est ce qui est intéressant même si lorsque tous les enjeux sont dévoilés l'ensemble perd un peu de son charme. En gros, la forme est superbe tandis que le fond est un poil décevant.
Ambiance mystérieuse, mise en scène lente, esthétique soignée. Pour les fans du genre donc. Perso j'ai trouvé que l'histoire partait un peu dans tous les sens, même si ça reste captivant et plaisant à voir. Pas incontournable, mais pas mauvais non plus.